A partir d'aujourd'hui, 15 fevrier, jusqu'au 17 février, Mathieu Kassovitz disposera de la page d’accueil de Dailymotion pour y proposer sa sélection de vidéos créatives. À cette occasion, il reviendra tout particulièrement sur l’action de l’association des enfants de Don Quichotte aux bords du canal St Martin, en présentant en exclusivité sur Dailymotion, le documentaire réalisé par Augustin et Jean-Baptiste Legrand. Engagé, impertinent, drôle,… Kassovitz comme vous ne l’avez jamais vu ! "Les démunis, ce ne sont pas des salauds de clochard avinés et sans morale. Si on pense ça, ça ne sert à rien de se battre, autant les mettre dans des camps et attendre qu'ils meurent. Les démunis, ce n'est pas non plus ces clochards romantiques des années cinquante qui vivent sous les ponts. Les démunis, ça peut être nous! Il suffit d'un déboire familial, d'un accident de travail ou d'un surendettement pour se retrouver à la rue. Moi, je veux vivre bien. Si je subissais ce que les démunis endurent, j'irais braquer une banque, je prendrais les armes, je ferais un attentat social, tellement c'est insupportable, par exemple, de ne pas pouvoir nourrir ses enfant. Je ne suis pas un bon samaritain. J'adorerais rouler en Ferrari et partir en vacances, le plus souvent possible. Je ne veux pas aider, je suis obligé d'aider. Je ne suis pas un gauchiste. Je paie beaucoup d'impôts. Je ne veux pas qu'on me les réduise. Je veux qu'ils soient bien utilisés, qu'ils servent à aider les démunis, pas à construire des sous-marins! Qui va nous attaquer? On n'a pas besoin d'une armée, on a besoin d'un pays stable et sain ou les démunis seraient une force et pas un poids. Liberté, égalité, fraternité, c'est les fondements de notre société. Si on veut représenter quelque chose dans le monde, le pays des droits de l'homme, on n'a pas le droit de laisser mourir adultes et enfants dans nos rues. La première chose, quand on croise un SDF, c'est le regarder ou lui serrer la main. C'est le début pour résoudre les choses, comme l'ont fait Gandhi, l'Abbé Pierre ou Mère Teresa. Il faut humaniser les démunis. Il faut que les citoyens français voient les SDF et transmettent ce message aux politiques. Les politiques, eux, n'ont pas accès à cela, ils ne savent pas, ils n'ont pas ce contact avec la réalité. Il faut que nous, les citoyens, ont leur dise la détresse des démunis pour les faire réagir, les obliger à changer les choses. C'est à ça que sert la démocratie, c'est le peuple souverain." Mathieu Kassovitz
Augustin Legrand (Les Enfants de don Quichotte) et le cinéaste Mathieu Kassovitz ont présenté aujourd'hui un film qui est diffusé en page d'accueil sur Dailymotion. Le film est intitulé "Poudre aux Yeux". Il accompagne un appel à la mobilisation, le 21 février prochain, place de la République à Paris, à partir de 18 heures. Le film présenté ce matin au cinéma "Les Cinéastes" retrace l'histoire du campement du Canal Saint-Martin. Le film n'a pas été réalisé par Mathieu Kasovitz. Mais, comme il est ce week-end l'invité spécial du site de partage Dailymotion, et par solidarité avec l'action menée par les enfants de don Quichotte, il a décidé d'offrir un emplacement à ce court-métrage d'une cinquante de minutes.
Dès vendredi, retrouvez Mathieu Kassovitz et les Enfants de Don Quichotte sur DailyMotion où plusieurs vidéos seront disponibles, notamment le film "Poudre aux yeux - Les enfants de Don Quichotte" de Ronan Dénécé, Augustin et Jean-Baptiste Legrand.
