La pianiste Hiromi Uehara pourrait bien devenir la prochaine sensation de la planète jazz.
Pianiste hallucinante, Hiromi Uehara a de quoi nous surprendre : une technique époustouflante, un sens du rythme et une énergie incroyable. Elle fait preuve de subtilité dans les morceaux plus détendus et sait aussi s’effacer pour laisser aux musiciens qui l’accompagnent toute latitude pour s’exprimer en trio, en quartette ou quintet. Tout en s’inscrivant dans la tradition du jazz, sa musique, pimentée d’originalité, dévoile une personnalité très affirmée.
Hiromi Uehara, en plus d'être jolie comme tout, développe une fusion incroyable avec son piano ! Par instants, on dirait Amhad Jamal... en japonaise ! La jeune femme a commencé à jouer du piano classique à six ans. Deux ans plus tard, elle découvre le jazz et commence dès lors à improviser et à composer. Avant d'arriver aux States, elle traînait déjà une jolie feuille de route derrière elle. Parmi les faits saillants, on compte des jingles tv pour Nissan, une performance avec le Czech Philharmonic de Tchécoslovaquie et même un jam avec Chick Corea lors d'un concert à Tokyo. "J'aime le défi. J'aime rencontrer les situations les plus difficiles possible. C'est à ce moment-là que je suis à mon meilleur", dit-elle. Si Hiromi attire de plus en plus l'attention sur elle, c'est non seulement pour la qualité et l'originalité de sa musique, mais aussi pour ses impressionnantes performances. À preuve, la vidéo qu'on peut visionner. La jeune femme joue avec fougue, passion et énergie. "La meilleure place pour jouer de la musique, c'est sur scène. Je joue de la musique parce que je peux jouer sur une scène. C'est comme une communion, dit-elle au bout du fil. Je reçois l'énergie du public et leur retransmet."
Return To Kung Fu - Hiromi Uehara (une tuerie !)
La flamboyante pianiste de 28 ans mêle allégrement le jazz, le classique, le rock, le funk et même le punk. Originaire du Japon, Hiromi a déménagé aux États-Unis en 1999 pour poursuivre son cheminement musical "là où ça se passe", comme on dit. Après avoir fureté à travers différents programmes, elle choisit celui du Berklee College of Music de Boston pour se consacrer à la composition jazz. Elle y rencontre son mentor, le bassiste de jazz Richard Evans, qui coproduit son premier album, Another Mind, vendu à 100 000 exemplaires et désigné "album jazz de l'année" dans son pays d'origine. Elle lance ensuite un second album, intitulé Brain.
Vient ensuite le 3eme album "spiral". En fait, l'oeuvre n'est plus du tout dans le même esprit que les précédentes. On sent un très grande maturité, maturité sensiblement amorcée avec 'Brain' par rapport à 'Another Mind'. C'est très intimiste. Il y a moins d'élans et beaucoup plus de réserve. La virtuosité est un peu plus contenue et laisse plus de place au travail orchestral. C'est une oeuvre à mon avis plus difficile. Alors qu'elle est maintenant présentée comme étant un prodige du monde du jazz, Hiromi ne cesse de séduire et d'épater par sa technique, son agilité et son énergie. Avec du nouveau matériel en poche et un nouvel album intitulé "Time Control", Hiromi montera sur scène en formation trio afin de faire découvrir son style unique et son talent indéniable. Laissant transparaître ses émotions à travers son œuvre, Hiromi repousse les limites toujours plus loin et multiplie les prouesses. Hiromi Uehara est une pianiste hypersensible, au courant de tout autour d'elle alors quand elle joue. Pendant un concert, un téléphone cellulaire a sonné, elle a rapidement joué un accord fondé sur la sonnerie pour faciliter l'interruption, et à diminuer l'embarras pour le délinquant...
Contrairement aux trois précédents albums, "Time Control" est un effort collectif, ce qui explique sa parution sous le nom de Hiromi’s Sonicbloom, entité regroupant ses acolytes, le bassiste anglais Tony Grey et le batteur slovaque Martin Valihora, et incluant la participation du versatile guitariste David Fiuczynski.
