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mardi 3 juin 2008

Sergio Mendes, sortie de l'album "Encanto", l'autre grand Serge est de retour



A 67 ans, c’est un nom incontournable de la musique brésilienne mais aussi tout simplement de la musique, 45 ans d'une carrière incroyable avec près de 40 albums (!) au compteur : une longévité qui laisse rêveur ! Avec une série de tubes planétaires, Sergio Mendes règne en pape de la musique populaire brésilienne.

Quant à l’acuité du maître, on peut dire qu’à l’écoute de son Encanto (« Enchantement ») on est sous le charme ! Loin de rester dans un style éprouvé, Sergio n’hésite pas à se frotter à la nouvelle génération de producteurs comme Will I Am pour un résultat haut en couleur. Sergio Mendes, à l’instar du compositeur Antonio Carlos Jobim, le guitariste Joao Gilberto et le parolier Vinicius de Moraes, est à l’origine du mouvement bossa nova qui tire son origine de la samba et qui a vu le jour à la fin des années 1950.
Qu’on ne s’y trompe pas, malgré quelques originaux, « Encanto » est en réalité un disque de reprises, ou plutôt d’adaptations. Entre rythmes de carnaval et mélodies nonchalantes, Mendes y arrange à sa sauce 100% soleil quatre titres phares du grand Carlos Jobim, mais aussi et entre autres le « Look of Love » de Burt Bacharach, déjà transformé en bossa langoureuse sur le cultissime album « Brasil ‘66 » il y a quarante ans. Le musicien, qui a co-produit ce projet avec Will.i.am des Black Eyed Peas, avec qui il avait déjà collaboré en 2006 , a confié l’interprétation de chaque chanson à différents artistes, dont Carlinhos Brown, Natalie Cole, sa femme Grancinha Leporace, Juanes et… Zap Mama, dont la reprise en français du standard « Waters of March » constitue d’ailleurs la seule faute de goût de l’album. Côté musiciens, le casting est tout aussi impressionnant. De quoi passer quelques bonnes soirées d’été.


Sergio Mendes "Encanto" EPK - International Version
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Pianiste de jazz, compositeur, il est parti de Rio de Janeiro, au milieu des années soixante, à la conquête de l'Amérique. En s’installant à Los Angeles il crée son groupe « Brasil 66’ » et mélange la bossa-nova et la pop musique avec des hits tel que « Mas Que Nada » ou « The Look Of Love ». Complice d’Herb Alpert, de Burt Bacharach et aujourd’hui en compagnie du rappeur Will I Am, il reste au sommet des artistes populaires. Depuis quarante ans, sur ses pochettes de disque, il affiche souvent un collier de barbe coupé net, une mèche proprette et un visage affable. Aujourd'hui, la barbiche s'est clairsemée, quelques rides sont apparues, mais le sourire de crooner latino reste intact. Sergio Mendes incarne le swing mâtiné de bossa-nova. Un genre qu'il a mis au monde à l'aube des années 1960 avec son groupe Bossa Rio, qui accueille alors Tom Jobim, João Gilberto ou Stan Getz. «Le plus beau moment de la musique brésilienne», dit-il. Son succès est immense, qui court jusqu'aux Etats-Unis et au Japon. Il est le meilleur ambassadeur des rythmes du Brésil. Mais il fait des jaloux et connaît plusieurs périodes pendant lesquelles le public ne le suit plus. Son pays lui reproche sa «jet-set pop» pour mamies de Las Vegas.
Stevie Wonder ou les Black Eyed Peas vous le diront : "avec lui, l'Amérique s'est crue à Copacabana". En 2006 Will I Am, leader des Black Eyed Peas réquisitionne Stevie Wonder, Justin Timberlake et Erika Badhu pour travailler avec Sergio Mendes.
"Dans les années 60, il y avait la musique hippie, la soul, le rock, le blues, le jazz. Et puis Sergio Mendes est arrivé en disant "Hé, vous connaissez la musique brésilienne?". C’est lui qui l’a importée aux Etats-Unis."

Sergio Mendes "Funky Bahia"

Sergio Mendes "Funky Bahia"
Here's the "Funky Bahia" music video by Sergio Mendes. "Funky Bahia" appears on the Concord Records album "Encanto," available June 10th, 2008 in the U.S. Available now internationally.
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Il y a quarante-ans, l'Amérique se convertit à la bossa. En 1966, Sergio Mendes devient avec Mas Que Nada le premier Brésilien à rafler la mise en squattant le top des charts américains.
Sergio grandit dans la banlieue de Rio de Janeiro. Fils de médecin, il suit gamin des études de piano classique.

