'Arts&Crafts' est un label canadien très productif, a attiré l'attention sur lui ces dernières années en proposant des sorties d'album de groupes comme Broken Social Scene, Apostle Of Hustle ou Feist. A côté de ces valeurs sûres, cette maison de disque accompagne également bon nombre de groupes moins connus et tout aussi talentueux, dont Stars et The Most Serene Republic.
On serait en droit d’afficher un certain scepticisme envers la pléthore de groupes émergeant actuellement de la scène de Montréal, parmi lesquels, il faut bien le reconnaître, on dénombre déjà plus de suiveurs que de véritables découvertes.
THE MOST SERENE REPUBLIC est le premier groupe de Arts & Crafts qui ne compte aucun membre de Broken Social Scene impliqué directement dans le projet. Vous comprendrez donc qu’ils ont quelque chose de spécial. Ils sont maintenant ajoutés à ma liste d’épicerie musicale
"Underwater Cinematographer", leur premier opus, a fait preuve d’un potentiel énorme et beaucoup d’idées se croisaient dans chaque chanson. Ces mômes ont tous des influences différentes et ils sont six dans le groupe… des artistes de leur label Arts&Crafts à ceux de Saddle Creek en passant par les premiers Flaming Lips, Built to Spill ou Modest Mouse. La Voix du chanteur Adrian Jewett est facilement reconnaissable et vraiment désarmante. Dans chaque chanson, il y a une note, un instrument, un pont qui vous prend par surprise et c’est ça qui fait l’originalité de MSR. Impossible de savoir où le groupe va vous emmener d’un titre à l’autre !
Ce sont un peu les petits frères des Broken Social Scene : même style, mêmes instruments, et construction des morceaux similaires. Ce collectif à 6 têtes, sort son second album "Population" , d’abord autoproduit et révélé en tournée auprès de Metric, Stars ou les Strokes.
The Most Serene Republic, dont la musique présente un mélange hybride de Postal Service et Broken Social Scene, Il tirent leur nom du sobriquet de Venise, autrefois indépendante sous les Doges, qui a été considérée comme 'la République la Plus sereine de Venise'. Eux sont de l'Ontario, cherchez le rapport...A la base, la rencontre de deux copains de fac, Ryan Lenssen et Adrian Jewett, issus de la banlieue de Toronto, qui pour échapper à la rigidité de leur cursus universitaire, ont trouvé pour exutoire, comme beaucoup, la musique. Entre-temps, cinq comparses dont une fille partageant le microphone avec Adrian Jewett, ont rejoint la formation. Tiens ? Un garçon et une fille accompagnés d'une ribambelle de musiciens? Ca vous rappelle rien?
The Most Serene Republic: Oh God
--------------------------------
Dès les premières notes. Population s’ouvre en effet par "Humble Pleasant", morceau instrumental à l’euphorisme contagieux, avec cette mélodie sifflée à tue-tête et une trompette joyeuse. The Most Serene Republic applique les mêmes préceptes que ses collègues d’écurie Broken Social Scene. Mélodies à tiroirs, rythmique bondissante, chant et chœurs masculins / féminins qui se donnent la réplique, guitares batailleuses. Population respire la spontanéité, alors qu’à n’en pas douter, il est le fruit d’un véritable travail collectif bien maîtrisé et précisément orchestré. Sur ce deuxième album, le groupe de Toronto laisse poindre ses influences (une petite digression prog-rock, une touche de jazz) pour alimenter ses compositions pop-rock hautes en couleur. Si sur la longueur de l’album la tension et par conséquent l’attention se relâchent, Population recèle quelques pépites comme Present Of Future End, hit enjoué, ou Battle Hymn Of The Republic, son pendant mélancolique (sans pour autant que le rythme soit résolument ralenti). Un album dont l’écoute pourrait être préconisé en homéopathie pour prévenir la morosité.
The Most Serene Republic: Content Always Was My Favourite...
------------------------------------------------------------
Voici donc The Most Serene Republic, un groupe qui ne cache pas ses influences puisqu'on peut le qualifier comme étant un énorme condensé de musique Rock et Post-Rock comme ils savent si bien en faire au pays des pancakes. Pour s'en rendre compte, les supports ne manquent pas ! En premier lieu, la traditionnelle page MySpace sur laquelle 4 morceaux sont proposés à l'écoute dont Pillow Percussion, un mash-up de BSS et DMST ; une tripotée de vidéos sur Youtube ; une interview sur MTV ; et même un player audio depuis le site du label Arts&Crafts pour découvrir Population , la quatrième production de TMSR, disponible depuis octobre dernier. Et comme ça ne semblait pas suffire, on peut aussi trouver la chanson Stay Ups en MP3 gratuit depuis le profil Last.fm ! Si avec un tel dispositif, le buzz ne prend pas, il n'y aura plus qu'à ajouter le nom du groupe sur les pots de sirop d'érable...
