Puisqu'on est dans les souvenirs, j'aimerais envahir vos oreilles de la musique de Christian Vander, et de son groupe Magma,(en attendant un long article sur ce phenomene unique) qui, inexorablement, continue d'embraser les salles, avec un public renouvelé sans cesse, depuis pres de 40 ans.
Ces videos sont helas courtes et pas toujours d'excellente qualité, mais resument l'oeuvre du maitre.
Hamatai !!!!!!!
Magma. Mekanik Destruktiw Kommandoh (1977)
q
Magma - De Futura (1977)
Magma - Otis, French TV, 1982
Magma "M.D.K" feat. Lockwood & Paganotti
Magma (Jannick Top & Klaus Blasquiz) - Mekanik Kommandoh 2006
Jade chante Magma
Liens:
http://www.zeuhl.info/
jeudi 20 décembre 2007
Magma & Christian Vander : Les Immortels
Steve Hillage & System 7: de l'Electric Gypsy a l'Octave Doctor
Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas chroniquer un nouveau disque mais plutot vous parler d'un des plus grand guitariste et producteur de l'histoire du rock, rien que ça!
Depuis pres de 30 ans il sevit au devant et derriere les scenes et studios de tout (ou presque) ce qui se fait de plus novateur en matiere de musiques electroniques.Il s'agit du grandissime Steve Hillage .
Steve Hillage est un musicien anglais né à Londres le 2 août 1951. Guitariste et aussi compositeur-chanteur, il fonde en 1967-68 le groupe URIEL puis Arzachel avec Dave Stewart (futur Eurythmics). Le groupe tout juste signé hésite, puis fonce dans son histoire : il va jouer masqué, prendre un faux nom, Arzachel, et des patronymes farfelus pour les musiciens. Hillage, se teint les cheveux et devient Simon Sasparella (parfait pour tester les micros), Dave Stewart se réincarne en Sam Lee-Uff (un prof de latin autrefois haï), le batteur Clive Brooks en Basil Dowling (un prof aussi mais de maths, tout aussi haï) et le bassite Mont Campbell en Njerogi Gategaka (!). L'album qui paraît en 1969 sur le minuscule label Zel se vendra à 14 exemplaires, mais à la fin des seventies, il circule en pirate, atteignant des cotes record. Consacré par certains (Nick Saloman de Bevis Frond) comme le sommet définitif du psychédélisme anglais, Arzachel est un album enregistré en une journée, comme un gag, par quatre gamins de dix-huit ans, pas à jeun, tous atteints de cette folie qui planait alors au-dessus d'une Angleterre pondeuse insatiable, des Hendrix, des Nice, des Cream, des Spooky Tooth, des Pink Floyd... Les délires sont présents, même si le son est très moyen. Mais un morceau comme " Metempsychosis " est une perle de psychédélique planant avec toute l'énergie de S.Hillage (quel crescendo !). Les sons des instruments trahissent la haute personalité de ces musiciens géniaux.
En 1971 le groupe KHAN, dont il est le leader, sortira un unique album très marqué par l'école de Canterbury. C'est en janvier 1973 que Steve Hillage, a 21 ans, après une rencontre avec Kevin Ayers, rejoint en France Daevid Allen et son groupe satyrique de rock progressif ,"Gong", au moment de leur mythique trilogie Radio Gnome Invisible (1973-74) qui raconte les tribulations cosmiques de Zero the Hero. Sous le nom de "Submarine Captain", il prend le train en marche sur "Flying Teapot". Bien qu'il soit le benjamin du groupe, il marque de son empreinte et de son jeu de guitare, plein d'effets, immédiatement reconnaissable, les deux disques suivants, "Angels Egg" (une des premières productions Virgin) et surtout "You", où il cosigne plusieurs titres. Daevid Allen ayant quitté le groupe, Steve assure encore "Shamal", puis part faire un tour chez Mike Oldfield, Il collaborera ainsi à la version filmée de l'incontournable Tubular Bells avant de se lancer dans une carrière solo.
Gong
En 1975 Le premier album sorti sous son nom, “Fish Rising”, reprend la plupart des titres qu'il destinait à l'origine au second album de Khan. Steve s'intéresse déjà à la production, mais jugeant qu'il n'y a pas de meilleur moyen d'apprendre que de regarder ceux qui savent, il travaille avec Todd Rungren, puis Malcom Cecil (pionnier du Moog, qui avait travaillé avec Stevie Wonder, entre autres) ou Nick Mason, qui coproduit "Green" avec lui, son superbe quatrième album solo - le batteur du Pink Floyd avait déjà produit "Shamal" ainsi que quelques artistes canterburiens, Robert Wyatt notamment. Pour l'anecdote, signalons que Steve reprend sur ce disque un titre d'Oum Kalsoum.
