La prochaine grosse sensation New Yorkaise, ce sont eux. Le quatuor Yeasayer décrit sa musique sur myspace comme "world", nous parlerons plutôt d’un folk hybride, tribal, incantatoire, une fusion nucléaire entre les Talking Heads, TV on the Radio, the rapture et Animal Collective. Fermez les yeux, inspirez un grand coup et poussez le son...
Leur premier single "2080″/"Sunrise" (en téléchargement gratuit) plaçait la barre sensorielle très haut. Leur premier album, All Hour Cymbals, qui est sorti début novembre chez Monitor Records est tout simplement un ovni. Une chose est certaine, Animal Collective ne doit plus se sentir isolé dans son quartier de Brooklyn depuis que les excentriques Yeasayer s’y sont installés. Tout d’abord parce que Yeasayer joue sa musique sans le moindre cynisme ou second degré. Résultat : un son fascinant et ultra-personnel, à la lisière du Talking Heads de « Remain In Light », des Bee Gees et des Eagles. Ensuite parce que, 2007 ayant été l’année d’Animal Collective, à travers « All Hour Cymbals » rejaillit l’importance de ce groupe sur tout un pan de la pop contemporaine – et sur les mystérieux et tribaux« Sunrise » ou « Forgiveness » notamment. Enfin, parce qu’avec des tubes aux mélodies et structures aussi bluffantes que « 2080 », ou « No Need To Worry », Yeasayer peut mettre à l’amende tous les ricaneurs de la Terre : ces morceaux sont une manière de continuité avec ce que faisaient leurs ancêtres newyorkais de Talkings heads ou les so british Genesis. Rythmique folklorique (celte, orientale ?) sur Germs, chœurs d’intro gospel et batterie tribale sur Sunrise, synthés apocalyptiques sur Wait for the Wintertime, infimes détails empruntés à la musique ethnique, clochettes qui tintinnabulent...
Le guitariste ressemble à un paysan vénézuélien qui vient de découvrir Pink Floyd. Le batteur joue sur une batterie électronique, les tempes rasées. Le bassiste a dû être congelé en 1982 et réveillé pour l’occasion : épais cheveux frisés en catogan, une mèche tombant sur un débardeur rouge transparent, un jean à la Agassi remonté au mollet sur une jambe, et une façon de mettre son torse en avant lors des choeurs qui rappelle une époque où l’excès était règle. Le chanteur est peut-être le plus sobre, mais il est également le plus habité. Avec sa barbe courte, il chante comme on prêche, entre incantation et transe intérieure.
J’écoute Yeasayer et j’ai comme un petit malaise. Ce groupe me met en contradiction : leur attitude me donnerait presque envie de rire, leur musique ressemble à tout les dérivés grand public du prog-rock que je ne supporterais pas d’écouter sur Europe 2, mais je suis saisi par leur ferveur et leur puissance. Quand le batteur tape une fois sur son drum kit, il en sort une espèce de solo ridicule. Leurs choeurs sont à la fois trop et juste assez pour nous transporter. Yeasayer prend des éléments que nous aimions haïr et réussit à les pousser assez loin pour qu’ils nous transportent. Bref, ils sont déroutants. Bref, ils sont puissants. Yeasayer crée une musique impulsive, sauvage, indomptée. Comme pour décrire cette sensation de tsunami sonique qui vient de balayer nos esgourdes. Ecoutez ce disque, écoutez-le bien
yeasayer "wait for the summer" 12/15/07
(helas cette video est pourrie mais je n'ai pas trouvé de clip officiel, sorry)
Album : YEASAYER - All your cymbals ( Monitor / We are free records ) novembre 2007
http://www.myspace.com/yeasayer
lundi 17 décembre 2007
Yeasayer : Talking Heads meets Animal Collective
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jeanphilippe56