Allons bon, que les lecteurs Canadiens ne se vexent pas face à mes petits sarcasmes puisque je suis bien le premier à leur envier leurs innombrables groupes de qualité et The Most Serene Republic en fait absolument partie !
The Most Serene Republic - The Men Who Live Upstairs
----------------------------------------------------
Album: THE MOST SERENE REPUBLIC - Population (Arts & Crafts / Differ-Ant)
lien : http://www.myspace.com/themostserenerepublic
http://www.themostserenerepublic.com/
samedi 12 janvier 2008
The Most Serene Republic, une république qu'elle est bien !
Publié par
jeanphilippe56
à
1/12/2008 06:51:00 AM
0
commentaires
Libellés : arts crafts, brken social, canada, feist, most serene, population, republic, scene
vendredi 11 janvier 2008
"Bouffon imperator" : un pamphlet à paraître
Nouvelles éditions lignes, en coédition avec le magazine Politis. Disponible le 18 janvier.
Ce récit en forme de journal est une fiction. Le héros, par antiphrase, en est un danseur de corde, bonimenteur et escamoteur, rompu à tous les arts grotesques de la charlatanerie, d’où son nom : Bouffon. Ce n’est certes pas notre faute si Bouffon ressemble comme un frère (Bouffon s’attribue quantité de « frères », dont aucun n’est recommandable) à un personnage public récemment hissé sur le pavois, dont le nom et les agissements n’en finissent pas d’occuper (dans tous les sens du terme) les espaces publics : on verra dans cette coïncidence la pure et simple manifestation de l’état déplorable des affaires publiques.
Sans doute le plus acéré des regards sur les 100 premiers jours du bouffon présidentiel et de « son » gouvernement. À rebours d’une actualité toujours davantage soumise au rythme des déclarations officielles ou officieuses, des faux scoops et des provocations millimétrées, le philosophe Alain Brossat a pris le temps de disséquer, chaque jour, pendant 100 jours, les faits et les paroles de « Bouffon imperator » et de son entourage. Faits et paroles symptomatiques d’une « décomplexion » proche de l’arrogance, dont on souhaiterait qu’elle demeure cantonnée au registre de la simple fiction.
Quatre-vingt seize pages consacrées à « Bouffon imperator »… Quelque part c’est faire trop d’honneur au personnage… Mais c’est décapant, très bien écrit, et c’est Alain Brossat, alors on lui fait de la pub avec plaisir ! En pensant bien sûr aux Cent-Jours, les derniers, les seuls qui valent, qu’ils viennent le plus tôt possible… Mais si on laisse faire, on n’est pas près de les vivre… Alors mettons-y du nôtre !
Les Bonnes Feuilles:
Vers la cent-vingtième journée de son règne, Bouffon eut cette formule mémorable : le premier des droits de l’homme, c’est celui des victimes. Jamais sans doute – en ce pays, du moins – un homme politique n’avait jusqu’alors donné à voir aussi distinctement la relation qui s’établit entre le nom réenchanté de « la victime » et le désir d’État fort, de gouvernement autoritaire. Désir obscur assurément partagé entre une partie du corps social et autorité politique, mais auquel donne bel et bien voix ici le plus autorisé des dirigeants. En donnant à cette aspiration désastreuse statut de maxime de gouvernement, Bouffon ouvre en effet aux corps répressifs de l’État un crédit de violence et d’arbitraire illimité. Il instaure une modalité de gouvernement qui, jusqu’à présent, n’existait qu’en pointillés : le gouvernement au fait divers, le temps des lois sur mesure alignées sur les affects réactifs du public et destinés à enchaîner clause d’exception sur clause d’exception.
