Loin d'etre au niveau d'Earth Wind & Fire, Prince ou Kool & the Gang, voila les nouveaux rois du fonck ! Ils sont un duo de pop 80, comme Hall and Oates, ils ont le groove de Michael Jackson, époque Off The Wall, ajouté au funk de Parliament et au talk box de Zapp.
Chromeo est un projet montréalais de dance 80/funk, mené par la petite voix de Dave 1, le chanteur , et complété par les rythmes de danse instantanés et les synthés contagieux de Pee Thugg, le gangsta arabe qui décrit sa musique comme du «smooth bubble pop». Le deuxième album de Chromeo, Fancy Footwork, est une dose de sucre en poudre à mettre dans son stéréo pour danser toute la nuit et qui fait gigoter à coup sûr.
Rare alliance arabe/juif réussie de l'histoire de la Soul, Chromeo se veut un prodigieux mariage de synthétiseur vintage clinquant, boîtes à rythmes infatigables et textes romantiques urbains. Structures accrocheuses, refrains inoubliables, solos de guitares déraisonnables, leurs couplages des plus déments enfantent un funk sophistiqué et violent. Un pastiche des années 1980 plus ironique qu'anachronique, remixé en autres par Trevor Jackson et DFA. Sur les planches, les deux virtuoses montréalais offrent une performance «plus marrante que d'être contraint par Rick James à fumer du crack avec un revolver sur la tempe», suggèrent-ils. La citation en dit long, trop long...
Ils ont commencé par fonder Audio Research, l'un des meilleurs labels de hip-hop actuels, signent DJ Craze, Obscure Disorder, D-Styles et DJ Serious, puis forment Chromeo, histoire de renouer avec le son de Prince... A leur actif: 2 maxis electro-funk dévastateurs: Needy Girl sur Turbo Recordings (le label de Tiga), remixé par James Murphy, et You're so Gangsta sur Fabergé Records, remixé celui-ci par Playgroup, sans oublier des mixes, dont certains réalisés par A-Trak, frère de Dave One, l'un des membres de Chromeo... Le premier album de Chromeo, She’s in Control, sort en 2004, suivi de ce Fancy Footwork (2007).
Chromeo - Bonafide lovin'
Avec cet album, le funk est de retour, mélangé à tout ce que les synthés ont permis de faire depuis cette époque : disco, new wave, électro... Composé par Dave One (le Dave One présent sur l'album de Karlito, "Contenu Sous Pression", et frangin d'A-Trak) et Pee Thug, mixé par Zdar (le Zdar de Cassius, Motorbass... l'acolyte de Boom Bass, l'ex-compagnon de route d'MC Solaar...), l'album est un concentré de musiques électroniques, avec une franche pointe de French touch. Ce qui peut se comprendre à moitié, quand on sait que Chromeo vient de Montréal.
Malgré les affiliations multiples des protagonistes, on sent parfois que le duo veut sonner comme du Prince vintage, mais c'est peut-être là qu'ils atteignent leurs limites, notamment au chant. "Fancy Footwork" reste néanmoins un très bon album, beaucoup plus digeste qu'une bonne partie de ce que la scène électro nous a donné récemment. Ce sont majoritairement 2 voix qui se répondent : un bonhomme contre une voix bidouillée au vocoder et d’autres effets bizarres. Ca reflète finalement tout le CD, le rétro funky contre les sons ultra actuels qui avait déjà charmé entre autres DJ Mehdi, et mené au duo "I am somebody". Du bling bling, du funky, des guitares électro... Tout l’album se joue sur le même thème. "FancyFootWork" et ses touches mélodiques, déjà remixé par des grands noms de l’electro qui bounce et qui cogne comme Yuksek.
DJ MEHDI and CHROMEO - I AM SOMEBODY
Il faut bien reconnaître que Chromeo n'avait jusqu'ici rien produit de raisonnablement bandant pour que l'on puisse s'y attarder un tant soit peu. Seul le soutien de son facétieux compatriote Tiga intriguait et forçait donc à jeter une oreille plus sérieuse sur cette paire de gays lurons passablement dérangés. Sans rien révolutionner (il ne manquerait plus que ça), She's In Control est parti puiser dans les beats synthétiques d'un Prince encore sapé en porte-jarretelles et chantant des chansons à la gloire des plaisirs solitaires, et dans les basses et vocoders putassiers d'un Roger Troutman . Un rien funky et sale, donc. Chromeo donne sans prétention,... mais avec suffisamment de brio dans la référence tout en conservant une identité bien marquée. D'autant que ces deux mordus d'electro passéiste n'ont pas oublié d'y adjoindre un brin de perversion.