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12/17/2007 10:43:00 PM
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Libellés : 2080, all, animal collective, cymbals, New York, radio, sunrise, talking heads, tribal, tv, yeasayer
Palmares 2007 (non-exhaustif, forcement... et avec parti pris... ) des sorties de disques selon Foufou net
1 - Animal Collective - Strawberry Jam ( Domino / Pias )
2 - Tusia Beridze - The Other ( Max Ernst / EAN )
3 - LCD Soundsystem - Sound of Silver ( EMI / Labels )
4 - !!! ( Chk Chk Chk) - Myth Takes ( Warp / Discograph )
5 - Donna Regina - More ( La Baleine )
6 - Chloé - The Waiting Room ( Kill The DJ / Nocturne )
7 - Architecture in Helsinki - Places Like This (Tailem Bend / Cooperative Music)
8 - The Fiery Furnaces - Widow City - ( Thrill Jockey Records/Pias )
9 - Me'shell Ndeogeocello - The World Has Made me the Man of my Dreams ( EmArcy / Universal jazz )
10 - Ween - La Cucaracha - (Schnitzel / Chocodog / Pias)
11 - Hiromi Uehara - Time Control ( Telarc / Socadisc )
12 - Just Jack - Overtones ( Mercury / Universal )
13 - Simian Mobile Disco - Attack Decay Sustain Release ( Wichita / V2 )
14 - Kanye West - Graduation - ( Roc-A-Fella Records / Universal )
15 - Yeasayer - All your cymbals ( Monitor )
16 - Justice - † ( Ed Banger / Because )
17 - Erik Truffaz Quartet - Arkhangelsk (EMI)
18 - James Delleck - Le Cri du Papillon ( Tot ou Tard / Warner )
19 - The Cinematic Orchestra - Ma Fleur ( Ninja Tune/Pias )
20 - Little Dragon - Little Dragon ( Peacefrog / Parlophone / EMI )
Publié par
jeanphilippe56
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12/17/2007 08:56:00 PM
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Libellés : 2007, cd, classement, disques, favoris, palmares, parution, preferes, referendum, sorties
Hiromi Uehara : retour au jazz couillu
La pianiste Hiromi Uehara pourrait bien devenir la prochaine sensation de la planète jazz.
Pianiste hallucinante, Hiromi Uehara a de quoi nous surprendre : une technique époustouflante, un sens du rythme et une énergie incroyable. Elle fait preuve de subtilité dans les morceaux plus détendus et sait aussi s’effacer pour laisser aux musiciens qui l’accompagnent toute latitude pour s’exprimer en trio, en quartette ou quintet. Tout en s’inscrivant dans la tradition du jazz, sa musique, pimentée d’originalité, dévoile une personnalité très affirmée.
Hiromi Uehara, en plus d'être jolie comme tout, développe une fusion incroyable avec son piano ! Par instants, on dirait Amhad Jamal... en japonaise ! La jeune femme a commencé à jouer du piano classique à six ans. Deux ans plus tard, elle découvre le jazz et commence dès lors à improviser et à composer. Avant d'arriver aux States, elle traînait déjà une jolie feuille de route derrière elle. Parmi les faits saillants, on compte des jingles tv pour Nissan, une performance avec le Czech Philharmonic de Tchécoslovaquie et même un jam avec Chick Corea lors d'un concert à Tokyo. "J'aime le défi. J'aime rencontrer les situations les plus difficiles possible. C'est à ce moment-là que je suis à mon meilleur", dit-elle. Si Hiromi attire de plus en plus l'attention sur elle, c'est non seulement pour la qualité et l'originalité de sa musique, mais aussi pour ses impressionnantes performances. À preuve, la vidéo qu'on peut visionner. La jeune femme joue avec fougue, passion et énergie. "La meilleure place pour jouer de la musique, c'est sur scène. Je joue de la musique parce que je peux jouer sur une scène. C'est comme une communion, dit-elle au bout du fil. Je reçois l'énergie du public et leur retransmet."
Return To Kung Fu - Hiromi Uehara (une tuerie !)