"Je m'intéressais plus au football à ce moment-là. C’est quand j’écoutais du jazz que j’étais impressionné et un peu réveillé. J’ai commencé à écouter un peu tous les pianistes de jazz Horace Silver, Art Tatum, Bud Powel et tout ça, ça a changé ma vie. "
A la fin des années 50, Sergio Mendes fréquente les clubs qui bordent la plage de Copacabana. Il y découvre la bossa nova qu'Antonio Carlos Jobim vient d'inventer avec Chega de Saudade.
"Dans les années 60 à Copacabana, je jouais dans une boîte de nuit. Antonio Carlos Jobim est venu [...] On a travaillé ensemble des arrangements pour moi. On est
devenu très copain."
Sergio Mendes


Sergio Mendes - Mas Que Nada
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La Bossa Nova accompagne la révolution douce, initiée par le nouveau président brésilien Kubitschek, qui rêve de faire progresser son pays de 50 ans en cinq ans. À la fin des fifties, il fait sortir de terre à 1000 mètres d'altitude une nouvelle capitale ultra-moderne: Brasilia dessinée par l'architecte Oscar Niemeyer. L'ère du renouveau souffle sur le Brésil. La bossa nova en est l'ambassadrice.

"En 1962, il y a eu un concert de bossa nova au Carnegie Hall, à New York, c’est la première fois que je quittais le Brésil. Il y avait Antonio Carlos Jobim, Joao Gilberto. J’étais avec le Bossa Rio, et on a donné un concert. "
Grâce à ce concert, la fièvre bossa nova gagne l'Amérique. Dans la salle, Miles Davis et Ella Fitzgerald assistent au sacre de Joao Gilberto, Tom Jobim et Sergio Mendes.

Mas Que Nada featuring the Black Eyed Peas

Mas Que Nada featuring the Black Eyed Peas
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Pendant ce temps-là au Brésil, les militaires soutenus par la CIA liquident l'ère Kubitschek. Le 1er avril 1964, le coup d'état éclate, les tanks entrent dans Rio.
"J’ai un fils, Rodrigo, qui est né en avril 64, le jour de la révolution brésilienne. C’était un temps pas sympathique au Brésil. Et j’ai décidé de partir avec mon orchestre, m’installer à Los Angeles et commencer une vie là-bas."

En Californie, Sergio fonde un nouveau groupe, Brasil 66, et fait pénétrer le son lounge de la bossa, dans les foyers américains.

Sans complexe, Mendes revisite le répertoire anglo-saxon, des Beatles à Burt Baccharah et fait un tabac avec la reprise de The Look Of Love en 1968. Les stars d'Hollywood deviennent ses meilleurs amis. Il est même l'invité de la Maison Blanche.

Quarante-ans 40 après s'être frotté à la pop, Sergio Mendes récidive en relevant la bossa à la sauce hip-hop des Black Eyed Peas et de Will.I.Am.




Album : Sergio Mendes "Encanto" - Universal / Universal Music Division Ulm [universal]

Liens :
http://www.sergiomendesmusic.com/www.myspace.com/sergiomendes



jeudi 28 février 2008

Ma playlist "World Music"de Mars a ecouter sur le site d'Arnaud, la Plebe (http://www.plebe-web.com/)

Petit tour du monde des musiques folks en cette fin (peut etre...) d'hiver pour en oublier ses frimas et se rechauffer le coeur.


Ramiro Musotto (Argentine) : Ce musicien argentin quitte sa terre natale a 18 ans. Déjà batteur, il veut approfondir l'art de la (des) percussion(s). Direction le centre du monde ,le Brésil, précisément à Salvador de Bahia.
Ramiro Musotto s'impose dès lors comme un session man recherché en la matière. Ses collaborations sont multiples comme en témoignent des artistes comme Caetano Veloso, Joao Bosco ou Fernanda Abreu...
En extrait de Civilizaçao & Barbarye, son dernier album : Gwyra mi contient un sample d'un discours du sous commandant Marcos accompagné par un chœur d'enfants indiens Gwaranies.
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href="http://www.myspace.com/ramiromusotto">http://www.myspace.com/ramiromusotto