Henri Salvador, je dois dire, m'a souvent heurté par ses propos dans les interviews. Il y avait chez lui quelque chose du style "apres moi la fin du monde..." Parfois de l'intolerance et des declarations a la limite des idées d'un vieux monsieur de droite extreme. Mais ce n'etait pas son rire forçé qui effaçait tout, c'etait sa voix si unique, sa voix de seul crooner français pouvant rivaliser avec les maitres americains du genre, si touchante, si craquante... Et puis ses "vrais" penchants musicaux, musique bresilienne, jazz... qui ont fait de lui pendant longtemps, un chanteur français a part, complet, doté d'une belle culture musicale et ouvert a de nouvelles experiences. Ne le considérons pas comme un grand, il ne tirait pas dans la meme catégorie que Brel, Brassens, Ferré... Souvent démago, ce fut un salthimbanque amuseur qui brillait par sa décontraction, ce qui n'est déja pas si mal en cette période de show biz "rolex" ultra conventionnelle. Finalement j'oublierai, pour ma part, ses propos de vieil égoïste réactionnaire concernant les préoccupations des intermittents du spectacle.
meeting de campagne de Sarkozy ______________________________ Son récent ralliement à Nicolas Sarkozy pointait déjà dans plusieurs de ses chansons. « faut rigoler, faut rigoler » suggérait l’intéressé dès 1960, sur des paroles de Boris Vian. Coïncidence savoureuse, deux ans plus tôt, les mêmes subodoraient le sarko-footing (Moi, j’préfère la marche à pied) et dédiaient une ode à la future ex-Présidente de la République, Cécilia (« Cécilia t’es la plus belle / Viens danser la mazurka »), la symbolique Marianne figurant sur le même 25cm. Ainsi, il faut bien le déplorer, qu’un sarko-couac (Je peux pas travailler) préfigurant Le travail c’est la santé de 1965 : « Le travail c’est la santé / Rien faire c’est la conserver / Les prisonniers du boulot / N’font pas de vieux os ». Heureusement, l’année précédente, le futé M. Henri avait brossé un sarko-portrait visionnaire plus que jamais d’actualité, d’infirmières bulgares en pêcheurs bretons et autre Pape de saison : Zorro est arrivé. Au sujet des élections, il avait dès 1954 concocté la Chanson douce tripartite Bayrou, Royal, Sarkozy sous le titre original un poil partisan : Le loup, la biche et le chevalier. Et le finaud avait même prévu en 1956 un titre pour Ségolène Royal à destination de François Bayrou : Quand je monte chez toi.
Pour les amours de notre bon Président chez Mickey, c’était Minnie petite souris (1963), voire Cherche la rose (1980) alliant le débauchage d’une star « de gauche » à celui de pontes du PS. Enfin, à propos de l’accord nucléaire sonnant et trébuchant avec le colonel Kadhafi visant à dessaler de l’eau de mer, un titre de 2000 s’impose : Faire des ronds dans l’eau. Espérons que cette retraite à 90 ans ne donnera pas des idées à ceux qui ne rêvent que d’en repousser l’âge limite pour tous.
BIOGRAPHIE __________
Les deux frères SALVADOR Henri et André dans les années 30
Henri Gabriel Salvador, né à Cayenne, en Guyane française le 18 juillet 1917 est décédé ce 13 février 2008 d'une rupture d'anévrisme.
Henri Salvador fut un personnage marquant de la musique française et mondiale :
* ses chansons populaires restent fredonnées par des générations de Français (Syracuse ; Le loup, la biche et le chevalier (Une chanson douce), etc.), * il est le premier chanteur de rock'n roll français (1956), * il serait à la source de la bossa nova brésilienne (1957), * il fait partie, avec Sacha Distel, des deux seuls chanteurs de variété français à figurer dans le Dictionnaire du Jazz.
Biographie : De Popeye au Jardin d'hiver, en passant par un peu de travail puisque c'est la santé.