La flamboyante pianiste de 28 ans mêle allégrement le jazz, le classique, le rock, le funk et même le punk. Originaire du Japon, Hiromi a déménagé aux États-Unis en 1999 pour poursuivre son cheminement musical "là où ça se passe", comme on dit. Après avoir fureté à travers différents programmes, elle choisit celui du Berklee College of Music de Boston pour se consacrer à la composition jazz. Elle y rencontre son mentor, le bassiste de jazz Richard Evans, qui coproduit son premier album, Another Mind, vendu à 100 000 exemplaires et désigné "album jazz de l'année" dans son pays d'origine. Elle lance ensuite un second album, intitulé Brain.
Vient ensuite le 3eme album "spiral". En fait, l'oeuvre n'est plus du tout dans le même esprit que les précédentes. On sent un très grande maturité, maturité sensiblement amorcée avec 'Brain' par rapport à 'Another Mind'. C'est très intimiste. Il y a moins d'élans et beaucoup plus de réserve. La virtuosité est un peu plus contenue et laisse plus de place au travail orchestral. C'est une oeuvre à mon avis plus difficile. Alors qu'elle est maintenant présentée comme étant un prodige du monde du jazz, Hiromi ne cesse de séduire et d'épater par sa technique, son agilité et son énergie. Avec du nouveau matériel en poche et un nouvel album intitulé "Time Control", Hiromi montera sur scène en formation trio afin de faire découvrir son style unique et son talent indéniable. Laissant transparaître ses émotions à travers son œuvre, Hiromi repousse les limites toujours plus loin et multiplie les prouesses. Hiromi Uehara est une pianiste hypersensible, au courant de tout autour d'elle alors quand elle joue. Pendant un concert, un téléphone cellulaire a sonné, elle a rapidement joué un accord fondé sur la sonnerie pour faciliter l'interruption, et à diminuer l'embarras pour le délinquant...
Contrairement aux trois précédents albums, "Time Control" est un effort collectif, ce qui explique sa parution sous le nom de Hiromi’s Sonicbloom, entité regroupant ses acolytes, le bassiste anglais Tony Grey et le batteur slovaque Martin Valihora, et incluant la participation du versatile guitariste David Fiuczynski.
Hiromi Uehara a hypnotisé la communauté de jazz américaine. Son style unique offre une musique contemporaine, qui tire ses influences de Bach, Franz Liszt et Oscar Peterson, allant du jazz progressif au jazz acoustique. Jamais coup de pied au cul au Jazz n'aura été aussi grâcieux. Ce p'tit bout de femme, mignonne en diable en plus, qui fait des trucs incroyables avec son synthé et son piano à queue, son doigté magnifique, son toucher supraluminique, sa pêche hallucinante, ses petites minauderies , son jeu sexy, ses oeillades harmoniques... ferait se damner bien des jazzmen passés et presents....Je me prend a rever d'une formation composée d'Hiromi et de Benoit Wideman, aux claviers, de Christian Vander a la batterie et de Janik Top a la basse.....hummmmmmmm !
XYZ - Hiromi Uehara
Album : Hiromi Uehara - "Time Control" - Telarc / Socadisc
http://www.hiromimusic.com/
http://www.myspace.com/hiromimusic
"La vie ressemble beaucoup au jazz. Elle est plus belle quand on improvise" Gershwin
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jeanphilippe56
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12/17/2007 07:40:00 AM
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Libellés : amhad jamal, another mind, belle, brain, chick corea, hiromi uehara, impressionnant, japonaise, jazzanova, martin valihora, pianiste, piano, spiral, synthes, time control, tony grey, trio
vendredi 14 décembre 2007
miou miou: les valseurs
Miou Miou est le nom d'un groupe tchèque qui a choisi de chanter presqu'exclusivement en francais.
Formé en 2003, ce délicieux sextet oscille entre pop, chanson et bossa, le tout porté par la voix fort agréable et de la diction exotique de la chanteuse Karolina Dytrtova. Miou Miou a déjà sorti un mini-lp ("Six chants pour les chats", Purrr 2004), un single ("360") , et en avril dernier un premier album intitulé "La la grande finale" (Piper records) qui commence à faire frissonner la blogosphère ici et là.