Hiromi Uehara a hypnotisé la communauté de jazz américaine. Son style unique offre une musique contemporaine, qui tire ses influences de Bach, Franz Liszt et Oscar Peterson, allant du jazz progressif au jazz acoustique. Jamais coup de pied au cul au Jazz n'aura été aussi grâcieux. Ce p'tit bout de femme, mignonne en diable en plus, qui fait des trucs incroyables avec son synthé et son piano à queue, son doigté magnifique, son toucher supraluminique, sa pêche hallucinante, ses petites minauderies , son jeu sexy, ses oeillades harmoniques... ferait se damner bien des jazzmen passés et presents....Je me prend a rever d'une formation composée d'Hiromi et de Benoit Wideman, aux claviers, de Christian Vander a la batterie et de Janik Top a la basse.....hummmmmmmm !
XYZ - Hiromi Uehara
Album : Hiromi Uehara - "Time Control" - Telarc / Socadisc
http://www.hiromimusic.com/
http://www.myspace.com/hiromimusic
"La vie ressemble beaucoup au jazz. Elle est plus belle quand on improvise" Gershwin
lundi 17 décembre 2007
Hiromi Uehara : retour au jazz couillu
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jeanphilippe56
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12/17/2007 07:40:00 AM
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vendredi 14 décembre 2007
miou miou: les valseurs
Miou Miou est le nom d'un groupe tchèque qui a choisi de chanter presqu'exclusivement en francais.
Formé en 2003, ce délicieux sextet oscille entre pop, chanson et bossa, le tout porté par la voix fort agréable et de la diction exotique de la chanteuse Karolina Dytrtova. Miou Miou a déjà sorti un mini-lp ("Six chants pour les chats", Purrr 2004), un single ("360") , et en avril dernier un premier album intitulé "La la grande finale" (Piper records) qui commence à faire frissonner la blogosphère ici et là.
Miou Miou * A l'été de la Saint-Martin '68
Miou miou - rendre temps
Elle est toute menue, toute frêle, elle a des cheveux dont la couleur est très proche de la comédienne française dont le groupe a pris le nom. Karolina Dytrtova est la chanteuse du groupe tchèque Miou Miou, et chante dans la langue de Molière. Rencontre et découverte.
C'est vrai que quand on la voit pour la première fois, elle fait un peu penser à Miou Miou, et quand on le lui dit, ça la fait rire, un peu gênée. Il paraît qu'on ne lui a jamais fait la réflexion :
« Le nom du groupe, c'est en effet d'après cette comédienne. Bon, elle n'est pas au courant du tout, ça fait deux ans qu'on se dit qu'on va lui écrire une lettre pour lui dire, mais on ne l'a encore jamais fait... Quand on cherchait un nom pour le groupe, plusieurs idées ont été suggérées. On a choisi cette variante. Un des membres du groupe était au ciné, il a vu des affiches avec marqué en grand 'miou-miou'. En plus nous avons une poétique très liée aux chats, donc miou-miou, c'est un peu comme miau miau. »
En effet, le style de musique, la voix de Karolina, la pochette des albums et les paroles des chansons, sont douces et sucrées, tant et si bien qu'on les croirait sorties d'une pochette pleine de bonbons et de friandises. Les textes et la musique de Miou Miou, c'est comme une vieille armoire d'une maison à la campagne, où s'entasseraient de vieux jouets, une pomme desséchée, des journaux jaunis et des crayons de couleurs. Pour Karolina Dytrtova, les compositions du groupe, c'est avant tout du jeu, les textes sont ludiques, mais forcément, c'est un univers qui ne plaît pas toujours à tout le monde :
« Peut-être que pour certains, cela peut sembler trop enfantin, mais moi j'ai toujours beaucoup aimé le dadaïsme. Les textes sont créés de manière différente. La plupart du temps, les idées viennent en tchèque, et après nous traduisons le texte en français. On s'entoure toujours de quelqu'un, un natif, qui nous aide à le faire, pour que cela veuille dire quelque chose en français, on part quand même du tchèque. »
Karolina Dytrtova se dit fan de Keren Ann et de Françoise Hardy pour citer ses inspirations françaises, ou encore Suzanne Vega, et elle est surtout un inconditionnelle du Grand Serge. Gainsbarre bien sûr. Un peu surprenant sans doute, car ses chansons à lui, si elles étaient ludiques également, jouaient évidemment sur un univers bien plus provocateur !