http://www.myspace.com/ramiromusotto


Hadouk Trio (France) : Baldamore est le nom du dernier enregistrement "live" du Hadouk Trio. On ne sait pas très bien "classer" la musique (est-ce vraiment nécessaire ?) du Hadouk trio.
Tout d'abord Hadouk Trio, c'est Didier Malherbe, Loy Ehrlich et Steve Shehan. Ces chercheurs de sons nous bonifient les oreilles, ils jouent de la kora, de la flûte, du guembri, du djembé, des cloches, de la calebasse, doudouk, clarinette ... et j'en oublie. C'est assez difficile de parler de ce groupe, je peux juste dire que leur musique est jouée avec finesse, qu'elle sent le voyage, le partage, le sable chaud (du désert). Ecouter voilà la meilleure manière de vous faire une idée !!! Sur ce live, ils ont invité la grande chanteuse et sénatrice mauritanienne Malouma.
Ils sont en tournée dans toute la France en ce début d'année 2008 : calendrier de tournée. Dans certaines régions, ils sont encore programmés dans de petites salles, cela va peut-être changer grâce à leur Victoire de la Musique en jazz.
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http://www.myspace.com/hadouktrio



Boban Markovic Orkestar (Serbie) : Pourquoi les fanfares avancent-elles en jouant ? Pour s’éloigner du bruit !!!

Boban est le petit-fils du légendaire Pavle Marković, trompettiste favori du roi de Serbie en son temps. Connue et reconnue dans les films d'Emir Kusturica (Arizona Dream et Underground), la fanfare du serbe Boban Markovic, forte de 11 musiciens et d’un style détonnant qui mélange jazz et folklore Balkan, s'impose depuis une dizaine d'années comme l'une des meilleures fanfares d'Europe centrale. Proche des rythmes de la samba, avec toute la profondeur des cuivres rom, le résultat est une musique qui bouleverse l'âme et électrise le corps. Extrait de son dernier album "go Marko go!" voici un morceau ou l’énergie joyeuse fait place à la mélancolie.
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http://www.myspace.com/bobanimarko


Nusrat Fateh Ali Khan (Pakistan) : avec un total de 125 albums, Nusrat fut certainement le meilleur interprète contemporain du qawwali, ce chant religieux émanant de la croyance et de l’ardeur amoureuse des soufis. Le qawwali est un genre musical particulier à l'Inde et au Pakistan. Nusrat Fateh Ali Khan a dépassé les limites du langage et de la religion et a popularisé cette musique inspirée.
Ce pakistanais mystique, completement "habité", dont les rythmes alimentent aujourd’hui jusqu’aux raves techno, n'entreprend sa carrière musicale qu'à 30 ans, après avoir reçu ce qu'il croit être l'appel d'Allah. Quels mots peut-on trouver pour évoquer ce territoire immense, religieux et surhumain où il emmène sa voix epoustouflante, une voix franche, éraillée, authentique, mais qu'un engagement spirituel halluciné et viscéral pousse à la plus incroyable virtuosité. Les concerts de Nusrat sont bouleversants, forcément visité par le ciel, la grâce et la mystique... car Nusrat ne chante pas, il s'éléve. La stupéfiante virtuosité rythmique de son phrasé, qui se jette comme à corps perdu dans des tourbillons de notes et d'attaques epileptiques, de rafales chantées, dont la complexité et la vélocité n'ont rien à envier aux soli instrumentaux les plus démontratifs. De la gravité de velour de son timbre texturé aux envolés aigues les plus extatiques, Nusrat chante la complainte, la joie et la douleur, la vie, du marmonnement tribal et monastique à la transe éfrénée, Nusrat danse avec sa voix.

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Ryuichi Sakamoto (Japon) : Fondateur du groupe de pop électronique Yellow Magic Orchestra, ce compositeur est un des précurseurs de la world music. Il a embrassé toutes les cultures et toutes les musiques dans un syncrétisme qui l'a vu mêler jazz, rock, musique traditionnelle du Japon et d'Afrique, musique contemporaine, bossa-nova, etc.
Sakamoto a collaboré avec David Sylvian sur plusieurs singles, et participé à la plupart des albums de Sylvian. Il a également travaillé avec Fennesz, Towa Tei (du groupe Deee-Lite), Thomas Dolby, Arto Lindsay, Bill Laswell, Nam June Paik, Youssou N'Dour, Roddy Frame (de Aztec Camera), Iggy Pop, Cesária Évora et Caetano Veloso. Il est surtout connu en occident pour ses musiques de films tels Furyo, little buddha, Le Dernier Empereur. Il a collaboré avec de nombreux musiciens occidentaux, comme Amon Tobin. On lui doit également le thème d'ouverture des jeux olympiques de Barcelone en 1992 et il a joué dans le film Furyo (dont il a composé la musique) de Nagisa Ōshima (1983), avec le chanteur de rock britannique David Bowie, ainsi que dans Le Dernier Empereur.
Ryuichi Sakamoto est sans conteste le musicien japonais le plus connu au monde, mais c'est aussi une des figures marquantes de toute la musique contemporaine.

