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samedi 29 mars 2008

Jamie Lidell : nouvel album "Jim", du groove chez Warp

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Le nouvel album de Jamie Lidell tombe a pic pour faire suite a l'article sur les nouvelles diva de la soul d'aujourd'hui. Jamie Lidell est un homme-orchestre à lui tout seul. Après avoir été la moitié du groupe électro-funk Super_Collider, il surprend tout le monde avec un deuxième album solo semblant tout droit sorti des studios Motown ou Atlantic. Il y fait une démonstration de talent digne de l’âge d’or de la musique noire, bifurquant sans vergogne de la soul au funk en passant par l’afro-jazz ou le disco. Pour la peine, il gagne des comparaisons inévitables avec des artistes comme Otis Redding, Marvin Gaye, Prince ou encore le grand Sly Stone. Deux ans après son dernier album "Multiply", le pilier du label Warp, sort son nouvel album, "Jim"
Avec "Jim", qu’on dirait tout droit sorti des studios Motown, Jamie Lidell s'est attaqué à un monument du groove : la soul des années 1960 et 1970. Ceux qui connaissent le live explosif de Lidell (au micro et aux machines, il fabrique toutes ses boucles en direct) seront au premier abord déconcertés par le classicisme de cet album. Piégé par une créativité débordante mais brouillonne, il a sollicité les services des Canadiens Mocky et Gonzales pour la canaliser. Le résultat, soyeux mais sans chichi, ressemble à un écrin pour sa voix de crooner.

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Ce Britannique volubile s'est longtemps chauffé sur scène, pour parvenir à ce rôle de beat box humaine qui a depuis fait de lui un ami de Gonzales autant qu'un performer attachant. En live, sa posture a quelque chose de vertigineux, toujours à mi-chemin entre samplers et micro filtrant des vocalises dignes de Prince, Otis Redding ou encore Mike Patton à leurs heures les plus folles.
Son avant dernier album "Multiply" s'avèrait bien plus qu'un simple témoignage discographique des capacités clownesques et pulmonaires avec lesquelles Jamie divertit le public. "Multiply" possèdait un son chaud, palpable et tenu, qui démontrait que ce ne sont pas seulement les particularités vocales de James Brown et Stevie Wonder qui inspirent Jamie Lidell, mais également la manière dont leurs meilleurs disques furent produits. Moins ostensible et traditionnel que Jamiroquai, plus inventif dans ses pirouettes que Mike Skinner de The Streets, Jamie développe un style personnel et assuré qui portait "Multiply" au-delà du gadget, vers une sorte de classicisme r'n'b reformulé.
"Jim" dépasse largement le pastiche et l'hommage aux monstres afro-américains par sa personnalité, son style, et surtout un groove affolant, celui d'un Anglais blanc au chant assuré, sensible et nuancé. Au-delà donc de toutes préoccupations de crédibilité, ce disque, en multipliant les astuces de production et les bonnes idées discrètes au service des chansons apporte, en plus d'un franc bonheur quotidien, une contradiction aux préjugés sur la génération électronique dont peut souffrir Warp : non, chez Warp, on ne se réfugie pas systématiquement derrière les derniers plugins tapageurs. Ici, la substance des morceaux n'est pas éclipsée par des artefacts technologiques, mais bel et bien mise en valeur par une production rafraîchissante. Aucun rapport n'existe entre Muddlin Gear, son premier album, Multiply et Jim. Ce qui est plus étonnant encore, c’est que J.Lidell sorte ce disque sur Warp qui n’avait pas pour habitude de lorgner vers ce genre-là.


Jamie Lidell - LIttle Bit of Feel Good
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Le nouveau disque soul du très élégant Jamie Lidell sortira le 29 avril sur Warp. Il sera précédé du single Little Bit Of Feel Good le 14 avril et d'une tournée française qui le verra passer par Bordeaux le 15 (à la Rock School Barbey), Paris le 16 (Nouveau Casino), Lyon le 17 (La Peniche Marquise), Nantes le 18 (Olympic) et Lille le 19 (Maison Folie Moulin).

Album : Jamie Lidell - "Jim" ( Warp records)

http://www.myspace.com/jamielidell
http://www.jamielidell.com/

dimanche 9 mars 2008

Chrome Hoof - Quand Tex Avery fait du funk et du metal !