C'est à l'âge de 12 ans qu'il débarque du paquebot Pérou dans le port du Havre le 16 août 1929 en compagnie de toute sa famille. Son père, Clovis, et sa mère, Antonine Paterne, fille d'une indienne caraïbe, sont tous deux natifs de Guadeloupe. Son père de Morne-à-l'Eau et sa mère de Port-Louis. Il a une sœur Alice et un frère, André, avec lequel il chantait en duo au début de sa carrière, et avec qui il fit les beaux jours du Jimmy's à Paris et à Biarritz. Son frère André Salvador fut Grand prix du Disque 1947 avec Hey-ba-ba-re-bop avec l'orchestre d'André Ekyan. En 1936, il devient le guitariste du violoniste de jazz américain, Eddy South. A 20 ans, Henri Salvador est soldat Il rencontre Django Reinhardt, avant d'être mobilisé de 1937 à 1941, année où il retrouve le grand guitariste manouche en zone libre. Il est engagé par Ray Ventura, qui l'emmène en Amérique du Sud d'où ils ne reviendront qu'en 1945. De décembre 1941 à décembre 1945, il fait donc partie de l'orchestre de Ray Ventura lors de son séjour en Amérique du Sud — Brésil, Argentine, Colombie, Uruguay, etc. Parmi ses inspirateurs marginaux figure un clown, "Rhum", pour qui faire rire était "la plus noble des missions". Salvador appliquera spontanément sa leçon fin 1941, à Rio de Janeiro, en se livrant à une imitation du personnage de Popeye qui vaudra un triomphe au lieu d'un four à l'orchestre Ventura. En octobre 1956, il part aux Etats-Unis où le célèbre animateur de télévision, Ed Sullivan, l'engage deux semaines dans son show. Son tempérament d'homme de scène, de véritable "showman" tel que les Américains le conçoivent, séduit les critiques de New York qui le surnomment "Fire Ball".
Par la suite, devenu chanteur, il fit toujours en sorte de combiner sur ses albums chansons très fantaisistes et chansons douces, bien que le grand public se montre plus enthousiaste sur les premières, où il régnait sans partage, tandis que la concurrence était sévère dans le domaine des secondes (André Claveau, Georges Ulmer, etc.). Sous le pseudonyme d'Henry Cording, il chante, en 1956, des morceaux de rock'n'roll en français écrits par Boris Vian et composés par Michel Legrand et par lui-même (Rock hoquet). Parallèlement il enregistre un 45-tours à la guitare jazz intitulé Salvador plays the blues. Là où d'autres artistes de variétés ont été bousculés par l'avènement du rock, Salvador a contourné l'écueil en se prêtant dès 1956, avec Boris Vian et le compositeur Michel Legrand, à une parodie du genre - qu'il n'appréciait guère - sous son pseudonyme d'Henry Cording. En sont nés Va t'faire cuire un oeuf, man, Rock and roll mops et Rock-Hoquet, que le chanteur classait parmi ses canulars - sans ignorer qu'ils avaient aussi contribué à sa popularité. En contrepartie, il s'offrait à peu près au même moment le plaisir d'un disque de guitare jazz...
C'est là que débute la carrière personnelle de celui qui était le guitariste - excellent - et le comique de la troupe. En 1957, il a notamment composé "Dans mon île", qui aurait inspiré Carlos Antonio Jobim pour créer la bossa nova. Jobim "a dit: 'mais c'est ça, voilà ce qui faut faire: il faut ralentir la samba, faire de belles mélodies et de beaux accords'", racontait Salvador, "j'en revenais pas". Autre agent de sa popularité, sa femme Jacqueline (Garabedian), solide imprésario avec qui il deviendra notamment le premier artiste de variétés français "autoproduit". Sa carrière prend un tournant déterminant dans les années 1960, en grande partie grâce aux émissions de variétés de Maritie et Gilbert Carpentier, dans lequelles il interprète des chansons humoristiques qui le consacreront comme chanteur populaire : Faut rigoler, Zorro est arrivé, Juanita Banana, Le travail c'est la santé, etc. Il obtient même, en première partie de soirée, sa propre émission intitulée « Salves d'Or », qui connaîtra plusieurs éditions. En 1961, il obtient un très fort succès lors d'un passage de 12 semaines à la télévision italienne. Il décide alors de ne se consacrer qu'à la télé. Mais dès 1962, Henri et Jacqueline fondent leur propre maison d'édition musicale. Leur premier succès est "Le Lion est mort ce soir" En 1971, les studios Walt Disney se joignent à Henri Salvador pour lancer la chanson "Les Aristochats", chanson inspirée du dessin animé sorti en 1968. Salvador, qui a enregistré ce titre seul dans un studio improvisé chez lui, obtient pour cette performance, le prix de l'Académie Charles Cros. En 1975, il participe au conte musical Émilie Jolie, écrit par Philippe Chatel, dans lequel il incarne le conteur et interprète trois chansons, dont l'une avec Françoise Hardy et Émilie Chatel. Après la mort de son épouse Jacqueline survenue en 1976, Henri Salvador se remarie en mai 1986 avec Sabine Elysabeth Marie-Chantal. En décembre 1987, La SACEM (Société des Auteurs-Compositeurs) lui décerne le grand prix de l'humour. Un an plus tard, en octobre, le Président François Mitterrand le nomme Chevalier de la Légion d'honneur. L'année 1988, se clôt pour Henri Salvador par un nouveau show télévisé sur TF1 et dans lequel sont invités de grandes stars internationales telles Al Jarreau ou Tom Jones.