Que ce soit à l’occasion du viol d’un enfant par un pédophile récemment libéré de prison ou bien lors du prononcé d’un non-lieu dans l’affaire d’un meurtrier déclaré pénalement irresponsable en raison du trouble psychiatrique ayant « aboli son discernement » lors des faits, Bouffon statue, à chaud : c’est, en de telles occasions, le point de vue de la victime sur le crime qui doit l’emporter et fixer la norme, c’est sur ce point de vue que doit se régler la loi. On ne saurait mieux dire : il faut, sur ces sujets hautement mobilisateurs, sur ces sujets à valeur ajoutée, au temps de la démocratie du public, il faut en revenir au régime ancestral de la vindicte : donner, sans médiation, satisfaction, aux victimes, à leur désir de vengeance et de réparation ; il faut abolir la notion moderne d’une normativité générale (le code pénal) à laquelle soient rapportés les crimes et délits, petits et grands, courants et exceptionnels (surtout exceptionnels, insiste Benjamin Constant, afin de « refroidir » le terrible face à face entre l’infracteur ou le perpétrateur et la victime) pour restaurer le régime immémorial du cas par cas et de l’exception judiciaire permanente : à crime exceptionnel, particulièrement « odieux » (perçu par le public comme tel), sanction exceptionnelle, démonstrativement exceptionnelle ; en vertu de quoi, Bouffon, en privé, mange le morceau : en son âme et conscience, il est favorable à la peine de mort pour les pédophiles.
En vertu de quoi l’on ne prend pas grand risque à le prédire : à ce train-là, il ne passera pas plus de quelques mois avant que le tabou établi depuis 1981 de la reprise du « débat » sur la peine de mort soit levé. À quoi, du moins, l’on mesurerait les dimensions du gouffre dans lequel la vie publique et les arts du gouvernement sont tombés dans ce pays. Une chute annoncée de longue date, mais vertigineusement accélérée depuis que les souris se sont donné un roi.
Finalement, ce qui se joue ici est assez simple – tragiquement simple : tout se passe comme si pour une sorte de majorité informe de « gens » de ce pays, les aspirations positives les plus constantes et les plus légitimes (à davantage d’autonomie et de temps libre, aux moyens pour chacun de donner libre cours à sa part de fantaisie, à une amélioration des bases matérielles de l’existence…) ayant été massivement, obstinément, systématiquement découragées, avait pris corps un désir secondaire et violemment réactif, constamment attisé par les politiques autoritaires et sécuritaires : désir de punir, d’exclure, de stigmatiser, de faire rentrer dans le rang, d’en faire baver, d’aligner, de tirer vers le bas, etc. Il faut avoir le courage et la lucidité de l’admettre : avec Bouffon, ce n’est pas seulement à un virus particulièrement résistant de la politique néo-conservatrice que nous avons affaire, à un incube particulièrement coriace du gouvernement autoritaire, mais à un symptôme : ce qui est destiné à nous inspirer le plus vif sentiment de désolation, c’est davantage du côté du public que de celui du pouvoir que nous le rencontrons.
96 pages ; 12 euros / Distribution : Les Belles Lettres - Nouvelles éditions lignes, en coédition avec le magazine Politis. Disponible le 18 janvier.
Isbn : 978-2-35526-009-4 / Ean : 9782355260094
Alain Brossat, 17 décembre 2007
Alain Brossat est professeur de philosophie à l’université de Paris-8. Il contribue très régulièrement à la revue Lignes. Il a récemment publié Le Sacre de la démocratie, aux Éditions Anabet.
Merci a http://www.politis.fr/
Publié par
jeanphilippe56
à
1/11/2008 06:03:00 AM
0
commentaires
vendredi 4 janvier 2008
RUBIN STEINER : LE PUNK ELECTRONIQUE
Bon, si je vous parle de ce garçon, c'est que je suis fier d'etre originaire de la meme region que lui et que c'est assez rare qu'elle engendre des artistes de cet accabit. Mais c'est pas que du copinage, Steiner est tout ce que j'aime dans la musique. La totale ouverture musicale, des concerts d'une chaleur pas possible, des musiciens qui ont pas le melon, plein de petites bidouilles partout, de l'electronique mais du jazz et du rock aussi...Et puis c'est un peu de la famille "Ninja Tunes", mon label de reference !
Rubin Steiner, de son vrai nom Frédérick Landier, né le 30 octobre 1974, est un musicien (guitariste) et un disc jockey français touche-à-tout à tendance électronique originaire de Tours.
Féru de musiques underground depuis l’âge de 13 ans, collectionneur de musiques biscornues puis animateur radio, c’est suite à l’achat d’un ordinateur que Fred s’est transformé en Rubin Steiner. “Je n'ai jamais fait d'allemand de ma vie, mais je trouve cette langue exotique. Rubin Steiner, c’était un bon nom, alors je l’ai gardé.“ Nous sommes en 89 il enregistre des home-tapes à deux mains des Dead Kennedys, Rapeman, Cult Hero, Mule, Pixies, Nirvana, Stereolab et de Fugazi pour ses potes de lycée. C'est l'époque de l'emocore sauce Washington et du hard-core californien, des Vans pourries et des bières pour prolétaires à fortes consonances strasbourgeoises. Sa passion du hard-core et des musiques intransigeantes et inespérées l'amène tout naturellement sur les ondes de la radio libre locale (Radio Béton) avec une émission enjouée et sérieuse (Nuisances Sonores) où déjà, à l'époque, on peut y entendre l'ossature naturelle de ses goûts musicaux et de ses penchants pour l'éclectisme.