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Opéra hardrock ? Performance artistico-médiévale ? Terrorisme musical ? Machine à faire entrer en transe ? Difficile de définir le projet défendu par les frérots Leo et Milo et leur bande, qui nous en mettent plein les tympans et les mirettes. En découvrant les influences de Chrome Hoof, à savoir Slayer et Black Sabbath, on s'attend à des riffs chauffés à blanc, un batteur martelant violemment ses fûts et un chanteur chevelu et barbu hurlant comme un enragé. Au lieu de ça, on se retrouve face à une dizaine de guignols habillés en peignoirs façon aluminium. Les Londoniens ne sont pas sur la Lune, ils sont sur une autre planète pas encore découverte mais on n’a rien vu de tels depuis les plus beaux délires visuels de Funkadelic ou Parliament, tout droit sortie d’une série de science-fiction des années 70.
C'est le projet disco funk metal de Leo Smee, le bassiste du groupe doom Cathedral (si, si, vous lisez bien !). Originalement bâti autour d'un duo avec son frère Milo, Chrome Hoof, s'est finalement transformé en orchestre pour moines futuristes allumés et funky. Le binôme s’est fixé pour mission de s'affranchir des dogmes metal, de brouiller les pistes entre des genres musicaux a priori disparates. Une sorte de cirque Barnum au carrefour improbable entre Sunn O))) et Parliament, Magma et ESG, Black Sabbath et Tex Avery, Hawkwind et Daft Punk.

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Une bande de joyeux jobards accoutrés de toges à paillettes parmi lesquels on trouve la siphonné Lola Olafisoye des excellents Spektrum. Pas moins d'une vingtaine de musiciens donc, trompettes, saxophones, tubas, percussions diverses et bien sûr basse, guitare, batterie, mais aussi synthétiseurs et effets électroniques analogiques pour un Pre-Emptive False Rapture complètement halluciné tentant follement l'hybridation du jazz mutant et futuriste de Sun Ra avec les B.O. bizarres des Italiens de Goblin, le punk funk d'ESG, le P-funk de Parliament Funkadelic et le hard rock mystique de Black Sabbath. D'un humour constant, leur musique résulte de cette approche limitrophe, quasi-schizophrénique dans sa démultiplication bluffante des styles, tout en ruptures de tons abrupts, en excitants méandres progressifs et en choeurs baroques, jamais avare de sections rythmiques complexes, de louvoiements alien-jazz à la Sun Ra et de scintillements electrofunk. On croit entendre une symphonie martienne savamment démantibulée ? Fausse piste, l'orchestration est brisée la seconde d'après par une tornade doom-metal, qui raccroche aussi subitement le wagon disco avec une aisance et une jubilation tellement palpable qu'elle ne s'enferre jamais dans le ridicule ni le kitsch ampoulé auxquels elle pourrait s'exposer, ce qui est en soit un miracle. N'est pas l'orchestre du Splendid qui veut.
“Pre-Emptive False Rapture” est une sorte d’odyssée (de l'espace) pleine de bravoure, de moments d’héroïsme, de musiques venues d’une autre époque, d’un autre monde qu’on imagine pas très beau à voir, mais sûrement intéressant à visiter. Les fans de Mike Patton devraient trouver ici leur bonheur tant le brassage est innovant. Dès les premières notes lancées, la machine est en route, et tout ce que Chrome Hoof nous fait traverser ne semble avoir de lien avec ce qui vient de se passer, ni avec ce qui va se passer. Les ambiances psychédéliques et très brumeuses donnent le ton à des tirades de schizophrénie furieuse, des gouffres effrayants, des évolutions aux rythmiques funky obsédantes ou encore des passages rock très entraînants et légers. La musique de Chrome Hoof ondule bêtement (au bon sens du terme), de références en références, d’instruments en instruments (synthé, cuivres, guitare, basse, et bien d’autres) générant un vortex dont la compréhension même n’a plus forcément grand sens au final. Tour à tour grand huit et train fantôme, vaudeville et film d'horreur, rugissements doom et vélocité disco-funk .