Henri Salvador - Petit Lapin ____________________________
Mais le chanteur, joueur de pétanque de haut niveau, est alors considéré comme super-ringard. En 1992, Henri Salvador revient à sa première passion, le jazz, et donne des récitals dans les clubs de jazz parisiens. C'est à New York que Henri Salvador enregistre en 1994 un nouvel album, "Monsieur Henri", qui sort sur le label Tristar de Sony Music. Entouré d'excellents musiciens américains, Salvador renoue sur ce disque avec ses racines, le blues. Les textes sont signés de noms tels que Boris Bergman, Jean-Claude Vannier, Gérard Presgurvic mais aussi des amis disparus tels Bernard Dimay ou Boris Vian. Il reprend même le célébrissime "Layla" d'Eric Clapton. Tantôt poète tantôt humoriste au rire bien connu, Henri Salvador a toute sa vie pris le parti d'allier swing et bonne humeur. Lors de la cérémonie des Victoires de la Musique 1996, à 79 ans, il donne une nouvelle fois la preuve de son professionnalisme et de son enthousiasme en réalisant un mémorable duo avec le chanteur américain, Ray Charles.
Après quelques années de silence, de pétanque et de farniente, Henri Salvador revient au fronton de l'actualité en 2000 avec un album qui remporte un énorme succès, fort mérité. Entouré d'une équipe toute nouvelle et très jeune, il enregistre "Chambre avec vue", treize titres au charme brésilien. Grâce à son directeur artistique, Marc Domenico, Henri découvre les musiques et les textes d'auteurs tels Keren Ann, Art Mengo,Thomas Dutronc et surtout Benjamin Biolay. La collaboration entre les deux hommes s'envenime quelques temps plus tard. C'est ainsi que le 17 octobre, sort l'album qui en quelques semaines récolte un disque d'or. Le succès critique est général et tout le monde reconnaît la beauté des chansons, des textes et de l'interprétation.
Henri Salvador - C'est Pas La Joie __________________________________
Agé de 89 ans, le fringuant Monsieur Salvador décide d'arrêter la scène. C'est le sens du titre qu'il donne au nouvel album qui sort en octobre 2006. "Révérence", enregistré en partie à Rio de Janeiro, sous la houlette du grand arrangeur Jaques Morelenbaum est un disque au sonorités bossa nova. "Cherche la rose" est un duo avec le chanteur brésilien Caetano Veloso. On retrouve aussi Gilberto Gil sur "Tu sais je vais t'aimer", une reprise de "Eu sei que eu vou te amar" un morceau de Tom Jobim adapté en français par Georges Moustaki. Le crooner français rend hommage sur cet album à l'écrivain Françoise Sagan ("Mourir à Honfleur") en même temps qu'à Ray Charles avec "Alleluia ! je l'ai dans la peau", une reprise en français d'un titre du musicien américain. Entre triste nostalgie et rythm'n'blues clinquant, Henri Salvador fait avec "Révérence" le grand écart artistique, exercice qu'il connaît parfaitement.