Ce duo électronique québécois pourrait-il devenir aussi connu qu'Arcade Fire hors du Québec? C'est un des paris que fait la formation montréalaise Ce second album du duo confirme ce que "Needy Gril" sur le premier album "She's In Control" laissait prédire : ils sont là pour vous faire danser, avec des bombes ultra-rythmées définitivement actuelles !
Selon Pee Thugg, le public devrait mettre son cerveau à off pour apprécier Chromeo. «Réfléchissez pas à qu’est-ce qui veut dire quoi. Est-ce que c’est supposé être drôle? Est-ce que c’est supposé être sérieux? Est-ce qu’ils sont ironiques? Quand y fait un solo de guitare à la Bon Jovi, c’est-tu sérieux, c’est-tu une joke? Faites juste arrêter de penser, pis, si c’est bon, dansez, pis si vous aimez pas ça, fermez la radio, that’s it!»(avec l'accent..).
Album : Chromeo - "Fancy footwork" ( V2 Music / Warner Music France )
www.myspace.com/yu/chromeo
www.chromeo.net
mercredi 19 décembre 2007
Chromeo : les nouveaux rois du fonk !
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jeanphilippe56
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12/19/2007 03:01:00 PM
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Libellés : audio research, chromeo, danse, danser, dave fridmann, disco, dj mehdi, fancy footwork, fonk, funk, montreal, pee thugg, prince, soul, syntes, tga, time control
mardi 18 décembre 2007
MGMT et son album "Oracular Spectacular", comme dirait Public Enemy "Don’t Believe the Hype" !
Armé d'un contrat signé avec la maison de disques Columbia, Mgmt (se prononce management) nous vient de Brooklyn avec une musique que le groupe décrit entre autres comme world country? ou mystic future seventies?. Un premier album intitulé Oracular Spectacular a débarqué sur notre planète fin septembre. Pour se mettre dans l'ambiance sachez qu'il a été produit par Dave Fridmann (The Flaming Lips, Mercury Rev) et que le groupe a tourné en compagnie de Of Montreal aux États-Unis en octobre.
Pendant plus de 3 ans, ce groupe de New York a tenté, sans grand succès, de créer des vagues en dehors du circuit underground de leur ville. Malgré tout, cette année, le duo a réussi à décrocher un contrat chez Columbia et créer un album intitulé Oracular Spectacular. Ce disque est un véritable ticket vers un monde où le génie de Bowie est meilleur ami avec celui de The Sleepy Jackson. Sous une pluie de synthétiseurs, la merveilleuse pièce Kids se présente comme un hymne à la jeunesse et invite les gens à retomber en enfance. Sur Time to Pretend, le rêve de Rock’n’Roll Star des frères Gallagher est représenté par le désir de s’enfuir en France , baiser des modèles , sniffer de la coke et bien sur, vivre rapidement et mourir jeune. L’album propose une production qui propose à l’auditeur de se fondre à un environnement où chaque instrument est en parfaite symbiose. Guitares acoustiques se marient à des effets de moog austères sur Of Moons, Birds and Monsters et basse consistante à une rythmique disco sur Electric Feel. D’ailleurs, cette dernière aurait pu charmer n’importe quel nez poudré au Studio 54 en 1977 ! Avec cet album, Management présente plusieurs facettes musicales qui portent à croire qu’il aura un avenir prometteur en dehors de Brooklyn. De plus, les multiples couches de sons assurent des écoutes qui réservent toujours des surprises. Si Public Enemy a déjà proclamé “ Don’t Believe the Hype”,cette fois-ci croyez-y!
Pas forcémment convaincu par le single "Time To Pretend" mais totalement accro à cette chanson dansante et un peu adolescente, extraite de l'album, qui s'intitule "Electric Feel".
Quand j'arrêterai de l'écouter en boucle, peut etre aurais je plus de discernement...