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http://oswaldism.de/disc/sakamoto/index.php


Chiemi Eri & the Tokyo Cuban Boys (Japon) : L'engouement des japonais pour les raretés de jazz et de rétro-pop occidentales ne date pas des années 90. Et de leur côté du pacifique, ils ont bien sûr tout un lot de kitscheries folk-pop, dont Chiemi Eri est sans conteste une des égéries. Cette chanteuse des années 50, qui fut également une actrice populaire, s'adjoint ici les services d'un combo local à tonalité cubaine (percussions et cuivres). Si bien que le chant de Chiemi Eri, modulé dans un style japonais classique, et posé sur des arrangements et une instrumentation jazz lounge ou mambo crée une hybridation inouïe et, ma fois, plutôt gironde pour des oreilles curieuses. On retiendra Otemo-yan, où la belle adopte un jeu de modulations interrogatives typique du folklore musical japonais.
http://japanaddict.forumcrea.com/viewtopic.php?pid=49




Toco (Bresil/Italie) : Né à São Paulo à la fin des années soixante dix, Tomaz Di Cunto, alias "Toco", s’installe à Milan en 2000, la tête pleine des voix d'Elis Regina, Chico Buarque, Caetano Veloso... Le jeune chanteur compositeur interprète rencontre le producteur italien Stefano Tirone alias S-Tone Inc. Cet artiste phare de la scène electro tropicale du nord de l’Italie produit son premier album "Instalaçao do Samba". Il sort son deuxième opus, "Outro Lugar", en 2007. Prenez une bonne dose de samba et de bossa jazz et une mesure de guitare brésilienne, mélangez le tout à une voix délicate, saupoudrez de sons électroniques, et vous obtiendrez un album qui vous réchauffera le corps et l'esprit, à l'instar d'un bon café(zinho).
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Plaisantes ballades, bien que très convenues, parfaite pour les après-midi d'été, où la musique berce la sieste d'après manger... Bon guitariste et respectable chanteur, Toco se pique d'ailleurs d'une reprise de Pierre Vassiliu (si si !) "Qui c'est celui-là ?", laquelle fait doucement sourire avec l'accent brasileiro du toqué et les paroles d'un désuèt très 60's de ce tube incoutournable. Toco, qui a signé la plupart des textes et compositions de cette douzaine de bossas et de sambas faites de petites frénésies irrésistibles, marquées de doux contre-temps, de sonorités légèrement électro, à l'exemple de la chanson éponyme de l'album ou de Zum zum en duo avec la délicate carioca Rosalia Da Souza. C'est dans le difficile exercice vocal de la bossa que Toco étale toutes les subtilités de sa voix, comme dans Simples ou Contradiçao, duo voluptueux avec Coralie Clément et tube potentiel. Toco nous confirme son savoir-faire et ravira les adeptes de la "samba tranquille".

Toco "outro lugar (Bonsaï Music/EMI). 2007

Zakir Hussain (Inde) : Zakir Hussain est un percussionniste hors du commun. Prodigieux de finesse et de virtuosité, d’énergie et d’invention sur les peaux de son tabla, Zakir Hussain fait sa première tournée à dix-huit ans, auprès de Ravi Shankar, remplaçant son père, (Alla Rakha, tablaïste, disparu le 7 février 2000), souffrant. Il y rencontre The Grateful Dead, alors les papes de la musique psychédélique. En 1974, il se joint au guitariste américain John McLaughlin pour former Shakti, inventant ce que l’on désignera plus tard comme étant du jazz fusion. “Nous ne pensions même pas à ce que ça pourrait devenir, se souvient Zakir Hussain. On jouait et on s’amusait vraiment. Et c’est seulement maintenant que nous nous rendons compte que nous avons été les pionniers d’un courant qui est devenu très important. Shakti a été l’un des premiers groupes dans lequel se sont unies différentes musiques du monde, ce que beaucoup de gens font aujourd’hui.”
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Hussein a travaillé avec de nombreuses stars de la musique occidentale dont George Harrison, Van Morrison et Pharao Saunders. Il a aussi joué pour des bandes originales de films dont celle du célèbre “Apocalypse Now!”. En 1987, parait “Making Music”, son premier album solo. Installé depuis lors à San Anselmo, il ne cesse de parcourir le monde dans tous les sens, le public restant bouche bée devant les frappes hallucinantes de ce démiurge chevauchant l’espace. Sa générosité, son respect des artistes, son intelligence et son étonnant sens de la scène font partie de son génie.
http://www.momentrecords.com/