Il fut parolier pour de nombreux artistes, notamment pour Régine, Sheila. Il a fait connaître au grand public Art Mengo et Keren Ann. Le dernier album en date remonte à fin octobre 2006 intitulé 'Révérence.
Le photographe Jean-Marie Périer a révélé qu'il était le fils d'Henri Salvador.
Henri Salvador s'est également prêté au doublage de films d'animation, en prêtant sa voix en 1990 au crabe Sébastien dans La Petite Sirène, des Studios Disney. En 2006, à l'occasion de la sortie dvd du film, il réenregistra également les dialogues de sa suite, La Petite Sirène 2 : Retour à l'océan, dialogues confiés à un autre comédien sur la version originale de 2000.
Henri Salvador mit fin à sa carrière active lors d'un dernier spectacle donné au Palais des congrès de Paris le 21 décembre 2007. Il décéda peu de temps après, le 13 février 2008.
Avec Gilberto Gil ______________
Extrait d'une interview donnée en mars 2003:
H.S. Michel Legrand, je n’aimais pas tellement… Il n’écoutait pas le chanteur, il donnait l’impression de vouloir vous écraser avec la puissance de ses cuivres… Cela dit, c’est un grand compositeur et un merveilleux arrangeur ! Au cours de votre longue carrière vous allez rencontré beaucoup de grands jazzmen américains, lequels vous a le plus marqué ? H.S. Je crois bien que c’est Count Basie, c’est le swing incarné ! Mais j’en admire beaucoup d’autres : Errol Garner, Charlie Parker, Lester Young, Quincy Jones, Ray Charles, Miles Davis. Et Coltrane ? H.S.J’aime pas Coltrane. Vos chanteurs de jazz préférés ? H.S. Pour moi les deux plus grands sont Frank Sinatra et Nat King Cole. Il m’a beaucoup influencé. Et Diana Krall ? H.S. C’est froid, ça ne swingue pas ! Dans les années 55 vous avez introduit le rock & roll en France avec votre grand ami Boris Vian. H.S. C’est sur les conseils de Michel Legrand qui revenait des Etats-Unis, que nous nous sommes lancés dans cette aventure musicale qui marchait très fort aux USA… En réalité je déteste le rock ! C’est de la m… ! C’est du mauvais jazz ! Votre avis sur le rap et la techno ? H.S. Tu te les mets dans la poche et tu te barres avec ! Avez-vous une définition du jazz ? H.S. Je ne suis pas compétent pour répondre à cette question. Mais j’aimerais dissiper un malentendu. On essaie de nos faire croire que la langue française est inadaptée aux rythmes des musiques actuelles — contrairement à la langue américaine. C’est faux ! la langue française peut swinguer ! La meilleure preuve, les "double six" des années 60, la meilleure formation vocale de jazz français. Moi, quand je chante j’essaie de jouer comme le saxophoniste Lester Young, je caresse l’oreille, j’essaye de placer les accents aux meilleurs endroits, mettre en valeur les syllabes… Bref de swinguer il y a trop de chanteurs qui hurlent aujourd’hui. Beugler n’est pas chanter !
le Live de Kanye West et Daft Punk Stronger aux Grammy Awards 2008 ____________________________________________________________________
Beyonce et Tina Turner _______________________
Amy Winehouse - Medley ____________________
Album de l’année : Back To Black, d’Amy Winehouse Chanson de l’année : Rehab d’Amy Winehouse Révélation de l’année : Amy Winehouse Meilleure interprétation féminine pop : Amy Winehouse Meilleure interprétation masculine pop : Justin Timberlake Meilleur album pop : Back To Black d’Amy Winehouse Meilleur album rock : Icky Thump des White Stripes Meilleure chanson rock : Radio Nowhere de Bruce Springsteen Meilleur album Dance/Electronique :We Are The Night, The Chemical Brothers Meilleur interprète féminie R&B : Alicia Keys Meilleur interprète masculin R&B : Prince Meilleur album R&B : Funk This de Chaka Khan Meilleur album, meilleur interprète rap : Graduation de Kanye West Meilleur album jazz : River: The Joni Letters de Herbie Hancock Meilleur album hard-rock : The Pretender, des Foo Fighters
Formé de Julia Chirka, Justin Kellam et Nick Krgovich de "P: ano"(Vancouver), ils viennent de toucher une bourse de l'etat canadien et ont crée le groupe "No Kids". L'album "come into my house" vient tout juste de sortir et c'est une belle reussite. Ils possedent, en effet, la rare capacité de marier avec genie une ecriture d'inspiration indie et pop. On trouve dans cet album des ballades touchantes de grace et de volupté, de bien delicates incursions dans la soul, un peu de miel r'n'b, des clins d'oeil a la musique americaine des années 50, des fanfares romantiques, et surtout une richesse de textures et d'instruments inedits. Encore une belle trouvaille du label Tomlab (http://www.tomlab.de/) David Byrne est un grand fan des "No Kids" et a cinq de leurs chansons en streaming sur son site Internet, voyez l'esprit...