C’est alors qu’il s’est mis à juxtaposer des univers musicaux très différents, combinant boucles jazzy et expérimentations inspirées à l’aide d’un sampleur, d’effets, de toys, de bandes et de micros. Rubin Steiner a l'oreille curieuse et développe un amour immodéré pour le jazz, le hip hop, le trip-hop, la house ou encore la drum'n'bass et le break beat. Pour autant, ce dernier a en tête des rêves d'assemblages de sons baroques, d'accouplements irrévérencieux entre Mingus, Daft Punk et les Beastie Boys, de coïts mélodiques fortuits entre Public Enemy, Sonic Youth et Coltrane. Ce sera "Lo-fi Nu jazz" ( 98), petit disque auto produit inventif et innovant qui porte en germe le savoir faire et le talent du jeune homme. Un petit coup d'essai qui sonne comme un coup de maître. S'en suit le "Dancing music Show" (près de 50 dates) dont ce live sauvage à Lusignan en compagnie de Placido en Août 1999. La suite du premier album, dans une logique toute cartésienne sera "Lo-Fi Nu Jazz Vol.2" tiré initialement en catimini sur Un Hiver Sale/Platinum et qui permet au jeune homme de se distinguer auprès de la presse nationale et extra-nationale et d'enchaîner vinyles, 45 tours, maxis et compiles à une cadence effrénée. La sortie de "Wunderbar Drei" en mars 2002 vient confirmer cette heureuse ascension, marquant également la constitution du Rubin Steiner Quartet pour les concerts. L'album est un subtil recueil de genres et de styles, ni tout à fait jazz, ni rock, ni hip-hop, ni même bossa ou rétro. Certains titres (Guitarlandia) confiés à la crème des remixeurs de Ninja Tune entérinent en 2003 le caractère international de son statut et renforcent sa légitimité hexagonale faisant ainsi mentir l'adage qui voudrait qu'on ne soit pas prophète en son pays.
Rubin Steiner - "Put your horn in your ass"
"Drum Major !" , paraît en Février 2005 est à l'image de son créateur, irrespectueux et ingénieux, permutant les genres, fauchant les chapelles sur fond d'une dualité géniale entre soucis de la composition (évidence mélodique) et rigueur de la production (complexité des arrangements). "Drum Major !" dresse à nouveau et plus que jamais de splendides accointances entre hip-hop old-school, électronique éclairée et déviante, jazz narcoleptique, exotica foutraque, bigbeat halluciné et punk rock noisy viscéral... On passe de morceaux géniaux et incontrôlables (Your life is like a Tony Conrad concert, Ten Drummers Back, Put your horn in your ass and pull off), suant l'asphalte et l'urbanité, à des leçons et délires d'easy-listening et de grooves catatoniques (Murderation, An introduction to sweet music, My own style) ou emprunts d'une fébrilité toute féminine (Que Bonita es la vida, Universe). Drum Major ! s'inscrit dans le long sillage de cette famille de créateurs désinvoltes et extravagants que sont les Beastie Boys, Esquivel, Death In Vegas, Jimi Tenor, Blackalicious ou encore Prefuse 73 et Fourtet. A moins qu'il n'en soit simplement l'habile synthèse. A album radical, (nouvelle) structure scénique radicale en la présence de la Neue Band, collectif de "talentueux branleurs" (sic la bio officielle) en formation serrée : sampleur, laptop, guitare et chant (Rubin), batterie, synthé jouet (Boogers), trombone (Oliv yeah Claveau) et Sylvestre Perrusson qui troque la contrebasse pour la basse. Une formule qui donne une tournure incandescente (l'effet punk rock), ardente (effet jazz-exotica) et puissamment dansante (contre effet hip-hop-électronique) aux nouvelles compositions. Frédérick-Rubin Steiner, avec un K comme dans Koltrane exotiKa et un S comme dans Sun Râ et MuSh, inlassable concepteur de paysages sonores, vient botter le cul de nos sens et sortir nos esprits de la torpeur et de la léthargie. Sur scène il compose en live comme certains jouent aux legos. Il enfourche du swing sur du breakbeat, ce qui ne l'empêche pas de truffer ses morceaux de rythmiques savantes, de références littéraires, artistiques ou cinématographiques. Sur scène il est accompagné de deux musiciens et d'un Vj's qui mixe en direct des images vidéos.