Peu à peu, Steve devient un spécialiste de la guitare synthé, un domaine assez peu fréquenté dans les années 70. L'amour de l'électronique, déjà, et de l'alliance des sons "naturels" et des sons synthétiques... «Avec le recul, je trouve que c'était un peu un pari perdu d'avance. Si j'utilisais une guitare synthé, c'était pour avoir des sons qu'un synthé ne pouvait pas créer : or, les possibilités de l'engin se résumaient au simple plaisir de piloter avec six cordes des sons que je pouvais jouer avec un clavier. Pas très intéressant, d'autant que le contrôle des notes était difficile». On peut reconnaître Hillage avec sa fidèle Fender Stratoscaster à moitié décapée. Son style planant mais incisif, marqué par l'utilisation de l'écho, est autant influencé par Hendrix ou Jeff Beck que par les inventifs Allemands Michael Rother (NEU!) ou Manuel Göttsching (Ash Ra Temple).
Steve Hillage- Hurdy Gurdy Man (1977)
Les diverses séances de studio n'empêchent pas Steve d'enchaîner sous son nom tournée sur tournée dans toute l'Europe. Fin 1979, fatigué des voyages, Steve décide de s'impliquer à fond dans la production. En 1982, juste avant l'avènement du MIDI, il enregistre et produit un double album solo à la pointe du progrès, "For to next/And not or". Il y utilise une toute nouvelle boîte à rythmes, la Linn Drums, et commande son Prophet 5 avec le séquenceur hardware dédié Sequential Circuits - il chante aussi, et joue de la guitare dans son style inimitable. Un très bel album, où il réussit un mélange sons synthétiques/guitare, programmation/jeu live qui est désormais sa marque de fabrique. «Je suis assez doué pour ça. Cette conception, je l'ai toujours. Un des premiers albums produits par Steve, à la fin des anées 70, est celui de Nik Turner, membre du groupe Hawkwind. Ses bonnes relations avec Richard Branson, le PDG de Virgin, le mènent directement dans le fauteuil de producteur d'un jeune groupe écossais, Simple Minds - il produira "Sons and Fascination" et une partie de "Sister Feelings Calls". «Je suis encore très fier de ces disques, de leur son. Ce n'était pas encore un groupe de stades, mais un groupe de club, plus proche dans le feeling de D.A.F. ou de Neu. À l'époque, on appelait ça "Futurism" - un peu la préfiguration de ce qui allait devenir la techno bien des années plus tard : programmations rythmiques, sons électroniques...».
Rachid Taha & Steve Hillage (a droite)
Virgin France appelle Steve pour produire "Le chant des terres", le second album de Marc Seberg. Passé dire bonjour dans les bureaux de la maison de disques, Steve entend dans le bureau voisin une chanson qui le cloue littéralement sur place... "Qu'est-ce que c'est que ça, c'est super !". Il s'agit du premier maxi de Carte de Séjour, distribué par Virgin. Craquant sur "Saâmou", Steve rencontre le manager du groupe, puis le chanteur, un certain Rachid Taha. Deux ans plus tard, il produit le premier album de Carte de Séjour, puis leurs chemins s'éloignent.
Entretemps, Miquette Giraudy, la compagne de Steve depuis les années Gong, musicienne elle aussi, s'est lancée dans des productions plus dance. Une évolution que suit également Rachid Taha dès son premier album solo, "Barbès", mélange d'influences arabes et de sons synthétiques tout à fait contemporains. Et voilà notre chanteur qui téléphone un beau jour à Steve, lui demandant de produire son prochain disque, dans un style "dance". Hillage ne se fait pas prier, et produit "Rachid Taha", son second album solo, puis "Diwan", une collection de reprises de standards de la musique arabe, reliftés dance.
Passionné de matériel, Steve s'est évidemment jeté sur les premiers séquenceurs, puis sur les ordinateurs musicaux - défricheur absolu dès 1984 avec un système anglais appelé UMI, dont Vince Clarke fut un fervent partisan. «Je n'ai jamais pensé que la musique programmée était inhumaine en soi. La distinction machine/humains, artificiel d'un côté, naturel de l'autre, dance/rock'n'roll me semble complètement infondée. On dit que le jeu d'un musicien est plus naturel, plus "humain" : certes, l'instrumentiste utilise son cerveau et ses muscles pour produire des sons. Son style est donc fait de multiples petits décalages temporels : il est très expressif de jouer au fond du temps sur certains passages, au-devant du temps sur d'autres. Mais si tous les membres d'un groupe jouent ainsi, chacun de leur côté, avec le temps, on n'y comprend plus rien. Il faut une source, une référence... Bref, j'aime la quantisation ! Il faut bien que les choses soient jouées en place pour pouvoir y superposer quelque chose qui n'est "pas en place !».