Fanfara Tirana (Albanie) : Tirés du répertoire traditionnel d'Albanie et d'autres pays de la péninsule balkanique, arrangés par Roland Shaqia, La FANFARA TIRANA nous convie à un mariage traditionnel albanais dans son dernier album, sorti il a quelques jours. Roland, qui officie aux saxophones baryton, aux claviers et au tapan (grosse caisse), est entouré d'une dizaine de musiciens au tambour et aux cuivres: saxophones alto et ténor, clarinettes, trompettes, tuba et pas moins de trois flugelhorn baryton. Il s'agit véritablement d'une "explosion de cuivres"!
Plus on avance dans le disque plus on se plait à découvrir des soli accrocheurs et imaginatifs, des trouvailles orchestrales qui stimulent l’attention et aiguisent notre goût pour les différents thèmes proposés. Le répertoire albanais se prête parfaitement à cette formule orchestrale et à ses procédés. Émotion, plaisir de la découverte : de titre en titre, l’orchestre s’amuse à nous surprendre sans jamais tomber dans une quelconque prétention.
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http://www.piranha.de/records/


Orchestre andalou d'Israël (Israel) : Cet orchestre fut formé, il y a une dizaine d'années, à la demande de la communauté marocaine d'Israël. A l'époque l'orchestre été seulement composé de quelques musiciens qui se produisaient uniquement lors de fêtes familiales, de circoncisions et de mariages. Vu le succès de l'Orchestre la demande devant grande auprès des communautés locales.
Aujourd'hui l'Orchestre Andalou d'Israël est le seul représentant de la musique andalouse au niveau national et représente culturellement la communauté marocaine au pays.
Le répertoire andalou de l'Orchestre est essentiellement marocain et de piyoutim. Deux solistes hors-pairs seront présents ; Emil Zrihen, hazan très demandé en Israël et dans le monde et le jeune et très prometteur Lior Elmalihach.
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L'originalité de l'orchestre est également la participation de musiciens occidentaux (surtout russes) jouant avec partition du violon, du violoncelle, de la contrebasse, de la flûte, de la clarinette et du basson et de musiciens orientaux de tradition orale qui jouent aussi du 'oud' et de la darbouka.L'Orchestre andalou d'Ashdod ajoute une saveur ethnique à la musique du sud d'Israël. La musique andalouse, qui puise ses origines dans l'Espagne musulmane des Xe et XIe siècles, arriva en Afrique du Nord après l'expulsion des Juifs d'Espagne en 1492. Sur le modèle de la musique lyrique arabe, chant et musique s'interpénètrent, musiciens et chanteurs sont exercés à la tradition orale. Cette musique, véhiculée en Israël dans les années 50-60 par les immigrants d'Afrique du Nord, fut négligée par souci délibéré d'insertion dans la culture ambiante. Elle ne connut un réveil que dans les années 70-80.
http://www.magda.co.il/