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Impossible de savoir ce qu’il va se passer de chanson en chanson, ou même de riff en riff, sur cet album. On commence en grandes pompes avec une introduction inquiétante ("Nordic Curse") pour enchaîner sur du funk délirant digne de Parliament ou des tous premiers Red Hot Chili Peppers ("Tonyte"). La voix n’arrive qu’après de longs instants (très dansants, cela dit), alors qu’on se demandait presque si l’album n’allait pas être entièrement instrumental.
L’album de cette troupe de musiciens, chanteurs et danseurs costumés fait s’alterner des morceaux speedés et rythmés (le tonic “Tonyte”), invite des cuivres hystériques (“Circus 9000”), nous plonge dans de sanglantes épopées (“Moss Covered Obelisk”). Chrome Hoof, c'est comme un hommage à l'ambiance des années 70, entre Funkadelic et Iron Maiden. Autant métal que funk, pas plus électro que mathrock, les morceaux sont construits sur des structures rythmiques déroutantes et ne seraient pas dépareillés dans The Rocky Horror Picture Show. On enchaîne avec des gros riffs lourds à la Black Sabbath agrémentés de synthés ou orgues, voire de cuivres bien gras, mêlés à des ambiances planantes ou déprimantes. Inutile sans doute de décrire l’album pas à pas, tant la description in extenso noircirait des pages illisibles.
Plébiscité aussi bien par les kids enamourés de Justice et Klaxons (avec qui ils ont dernièrement partagé l'affiche) que par les mélomanes assoiffés de musiques aventureuses et les metalleux purs et durs. Il faut dire que visuellement, l'orchestre mastodonte met le paquet. Spectacle à part entière, qualifié d' « electro doom space ritual », Chrome Hoof est attifé sur scène de toges à paillettes et de masques médiévaux futuristes, entourés d'une armada de danseurs, d'une chanteuse glam (Lola Olafisoye, intermittente du groupe Spektrum) et d'une garnison de mages-musiciens, cuivres et cordes tendus, prêts à en découdre avec leurs amplis. Cerise sur le gâteau, une immense créature démoniaque surgirait parfois dans la salle... On n'avait pas vu un tel déchaînement visuel et sonore depuis les bacchanales industrielles de Crash Worship ou les shows graveleux des Butthole Surfers. A interpréter ses cabrioles musicales spectaculaires, Chrome Hoof fait l’effet de n’appartenir à rien, ni au passé, ni au présent, encore moins au futur, ni à une scène particulière. Encore une fois, peu importe de toute manière, Chrome Hoof intéressera qui voudra bien s’y intéresser, a priori des gens plutôt ouverts à toutes les musiques expérimentales, des curieux naïfs, et autres allumés de la consommation musicale. "pre emptive false rapture" est un disque impossible à noter, encore que son résultat défile sans accrocs et soit interprété sans failles, pour la simple et bonne raison qu’il s’inscrit dans tout et rien à la fois, que tout référentiel qui pourrait le régir est aussitôt brouillé après réflexion, et si vous êtes curieux donc, n’hésitez pas.

Voici quelques extraits de concerts glanés sur youtube, helas il n'existe pas encore de clip officiel, juste pour l'ambiance....





Chrome Hoof At ATP 2008 3 video
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Album - Chrome Hoof - "Pre-emptive false rapture"

http://www.blogger.com/www.myspace.com/chromehoof
http://www.chromehoof.com/


Petit etat des lieux du Metal d'aujourd'hui.....

Dernièrement, ce milieu pourtant connu pour son conservatisme se laisse aller à quelques expériences. Les Norvégiens de Next Life associent sonorité de jeux vidéos et Death Metal. Les Américains de Sunn O))) font du metal au valium. Et le death metal électro de KILLL, un autre groupe norvégien, a des accents de free jazz.

Les membres de KILLL ne s’arrêtent pas à l’univers metal. Are, par exemple, est artiste plasticien. Erlend, le guitariste, a joué avec JR Ewing, un groupe pop. Matrin, le batteur, joue avec Jaga, un groupe de jazz. D’ailleurs, les instruments de Are ne sont pas tous spécifiquement metal. Certains sont utilisés par les DJs de musique trance. KILLL ne sort jamais d’albums. Pour les écouter, il faut aller au concert. Leur spectacle, à base de lumière stroboscopique, vaut d’ailleurs le déplacement. Le stroboscope est la marque de fabrique des concerts de KILLL. La lumière et la musique fonctionnent de manière interdépendante. Par exemple, quand le son est plus noisy, les couleurs deviennent plus vives. L’idée du groupe, c’est de créer son propre habillage acoustique et visuel, pour se démarquer des gesticulations sataniques des autres groupes de metal.