MGMT - "Electric Feel" (
Album : Mgmt - Oracular Spectacular ( Columbia/Sony/BMG )
http://whoismgmt.com
http://www.myspace.com/mgmt
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jeanphilippe56
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12/18/2007 12:39:00 AM
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lundi 17 décembre 2007
Yeasayer : Talking Heads meets Animal Collective
La prochaine grosse sensation New Yorkaise, ce sont eux. Le quatuor Yeasayer décrit sa musique sur myspace comme "world", nous parlerons plutôt d’un folk hybride, tribal, incantatoire, une fusion nucléaire entre les Talking Heads, TV on the Radio, the rapture et Animal Collective. Fermez les yeux, inspirez un grand coup et poussez le son...
Leur premier single "2080″/"Sunrise" (en téléchargement gratuit) plaçait la barre sensorielle très haut. Leur premier album, All Hour Cymbals, qui est sorti début novembre chez Monitor Records est tout simplement un ovni. Une chose est certaine, Animal Collective ne doit plus se sentir isolé dans son quartier de Brooklyn depuis que les excentriques Yeasayer s’y sont installés. Tout d’abord parce que Yeasayer joue sa musique sans le moindre cynisme ou second degré. Résultat : un son fascinant et ultra-personnel, à la lisière du Talking Heads de « Remain In Light », des Bee Gees et des Eagles. Ensuite parce que, 2007 ayant été l’année d’Animal Collective, à travers « All Hour Cymbals » rejaillit l’importance de ce groupe sur tout un pan de la pop contemporaine – et sur les mystérieux et tribaux« Sunrise » ou « Forgiveness » notamment. Enfin, parce qu’avec des tubes aux mélodies et structures aussi bluffantes que « 2080 », ou « No Need To Worry », Yeasayer peut mettre à l’amende tous les ricaneurs de la Terre : ces morceaux sont une manière de continuité avec ce que faisaient leurs ancêtres newyorkais de Talkings heads ou les so british Genesis. Rythmique folklorique (celte, orientale ?) sur Germs, chœurs d’intro gospel et batterie tribale sur Sunrise, synthés apocalyptiques sur Wait for the Wintertime, infimes détails empruntés à la musique ethnique, clochettes qui tintinnabulent...
Le guitariste ressemble à un paysan vénézuélien qui vient de découvrir Pink Floyd. Le batteur joue sur une batterie électronique, les tempes rasées. Le bassiste a dû être congelé en 1982 et réveillé pour l’occasion : épais cheveux frisés en catogan, une mèche tombant sur un débardeur rouge transparent, un jean à la Agassi remonté au mollet sur une jambe, et une façon de mettre son torse en avant lors des choeurs qui rappelle une époque où l’excès était règle. Le chanteur est peut-être le plus sobre, mais il est également le plus habité. Avec sa barbe courte, il chante comme on prêche, entre incantation et transe intérieure.
J’écoute Yeasayer et j’ai comme un petit malaise. Ce groupe me met en contradiction : leur attitude me donnerait presque envie de rire, leur musique ressemble à tout les dérivés grand public du prog-rock que je ne supporterais pas d’écouter sur Europe 2, mais je suis saisi par leur ferveur et leur puissance. Quand le batteur tape une fois sur son drum kit, il en sort une espèce de solo ridicule. Leurs choeurs sont à la fois trop et juste assez pour nous transporter. Yeasayer prend des éléments que nous aimions haïr et réussit à les pousser assez loin pour qu’ils nous transportent. Bref, ils sont déroutants. Bref, ils sont puissants. Yeasayer crée une musique impulsive, sauvage, indomptée. Comme pour décrire cette sensation de tsunami sonique qui vient de balayer nos esgourdes. Ecoutez ce disque, écoutez-le bien
yeasayer "wait for the summer" 12/15/07
(helas cette video est pourrie mais je n'ai pas trouvé de clip officiel, sorry)
Album : YEASAYER - All your cymbals ( Monitor / We are free records ) novembre 2007
http://www.myspace.com/yeasayer
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jeanphilippe56
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12/17/2007 10:43:00 PM