Rubin Steiner acoustique chez Ray Cokes (arte)
Reconnu comme l’inventeur français du bootleg avec ses inoubliables free mixtapes? 3 ans avant ces rigolos de 2 many DJ's, avec un condensé de cross-over, où George Benson, Joey Starr, George Michael, entre autres, se frottent et se chevauchent. Rubin Steiner a le sens du collage et du tempo. Mêlant tubes et titres oubliés, nouveautés et antiquités, les sélections de Steiner - qu’elles soient électro, rock ou hip-hop - voire les trois en même temps - amènent toujours irrésistiblement sur le dancefloor ! Ses sets sont toujours malins et cultivés, sans jamais être pédants. Une musique électronique iconoclaste, dans l'esprit du label anglais Ninja Tune. Véritable trouble fêtes dans le milieu souvent convenu de la scène électronique française, Rubin steiner détruit en quelques samples les normes de la French touch... pour notre plus grand plaisir. On retrouvre la même rage débonnaire que Coldcut, le même talent que celui de Mr. Scruff pour marier les samples jazz avec les sons les plus innovateurs. Mieux encore, Rubin Steiner réussit le pari de faire une musique aussi bien intelligente que récréative et dansante, c'est le trublion de la scène électro française.
Appelons-cela disco-punk, krautrock ou indie-rock. De l'electro qui sourrit..qui fait danser, c'est dynamique, parfois même joussif, ce gars là a due ingurgiter des tonnes et des tonnes de skeuds pour pouvoir pondre ça. en tout cas même si l'étiquette est electro , c'est carrément la définition de l'éclectisme tout en restant cohérent et facile d'accès....de la pure musique... Une déferlante de sons à géométrie capricieuse, de voix perverties et trafiquées, de circonvolutions rythmiques syncopées, de hip-hop et d'instants plus confinés composent le maillage abstrait et l'univers coloré de ce musicien hors normes. C'est certain, Rubin Steiner décape les dance-floors dans leurs moindres recoins...
Après deux ans de tournée, Rubin Steiner a enfin terminé l'enregistrement de son nouvel album.
Ce que l'on peut dire: aucun sample, aucun cuivre et pratiquement pas de boîte à rythme. Il n'y a pas non plus de hip-hop, de samba, de big beat, de jazz ou de musique latine. Il s'agit donc d'un retour aux sources (guitare, basse, batterie, chant et vieux synthés) au service de cette science de la danse et de l'émotion directe qui ont fait une partie de la renommée de l'artiste. Appelons-cela disco-punk, krautrock ou indie-rock; une chose est sûre, le nouvel album de Rubin Steiner est à l'image de ses mythiques concerts avec son Neue Band: puissant.
Rubin Steiner - Teaser (video a paraitre)
Albums
1998 Lo-fi nu jazz (autoprod)
2000 Lo-fi nu jazz vol.2 (platinum records)
2001 Lo-fi nu jazz vol.2 + remixes (platinum records)
2002 Wunderbar drei (platinum records)
2005 Drum Major (platinum records)
2008 Weird hits, Two covers & A love song (Sortie : Février 2008)
Remixes
2001 Inséparable mais by Arthur H, remix by Rubin Steiner
2001 Chépa by Ivan Hio, remix by Rubin Steiner
2001 Le disco chinois by Julien Ribot, remix by Rubin Steiner
2002 ? by Nestor Is Bianca, remix by Rubin Steiner
2004 ? by Bless, remix by Rubin Steiner
2004 You/You by Boogers, remix by Rubin Steiner
2005 Oscar De La Hoya by Capt'ain K.Verne, remix by Rubin Steiner
2007 7 tracks by Bikini Machine, remix by Rubin Steiner
2006 Move by Dillinger Girl & Baby Face Nelson, remix by Rubin Steiner
2002 Guitarlandia by Rubin Steiner remix by Bosco, Mr Neveux, Dj Vadim, TTC, Mr Quark (platinum records)
2001 Lo-Fi Nu Jazz n°5 by Rubin Steiner, remix by Olaf Hund
2001 Donkey Racing by Mr Neveux, remix by Rubin Steiner
Maxis / EP
1999 Easy Tune ep (UHS)
2001 Midi Jazz 7' (platinum records)
2001 New Bossa 7' (platinum records)
2001 Tango 7' (platinum records)
2003 Test Recordings vol.1 (platinum records)
2005 Your life is like a Tony Conrad Concert (platinum records)
Autres
2004 Oumupo 3 avec Luz (Ici D'ailleurs)
Divers morceaux pour les compilations "chantiers" du label Travaux Publics
http://www.rubinsteiner.com/
http://www.myspace.com/rubinsteinerLabel Platinum (www.platinumrds.com)
A découvrir sur scène!