La jeune chanteuse reconnaît qu'ils ont choisi eux-mêmes le nom de leur musique : « pop expérimentale », histoire qu'on sache comment les désigner. S'ils n'ont pas joué en France, pour l'instant, ils aimeraient bien. En tout cas, leur musique est appréciée hors Tchéquie... notamment au Japon, où ils ont sorti une version remasterisée du dernier album La Grande Finale.
« En fait, mon français a grandi et évolué avec le groupe. Je ne me sens toujours pas très à l'aise pour parler, et ça me donne beaucoup de travail quand je dois écrire les textes en français. Et pourquoi avoir choisi le français ? Parce que c'est une langue qui nous semble très ludique. Il y a beaucoup de nuances. Ça va avec notre musique, c'est donc venu tout seul, et puis bien sûr ça nous plaît. »
Album : Miou Miou - "La la grande finale" / (Piper records)
http://myspace.com/mioumiou
http://www.miou-miou.cz/
http://www.piperrecords.cz/
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jeanphilippe56
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12/14/2007 02:41:00 PM
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Donna Regina, melancolies d'hiver
"More", deja le dixieme album pour Donna Jannsen alias Donna Regina. Jannsen parce que monsieur du meme nom est son mari, et en fait, Donna Regina est le nom d'un duo, originaire de Cologne, découvert en France en 1999 avec leur album "A quiet week in the house" (Karaoke Kalk).
Murmurées, chuchotées, susurrées, incarnées du bout des lèvres, les chansons de Donna Regina ne se dévoilent effectivement pas sur un claquement de doigt. Loin d’être tapageuses ou exhibitionnistes, elles ont besoin de silence et d’attention pour se faire entendre. Entre easy listening, house, bossa et délices wilsoniens, cet album est une surprise d'innocence.
Dans le passé, Donna à croisè les clubbers sur le dancefloor, grâce à d’habiles remixes signés par les Allemands Isolée ou Michael Mayer (Kompakt). Le génial et avisé Matthew Herbert, chef de file d’une techno à visage humain et nourrie de sons concrets, est, tombé sous le charmes.En 1996, il sort un maxi de Donna Regina sur son label.
Ce couple préfère définitivement l’intimité à la surexposition, la confection pointilleuse à la production industrielle. A l’écart de toute scène formelle, ils s’amusent depuis une dizaine d’années à réaliser des ravissants et romantiques courts-métrages sonores, des vignettes magiques et mystérieuses comme des films de vacances abandonnés sur la plage. Ils en demeurent d’ailleurs les seuls acteurs puisque, autour de la voix craquante et mutine de Regina (elle a été hôtesse de l’air !), son mari manie avec délicatesse machines, clavier, guitare (parfois hawaïenne).
Depuis 1999, leur aventure désintéressée et élégante est définitivement entrée dans le domaine public (merci encore à Matthew Herbert pour son lobbying). En effet, si le groupe respecte les fondamentaux de la pop, il ne laisse pas un quelconque passéisme refroidir ses élans et rétrécir son horizon musical. La force de « A quiet week in the house » et des deux albums qui l’ont suivi, « Northern Classic » (2002) et « Late » (2003), vient de l’apparente simplicité des compositions et des arrangements et More ne deroge pas a la regle.
Donna Regina - Why
Donna Regina - Blue (Happy without you)
album : Donna Regina "More" - Editeur :LA BALEINE
Genre :TECHNO, ELECTRO
http://www.myspace.com/karaokekalk
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jeanphilippe56
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12/14/2007 02:08:00 PM
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José Gonzalez: ha, on est bien Tintin !
Comme son nom ne l’indique pas, José Gonzalez, est suédois d'origine argentine, (ne pas confondre avec "l'autre" Gonzales, agitateur electro-punk-performer-canadien et de qui on attend incessement sous peu un nouvel opus). José Gonzales a parcouru le monde suite au succès de son premier album "Veener", qui s'est écoulé à 700'000 exemplaires.