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Palmares 2007 (non-exhaustif, forcement... et avec parti pris... ) des sorties de disques selon Foufou net
1 - Animal Collective - Strawberry Jam ( Domino / Pias )
2 - Tusia Beridze - The Other ( Max Ernst / EAN )
3 - LCD Soundsystem - Sound of Silver ( EMI / Labels )
4 - !!! ( Chk Chk Chk) - Myth Takes ( Warp / Discograph )
5 - Donna Regina - More ( La Baleine )
6 - Chloé - The Waiting Room ( Kill The DJ / Nocturne )
7 - Architecture in Helsinki - Places Like This (Tailem Bend / Cooperative Music)
8 - The Fiery Furnaces - Widow City - ( Thrill Jockey Records/Pias )
9 - Me'shell Ndeogeocello - The World Has Made me the Man of my Dreams ( EmArcy / Universal jazz )
10 - Ween - La Cucaracha - (Schnitzel / Chocodog / Pias)
11 - Hiromi Uehara - Time Control ( Telarc / Socadisc )
12 - Just Jack - Overtones ( Mercury / Universal )
13 - Simian Mobile Disco - Attack Decay Sustain Release ( Wichita / V2 )
14 - Kanye West - Graduation - ( Roc-A-Fella Records / Universal )
15 - Yeasayer - All your cymbals ( Monitor )
16 - Justice - † ( Ed Banger / Because )
17 - Erik Truffaz Quartet - Arkhangelsk (EMI)
18 - James Delleck - Le Cri du Papillon ( Tot ou Tard / Warner )
19 - The Cinematic Orchestra - Ma Fleur ( Ninja Tune/Pias )
20 - Little Dragon - Little Dragon ( Peacefrog / Parlophone / EMI )
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jeanphilippe56
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12/17/2007 08:56:00 PM
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Hiromi Uehara : retour au jazz couillu
La pianiste Hiromi Uehara pourrait bien devenir la prochaine sensation de la planète jazz.
Pianiste hallucinante, Hiromi Uehara a de quoi nous surprendre : une technique époustouflante, un sens du rythme et une énergie incroyable. Elle fait preuve de subtilité dans les morceaux plus détendus et sait aussi s’effacer pour laisser aux musiciens qui l’accompagnent toute latitude pour s’exprimer en trio, en quartette ou quintet. Tout en s’inscrivant dans la tradition du jazz, sa musique, pimentée d’originalité, dévoile une personnalité très affirmée.
Hiromi Uehara, en plus d'être jolie comme tout, développe une fusion incroyable avec son piano ! Par instants, on dirait Amhad Jamal... en japonaise ! La jeune femme a commencé à jouer du piano classique à six ans. Deux ans plus tard, elle découvre le jazz et commence dès lors à improviser et à composer. Avant d'arriver aux States, elle traînait déjà une jolie feuille de route derrière elle. Parmi les faits saillants, on compte des jingles tv pour Nissan, une performance avec le Czech Philharmonic de Tchécoslovaquie et même un jam avec Chick Corea lors d'un concert à Tokyo. "J'aime le défi. J'aime rencontrer les situations les plus difficiles possible. C'est à ce moment-là que je suis à mon meilleur", dit-elle. Si Hiromi attire de plus en plus l'attention sur elle, c'est non seulement pour la qualité et l'originalité de sa musique, mais aussi pour ses impressionnantes performances. À preuve, la vidéo qu'on peut visionner. La jeune femme joue avec fougue, passion et énergie. "La meilleure place pour jouer de la musique, c'est sur scène. Je joue de la musique parce que je peux jouer sur une scène. C'est comme une communion, dit-elle au bout du fil. Je reçois l'énergie du public et leur retransmet."
Return To Kung Fu - Hiromi Uehara (une tuerie !)
La flamboyante pianiste de 28 ans mêle allégrement le jazz, le classique, le rock, le funk et même le punk. Originaire du Japon, Hiromi a déménagé aux États-Unis en 1999 pour poursuivre son cheminement musical "là où ça se passe", comme on dit. Après avoir fureté à travers différents programmes, elle choisit celui du Berklee College of Music de Boston pour se consacrer à la composition jazz. Elle y rencontre son mentor, le bassiste de jazz Richard Evans, qui coproduit son premier album, Another Mind, vendu à 100 000 exemplaires et désigné "album jazz de l'année" dans son pays d'origine. Elle lance ensuite un second album, intitulé Brain.