No Kids - The Beaches All Closed ________________________________ http://tomlabel.com/
ROY PACI
Roy Paci, excellent trompettiste italien de Manu Chao, sort ici avec son groupe Aretuska, basé en sicile, un 4ème album mélangeant habillement ska, reggae, samba… avec une section cuivre enthousiasmante, faisant sonner les notes sud-américaines avec énergie. Il est impliqué dans de très nombreux projets musicaux et collabore avec des artistes et des groupes aussi divers que Evan Parker, Barre Philips, Eric Mingus, Africa Unite, Matharu des Fundamental, Trilok Gurtu, Flying Luttembachers, Macaco, Subsonica, New York Ska Jazz Ensemble, Ivano Fossati, 99 Posse …
Le piano -qu’il soit jazz ou classique- est un vieux monsieur qu’il ne faut pas trop bousculer, et chaque nouvel artiste qui prétend créer quelque chose au clavier en apportant sa touche personnelle semble toujours un tant soit peu le maltraiter. Pourtant, tout le monde n’a pas l’envie (la témérité ?) de rentrer dans le lard des conventions : pour un Bugge Wesseltoft qui ose le mariage avec la house, un Brad Mehldau tatoué qui entrechoque Lizst et Radiohead, un Francesco Tristano qui joue comme on danse en rave, il existe de nombreux artisans du clavier plus dans la norme.
Ces quatre musiciens néo-zélandais déjantés sont à l’origine d’un jazz décomplexé, libéré de toutes convenances. Aronas est emmené par un jeune prodige de 24 ans : Aron Ottignon. Déclaré comme le nouveau « magicien du jazz » par le Sunday Telegraph, Aron Ottignon crée un véritable séisme dans l’industrie musicale. Loin de se contenter d’une seule muse, il puise l’inspiration dans des eaux musicales relativement peu explorées. Ce sont celles de la musique de percussions du Sud Pacifique dans lesquelles Aron Ottignon a grandi. La même odyssée musicale a amené le pianiste à enregistrer avec son propre trio de jazz à l’âge de 14 ans et à être reconnu comme meilleur jeune musicien de jazz d’Australie en 2003. Il ne fait aucun doute qu’Aron Ottignon est le fils prodigue du jazz australien.
Initialement prévu le 25 février, c’est finalement le 24 mars que sortira Funplex, le septième et nouvel album studio des B-52’s. Good stuff, leur dernier album en date, était paru en 1992, il y a seize ans déjà. Les come-backs ont décidemment la cote en ce moment. Cette fois, c’est le groupe américain à qui l’on doit le célèbre titre « Love Shack » qui revient sur le devant de la scène. 16 ans après « Good stuff », les membres de B52’s s’apprêtent à sortir « Funplex. Entretemps, il s’est passé bien des choses : ils ont changé de management, de maison de disques, d’avocat, de tourneur… La crise ? « Ça remue les choses. Les dinosaures s’éteignent », tranche Kate, la chanteuse. Elle se réjouit de la fin de « la terrible domination des playlists des radios sur la musique. Maintenant, les jeunes peuvent tout explorer, tout découvrir, tout explorer en pianotant sur internet – tout ce que l’on a fait se trouve sur youtube. » La preuve....