Il est de retour avec "In Our Nature", qui déploie les mêmes qualités que son premier opus, c'est-à-dire des compositions de folk dépouillées, fausement simplistes avec une voix profonde. Toujours en Harmonie avec sa guitare afin d'en retirer avec délicatesse le maximum. José Gonzales nous entraîne dans un monde dans lequel un homme réussit avec sa guitare à faire jaillir les émotions par la seul force de sa personnalité. C’est un type qui en évoque toujours un autre, sans jamais se perdre. Tout à la fois Nick Drake et Baden Powell, Donovan et Caetano Veloso, Chet Baker et Vinicius Cantuaria, ce rêve de sono mondiale et de métissages se revendiquant de Joao Gilberto et du Cubain Silvio Rodriguez, Little Dragon ou Björn Olsson, déjoue la classification. José Gonzalez continue de se hisser parmi les grands noms du monde prolifique de la Folk.
José Gonzales est sans doute l’inconnu le plus célèbre du monde de la musique. Ca en jette, non, pour un mec qui fait du folk minimaliste. Et cela ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin avec cet album brillant qui prouve une nouvelle fois toute l’étendue de son talent. Ce guitariste acoustique, exilé à Gothenburg s'est taillé un joli succès l'année passée avec l'hypnotique "Heartbeat"(reprise du groupe suédois The Knife); une ballade solitaire diffusée sur une réclame télévisée (pub Sony Bravia).
Le charme d’ In Our Nature, c’est d’abord l’honnêteté et la sincérité musicales qui s’en dégagent. Sans aucun artifice, si ce n’est quelques légers effets sur la voix et claquements de mains, José Gonzalez confirme son goût pour la simplicité de l’association guitare/chant. La tonalité suave et magnétique de sa voix glisse sur des arpèges lumineux qui sonnent avec plénitude et légèreté. Pourtant l’ambiance organique, empreinte de solitude et de nostalgie, reste omniprésente tout au long de l’écoute de cet album et trouve son point d’orgue avec l’émouvant morceau de clôture "Cycling trivialitie".
Jose Gonzalez-heartbeats (sony bravia advert)
Son style a une touche introuvable sur d’autres productions, revisitant Kylie Minogue, Springsteen, Bronski Beat ou Joy Division. Une note un tantinet rétro mais pas trop, parfois mélancolique sans pour autant basculer dans la lourdeur. Il y a quelque chose de profond dans ce qu’il exprime mais on ne sais pas forcément quoi et c’est très bien ainsi. Sa musique vous fait réfléchir puis elle vous transforme avant de vous transporter vers son univers sans pour autant vous y faire entrer de plein pied, par pudeur sans doute. Quel talent et quelle chance de savoir qu’un tel artiste existe.
De la même manière que Verneer, enregistré à demeure à Göteborg, ce nouvel objet boisé pour le label electro londonien Peacefrog évolue avec trois fois rien : un chant, une guitare en picking, quelques percus et un orgue au détour d’une relecture contrastée de Massive Attack (Teardrop). Verneer pouvait s’entendre «vénère», comme expression de la révolte. In Our Nature , faux disque en apesanteur new age , creuse le sillon d’un retour aux racines du folk. Woodie Guthrie, un de ses plus vifs représentants, disait de sa guitare : «Cette machine tue les fascistes.» Il y a de cela dans la douceur en trompe-l’œil de José González : une révolte sous tension contre les dogmatismes.
José Gonzalez, “Teardrop”
"In our nature" dans l'ensemble c'est un peu comme cette chanson, le même sentiment de lévitation. Alors arrêtons nous un moment sur ces compositions pour respirer un grand coup, apprécier le calme et la sérénité de ce folk sans prétention, ce chant modeste sur une guitare sèche, ces quelques accords rudimentaires et dépouillé. Le suédois José Gonzáles arrive à maintenir l’attention sur la globalité de son deuxième disque, malgré les apparences candides de la première écoute, si et seulement si, vous êtes sensible à une musique frugal et sans maquillage, être un espèce de campagnard comme moi. À l’heure des quêtes infinies de nouveaux effets électro-accoustiques dernier cri, de l’ultime innovation musicale en date, la simplicité d’In Our Nature est à la fois touchante, reposante et déculpabilisante. Alors pourquoi ne pas simplement se laisser séduire par la beauté d’une mélodie ?