Construire un groove programmé, et laisser d'excellents musiciens s'exprimer par-dessus. «Je me souviens qu'à mes débuts de guitariste, j'utilisais beaucoup l'écho, qui était devenu une partie prépondérante de mon jeu. Très naturellement, on en vient à jouer au tempo du délai, qui est invariable - autant dire qu'il faut être parfaitement en place, sous peine de récupérer une bouillie musicale infâme entre le son direct et ses répétitions. Pierre Moerlen, le batteur de Gong, qui sortait du Conservatoire de Strasbourg, refusait d'admettre qu'il dérivait progressivement par rapport au timing imposé par la chambre d'écho. "Je t'assure, je joue en place, je sais suivre un tempo quand même !" "Eh non, c'est ma chambre d'écho qui le dit, tu n'es pas en place !". Déjà cette querelle homme/machine, voici 25 ans...».
System 7
1988, C'est l'époque où le projet System 7 se concrétise : annoncé par "Rainbow dome music", un album très électronique sorti au début des années 80, ce projet piloté par Miquette et Steve se propose d'établir un lien entre le psychédélique et les ambiances techno/ambient, en acceptant tous les invités intéressés, DJ, musiciens... «System 7 est quelque chose que nous avons ressenti très naturellement, dès 1987 - combien avons-nous rencontré de DJ's ou de musiciens techno qui nous disaient "Ah, Gong, c'était super, je voudrais bien travailler avec toi !". Je crois que la fusion avec l'époque psychédélique était inévitable. Les outils diffèrent, mais la pensée musicale est très proche. Voilà comment nous nous sommes retrouvés devant nos ordinateurs...
S'il est un genre qui unit très tôt électroniques et rock c'est bien l'ambient. Deux styles musicaux que l'on pourrait croire totalement antagonistes mais qui allaient se découvrir contre toutes attentes de nombreux points communs grâce au psychédélisme, au pouvoir du trip et de l'imagination. Les connaisseurs le savent, c'est Steve Hillage de Gong (entre autre) et le minimaliste planant Terry Riley qui furent les premiers à comprendre à quel point la techno et particulièrement sa face Chill Out, celle qui permettait de se reposer après s'être donné à fond sur les rythmes robotiques, offrait de possibilité et de liberté créative pour peu que l'on dispose des substances adéquates. Le sampling et ses nouvelles machines permettaient également de jouer aisément avec les sons de notre environnement pour créer les paysages sonores que les pionniers psychédéliques rêvaient de réaliser depuis toujours. A l'instar des théories new age et de la réalité virtuelle qui allaient largement fusionner au milieu des années 90, la musique électronique et les babas allaient se rencontrer à la fin des années 80.
System 7 sort un premier single en Août 90, l'album arrivant un an plus tard. Cinq autres suivront, les invitations de concerts se succèdent et Steve a toutes les peines du monde à se réserver un peu de temps sur ses projets de production. Miquette et lui élaborent cette musique à domicile, dans leur home studio. Ils passent à Logic et Logic Audio sur Macintosh à partir de 1994 - logiciel qu'ils utilisent encore aujourd'hui, avec un gros Pro Tools. Voici deux ans, ils décident d'agrandir leur studio et de l'installer hors de leur appartement. Il sert à System 7. Le prochain album de System 7 ne saurait tarder, sur le label que Steve et Miquette créent pour l'occasion.