Les uns se shootent au speed, les autres marchent au valium. Le rock metal au ralenti de Sunn O))), un groupe californien, a un effet apaisant sur le rythme cardiaque. Ils font incontestablement partie de l’avant-garde du metal expérimental, et pas uniquement aux USA. Sur scène, Greg Anderson et Stephen O’Malley, les deux maîtres de cérémonie, portent des soutanes de moines. Et même lors des interviews, ils préférent ne pas être reconnus. D’une part parce qu’ils sont timides, d’autre part parce que le mystère fait partie de leur image de marque. Ils conçoivent leur musique comme un massage de la tête aux pieds.
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Un effet que Sunn O))) obtient en connectant des amplis en cascade et grâce à des fréquences basses et des techniques de distorsion. Le résultat s’appelle « Drone Metal » : un son profond qui se modifie progressivement. Le nom du groupe, Sunn O))), vient d’un modèle d’amplificateur des années 80. En live, Sunn O))) joue de préférence avec des amis musiciens. Par souci de cohérence visuelle, tout le monde est en soutane. C’est leur uniforme. L’attention du public doit se concentrer sur la musique.

Les uns s’amusent avec les ondes sonores, les autres préfèrent jouer à la playstation. Le duo Next Life se compose de Hai Nguyen, un fou d’informatique, et son copain Trond. Ils assemblent les sons d’anciens jeux vidéo avec du metal. Le résultat s’appelle du gameboy-deathmetal. Les concerts de Next Life sont un hommage inconditionnel et extatique au metal. Physiquement, c’est épuisant, et leurs spectacles ne durent jamais plus qu’un quart d’heure. Next Life utilise de préférence les bruitages des jeux vidéos d’avant 1995. L’éventail de sonorités est assez réduit et, surtout, les sons n’ont pas la netteté des jeux vidéo d’aujourd’hui.
Rassurez-vous, le fan de metal « old school » n’est pas mort. Mais le milieu s’ouvre enfin à d’autres sons. Et l’essentiel, c’est qu’on soit d’accord sur les fondamentaux. Que ce soit au ralenti ou en accéléré, avec la crinière ou la barbichette, les metallers ont tous un cœur de metal qui bat très fort.

Albums :

Electric Violence (2006) de Next Life
chez Cock Rock Disco.

Altar (2006) de Sunn O)))
chez Southern Lord



http://www.killl.org/
http://www.sunnborisaltar.com/
http://www.electricdungeon.org/

jeudi 21 février 2008

Cloclo - Chantons dans la baignoire les reprises delirantes de Kenzo Saeki (compil Made in Japan)


Cloclo, revival made Japan: Lundi au soleil par Kenzo Saeki
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Kenzo Saeki "L’homme a la tête de sushi", est un drôle d’énergumène et l'un un des chouchous de la nouvelle pop japonaise qui a choisi comme croisade de démolir les ancêtres de la pop frenchy des sixties avec une prédilection pour les morceaux de Gainsbourg, Nino Ferrer, Dutronc et tout recemment Claude François. Veste en cuir jaune collant à la peau, bonnet noir avec un sushi géant en peluche accroché, ombrelle rougeoyante ou casquette soviétique ou faux sabre, ce gay jap ne craint ni le kitsch ni le mauvais goût. Il le revendiquerait même.

Né à Chiba au Japon ce jeune chanteur-producteur-compositeur commence sa carrière à la fin des années 80 au sein du groupe « Halmens » et contribue à deux albums aujourd’hui cultes ! L’année suivante, il compose pour Maki Nomya (des légendaires Pizzicato Five, soit le plus grand groupe japonais souvent comparé à Telephone dans un autre style musical). Kenzo composera ainsi pas moins de 600 chansons pour les plus grands artistes du Japon !

En 1986, Kenzo Saeki devient le chanteur d’un groupe (Perl Bros) avec lequel il signera 8 albums, tous disques d’or !