José Gonzalez - Storm - la blogotheque
Album : Jose Gonzales "In our Nature" - Peacefrog/Discograph 2007
http://www.jose-gonzalez.com/
http://www.blogotheque.net/concertaemporter/
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jeanphilippe56
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12/14/2007 01:08:00 PM
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Gen Bailey, realisatrice de charme (videos)
Voici quelques videos que j'apprecie particulierement. Elles sont toutes realisées par Gen Bailey et elles ont toute cette "touch" particuliere et indefinissable qui font toute leur magie...
Gen Bailey
Peggy Sue and the Pirates - The New Song
Miou Miou - A l´été de la Saint-Martin ´68
Eva Popov - Where Does Life Go? Music Video By Gen Bailey
Simon Moore - The Army Of The Soldier Crabs
Nick Huggins - The Movie We Made
Alice Sings the Petterson Songbook - "POSH"
The Rumours - Video by Gen Bailey and Jarrah Gurrie
http://www.genbailey.com/
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=91487454
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jeanphilippe56
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12/14/2007 10:19:00 AM
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mercredi 12 décembre 2007
Sally Nyolo, "Mémoire du monde": mama zap

Zap Mama est un nom qui résonne encore avec une sonorité particulière aux oreilles de Sally Nyolo. De la fin de l’année 1992 à Noël 1996, la chanteuse camerounaise a fait partie de la bande de filles emmenée par Marie Daulne dans une aventure a cappella dont le succès fut considérable. Leurs routes se sont séparées mais, une décennie plus tard, les relations entre elles existent toujours. “Quand je vais à Bruxelles et que j’ai un moment, je vais boire le thé chez l’une ou chez l’autre. Même contractuellement, nous sommes encore liées, si Marie veut faire de l’a cappella”, sourit Sally, qui rappelle aussi que Sylvie Nawasadio, une autre ex-Zap, participe à chacun de ses disques. “Elle y tient et moi aussi.” .Elles sont nées en Afrique mais ont grandi en Europe. Elles se sont toutes deux faites remarquer en donnant à leurs voix les rôles principaux. Liées aussi par quelques années passées ensemble sur scène, Zap Mama et Sally Nyolo reviennent dans l’actualité avec leurs albums respectivement intitulés Supermoon et Mémoire du monde.
"Mémoire du monde", le nouvel album de Sally, ne déroge pas à la règle. Son complice Sylvin Marc, à ses côtés dès ses débuts en solo, est bien sûr de la partie. “C’est un musicien qui m’a beaucoup apporté dans le regard que je devais avoir sur ma musique, à accepter mon côté simple, ludique”, reconnaît-elle. Sideman réputé de la scène jazz world depuis une trentaine d’années, le bassiste et guitariste malgache a trouvé dans le bikutsi camerounais un cousin du salegy de la Grande Île. Sally en est persuadé : “Son background l’a toujours aidé à me servir dans ma musique. C’est le même rythme 6/8, décliné à peine différemment.”
Sally Nyolo est originaire du Sud du Cameroun, plus précisément dans le département de la Lekié, en pays Eton . Après avoir quitté son pays natal à l’âge de 13 ans pour s’installer à Paris, SALLY NYOLO à débuté son expérience professionnelle en qualité de choriste pour de nombreux artistes comme Jacques Higelin, Sixun, Touré Kunda, Princess Erika et bien d’autres... Mais SALLY compose déjà et entame parallèlement sa carrière solo en 91, monte son groupe en 93 et se retrouve la même année invitée au prestigieux festival de World music lancé par Peter Gabriel, le Womad. L’année suivante elle enregistre sur son label « Real World » un premier album 4 titres qui officialise ses débuts d’auteur-compositeur et lance définitivement sa carrière. S’en suit d’incroyables rencontres ponctuées de distinctions prestigieuses, de l’expérience Zap Mama au prix Découverte de Radio France Internationale en 97, du prix de la meilleure artiste francophone pour son travail sans concessions reçu en 2000 au Canada à la création en 2005 de sa propre société de production « Tribal Production », projet mûri personnellement dans le but de participer activement au développement de la scène musicale camerounaise.