Ils n’ont pas eu de folk dans leur biberons et leurs groupes préférés sont plutot les Pixies, the Replacements ou encore Fleetwood Mac. Pourtant, à l’écoute du premier album de The Cave Singers, on jurerait le contraire ! Avec, en plus, pour la chanson ci-dessous, un petit quelque chose qui rappelle le grand Van Morrisson de l'epoque "Astral Week". Cependant, quand on sait que les membres du groupe ne sont autres que Pete Quirk, échappé de Hint Hint, Derek Fudesco, bassiste de Pretty Girls Make Graves et Marty Lund de Cobra High, on peut comprendre. Sincère et fragile, le trio de Seattle joue de ses émotions pour mieux nous les faire partager : nostalgique sur « Helen », mélancolique sur « Oh Christine », le groupe sait aussi nous redonner le sourire au rythme d’un air de country sur « Dancing On Our Graves ». Guitares douces et harmonica enivrant. On ne sait pas s'ils ont vraiment commencé dans une cave mais ils meritent, en tout cas d'en sortir. (Matador / Beggars / Naïve)
The Cave Singers - Cold Eye ___________________________
Ils s’appellent Evangelicals viennent de l’Oklahoma – et leurs hosties sont plutot au LSD. De Mercury Rev aux Earlies, ils sont ainsi des milliers de jeunes musiciens américains à la pupille dilatée, observant émerveillés une mouche tsé-tsé ronfler sur leurs santiags, se cramant les rouflaquettes sous un soleil trop coloré. On sent qu’ils ont écouté avec la même passion défoncée Grateful Dead et Brian Wilson, Sly Stone et Pink Floyd. Comme un album des FIERY FURNACES, l'écoute n'en est pas toujours aisée, c'est chargé, agité comme une bande de hippies en plein trip. Si vous cherchez de l'easy-listening, ou une musique douce pour accompagner le repas, vous risquez d'être déçus : EVANGELICALS risqueraient de redonner vie aux animaux morts présents dans votre assiette. Ce deuxième album des Evangelicals s'inscrit dans la grande tradition des albums contemporains de pop psychédélique. Difficilement cataloguable, 'The evening descends' plaît par sa complexité et ses chansons à tiroirs multiples. Leur musique ne cède sur rien, ni sur la mélodie, ni sur la saturation, ni sur la folie, et emporte tout dans son emballement. Et la voix de Josh Jones, tour à tour suave et intense, grésillant dans les aigus ou berçant notre âme d'enfant dans le velours ("Snowflakes"), est à elle seule une vraie tuerie, comme disent les jeunes Neuilléens (Neuilly).. EVANGELICALS, c'est tout un monde, un paysage sonore outré, un imaginaire versé dans le fantastique, les références religieuses... un joli fourbi. Bien le genre de bordel, où, nous, nous nous sentons à l'aise.
Je ne sais pas si cela provient du fait que je suis celibataire depuis un moment ou si mon diabete en reclame mais j'avais envie de sucreries. Voici donc quelques Chamalows pas trop mievre mais quand meme.....
DANIEL LANOIS : chocolat 90% de cacao
L’artiste et producteur Daniel Lanois, connu pour ses collaborations avec, entre autres, Bob Dylan, U2, Brian Eno, Peter Gabriel et Emmylou Harris, fera paraître son prochain album exclusivement sur internet dans un premier temps, puis dans le réseau de disquaires traditionnels quelques mois plus tard, a l'instar de Radiohead et de beaucoup d'autres. L’album Here Is What Is contient aussi des commentaires de Brian Eno, son ami et collaborateur de U2. Lanois est un «solitaire», «Here Is What Is», qui comprend dix-huit pistes tirées du documentaire du même nom porte sur la carrière du musicien de 56 ans. L'album CD ainsi que le film en DVD sortiront trois mois plus tard, soit le 18 mars 2008. Tout en terminant Here Is What Is, Lanois a écrit des chansons pour le prochain album de U2 avec Eno et le groupe en France et au Maroc, les deux réalisateurs ont travaillé séparément avec U2 pendant des années et il s’agit de la première fois qu’ils collaborent ensemble avec le groupe. «C’est un peu comme pendant Achtung Baby, où tout le monde avait envie de faire quelque chose de rafraîchissant, confie Lanois en parlant du matériel conçu jusqu’à maintenant. Ils ont tout et ont tout fait. Ils ne doivent jamais surestimer leur capacité à être originaux et à inventer du nouveau matériel, des trucs jamais entendus auparavant. «Je n’arrive pas avec le parfum du mois ou ma baguette magique, ajoute-t-il. Je n’ai pas un petit nom. Mais mes yeux percent leur cœur et je les invite à venir voir d’où je viens.»