Publié par
jeanphilippe56
à
1/04/2008 10:26:00 AM
2
commentaires
Libellés : drum major, electro, lo fi, neue band, nu jazz, radio beton, robin steiner, tours
Cat Power - Jukebox - Cat remet les covers
Chan Marshall mieux connue sous le nom de scène Cat Power revient avec un deuxieme album de reprises intitulé "jukebox" qui devrait sortir le 22 Janvier 2008 chez le label indé Matador Records. Il succédera à "The Greatest" qui était sorti en 2006. En plus de deux nouvelles chansons dont une dédiée à Bob Dylan, "Song To Bobby", ce nouvel opus contiendra dix reprises de James Brown, Johnny Cash, Bob Dylan, Jessie, Mae Hemphill, Billie Holiday, George Jackson, Janis Joplin, Frank Sinatra, Creedence Clearwater Revival, Hank Williams. Les sessions d’enregistrement ont également bénéficié du concours de Spooner Oldham (Neil Young, Janis Joplin), Larry McDonald (Toots & The Maytails, Taj Mahal), Teenie Hodges (Al Green, Memphis Rhythm Band) et Matt Sweeney (Chavez). Une edition ‘Deluxe’ est également prévue. Elle sera enrichie de 5 titres supplémentaires. La liste des morceaux a quelque peu changé depuis la première annonce. De plus, une édition spéciale comprendra un CD bonus avec cinq titres supplémentaires.
Liste des morceaux de l'album "Jukebox" :
New York (Frank Sinatra)
Ramblin' (Wo)man (Hank Williams)
Metal Heart (Cat Power) (version 2008)
Silver Stallion (Highwayman)
Aretha, Sing One For Me (George Jackson)
Lost Someone (James Brown)
Lord, Help The Poor & Needy (Jessie Mae Hemphill)
I Believe In You (Bob Dylan)
Song To Bobby (Cat Power)
Don't Explain (Billie Holiday)
Woman Left Lonely (Janis Joplin)
Blue (Joni Mitchell)
Cat Power - "come on in my kitchen" (on french tv)
La musique de Cat Power a la particularité d'être relativement minimaliste et extrêmement dépouillée (ceci est particulièrement vrai pour ses premiers albums). Chan (prononcé « Shawn ») chante dans un accent américain sudiste. Après avoir lâche le lycée, Chan se retrouve à New York, jouant sous le pseudo de Cat Power. Signée pour ouvrir un concert de Liz Phair, elle rencontre Steve Shelley (le batteur de Sonic Youth) et Tim Foljahn (guitariste de Two Dollar Guitar), qui sont d’accord pour devenir son groupe de tournée.
Suivant la sortie de Dear Sir (1995) et Myra Lee (1996), tous deux enregistrés le même jour, Cat Power signe sur le label Matador pour son album de 1996, What Would the Community Think ?, qui emporte l’admiration des critiques pour l’émotion intense des chansons et le chant cathartique.
Le superbe Moon Pix sort deux ans plus tard (1998) et au printemps 2000, Cat Power refait surface avec The Covers Records. Encore trois ans et Chan débarque avec l’énergique You Are Free, au son plus soigné et auquel participent Dave Grohl et Eddie Vedder. En 2005, Cat Power part enregistrer à Memphis, Tennessee, avec quelques légendes de la soul comme le guitariste Mabon Teenie Hodges, le bassiste Leroy Flick Hodges et le batteur Steve Potts. Le résultat est un album aux instrumentatiosn complexes, The Greatest, sorti début 2006 et qui marque la grande entrée de Cat Power sur la scène internationale.
Tout ce qui fait le charme des reprises de Cat Power, c’est justement cette approche très personnelle du morceau qu'elle reprend et dans lequel elle y ajoute beaucoup d’émotions. (Qui a dit que les reprises de Cat Power était meilleures que ses compositions personnelles ?). 15 ans et 7 albums plus tard, la chanteuse livre JukeBox, un album énivrant. Après une tournée avortée l'année dernière, Cat Power est de retour !