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Dans le même temps, il est l’instigateur de nombreux festivals et surtout le principal organisateur d’évènements autour d’artistes français comme Serge Gainsbourg… et continue de produire de nombreux artistes (en 1999, il enregistre et produit près de 100 groupes sur 7 jours – parmi lesquels Todd Rungren – dans une sorte de marathon musical jamais égalé à ce jour !).

Toujours à l’avant-garde musical, liant sa passion pour la chanson française et un sens inné des arrangements, Kenzo réuni finalement ses nouvelles versions de superbes titres de Nino Ferrer, Serge Gainsbourg au sein d’un album étonnant (dont quelques extraits comme « le poinçonneur des lilas » figurent déjà sur des compilations lounge très hip comme « Villa Mogador »,etc.) garni de douze titres concoctés dans les plus grands studios de Tokyo (albums "Camembert & Sushi" - Virgin - 2005 - une compil’ de reprises de chansons françaises par des groupes japonais et "l'homme a la tete de sushi" - IDL - 2003 )


La jeune scène française n’est pas la seule à rendre hommage à Claude François pour le trentième anniversaire de sa disparition : au pays du soleil levant, douze artistes venus de Tokyo et Osaka, et issus de la nouvelle scène nippone, ont travaillé pendant un an pour célébrer son répertoire… dans la langue des Manga !

Douze de ses titres les plus connus, parmi lesquels « Chanson populaire », « Le Lundi au soleil », « My Way » ou « Le Chanteur Malheureux » sont réunis dans un « best of » peu commun qui sortira fin mars 2008 en France et au Japon.


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Tracklisting...

CHANSON POPULAIRE performed by TOAST GIRLS
CETTE ANNEE LA performed by ANOTOKI - YMCK
LE LUNDI AU SOLEIL performed by KENZO SAEKI
COMME D'HABITUDE performed by PECOMBO
JE VAIS A RIO performed by CHELUCY
IL FAIT BEAU, IL FAIT BON performed by BUDO - GRAPE
LE CHANTEUR MALHEUREUX performed by TETSURO KASHIBUCHI
Y'A LE PRINTEMPS QUI CHANTE performed by ASAHI GENIUS
MY WAY performed by FANTASYS CORE
MAIS QUAND LE MATIN performed by LES CAPPUCCINO
MAGNOLIAS FOR EVER performed by KENZO SAEKI & CLUB JE T'AIME
ALEXANDRIE ALEXANDRA performed by ELEKTEL FEATURING KIYONORI MATSUO

"Made in Japan"
Sortie française & japonaise: fin mars 2008
Sawasdee / FGL music

mercredi 19 décembre 2007

Chromeo : les nouveaux rois du fonk !

Loin d'etre au niveau d'Earth Wind & Fire, Prince ou Kool & the Gang, voila les nouveaux rois du fonck ! Ils sont un duo de pop 80, comme Hall and Oates, ils ont le groove de Michael Jackson, époque Off The Wall, ajouté au funk de Parliament et au talk box de Zapp.

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Chromeo est un projet montréalais de dance 80/funk, mené par la petite voix de Dave 1, le chanteur , et complété par les rythmes de danse instantanés et les synthés contagieux de Pee Thugg, le gangsta arabe qui décrit sa musique comme du «smooth bubble pop». Le deuxième album de Chromeo, Fancy Footwork, est une dose de sucre en poudre à mettre dans son stéréo pour danser toute la nuit et qui fait gigoter à coup sûr.

Rare alliance arabe/juif réussie de l'histoire de la Soul, Chromeo se veut un prodigieux mariage de synthétiseur vintage clinquant, boîtes à rythmes infatigables et textes romantiques urbains. Structures accrocheuses, refrains inoubliables, solos de guitares déraisonnables, leurs couplages des plus déments enfantent un funk sophistiqué et violent. Un pastiche des années 1980 plus ironique qu'anachronique, remixé en autres par Trevor Jackson et DFA. Sur les planches, les deux virtuoses montréalais offrent une performance «plus marrante que d'être contraint par Rick James à fumer du crack avec un revolver sur la tempe», suggèrent-ils. La citation en dit long, trop long...