Le même 30 ans après avec le System 7 (Steve Hillage)
Il n'y a pas que System 7 dans la vie de Steve... Ainsi, l'affaire "1, 2, 3 Soleils" démarre en mai de cette année. L'idée de réunir ces "trois ténors du raï" vient au départ des décideurs de PolyGram : «Une excellente idée, qui tombait juste au bon moment commercialement», reconnaît Steve. Le projet de départ était de créer un nouveau feeling, en combinant tous les éléments appréciés par le public dans le raï, en leur ajoutant une énergie, un punch rendus seulement possibles par les programmations et les machines - ce qui est un peu ma spécialité depuis 25 ans...» Il reçoit la visite du chef d'orchestre égyptien, de l'arrangeur Geoffrey Richard (ex-Penguin Café Orchestra), du joueur d'oud et du percussionniste. Une fois que tout est prêt, tout ce beau monde passe en salle de répétition, et à mesure que la date fatidique se rapproche (26 septembre), tous les intervenants convergent sur Paris. Steve retrouve donc Rachid Taha et fait la connaissance de Khaled et de Faudel. «Rachid n'est pas vraiment un chanteur de raï - je dirais plutôt qu'il est sans aucun doute le seul chanteur de rock arabe au monde ! C'est plus Khaled qui est la personnification même du raÏ. Faudel, lui, a grandi dans cette ambiance raï, mais c'est encore un jeune artiste, "en développement" comme on dit, qui ne tardera pas à créer son propre style».
Le reste est de l'histoire : concert sold out, Bercy archi-complet, et 500.000 albums vendus à ce jour chez Barclay ! «Une partie du succès rencontré provient de ce nouveau son, je suis très fier du résultat.». Steve était sur scène, s'occupant de faire tourner sa programmation très complexe, qu'il pouvait modifier en temps réel . Non content d'improviser ainsi la structure sur certains titres pas trop compliqués (allez faire comprendre, en temps réel et dans le feu de l'action à un orchestre égyptien de 32 musiciens qu'ils doivent rajouter un renvoi à ce qui est écrit sur leur partition !), il donnait des indications visuelles aux musiciens et au chef d'orchestre...
«C'était un événement extraordinaire, très prenant, complètement fou ! À la fin du concert, nous étions tous épuisés, amorphes, vidés. Après quelques jours de détente, il a fallu mixer les bandes, pour le disque et pour la vidéo. J'ai enchaîné sur du studio pour System 7, nous avons donné quelques concerts au Japon, j'ai remixé un groupe anglais du nom de Ozric Tentacles, et nous voilà à Paris pour une semaine !»..
Power Of 7 est, après System 7 et 777, le troisième disque du collectif. Réalisé en 1996, il offre à entendre les pionniers de la techno urbaine telle qu'elle se pratiquait à Detroit, à savoir Derrick May et Carl Craig, deux de ses stars avec Juan Atkins et Kevin Saunderson. Power Of 7 est un megamix qui mélange toutes les influences de l'ex-guitariste : la fluidité de l'ambient environnementale et planante, le beat techno, le psychédélisme et le funk. Voilà un disque important d'un des piliers du rock progressif 70's reconverti producteur visionnaire de la musique électronique.
Merci à Philippe Besombes (scénario) et Alain Etchart (décor).
System 7
Steve Hillage : Solo albums
(1975) Fish Rising
(1976) L
(1977) Motivation Radio
(1978) Green
(1979) Live Herald
(1979) Rainbow Dome Musick
(1979) Open
(1983) For To Next / And Not Or
(1994) BBC Radio 1 Live
(2003) Light in the Sky
(2004) Live at Deeply Vale Festival 1978'
SYSTEM 7 :Studio albums
System 7 (1991)
777 (1993)
Point 3 - Fire Album (1994)
Point 3 - Water Album (1994)
Power of Seven (1996)
Golden Section (1997)
Seventh Wave (2001)
Encantado (2004)
As Mirror System
Mirror System (2006)
[edit] U.S. albums
As 777
777 (1991) U.S. version of the System 7 album
System 7.3: Fire + Water (1995) U.S. release of the two Point 3 albums
[edit] Compilations
System Express (1996)
Mysterious Traveller with Derrick May (2002)
Planet 7 (2006) iTunes-only album
[edit] Live albums
Live Transmissions (2006)
Liens/Links:
http://www.a-wave.com/system7/
http://fernould.club.fr/hillage.html
http://www.planetgong.co.uk/
Publié par
jeanphilippe56
à
12/20/2007 06:19:00 AM
2
commentaires
Libellés : 1 2 3, daevid allen, electric gypsy, electronique, gong, guitare, miquette giraudy, motivation radio, planant, rachid taha, shamal, soleil, space, Steve hillage, synthes, system 7, the orb
The Do majeur "On My Shoulders"
Mais qui sont ces deux personnes venues de nulle part et qui remplissent les salles à chaque fois ? C'est le duo qui excite en ce moment les maisons de disques et fait monter les enchères. Etabli à Paris, The Do, comme do, ré, mi. The Do comme Dan et Olivia. Duo est composé de Dan Levy et de la franco-finlandaise Olivia B. Merilahti, The Do est clairement le groupe qui déchaîne le plus de buzz en ce moment. A leur sujet, une rumeur flatteuse se propage sur MySpace, le site qui a lancé les carrières d'Arcade Fire ou Clap Your Hands Say Yeah.