Zap Mama - Brrrlak
Pour son cinquième album en son nom, la chanteuse s’est rendue dans son pays natal, une fois ses chansons écrites. Un rêve qu’elle caressait depuis longtemps et qui était devenu réalisable depuis qu’elle a ouvert en 2005 son propre studio, installé sur les hauteurs de Yaoundé, avec l’intention d’en faire une passerelle pour favoriser les échanges entre instrumentistes du Cameroun et du monde occidental. Après y avoir enregistré Studio Cameroon, une compilation d’artistes locaux sortie l’an dernier, elle est revenue pour “capter sur place ces essences qui n’ont plus le même son quand elles voyagent” : des balafons, des guitares, des percussions. Sur ces fondations bikutsi d’appellation contrôlée, elle a placé des textes qui font une place de plus en plus grande au français, autre évolution majeure de Mémoire du monde. “J’aurais pu les traduire en eton et les chanter avec les mêmes orchestrations”, explique-t-elle. “Mais j’ai voulu les faire sonner dans cette langue que j’adore : depuis très longtemps, je rêve en français.” Difficile de lutter contre son subconscient.
Cet album de Sally , "Mémoire du monde", est une création électro -acoustique lumineuse et profonde, où le 6/8, rythme légendaire du bitkutsi, rencontre des paroles en français. Enregistré au Cameroun, puis en France, la mémoire du monde s'y conjugue d'une langue à l'autre, inventant une nouvelle façon de chanter la ritournelle. Au -delà du bikutsi le plus pur, il s'en dégage des effluves de blues et de reggae, distillés dans des chansons qui racontent des moments de vie.
Le disque est écrit, produit et réalisé par Sally Nyolo, certains titres en collaboration avec Michel Aimé, Marc Etienne et toujours Sylvain Marc. On y retrouve sa complice de toujours, l'ex-Zap Mama, Sylvie Nawasadio, ainsi que les Pygmées Bokué.
Zap MaMa-Abadou
J'avais rencontré Sally, il y a quelques années et je me souviens d'abord de son rire et de sa tchatche, elle est un concentré de bonne humeur, de joie de vivre. Je garde d'elle quelques belles images, de jolies tournures de phrases et cette façon de porter le rire sur des rythmes d'une grande souplesse. "La musique fait partie intégrante du dialogue de tous les jours pour les habitants de la région de la Lékié. Cette culture des rythmes et des chants vit au milieu de la nature, et la musique de Sally Nyolo sait restituer cette promiscuité, ce bonheur des éléments que retrouve les voix. "Je suis française aujourd'hui, je suis heureuse d'être française, c'est une langue que j'ai apprise depuis le Cameroun. Et quand je suis arrivée en France, ma vie à changé, et j'étais heureuse de ce changement. Oui, j'ai envie de faire connaître une autre partie de moi, l'autre partie, la racine que je suis, et en même temps je voulais être sincère. Une chose, il faut la donner avec tout son emballage, son dedans, son dehors, tout ce qu'elle comporte. Il m'était très difficile de chanter dans une autre langue qu'en eton, car cette langue c'est aussi le rythme bikutsi".
"Chez moi, la forêt tropicale est là bien présente, bambou, hévéa, acajou, teck, ébène, la nature fournit le bois pour les instruments, des petits hochets que l'on frappe, ou encore des bambous que l'on coupe en deux dans le sens de la longueur. Tout le monde n'a pas le téléphone, mais aujourd'hui encore tout le monde a un tambour de bois devant sa maison, puisque c'est le moyen de communication dans la forêt. Tout le monde parle ce langage du tambour du bois et on s'en sert tous les jours pour communiquer. On va dire : tiens aujourd'hui il fait beau, donc j'ai besoin de personnes pour m'aider, ou alors pour dire que l'on va faire une fête, ou alors, ou alors..."
L’essence de la forêt, vient de trouver une nouvelle ambassadrice avec des sonorités épurées d'où se dégage une poésie parfois mélancolique, jamais fade
Sally Nyolo "Mémoire du monde" (Cantos/Pias) 2007
http://www.myspace.com/sallynyolo
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jeanphilippe56
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12/12/2007 10:24:00 AM
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Marie Daulne, la zapette de Zap Mama

Née au Congo mais élevée en Belgique, Zap Mama, de son vrai nom Marie Daulne, entame une carrière qui l'emmène sur tous les continents. Elle attire des milliers de fans en présentant au public son héritage musical, fusion de cultures musicales, grâce au merveilleux dynamisme de sa voix, sa musique et ses dons d'interprète. "Supermoon" est un mélange attachant de musiques world, soul, pop et jazz et bien d'autres nuances subtiles où l'on trouve à ses côtés de nombreux invités venus des quatre coins du monde : batteur Tony Allen, bassistes Meshell Ndegeocello et Will Lee, guitaristes David Gilmore de Pink Floyd et Michael Franti de Spearhead , pianistes Leon Pendarvis, Daniel Freiberg et Robbie Kondor, percussionniste Bashiri Johnson, Arno en passage-éclair sur "Toma taboo"... Et un touchant ovni musical, "Princess Kesia", morceau féérique et aventureux où gravite le choeur des Jeunes de la Monnaie. C'est sans doute l'album de Zap Mama le plus émotionnellement honnête, le plus intime de toute sa discographie.