LIENS
http://www.myspace.com/catpower
http://www.catpowerthegreatest.com/
Publié par
jeanphilippe56
à
1/04/2008 01:06:00 AM
1 commentaires
Libellés : cat power, chan marshall, cover, dylan, jukebox, matador, reprise, the greatest
mercredi 2 janvier 2008
Portraits asciigraphiques
Un peu de poésie dans ce monde de geek". Pour les voeux 2007, Bluescreen fait neiger un duvet de code source qui évolue en portraits ascii. C'est lent, c'est bon, c'est doux, et il suffit de cliquer sur ce lien
http://www.b-l-u-e-s-c-r-e-e-n.net/misc/voeux/2007/
Publié par
jeanphilippe56
à
1/02/2008 03:27:00 PM
0
commentaires
Libellés : 2007, 2008, ascii, bluescreen, bonne annee, card, carte, fond ecran, geek, gif, joconde, voeux
Le dernier Saul Williams: Vive la musique libre !
Le talentueux poète, rappeur et slammeur Saul Williams sort son nouvel album "The Inevitable Rise and Liberation of NiggyTardust!" en téléchargement gratuit ! Et plante a son tour sa Major ! Après Weezer, les Smashing Pumpkins, Dj Shadow & Zach de la Roca, et tant d’autres, mais surtout récemment Radiohead, c’est au tour de Saul Williams d’offrir son nouvel album. Vous pourrez, si vous le souhaitez, affirmer votre soutien à l'artiste en offrant une contribution de 5$ seulement. Cet album, produit par Trent Reznor des Nine Inch Nails, sera disponible en format MP3 (192 ou 320 kbits/s) ou en format FLAC, incluant une fichier pdf avec l'artworlk et les textes. L’album, comme expliqué dans le communiqué, est dispo pour son achat symbolique en “haute-définition” en quelque sorte (en FLAC- sans perte due à la compression MP3 quoi) , et d’une qualité moindre pour ceux qui décident de le télécharger gratuitement (mais là, peu feront la différence au regard de tous les MP3 en circulation de piètre qualité).
Saul Williams n'est pas assagi. Au contraire il monte au créneau face à l'industrie du disque. La preuve avec ces quelques lignes piquées chez Ratatium:
"La plupart des gens n'ont pas conscience du monde de l'art et du commerce où l'exploitation dépouille chaque artiste comme un nègre".
"Chaque label, à l'instar de l'apartheid, nous divise par nos différences et nous bat jusqu'à ce que nous acceptions les plus petits chiffres. Ce qui tombe entre les mailles du filet, c'est une pile de disques empilés sur la montagne de talents qui ne sont pas mis en lumière."
J'ai peut-être la faiblesse de penser qu'il ne s'agit pas d'un coup marketing. A voir.
Pendant ce temps nous avons eu la confirmation que l'industrie musicale française par le truchement de la voix blanche du SNEP s'entête dans la voie repressive.
Imaginez un instant être condamné pénalement parce que vous n'avez pas activé un filtre anti P2P sur votre ordi mini préféré ? Je serai personnellement dans l'obligation injuste mais nécessaire d'accuser la babysitter... Fascinant n'est-ce pas ?
Surtout à l'heure où l'on n'a plus besoin d'utiliser les technos P2P (une liste de blogs pas que musicaux..) et où, au Canada, la police renonce définitivement à poursuivre les internautes pour se pencher sur des infractions de plus grande envergure. Je suis toujours fasciné d'assister à ce bouleversement. Internet nous place au coeur d'un big bang majeur. Je suis ravi d'être là !!! J'espère que vous aussi...
Après deux albums, "Ametyst Rock Star" (2001) et "Saul Williams" (2004), très bien accueillis par la critique, où le natif de Newburgh s'amusait à marier une base hip-hop à la poésie slam, avec des touches rock et autres plages electroniques, un autre grand monsieur du monde musical actuel, un certain Trent Reznor apprécie fortement son travail et l'invite pour être la première partie de Nine Inch Nails durant leur tournée européenne en 2005. Si bien que Monsieur Nine Inch Nails proposera plus tard au rappeur de produire son nouveau disque. Et là on a une attaque. Il existe, parfois, des rencontres improbables que l'on n'osait même pas imaginer dans des rêves musicaux des plus fous. Mais en définitive, on a du mal à définir "The Inevitable Rise and Liberation of NiggyTardust! "comme le réel successeur de l'album éponyme de 2004. Plutôt le fruit d'une collaboration de génie entre deux monstres sacrés de la musique actuelle. Peut-être pas un album deSaul Williams à part entière, sûrement pas une escapade solo de Trent Reznor. Probablement le résultat du travail de l'entité NiggyTardust. Et même si l'on ne trouve pas de véritables hits comme le mythique "List of Demands (Reparations)" issu de l'éponyme, cet album est une véritable réussite, expérimentale, vaste et intelligente. Encore une fois, Saul Williams impressione, sans oublier un Trent Reznor qui ne s'est pas trompé. On se demande à quoi va ressembler la suite.