Tout le monde en parle alors que leur album "A Mouthful" ne sortira qu’en janvier prochain. The Do, c'est le groupe, et "On My Shoulders", le titre de la chouette chanson qui accompagne la nouvelle pub pour les cahiers Oxford. « A Mouthful », il faut bien le dire, c’est l’exact opposé d’un album porté par un unique single. Album ovni, album concept mais surtout album magique et enchanteur du début à la fin avec comme fil conducteur la voix pure et somptueuse d’Olivia magnifiée par les arrangements clinquants. Oscillant entre folk et rock, leur univers musical pourrait ressembler à Blonde redhead, Nina Persson des Cardigans ou Joanna Newsom. The do c’est l’univers de Dan qui rencontre celui d’Olivia et qui existe a travers leurs différences. La recherche de sonorités nouvelles dans un cadre de chansons en anglais et en finnois.
http://www.le-hiboo.com/
Comment en effet ne pas tomber sous le charme de ces chansons portées par la voix aigue sidérante de beauté d'Olivia et par son jeu de guitare aussi basique que direct ? Dès le premier morceau, on a très envie de danser comme Dan Levy, c'est à dire comme un techtonicoide surexité. Et oui, la musique de The Do parle aux sens, elle peut produire un effet violemment sexuel, avant d'emmener dans un voyage chimerique ou une ballade dans un univers franchement opposé. Outre le génial single "On my shoulders", The Do a dans sa besace un repertoire imparable, qu'il s'oriente vers la pop radiophonique, le rock barré ou la chanson finnoise. Du rock au folk, à la pop ou au hip-hop, influences variées, allant du classique, au rap, en passant par le pop-rock (les Beatles, Jimi Hendrix,Björk) et surtout le jazz (Monk, Coltrane, Ella Fitzgerald ...).
Ils se sont rencontrés, en 2005 alors qu’ils travaillaient ensemble sur la bande originale du film, "l’Empire des Loups"… Depuis ils n’ont pas arrêté de faire de la musique, ont composé ensemble les b.o des longs métrages "The Passenger" et "Camping", et crée The Do. C’est depuis leur page Myspace et les quelques concerts qu’ils ont fait depuis février que le buzz s’est emparé d’eux, radios, journaux, internet… Alors que leur album ne sort que le 14 janvier 2008. Attendons avant de nous prononcer et allons les rencontrer partout en France à partir du 29 janvier 2008.
Finalement il n’y a pas que le Père Noël en Finlande.
La pub Oxford qui les a fait connaître "On my Shoulders"
Album : The Do - "A Mouthful" (Cinq 7 / Discograph )
(sortie le 14 janvier 2008)
http://www.myspace.com/thedoband
Publié par
jeanphilippe56
à
12/20/2007 01:49:00 AM
1 commentaires
Libellés : a mouthful, dan levy, eva popov, maroquinerie, myspace, olivia merilahti, on shoulders, oxford, paris, the do, transmusicales
mercredi 19 décembre 2007
Chromeo : les nouveaux rois du fonk !
Loin d'etre au niveau d'Earth Wind & Fire, Prince ou Kool & the Gang, voila les nouveaux rois du fonck ! Ils sont un duo de pop 80, comme Hall and Oates, ils ont le groove de Michael Jackson, époque Off The Wall, ajouté au funk de Parliament et au talk box de Zapp.
Chromeo est un projet montréalais de dance 80/funk, mené par la petite voix de Dave 1, le chanteur , et complété par les rythmes de danse instantanés et les synthés contagieux de Pee Thugg, le gangsta arabe qui décrit sa musique comme du «smooth bubble pop». Le deuxième album de Chromeo, Fancy Footwork, est une dose de sucre en poudre à mettre dans son stéréo pour danser toute la nuit et qui fait gigoter à coup sûr.
Rare alliance arabe/juif réussie de l'histoire de la Soul, Chromeo se veut un prodigieux mariage de synthétiseur vintage clinquant, boîtes à rythmes infatigables et textes romantiques urbains. Structures accrocheuses, refrains inoubliables, solos de guitares déraisonnables, leurs couplages des plus déments enfantent un funk sophistiqué et violent. Un pastiche des années 1980 plus ironique qu'anachronique, remixé en autres par Trevor Jackson et DFA. Sur les planches, les deux virtuoses montréalais offrent une performance «plus marrante que d'être contraint par Rick James à fumer du crack avec un revolver sur la tempe», suggèrent-ils. La citation en dit long, trop long...