Vient ensuite le 3eme album "spiral". En fait, l'oeuvre n'est plus du tout dans le même esprit que les précédentes. On sent un très grande maturité, maturité sensiblement amorcée avec 'Brain' par rapport à 'Another Mind'. C'est très intimiste. Il y a moins d'élans et beaucoup plus de réserve. La virtuosité est un peu plus contenue et laisse plus de place au travail orchestral. C'est une oeuvre à mon avis plus difficile. Alors qu'elle est maintenant présentée comme étant un prodige du monde du jazz, Hiromi ne cesse de séduire et d'épater par sa technique, son agilité et son énergie. Avec du nouveau matériel en poche et un nouvel album intitulé "Time Control", Hiromi montera sur scène en formation trio afin de faire découvrir son style unique et son talent indéniable. Laissant transparaître ses émotions à travers son œuvre, Hiromi repousse les limites toujours plus loin et multiplie les prouesses. Hiromi Uehara est une pianiste hypersensible, au courant de tout autour d'elle alors quand elle joue. Pendant un concert, un téléphone cellulaire a sonné, elle a rapidement joué un accord fondé sur la sonnerie pour faciliter l'interruption, et à diminuer l'embarras pour le délinquant...
Contrairement aux trois précédents albums, "Time Control" est un effort collectif, ce qui explique sa parution sous le nom de Hiromi’s Sonicbloom, entité regroupant ses acolytes, le bassiste anglais Tony Grey et le batteur slovaque Martin Valihora, et incluant la participation du versatile guitariste David Fiuczynski.
Hiromi Uehara a hypnotisé la communauté de jazz américaine. Son style unique offre une musique contemporaine, qui tire ses influences de Bach, Franz Liszt et Oscar Peterson, allant du jazz progressif au jazz acoustique. Jamais coup de pied au cul au Jazz n'aura été aussi grâcieux. Ce p'tit bout de femme, mignonne en diable en plus, qui fait des trucs incroyables avec son synthé et son piano à queue, son doigté magnifique, son toucher supraluminique, sa pêche hallucinante, ses petites minauderies , son jeu sexy, ses oeillades harmoniques... ferait se damner bien des jazzmen passés et presents....Je me prend a rever d'une formation composée d'Hiromi et de Benoit Wideman, aux claviers, de Christian Vander a la batterie et de Janik Top a la basse.....hummmmmmmm !
XYZ - Hiromi Uehara
Album : Hiromi Uehara - "Time Control" - Telarc / Socadisc
http://www.hiromimusic.com/
http://www.myspace.com/hiromimusic
"La vie ressemble beaucoup au jazz. Elle est plus belle quand on improvise" Gershwin
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jeanphilippe56
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12/17/2007 07:40:00 AM
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vendredi 14 décembre 2007
miou miou: les valseurs
Miou Miou est le nom d'un groupe tchèque qui a choisi de chanter presqu'exclusivement en francais.
Formé en 2003, ce délicieux sextet oscille entre pop, chanson et bossa, le tout porté par la voix fort agréable et de la diction exotique de la chanteuse Karolina Dytrtova. Miou Miou a déjà sorti un mini-lp ("Six chants pour les chats", Purrr 2004), un single ("360") , et en avril dernier un premier album intitulé "La la grande finale" (Piper records) qui commence à faire frissonner la blogosphère ici et là.
Miou Miou * A l'été de la Saint-Martin '68
Miou miou - rendre temps
Elle est toute menue, toute frêle, elle a des cheveux dont la couleur est très proche de la comédienne française dont le groupe a pris le nom. Karolina Dytrtova est la chanteuse du groupe tchèque Miou Miou, et chante dans la langue de Molière. Rencontre et découverte.
C'est vrai que quand on la voit pour la première fois, elle fait un peu penser à Miou Miou, et quand on le lui dit, ça la fait rire, un peu gênée. Il paraît qu'on ne lui a jamais fait la réflexion :
« Le nom du groupe, c'est en effet d'après cette comédienne. Bon, elle n'est pas au courant du tout, ça fait deux ans qu'on se dit qu'on va lui écrire une lettre pour lui dire, mais on ne l'a encore jamais fait... Quand on cherchait un nom pour le groupe, plusieurs idées ont été suggérées. On a choisi cette variante. Un des membres du groupe était au ciné, il a vu des affiches avec marqué en grand 'miou-miou'. En plus nous avons une poétique très liée aux chats, donc miou-miou, c'est un peu comme miau miau. »
En effet, le style de musique, la voix de Karolina, la pochette des albums et les paroles des chansons, sont douces et sucrées, tant et si bien qu'on les croirait sorties d'une pochette pleine de bonbons et de friandises. Les textes et la musique de Miou Miou, c'est comme une vieille armoire d'une maison à la campagne, où s'entasseraient de vieux jouets, une pomme desséchée, des journaux jaunis et des crayons de couleurs. Pour Karolina Dytrtova, les compositions du groupe, c'est avant tout du jeu, les textes sont ludiques, mais forcément, c'est un univers qui ne plaît pas toujours à tout le monde :
« Peut-être que pour certains, cela peut sembler trop enfantin, mais moi j'ai toujours beaucoup aimé le dadaïsme. Les textes sont créés de manière différente. La plupart du temps, les idées viennent en tchèque, et après nous traduisons le texte en français. On s'entoure toujours de quelqu'un, un natif, qui nous aide à le faire, pour que cela veuille dire quelque chose en français, on part quand même du tchèque. »
Karolina Dytrtova se dit fan de Keren Ann et de Françoise Hardy pour citer ses inspirations françaises, ou encore Suzanne Vega, et elle est surtout un inconditionnelle du Grand Serge. Gainsbarre bien sûr. Un peu surprenant sans doute, car ses chansons à lui, si elles étaient ludiques également, jouaient évidemment sur un univers bien plus provocateur !