En ce qui concerne l'album en lui-même, 15 morceaux présents sur ce "NiggyTardust..." dont les titres laissent présager un discours fortement enraçiné dans la contestation politique (peut-être une majorité de thèmes autour de la colonisation et de l'esclavage comme l'indique de même le titre de l'album). Côtés invités, tout n'a apparemment pas été dévoilé mais sont déjà annoncés, outre Trent Reznor, le barré Cx Kidtronik ainsi qu'un des producteurs fétiches d'HipHopCore et compagnon de route de Saul Williams, Thavius Beck.
A écouter : "Black History Month", "Sunday Bloody Sunday", "NiggyTardust", "Skin of a Drum", "No One Ever Does", "Banged and Blown Through", "Raised To Be Lowered"... à peu près tout en fait.
Saul Williams "Black Stacey"
Pour télécharger l’opus : http://niggytardust.com/saulwilliams/
Plus d’infos: http://niggytardust.com/saulwilliams/moreinfo
http://www.niggytardust.com/
Publié par
jeanphilippe56
à
1/02/2008 12:34:00 PM
0
commentaires
Libellés : Ametyst Rock, cure, Inch Nails, Inevitable Rise, Liberation, List Demands, NiggyTardust, nin, Nine, Saul Williams, Trent Reznor
jeudi 27 décembre 2007
Conte de noel
Sarko-Carla. Le roi et labergère, Blanche-Niaise et Supernabot au pays de Mickey :voici le dernier Disney pour les fêtes, conte de Noël
version moderne décomplexée. Entre la dinde et les
marrons (non non, je ne parle pas de Carla et des pantins de
Sarko), sujet parfait en cette période de
générosité, d’amour et de partage.
Après Cécilia en Jackie, Carla en Marilyn ? Et Merry
Christmas au Noël de l’Elysée en guise de Happy
Birthday. Tout ça a un peu moins de gueule, même
s’il paraît que la jeune dame est sulfureuse. Si si, il
n’y a qu’à écouter sa mièvre
guimauve, voir sa jolie tête, son joli sourire, ses belles
idées « de gauche ». Elle fait bien dans le
tableau de la grande famille politique enfin réunie autour
du Président, Père de la Nation, petit Jésus
miraculeux, au-delà de toute dissension. Aimons-nous les uns
les autres, surtout lui. Assez sulfureuse pour faire cramer le
« paillasson taché de sang » par la visite de
Khadafi, elle ? Mais bon, Sarko a repris la main. On l’envie
au passage. Ou on est un peu choqué. On sourit avec
complicité. Ou on hausse les sourcils. C’est si
anodin, tout ça. Glissé entre deux infos. Sans
scandale : pas de photos volées, pas tonitruantes
déclarations. A la bonne franquette, au passage, on remarque
notre surhomme et sa nouvelle dame. Comme en famille. Circulons, il
n’y a rien à voir. Joli tour de pase-passe : nous
apprendre, presque discrètement, qu’ils vivent une
relation adulte entre majeurs consentants. Non, pas grand chose de
sulfureux. Rien que de normal. Décomplexé, avec le
sourire. Je ne sais pas combien Carla Bruni aura été
payée pour cette charmante séance photo.
Merveilleusement décorative, tout à fait utile
à l’image de Sarko, s’est-elle contentée
de compléter son tableau de chasse comme on le lui
suggérait, avec un homme de pouvoir, ou son compte en banque
s’est-il arrondi ? L’image de Sarko …
C’est le point où la perplexité me gagne.
Presse people du tout-venant, pas la pire, mais la plus
médiocre et médiane. Egérie de pacotille. Un
mannequin, certes, mais aussi anodin que possible. Bref, aucun
éclat. Sarko nous avait habitué a plus de faste et de
coups fourrés. Ca doit être juste médiocre et
banal, en fait : ado prépubère, laissé par sa
copine, Nico veut quand même qu’on sache qu’il
fourre son coup, et susciter l’envie des copains. On le saura
: c’est pas la taille qui compte. Ben bien, on sait, il en a
une autre. Heureusement que Sarko a la présidence de la
République et l’oreille des médias, je ne sais
pas comment il aurait pu nous prévenir, autrement.
Posté par Noëlle dans : Humeurs, La plèbe d'en
bas
(http://www.plebe-web.com/la-plebe-den-bas/conte-de-noel#more-558 )
.jpg)