Ils ont commencé par fonder Audio Research, l'un des meilleurs labels de hip-hop actuels, signent DJ Craze, Obscure Disorder, D-Styles et DJ Serious, puis forment Chromeo, histoire de renouer avec le son de Prince... A leur actif: 2 maxis electro-funk dévastateurs: Needy Girl sur Turbo Recordings (le label de Tiga), remixé par James Murphy, et You're so Gangsta sur Fabergé Records, remixé celui-ci par Playgroup, sans oublier des mixes, dont certains réalisés par A-Trak, frère de Dave One, l'un des membres de Chromeo... Le premier album de Chromeo, She’s in Control, sort en 2004, suivi de ce Fancy Footwork (2007).
Chromeo - Bonafide lovin'
Avec cet album, le funk est de retour, mélangé à tout ce que les synthés ont permis de faire depuis cette époque : disco, new wave, électro... Composé par Dave One (le Dave One présent sur l'album de Karlito, "Contenu Sous Pression", et frangin d'A-Trak) et Pee Thug, mixé par Zdar (le Zdar de Cassius, Motorbass... l'acolyte de Boom Bass, l'ex-compagnon de route d'MC Solaar...), l'album est un concentré de musiques électroniques, avec une franche pointe de French touch. Ce qui peut se comprendre à moitié, quand on sait que Chromeo vient de Montréal.
Malgré les affiliations multiples des protagonistes, on sent parfois que le duo veut sonner comme du Prince vintage, mais c'est peut-être là qu'ils atteignent leurs limites, notamment au chant. "Fancy Footwork" reste néanmoins un très bon album, beaucoup plus digeste qu'une bonne partie de ce que la scène électro nous a donné récemment. Ce sont majoritairement 2 voix qui se répondent : un bonhomme contre une voix bidouillée au vocoder et d’autres effets bizarres. Ca reflète finalement tout le CD, le rétro funky contre les sons ultra actuels qui avait déjà charmé entre autres DJ Mehdi, et mené au duo "I am somebody". Du bling bling, du funky, des guitares électro... Tout l’album se joue sur le même thème. "FancyFootWork" et ses touches mélodiques, déjà remixé par des grands noms de l’electro qui bounce et qui cogne comme Yuksek.
DJ MEHDI and CHROMEO - I AM SOMEBODY
Il faut bien reconnaître que Chromeo n'avait jusqu'ici rien produit de raisonnablement bandant pour que l'on puisse s'y attarder un tant soit peu. Seul le soutien de son facétieux compatriote Tiga intriguait et forçait donc à jeter une oreille plus sérieuse sur cette paire de gays lurons passablement dérangés. Sans rien révolutionner (il ne manquerait plus que ça), She's In Control est parti puiser dans les beats synthétiques d'un Prince encore sapé en porte-jarretelles et chantant des chansons à la gloire des plaisirs solitaires, et dans les basses et vocoders putassiers d'un Roger Troutman . Un rien funky et sale, donc. Chromeo donne sans prétention,... mais avec suffisamment de brio dans la référence tout en conservant une identité bien marquée. D'autant que ces deux mordus d'electro passéiste n'ont pas oublié d'y adjoindre un brin de perversion.
Ce duo électronique québécois pourrait-il devenir aussi connu qu'Arcade Fire hors du Québec? C'est un des paris que fait la formation montréalaise Ce second album du duo confirme ce que "Needy Gril" sur le premier album "She's In Control" laissait prédire : ils sont là pour vous faire danser, avec des bombes ultra-rythmées définitivement actuelles !
Selon Pee Thugg, le public devrait mettre son cerveau à off pour apprécier Chromeo. «Réfléchissez pas à qu’est-ce qui veut dire quoi. Est-ce que c’est supposé être drôle? Est-ce que c’est supposé être sérieux? Est-ce qu’ils sont ironiques? Quand y fait un solo de guitare à la Bon Jovi, c’est-tu sérieux, c’est-tu une joke? Faites juste arrêter de penser, pis, si c’est bon, dansez, pis si vous aimez pas ça, fermez la radio, that’s it!»(avec l'accent..).