Seize ans déjà qu'elle tourne, Zap Mama alias l'artiste belgo-congolaise Marie Daulne. Et elle n'est pas près de s'arrêter, sans pour autant jamais garder la même orbite musicale, si l'on en croit ce dynamique "Supermoon".
Au Zaïre, des conflits perdurèrent bien après l’Indépendance (1960). En 1964, une semaine après que la petite Marie vit le jour, son père, Cyrille Daulne, fut abattu par des militants qui chassaient les Belges du pays. Sa mère, recherchée pour avoir épousé un Blanc, cacha trois de ses cinq enfants chez les Pygmées. Quelques mois plus tard, elle traversait de nouveau la brousse à pied, avec Marie serrée sur son dos à l’aide d’un pagne, reprenait sa nombreuse marmaille et partait s’exiler en Belgique.
Au début des années quatre-vingt-dix, notre Zap Mama prendra l’avion et reviendra au pays des petits hommes, à l’orée de l’imposante forêt. Avec eux, au clair de lune, elle chantera ces délicates architectures vocales, où l’ego n’a pas de place. Le chant, vécu comme un art communautaire avant tout, restera la philosophie fondatrice de Zap Mama. Marie Daulne ne s’est jamais enfermée dans un style ou une discipline. L’amazone a plus d’une corde à l’arc de son talent. Chanteuse, compositrice, mais aussi danseuse et costumière, elle se passionne pour toutes sortes de musiques. Avec elle, le yodel, technique pour passer d’une voix de tête à une voix de poitrine, utilisée par les Pygmées (mais aussi par les montagnards suisses et tyroliens), s’amourache d’une basse slappée funky ou d’une pulsation latino.
Apparaître, puis disparaître. Comme la lune. Dans le cycle de cet astre qu’elle aime à regarder, Marie Daulne voit les étapes successives que traverse l’être humain en général, l’artiste en particulier. L’inspiration va et vient. “On a besoin par moment d’être dans l’ombre, de se cacher, puis de réapparaître. J’ai remarqué que ma carrière fonctionnait sur ce mode”, observe la chanteuse de Zap Mama, le groupe auquel elle a donné vie il y a dix-sept ans.
L’expérience américaine, ces trois années passées aux Etats-Unis qui avaient débouché sur Ancestry in Progress en 2004, l’ont amené à un constat : “Après avoir fréquenté beaucoup de célébrités, je me suis dit que je n’étais pas une superstar”, affirme-t-elle. Elle préfère se voir en "supermoon", une super lune. La nuance ? “Ne pas être esclave d’un système où il faut répondre à une demande, se trahir pour pouvoir vendre ou être dans le coup. Etre vraie.” De ce néologisme, elle a fait le nom de son sixième album.
Pour la première fois, elle en a trouvé le titre avant même d’avoir le contenu. L’idée de départ lui a servi de philosophie tout au long des deux années de travail qu’a nécessitées Supermoon, enregistré pour l’essentiel outre-Atlantique, entre New York et San Francisco. Alors que son précédent disque était marqué par la soul et le rap, cette fois Marie Daulne semble se situer à équidistance des points cardinaux qu’indique sa boussole musicale : ses racines africaines, son goût pour la musique noire américaine mais aussi ses attaches européennes. C´est de la Musique du Monde, avec deux M majuscules !
Zap Mama Supermoon (Heads Up/Universal jazz) 2007
http://www.zapmama.be/
http://www.myspace.com/zapmama
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jeanphilippe56
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12/12/2007 09:20:00 AM
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