Ray Lema (Congo) : Formé à l'occidentale (séminaire, musique classique, piano), Ray Lema est un des musiciens africains les plus curieux (dans tous les sens du terme). Toujours en quête de nouveautés, de découvertes, d'inspirations, il n'a de cesse à sillonner la planète et d'enrichir son travail qui est certainement aujourd'hui une des plus belles synthèses entre musiques africaines et sons du monde entier.
Raymond Lema A'nsi Nzinga naît dans un train le 30 mars 1946 au Zaïre (aujourd'hui République Démocratique du Congo). Voulant rejoindre le village proche de Kary (aujourd'hui Lufu Toto), sa mère, qui vit à Lukala, accouche dans la gare. Mais pour un fils de chef de gare, ce n'est guère original…En 1957, à 11 ans, il entre au petit séminaire de Mikondo à Kinshasa avec la ferme intention de devenir prêtre. Mais très vite, lors des cours de musique, il dévoile un don certain pour le piano. Ses capacités à déchiffrer les partitions sont remarquables, et il n'a aucun mal à assimiler des morceaux complexes. L'enfant découvre la musique à travers une culture et une tradition occidentales fort éloignées de ses racines. Mozart, Bach, ou le chant grégorien deviennent son quotidien.
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Faisait le mur pour découvrir la rumba, toute fraîche importée de Cuba. Et puis le funk, la soul, ce qui torpillait les nocturnes de Kinshasa. Ray Lema, en exil parisien depuis que la ville semble une capitale africaine, a mêlé l'ensemble des rythmes qui l'ont traversé. Pianiste, chanteur, arrangeur, génie des voix mises en pile, il a enregistré depuis avec des orchestres symphoniques, des opéras noirs, de menues mélodies brillantes qui ont fait de lui un chef de cœur. Ray Lema bouleverse par son intelligence musicale.
"Mon travail n’est pas si énorme. Je suis croyant mais je n’ai pas de religion. Toute ma religiosité, je la mets dans la musique. Dieu est le grand compositeur. Et quand je pense à Dieu, je pense “amour”. Ou que j’aille, dans chaque domaine musical où je me plonge, j’y vais avec un regard amoureux. Ça me fait penser à cette phrase d’un compositeur russe : “La musique est comme une montagne. Plus vous montez, plus vous avez une vision claire sur ce qui vous reste à faire.”
A l’instar de Manu Dibango, Ray Lema est devenu, au fil de ces deux dernières décennies, une figure du paysage musical français. Un monstre sacré, atypique, homme de toutes les expériences, explorateur génial de la diversité, il multiplie tout au long de sa carrière les collaborations : avec des musiciens français (Higelin, Charlélie Couture, ou Bashung). Il compose aussi pour Nougaro et pour des groupes « étrangers », bulgares, marocains, suédois, brésiliens. Navigant du jazz au funk sans négliger bien sûr les rythmes traditionnels africains, Lema, ce touche à-tout surdoué, travaille encore pour le cinéma et le théâtre. Ce musicien-là appartient à la famille des insatiables, des inclassables, qui surprennent toujours.
http://www.myspace.com/raylema


Misia (Portugal) : Depuis la disparition d'Amalia Rodriguez, Mísia est sans conteste la plus grande interprète de fado. Sa voix exceptionnelle, sa démarche exigeante, ont fait de cette artiste la référence absolue du fado contemporain. Elle en est la meilleure interprète : les nuances vocales, la gestuelle minimaliste sont au service de l'émotion et de la beauté des textes, la chanteuse s'effaçant derrière son répertoire. L’univers du fado s’est trouvé une nouvelle jeunesse sous les traits de l’audacieuse et poétique Mísia.
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Si Misia rend honneur au Fado, c’est pour mieux revisiter ce blues du Portugal. Son dernier album Drama Box offre en supplément quelques pincées de Tangos et de Boléros…Alors du Fado bien sûr, mais émancipé des clichés du genre. Les chansons de Misia révèlent une femme déterminée mais espiègle, fidèle mais libre, sensible et téméraire. Un univers ultra féminin.
http://www.misia-online.com/official/fr/first.html