Album : Chromeo - "Fancy footwork" ( V2 Music / Warner Music France )
www.myspace.com/yu/chromeo
www.chromeo.net
Publié par
jeanphilippe56
à
12/19/2007 03:01:00 PM
1 commentaires
Libellés : audio research, chromeo, danse, danser, dave fridmann, disco, dj mehdi, fancy footwork, fonk, funk, montreal, pee thugg, prince, soul, syntes, tga, time control
mardi 18 décembre 2007
MGMT et son album "Oracular Spectacular", comme dirait Public Enemy "Don’t Believe the Hype" !
Armé d'un contrat signé avec la maison de disques Columbia, Mgmt (se prononce management) nous vient de Brooklyn avec une musique que le groupe décrit entre autres comme world country? ou mystic future seventies?. Un premier album intitulé Oracular Spectacular a débarqué sur notre planète fin septembre. Pour se mettre dans l'ambiance sachez qu'il a été produit par Dave Fridmann (The Flaming Lips, Mercury Rev) et que le groupe a tourné en compagnie de Of Montreal aux États-Unis en octobre.
Pendant plus de 3 ans, ce groupe de New York a tenté, sans grand succès, de créer des vagues en dehors du circuit underground de leur ville. Malgré tout, cette année, le duo a réussi à décrocher un contrat chez Columbia et créer un album intitulé Oracular Spectacular. Ce disque est un véritable ticket vers un monde où le génie de Bowie est meilleur ami avec celui de The Sleepy Jackson. Sous une pluie de synthétiseurs, la merveilleuse pièce Kids se présente comme un hymne à la jeunesse et invite les gens à retomber en enfance. Sur Time to Pretend, le rêve de Rock’n’Roll Star des frères Gallagher est représenté par le désir de s’enfuir en France , baiser des modèles , sniffer de la coke et bien sur, vivre rapidement et mourir jeune. L’album propose une production qui propose à l’auditeur de se fondre à un environnement où chaque instrument est en parfaite symbiose. Guitares acoustiques se marient à des effets de moog austères sur Of Moons, Birds and Monsters et basse consistante à une rythmique disco sur Electric Feel. D’ailleurs, cette dernière aurait pu charmer n’importe quel nez poudré au Studio 54 en 1977 ! Avec cet album, Management présente plusieurs facettes musicales qui portent à croire qu’il aura un avenir prometteur en dehors de Brooklyn. De plus, les multiples couches de sons assurent des écoutes qui réservent toujours des surprises. Si Public Enemy a déjà proclamé “ Don’t Believe the Hype”,cette fois-ci croyez-y!
Pas forcémment convaincu par le single "Time To Pretend" mais totalement accro à cette chanson dansante et un peu adolescente, extraite de l'album, qui s'intitule "Electric Feel".
Quand j'arrêterai de l'écouter en boucle, peut etre aurais je plus de discernement...
MGMT - "Electric Feel" (
Album : Mgmt - Oracular Spectacular ( Columbia/Sony/BMG )
http://whoismgmt.com
http://www.myspace.com/mgmt
Publié par
jeanphilippe56
à
12/18/2007 12:39:00 AM
2
commentaires
Libellés : brooklyn, columbia, dave fridmann, electric feel, management, Mgmt, New York, oracular, pretend, specular, time control
lundi 17 décembre 2007
Yeasayer : Talking Heads meets Animal Collective
La prochaine grosse sensation New Yorkaise, ce sont eux. Le quatuor Yeasayer décrit sa musique sur myspace comme "world", nous parlerons plutôt d’un folk hybride, tribal, incantatoire, une fusion nucléaire entre les Talking Heads, TV on the Radio, the rapture et Animal Collective. Fermez les yeux, inspirez un grand coup et poussez le son...
Leur premier single "2080″/"Sunrise" (en téléchargement gratuit) plaçait la barre sensorielle très haut. Leur premier album, All Hour Cymbals, qui est sorti début novembre chez Monitor Records est tout simplement un ovni. Une chose est certaine, Animal Collective ne doit plus se sentir isolé dans son quartier de Brooklyn depuis que les excentriques Yeasayer s’y sont installés. Tout d’abord parce que Yeasayer joue sa musique sans le moindre cynisme ou second degré. Résultat : un son fascinant et ultra-personnel, à la lisière du Talking Heads de « Remain In Light », des Bee Gees et des Eagles. Ensuite parce que, 2007 ayant été l’année d’Animal Collective, à travers « All Hour Cymbals » rejaillit l’importance de ce groupe sur tout un pan de la pop contemporaine – et sur les mystérieux et tribaux« Sunrise » ou « Forgiveness » notamment. Enfin, parce qu’avec des tubes aux mélodies et structures aussi bluffantes que « 2080 », ou « No Need To Worry », Yeasayer peut mettre à l’amende tous les ricaneurs de la Terre : ces morceaux sont une manière de continuité avec ce que faisaient leurs ancêtres newyorkais de Talkings heads ou les so british Genesis. Rythmique folklorique (celte, orientale ?) sur Germs, chœurs d’intro gospel et batterie tribale sur Sunrise, synthés apocalyptiques sur Wait for the Wintertime, infimes détails empruntés à la musique ethnique, clochettes qui tintinnabulent...