Miou Miou * A l'été de la Saint-Martin '68
Miou miou - rendre temps
Elle est toute menue, toute frêle, elle a des cheveux dont la couleur est très proche de la comédienne française dont le groupe a pris le nom. Karolina Dytrtova est la chanteuse du groupe tchèque Miou Miou, et chante dans la langue de Molière. Rencontre et découverte.
C'est vrai que quand on la voit pour la première fois, elle fait un peu penser à Miou Miou, et quand on le lui dit, ça la fait rire, un peu gênée. Il paraît qu'on ne lui a jamais fait la réflexion :
« Le nom du groupe, c'est en effet d'après cette comédienne. Bon, elle n'est pas au courant du tout, ça fait deux ans qu'on se dit qu'on va lui écrire une lettre pour lui dire, mais on ne l'a encore jamais fait... Quand on cherchait un nom pour le groupe, plusieurs idées ont été suggérées. On a choisi cette variante. Un des membres du groupe était au ciné, il a vu des affiches avec marqué en grand 'miou-miou'. En plus nous avons une poétique très liée aux chats, donc miou-miou, c'est un peu comme miau miau. »
En effet, le style de musique, la voix de Karolina, la pochette des albums et les paroles des chansons, sont douces et sucrées, tant et si bien qu'on les croirait sorties d'une pochette pleine de bonbons et de friandises. Les textes et la musique de Miou Miou, c'est comme une vieille armoire d'une maison à la campagne, où s'entasseraient de vieux jouets, une pomme desséchée, des journaux jaunis et des crayons de couleurs. Pour Karolina Dytrtova, les compositions du groupe, c'est avant tout du jeu, les textes sont ludiques, mais forcément, c'est un univers qui ne plaît pas toujours à tout le monde :
« Peut-être que pour certains, cela peut sembler trop enfantin, mais moi j'ai toujours beaucoup aimé le dadaïsme. Les textes sont créés de manière différente. La plupart du temps, les idées viennent en tchèque, et après nous traduisons le texte en français. On s'entoure toujours de quelqu'un, un natif, qui nous aide à le faire, pour que cela veuille dire quelque chose en français, on part quand même du tchèque. »
Karolina Dytrtova se dit fan de Keren Ann et de Françoise Hardy pour citer ses inspirations françaises, ou encore Suzanne Vega, et elle est surtout un inconditionnelle du Grand Serge. Gainsbarre bien sûr. Un peu surprenant sans doute, car ses chansons à lui, si elles étaient ludiques également, jouaient évidemment sur un univers bien plus provocateur !
La jeune chanteuse reconnaît qu'ils ont choisi eux-mêmes le nom de leur musique : « pop expérimentale », histoire qu'on sache comment les désigner. S'ils n'ont pas joué en France, pour l'instant, ils aimeraient bien. En tout cas, leur musique est appréciée hors Tchéquie... notamment au Japon, où ils ont sorti une version remasterisée du dernier album La Grande Finale.
« En fait, mon français a grandi et évolué avec le groupe. Je ne me sens toujours pas très à l'aise pour parler, et ça me donne beaucoup de travail quand je dois écrire les textes en français. Et pourquoi avoir choisi le français ? Parce que c'est une langue qui nous semble très ludique. Il y a beaucoup de nuances. Ça va avec notre musique, c'est donc venu tout seul, et puis bien sûr ça nous plaît. »
Album : Miou Miou - "La la grande finale" / (Piper records)
http://myspace.com/mioumiou
http://www.miou-miou.cz/
http://www.piperrecords.cz/
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jeanphilippe56
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12/14/2007 02:41:00 PM
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Libellés : chants, chats, grande finale, karolina dytrtova, miou miou, piper records, purrr, tcheque, tchequie
Donna Regina, melancolies d'hiver
"More", deja le dixieme album pour Donna Jannsen alias Donna Regina. Jannsen parce que monsieur du meme nom est son mari, et en fait, Donna Regina est le nom d'un duo, originaire de Cologne, découvert en France en 1999 avec leur album "A quiet week in the house" (Karaoke Kalk).