Trio Joubran (Palestine) : A la manière de MERCANE DEDE et le son des dervichs de Turquie, Samir, Wissam et Adnan JOUBRAN, font transparaître l'âme d'une Galilée meurtrie au travers de cet instrument intemporel, le OUD. Au son mélancolique, clair et puissant de l'instrument à cordes, se mèle la saveur parfumée des percussions de Yousef Hbeisch. Un album poétique et enigmatique, qui fait chavirer l'esprit dans le rêve. Invitation au voyage.
Originaire de Nazareth, en Galilée, Samir Joubran, virtuose du oud déjà consacré dans le monde arabe, accède aujourd’hui à une reconnaissance internationale. L’aventure des Joubran commence avec Samir qui a sillonné les scènes du Moyen-Orient et de l’Europe. Rejoint par Wissam, il fonde le duo Joubran, puis par Adnan en 2004, la paire devient désormais …LE PREMIER ET LE SEUL TRIO DE OUDS AU MONDE…
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«Parce que la Palestine n'est pas un pays normal, je ne suis pas un musicien normal», estime Samir Joubran, l'aîné des trois frères. À Ramallah, on peut aussi rêver de devenir musicien. Virtuose, même. Malgré la zone trouble, malgré l'espoir bafoué, l'ouverture obstruée, le repli identitaire, la colère, la tristesse, la violence, le désespoir, l'exil pour certains. «Nous somme très proches de notre folklore, répond Samir. Au plan du langage instrumental, la musique turque nous a marqués car la Palestine a été longtemps été sous domination ottomane.» Ces racines, tient-il à préciser, n'excluent aucunement le désir d'être moderne.
La vie palestinienne, il va sans dire, a aussi modelé l'art des frères Joubran. Nous contribuons ainsi à faire évoluer la cause musicale en Palestine. Au conservatoire de Ramallah, par exemple, 60 étudiants apprennent l'oud. C'est plus qu'au Caire!» Le succès croissant, les frères Joubran ont quitté la Palestine fin 2005. Direction Paris. Sans oublier d’où ils venaient. « Grâce à notre succès, nous aurions pu signer sur des labels. Nous avons préféré créer un label indépendant afin d’aider les artistes palestiniens. Il devrait être répertorié en 2007 en Palestine. » Dans les magasins de disques parisiens, Samir a découvert qu’ils étaient souvent classés dans le bac « Israël » ! « Il est temps que la Palestine soit identifiée pour sa créativité sur la carte sonore... »
C'est du fond de l'âme que nous viennent les émotions qu'engendre l'écoute de ce disque. Le jeu des trois fréres virtuoses du trio Joubran est juste, subtil,sincère, profond . La sonorité du oud est envoûtante. La richesse musicale palestinienne s'exprime pleinement au travers de ce trio .
Le Trio Joubran - Mâjaz - Randana Harmonia Mundi - 2007
http://www.letriojoubran.com/fr/discography.html
A ecouter aussi Music of the Intifada (Palestine) (http://www.recordland.ch/World_Music_Sc.htm) Un album qui résume les aspirations palestiniennes et qui reflète également les changements sociaux radicaux qui sont provoqués par la lutte quotidienne contre l'occupation Israelienne. Le nom du groupe, «l'Intifada Al Sabaya" ou "Jeune femme du soulèvement", exprime la restriction faite aux femmes dans la vie publique. Le chant est lui-même un défi, comme le traditionnel Mowwal qui est, pour la première fois, chanté par une femme. Il existe peu d'informations sur cet enregistrement si ce n'est qu'il date de 1989 et a été enregistré a Berlin.



Bollywood (Inde, pour le fun) : Dire que la musique tient une place importante dans les productions de Bollywood est un sérieux euphémisme. Intégrées à part entière dans la conduite du récit aussi bien que dans la campagne de promotion du film (les albums des bandes-originales sortent souvent avant le long-métrage lui-même, et chaque film a son ou ses singles dont les plus chanceux deviennent des tubes nationaux). Les amateurs de kitch indien trouveront dans cette musique un florilège de bluettes plus ou moins dansantes, émaillant de leurs violons, clochettes et tablas rebondissant les films made in Bombay. Il y a amplement de quoi fondre sous la suave caresse sucrée des deux plus belles voix du genre, celles des sœurs Asha Bhonsle et Lata Mangeshkar, par exemple. C'est toujours de la World Music. Dépaysement assuré !
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Mariana Ramos (Cap Vert): Née à Dakar, la chanteuse arrive en France à l’âge de 7 ans. Influencée aussi bien par Michel Jonasz que Youssou N’Dour, elle n’en reste pas moins la fille de Toy Ramos, guitariste du groupe phare capverdien des années 60, Voz de Cabo Verde. Après deux essais, Mornador, littéralement "le faiseur de morna", est l’album de l’identité réconciliée. Elle explore ici tous les rythmes capverdiens (morna, coladera, funana) avant d’y poser sa touche jazz, blues et même de chanson avec "Crepuscular Solidão" en duo avec Teofi lo Chantre. Elle convoque l’accordéoniste malgache Régis Gizavo le temps d’un collé-serré et son père, lui, compose trois titres. Décomplexée, Mariana Ramos chante son Cap-Vert vu d’ici.
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http://www.mariana-ramos.com/

A ecouter aussi le dernier album de Tcheka, du Cap Vert aussi. Le Cap-Vert se cubanise depuis Cesaria Evora. Lura, Mayra Andrade, Gabriela Mendes, Mariana Ramos, Sara Tavares, Teofilo Chantre, Bau, installés au Cap-Vert, à Lisbonne ou à Paris, sont les fleurons musicaux d’une jeune nation d’à peine deux millions de personnes réparties entre le pays et sa diaspora. Guitariste et chanteur, Manuel Lopes Andrade, dit Tcheka, 34 ans, a montré sa virtuosité dès son coup d’essai 2003, Argui ! («Debout !») Tcheka en fait une musique universaliste, cadence voluptueuse parfois grave, parfois taquine, toujours sensuelle.
Tcheka Lonji (Lusafrica) 2007
http://www.myspace.com/tchekacaboverde