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Ils ont commencé par fonder Audio Research, l'un des meilleurs labels de hip-hop actuels, signent DJ Craze, Obscure Disorder, D-Styles et DJ Serious, puis forment Chromeo, histoire de renouer avec le son de Prince... A leur actif: 2 maxis electro-funk dévastateurs: Needy Girl sur Turbo Recordings (le label de Tiga), remixé par James Murphy, et You're so Gangsta sur Fabergé Records, remixé celui-ci par Playgroup, sans oublier des mixes, dont certains réalisés par A-Trak, frère de Dave One, l'un des membres de Chromeo... Le premier album de Chromeo, She’s in Control, sort en 2004, suivi de ce Fancy Footwork (2007).



Chromeo - Bonafide lovin'


Avec cet album, le funk est de retour, mélangé à tout ce que les synthés ont permis de faire depuis cette époque : disco, new wave, électro... Composé par Dave One (le Dave One présent sur l'album de Karlito, "Contenu Sous Pression", et frangin d'A-Trak) et Pee Thug, mixé par Zdar (le Zdar de Cassius, Motorbass... l'acolyte de Boom Bass, l'ex-compagnon de route d'MC Solaar...), l'album est un concentré de musiques électroniques, avec une franche pointe de French touch. Ce qui peut se comprendre à moitié, quand on sait que Chromeo vient de Montréal.
Malgré les affiliations multiples des protagonistes, on sent parfois que le duo veut sonner comme du Prince vintage, mais c'est peut-être là qu'ils atteignent leurs limites, notamment au chant. "Fancy Footwork" reste néanmoins un très bon album, beaucoup plus digeste qu'une bonne partie de ce que la scène électro nous a donné récemment. Ce sont majoritairement 2 voix qui se répondent : un bonhomme contre une voix bidouillée au vocoder et d’autres effets bizarres. Ca reflète finalement tout le CD, le rétro funky contre les sons ultra actuels qui avait déjà charmé entre autres DJ Mehdi, et mené au duo "I am somebody". Du bling bling, du funky, des guitares électro... Tout l’album se joue sur le même thème. "FancyFootWork" et ses touches mélodiques, déjà remixé par des grands noms de l’electro qui bounce et qui cogne comme Yuksek.



DJ MEHDI and CHROMEO - I AM SOMEBODY


Il faut bien reconnaître que Chromeo n'avait jusqu'ici rien produit de raisonnablement bandant pour que l'on puisse s'y attarder un tant soit peu. Seul le soutien de son facétieux compatriote Tiga intriguait et forçait donc à jeter une oreille plus sérieuse sur cette paire de gays lurons passablement dérangés. Sans rien révolutionner (il ne manquerait plus que ça), She's In Control est parti puiser dans les beats synthétiques d'un Prince encore sapé en porte-jarretelles et chantant des chansons à la gloire des plaisirs solitaires, et dans les basses et vocoders putassiers d'un Roger Troutman . Un rien funky et sale, donc. Chromeo donne sans prétention,... mais avec suffisamment de brio dans la référence tout en conservant une identité bien marquée. D'autant que ces deux mordus d'electro passéiste n'ont pas oublié d'y adjoindre un brin de perversion.

Ce duo électronique québécois pourrait-il devenir aussi connu qu'Arcade Fire hors du Québec? C'est un des paris que fait la formation montréalaise Ce second album du duo confirme ce que "Needy Gril" sur le premier album "She's In Control" laissait prédire : ils sont là pour vous faire danser, avec des bombes ultra-rythmées définitivement actuelles !
Selon Pee Thugg, le public devrait mettre son cerveau à off pour apprécier Chromeo. «Réfléchissez pas à qu’est-ce qui veut dire quoi. Est-ce que c’est supposé être drôle? Est-ce que c’est supposé être sérieux? Est-ce qu’ils sont ironiques? Quand y fait un solo de guitare à la Bon Jovi, c’est-tu sérieux, c’est-tu une joke? Faites juste arrêter de penser, pis, si c’est bon, dansez, pis si vous aimez pas ça, fermez la radio, that’s it!»(avec l'accent..).

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Album : Chromeo - "Fancy footwork" ( V2 Music / Warner Music France )

www.myspace.com/yu/chromeo
www.chromeo.net