Murmurées, chuchotées, susurrées, incarnées du bout des lèvres, les chansons de Donna Regina ne se dévoilent effectivement pas sur un claquement de doigt. Loin d’être tapageuses ou exhibitionnistes, elles ont besoin de silence et d’attention pour se faire entendre. Entre easy listening, house, bossa et délices wilsoniens, cet album est une surprise d'innocence.
Dans le passé, Donna à croisè les clubbers sur le dancefloor, grâce à d’habiles remixes signés par les Allemands Isolée ou Michael Mayer (Kompakt). Le génial et avisé Matthew Herbert, chef de file d’une techno à visage humain et nourrie de sons concrets, est, tombé sous le charmes.En 1996, il sort un maxi de Donna Regina sur son label.
Ce couple préfère définitivement l’intimité à la surexposition, la confection pointilleuse à la production industrielle. A l’écart de toute scène formelle, ils s’amusent depuis une dizaine d’années à réaliser des ravissants et romantiques courts-métrages sonores, des vignettes magiques et mystérieuses comme des films de vacances abandonnés sur la plage. Ils en demeurent d’ailleurs les seuls acteurs puisque, autour de la voix craquante et mutine de Regina (elle a été hôtesse de l’air !), son mari manie avec délicatesse machines, clavier, guitare (parfois hawaïenne).
Depuis 1999, leur aventure désintéressée et élégante est définitivement entrée dans le domaine public (merci encore à Matthew Herbert pour son lobbying). En effet, si le groupe respecte les fondamentaux de la pop, il ne laisse pas un quelconque passéisme refroidir ses élans et rétrécir son horizon musical. La force de « A quiet week in the house » et des deux albums qui l’ont suivi, « Northern Classic » (2002) et « Late » (2003), vient de l’apparente simplicité des compositions et des arrangements et More ne deroge pas a la regle.
Donna Regina - Why
Donna Regina - Blue (Happy without you)
album : Donna Regina "More" - Editeur :LA BALEINE
Genre :TECHNO, ELECTRO
http://www.myspace.com/karaokekalk
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jeanphilippe56
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12/14/2007 02:08:00 PM
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José Gonzalez: ha, on est bien Tintin !
Comme son nom ne l’indique pas, José Gonzalez, est suédois d'origine argentine, (ne pas confondre avec "l'autre" Gonzales, agitateur electro-punk-performer-canadien et de qui on attend incessement sous peu un nouvel opus). José Gonzales a parcouru le monde suite au succès de son premier album "Veener", qui s'est écoulé à 700'000 exemplaires.
Il est de retour avec "In Our Nature", qui déploie les mêmes qualités que son premier opus, c'est-à-dire des compositions de folk dépouillées, fausement simplistes avec une voix profonde. Toujours en Harmonie avec sa guitare afin d'en retirer avec délicatesse le maximum. José Gonzales nous entraîne dans un monde dans lequel un homme réussit avec sa guitare à faire jaillir les émotions par la seul force de sa personnalité. C’est un type qui en évoque toujours un autre, sans jamais se perdre. Tout à la fois Nick Drake et Baden Powell, Donovan et Caetano Veloso, Chet Baker et Vinicius Cantuaria, ce rêve de sono mondiale et de métissages se revendiquant de Joao Gilberto et du Cubain Silvio Rodriguez, Little Dragon ou Björn Olsson, déjoue la classification. José Gonzalez continue de se hisser parmi les grands noms du monde prolifique de la Folk.
José Gonzales est sans doute l’inconnu le plus célèbre du monde de la musique. Ca en jette, non, pour un mec qui fait du folk minimaliste. Et cela ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin avec cet album brillant qui prouve une nouvelle fois toute l’étendue de son talent. Ce guitariste acoustique, exilé à Gothenburg s'est taillé un joli succès l'année passée avec l'hypnotique "Heartbeat"(reprise du groupe suédois The Knife); une ballade solitaire diffusée sur une réclame télévisée (pub Sony Bravia).