La jeune chanteuse reconnaît qu'ils ont choisi eux-mêmes le nom de leur musique : « pop expérimentale », histoire qu'on sache comment les désigner. S'ils n'ont pas joué en France, pour l'instant, ils aimeraient bien. En tout cas, leur musique est appréciée hors Tchéquie... notamment au Japon, où ils ont sorti une version remasterisée du dernier album La Grande Finale.
« En fait, mon français a grandi et évolué avec le groupe. Je ne me sens toujours pas très à l'aise pour parler, et ça me donne beaucoup de travail quand je dois écrire les textes en français. Et pourquoi avoir choisi le français ? Parce que c'est une langue qui nous semble très ludique. Il y a beaucoup de nuances. Ça va avec notre musique, c'est donc venu tout seul, et puis bien sûr ça nous plaît. »
Album : Miou Miou - "La la grande finale" / (Piper records)
http://myspace.com/mioumiou
http://www.miou-miou.cz/
http://www.piperrecords.cz/
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jeanphilippe56
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12/14/2007 02:41:00 PM
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Donna Regina, melancolies d'hiver
"More", deja le dixieme album pour Donna Jannsen alias Donna Regina. Jannsen parce que monsieur du meme nom est son mari, et en fait, Donna Regina est le nom d'un duo, originaire de Cologne, découvert en France en 1999 avec leur album "A quiet week in the house" (Karaoke Kalk).
Murmurées, chuchotées, susurrées, incarnées du bout des lèvres, les chansons de Donna Regina ne se dévoilent effectivement pas sur un claquement de doigt. Loin d’être tapageuses ou exhibitionnistes, elles ont besoin de silence et d’attention pour se faire entendre. Entre easy listening, house, bossa et délices wilsoniens, cet album est une surprise d'innocence.
Dans le passé, Donna à croisè les clubbers sur le dancefloor, grâce à d’habiles remixes signés par les Allemands Isolée ou Michael Mayer (Kompakt). Le génial et avisé Matthew Herbert, chef de file d’une techno à visage humain et nourrie de sons concrets, est, tombé sous le charmes.En 1996, il sort un maxi de Donna Regina sur son label.
Ce couple préfère définitivement l’intimité à la surexposition, la confection pointilleuse à la production industrielle. A l’écart de toute scène formelle, ils s’amusent depuis une dizaine d’années à réaliser des ravissants et romantiques courts-métrages sonores, des vignettes magiques et mystérieuses comme des films de vacances abandonnés sur la plage. Ils en demeurent d’ailleurs les seuls acteurs puisque, autour de la voix craquante et mutine de Regina (elle a été hôtesse de l’air !), son mari manie avec délicatesse machines, clavier, guitare (parfois hawaïenne).
Depuis 1999, leur aventure désintéressée et élégante est définitivement entrée dans le domaine public (merci encore à Matthew Herbert pour son lobbying). En effet, si le groupe respecte les fondamentaux de la pop, il ne laisse pas un quelconque passéisme refroidir ses élans et rétrécir son horizon musical. La force de « A quiet week in the house » et des deux albums qui l’ont suivi, « Northern Classic » (2002) et « Late » (2003), vient de l’apparente simplicité des compositions et des arrangements et More ne deroge pas a la regle.
Donna Regina - Why
Donna Regina - Blue (Happy without you)
album : Donna Regina "More" - Editeur :LA BALEINE
Genre :TECHNO, ELECTRO
http://www.myspace.com/karaokekalk
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jeanphilippe56
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12/14/2007 02:08:00 PM
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