Le guitariste ressemble à un paysan vénézuélien qui vient de découvrir Pink Floyd. Le batteur joue sur une batterie électronique, les tempes rasées. Le bassiste a dû être congelé en 1982 et réveillé pour l’occasion : épais cheveux frisés en catogan, une mèche tombant sur un débardeur rouge transparent, un jean à la Agassi remonté au mollet sur une jambe, et une façon de mettre son torse en avant lors des choeurs qui rappelle une époque où l’excès était règle. Le chanteur est peut-être le plus sobre, mais il est également le plus habité. Avec sa barbe courte, il chante comme on prêche, entre incantation et transe intérieure.
J’écoute Yeasayer et j’ai comme un petit malaise. Ce groupe me met en contradiction : leur attitude me donnerait presque envie de rire, leur musique ressemble à tout les dérivés grand public du prog-rock que je ne supporterais pas d’écouter sur Europe 2, mais je suis saisi par leur ferveur et leur puissance. Quand le batteur tape une fois sur son drum kit, il en sort une espèce de solo ridicule. Leurs choeurs sont à la fois trop et juste assez pour nous transporter. Yeasayer prend des éléments que nous aimions haïr et réussit à les pousser assez loin pour qu’ils nous transportent. Bref, ils sont déroutants. Bref, ils sont puissants. Yeasayer crée une musique impulsive, sauvage, indomptée. Comme pour décrire cette sensation de tsunami sonique qui vient de balayer nos esgourdes. Ecoutez ce disque, écoutez-le bien
yeasayer "wait for the summer" 12/15/07
(helas cette video est pourrie mais je n'ai pas trouvé de clip officiel, sorry)
Album : YEASAYER - All your cymbals ( Monitor / We are free records ) novembre 2007
http://www.myspace.com/yeasayer
Publié par
jeanphilippe56
à
12/17/2007 10:43:00 PM
0
commentaires
Libellés : 2080, all, animal collective, cymbals, New York, radio, sunrise, talking heads, tribal, tv, yeasayer
Palmares 2007 (non-exhaustif, forcement... et avec parti pris... ) des sorties de disques selon Foufou net
1 - Animal Collective - Strawberry Jam ( Domino / Pias )
2 - Tusia Beridze - The Other ( Max Ernst / EAN )
3 - LCD Soundsystem - Sound of Silver ( EMI / Labels )
4 - !!! ( Chk Chk Chk) - Myth Takes ( Warp / Discograph )
5 - Donna Regina - More ( La Baleine )
6 - Chloé - The Waiting Room ( Kill The DJ / Nocturne )
7 - Architecture in Helsinki - Places Like This (Tailem Bend / Cooperative Music)
8 - The Fiery Furnaces - Widow City - ( Thrill Jockey Records/Pias )
9 - Me'shell Ndeogeocello - The World Has Made me the Man of my Dreams ( EmArcy / Universal jazz )
10 - Ween - La Cucaracha - (Schnitzel / Chocodog / Pias)
11 - Hiromi Uehara - Time Control ( Telarc / Socadisc )
12 - Just Jack - Overtones ( Mercury / Universal )
13 - Simian Mobile Disco - Attack Decay Sustain Release ( Wichita / V2 )
14 - Kanye West - Graduation - ( Roc-A-Fella Records / Universal )
15 - Yeasayer - All your cymbals ( Monitor )
16 - Justice - † ( Ed Banger / Because )
17 - Erik Truffaz Quartet - Arkhangelsk (EMI)
18 - James Delleck - Le Cri du Papillon ( Tot ou Tard / Warner )
19 - The Cinematic Orchestra - Ma Fleur ( Ninja Tune/Pias )
20 - Little Dragon - Little Dragon ( Peacefrog / Parlophone / EMI )
Publié par
jeanphilippe56
à
12/17/2007 08:56:00 PM
0
commentaires
Libellés : 2007, cd, classement, disques, favoris, palmares, parution, preferes, referendum, sorties

.jpg)