Le charme d’ In Our Nature, c’est d’abord l’honnêteté et la sincérité musicales qui s’en dégagent. Sans aucun artifice, si ce n’est quelques légers effets sur la voix et claquements de mains, José Gonzalez confirme son goût pour la simplicité de l’association guitare/chant. La tonalité suave et magnétique de sa voix glisse sur des arpèges lumineux qui sonnent avec plénitude et légèreté. Pourtant l’ambiance organique, empreinte de solitude et de nostalgie, reste omniprésente tout au long de l’écoute de cet album et trouve son point d’orgue avec l’émouvant morceau de clôture "Cycling trivialitie".
Jose Gonzalez-heartbeats (sony bravia advert)
Son style a une touche introuvable sur d’autres productions, revisitant Kylie Minogue, Springsteen, Bronski Beat ou Joy Division. Une note un tantinet rétro mais pas trop, parfois mélancolique sans pour autant basculer dans la lourdeur. Il y a quelque chose de profond dans ce qu’il exprime mais on ne sais pas forcément quoi et c’est très bien ainsi. Sa musique vous fait réfléchir puis elle vous transforme avant de vous transporter vers son univers sans pour autant vous y faire entrer de plein pied, par pudeur sans doute. Quel talent et quelle chance de savoir qu’un tel artiste existe.
De la même manière que Verneer, enregistré à demeure à Göteborg, ce nouvel objet boisé pour le label electro londonien Peacefrog évolue avec trois fois rien : un chant, une guitare en picking, quelques percus et un orgue au détour d’une relecture contrastée de Massive Attack (Teardrop). Verneer pouvait s’entendre «vénère», comme expression de la révolte. In Our Nature , faux disque en apesanteur new age , creuse le sillon d’un retour aux racines du folk. Woodie Guthrie, un de ses plus vifs représentants, disait de sa guitare : «Cette machine tue les fascistes.» Il y a de cela dans la douceur en trompe-l’œil de José González : une révolte sous tension contre les dogmatismes.
José Gonzalez, “Teardrop”
"In our nature" dans l'ensemble c'est un peu comme cette chanson, le même sentiment de lévitation. Alors arrêtons nous un moment sur ces compositions pour respirer un grand coup, apprécier le calme et la sérénité de ce folk sans prétention, ce chant modeste sur une guitare sèche, ces quelques accords rudimentaires et dépouillé. Le suédois José Gonzáles arrive à maintenir l’attention sur la globalité de son deuxième disque, malgré les apparences candides de la première écoute, si et seulement si, vous êtes sensible à une musique frugal et sans maquillage, être un espèce de campagnard comme moi. À l’heure des quêtes infinies de nouveaux effets électro-accoustiques dernier cri, de l’ultime innovation musicale en date, la simplicité d’In Our Nature est à la fois touchante, reposante et déculpabilisante. Alors pourquoi ne pas simplement se laisser séduire par la beauté d’une mélodie ?
José Gonzalez - Storm - la blogotheque
Album : Jose Gonzales "In our Nature" - Peacefrog/Discograph 2007
http://www.jose-gonzalez.com/
http://www.blogotheque.net/concertaemporter/
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jeanphilippe56
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12/14/2007 01:08:00 PM
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Gen Bailey, realisatrice de charme (videos)
Voici quelques videos que j'apprecie particulierement. Elles sont toutes realisées par Gen Bailey et elles ont toute cette "touch" particuliere et indefinissable qui font toute leur magie...
Gen Bailey
Peggy Sue and the Pirates - The New Song
Miou Miou - A l´été de la Saint-Martin ´68
Eva Popov - Where Does Life Go? Music Video By Gen Bailey
Simon Moore - The Army Of The Soldier Crabs
Nick Huggins - The Movie We Made
Alice Sings the Petterson Songbook - "POSH"
The Rumours - Video by Gen Bailey and Jarrah Gurrie
http://www.genbailey.com/
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=91487454
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jeanphilippe56
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12/14/2007 10:19:00 AM
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