Toumani Diabate (Mali) : Vingt ans après son premier album solo, le maestro de la kora, la harpe-luth des griots d'Afrique de l'Ouest, caste des musiciens, chanteurs et passeurs de mémoire à laquelle il appartient, sort à nouveau un éblouissant exercice de musique en solitaire. Du groupe de nuevo flamenco Ketama, à Séville, en 1987, pour l'album Songhaï, disque incontournable des musiques du monde, à Björk, Ali Farka Touré, Dalmon Albarn, Taj Mahal ou Tiken Jah Fakoly, Diabaté a mené la kora dans de multiples univers. Après avoir enregistré son album précédent, Boulevard de l'Indépendance, avec un big band, le Symmetric Orchestra, réunissant musiciens et chanteurs de différents pays d'Afrique de l'Ouest, il se retrouve seul face à son instrument. "La kora, beaucoup savent à peu près à quoi elle ressemble aujourd'hui, mais on ignore sa dimension spirituelle". D'où son désir aujourd'hui de refaire un disque solo, à l'instar de son premier enregistrement, Kaira, en 1987. Juste le son pur et nu de la kora. Son chant sert de générique au journal télévisé, à la télévision nationale du Mali. Il est également joué dans les navettes spatiales, comme le lui a confirmé Cheik Modibo Diarra, un astrophysicien d'origine malienne travaillant à la NASA.
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Au-delà du propos spirituel et de la générosité partageuse qui ont guidé sa démarche, Toumani Diabaté admet aussi qu'il y a du plaisir égoïste dans ce nouveau disque en solitaire."Jouer seul, c'est avoir plus de liberté pour improviser. Quand des musiciens sont avec moi, je ne peux pas aller n'importe où, sinon ils vont se perdre. Je n'ai plus la possibilité de jouer complètement d'instinct. Ce que doit permettre une musique comme la nôtre, car elle n'est pas écrite." Jouer seul, c'est aussi le moyen d'exprimer quelque chose d'intime, des sensations fondamentales qui viennent du plus profond de soi.
Toumani Diabaté The Mandé Variations (World Circuit – Harmonia Mundi). Sortie le 21 février.

http://www.toumani-diabate.com//


Julien Jacob (Benin) : À chaque album, Julien Jacob dévoile un nouveau morceau de la carte d'un pays qu'il dessine avec une poignée de complices. Si ses contours épousent parfois ceux de l'Afrique et ses reliefs rappellent ceux d'une côte celte, cette terre se nourrit surtout de la sève des rêves. La langue imaginaire qu'il emploie pour chanter et sa musique résolument libre planent au dessus des genres. Sa voix doucement grave louvoie entre des arpèges de guitares mélancoliques et des rythmes parfois légers, parfois tribaux. Des mélodies le plus souvent intimistes servies par des arrangements audacieux mais toujours élégants renforcent un sentiment d’étrangeté.
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En 1995, c’est en Bretagne qu’il trouve sa terre d’adoption. Et là, tout s’accélère !(hihi) Il prend alors la route pour quatre années riches en expériences scéniques à travers le monde : les festivals Womad USA, Australie, Singapour, Nouvelle-Zélande, Angleterre, Espagne, Canaries, Sicile mais aussi Le Paléo festival de Nyon, les Francofolies de Montréal…Il fait aussi des premières parties prestigieuses (Suzanne Véga, Césaria Evora…). Julien Jacob vient d’enregistrer son troisième album ‘BARHAM‘. Songwriter aux mots uniques, il nous convie à visiter, de sa voix grave, douce et puissante, l’intimité de son univers. Sons roots, sobriété des arrangements, très acoustique, avec uniquement guitare, voix, percussions, cet album, confirme l’identité artistique très personnelle de Julien.
Qualifiée de folk-song, sa musique, aux accents afro, pop, orientaux reste néanmoins inclassable. Sa langue imaginaire nous conte les beautés mais aussi les maux de ce monde notamment à travers le titre ‘Barham’ dédié à ses lointains ancêtres esclaves.
Avec Barham, dans le droit fil de son prédécesseur, Cotonou, Julien Jacob poursuit une œuvre unique et éminemment attachante.
Julien Jacob Barham (Volvox Music/Sounds) 2008
http://www.julienjacob.com/