Au départ projet de Mark Eitzel, American Music Club prend forme en 1983 à San Francisco, avec Dan Pearson à la basse, Vudi à la guitare, Brad Johnson aux synthés, et Matt Norelli derrière les fûts. De leur histoire mouvementée (fréquents changements de line-up, problèmes d'alcool, ...), on retiendra surtout une discographie étoffée au fil des ans, et un goût prononcé pour le mélange des genres, du folk-rock à l'indie pop. Ils sortent leur 9eme album, "Golden Age", qui n'offrira peut-être pas la fièvre d'antan mais son lot de ballades pop absolument délicates. Du bel ouvrage ! "All my love" donne le ton, des arpèges de guitare acoustique qui glissent tout seul, une batterie juste effleurée et la voix de Mark Eitzel divine. Le décor est planté et à une ou deux exceptions près, il le restera jusqu'à la fin. Les compositions prennent un aspect apaisé reflétant l'amérique 70's où le folk et la pop étaient rois, avec comme leaders les Fleetwood Mac et les CSNY.
Le roi du Rap bling bling, fait dans la parodie kitch de la scène sou/funk des années 70/80. "Sensual Seduction", nous montre le côté tendre de Snoop Dogg. Premier extrait tiré du 9e album de Calvin Broadus alias Snoop Dogg, Ego Trippin', prévu pour Mars 2008 chez DoggyStyle/Geffen. Ce titre est un hommage à la musique funk du début des années 80, faisant un clin d'oeil à Prince, Rick James, Roger & Zapp... Snoop y rappe et chante dessus, au travers de la "talk box" machine, ceci rendant hommage à Roger Troutman (disparu en 1999). Malgré des titres différents, "Sensual Seduction" et "Sexual Eruption" sont un seul et même titre, avec des paroles plus ou moins explicites. Le second a été censuré. Cela faisait deux ans que les fans de Snoop Dogg attendaient cet album, depuis Tha Blue Carpet Treatment. Teddy Riley, Rick Rock et Pharell Williams ont notamment participé à Ego Trippin'. Snoop ouvrira cette année une animalerie et lancera une chaîne d'épicerie qui portera le nom de Snoopermarkets.. Le rappeur prévient cependant que la consommation d'herbes de provence n'est pas dangeureuse pour la santé.. Ne vous trompez donc pas de produits dans les rayons de ses futurs magasins..
Formé par Torquil Campbell acteur / musicien et Chris Seligman à New York, en compagnie de leur ami Evan Cranley et de la chanteuse Amy Millan, par ailleurs membres de Broken social scene, La formation américano-canadienne n’a pas eu, dans nos contrées, le succès –au moins d’estime -qu’il mérite. Paru quelques temps après les tonitruants Arcade Fire, leur musique partageant avec AF les demi-tours et cassures rythmiques au sein d’un même titre; à trop vite été catalogué: second couteau. Ils reviennent avec un album de compositions originales, sans doute un peu où on ne les attendait pas. Délaissant le rock ferme, Stars a décidé de tester sa formule sur la pop. Bien sûr, nous n’irons pas aussi loin que certains de leurs détracteurs qui osent comparer Stars aux très mièvres The Cardigans sur le simple fait que la formation de Toronto dégage, par moment, un côté un rien trop fleur bleue. Même si la critique n’est pas totalement infondée, on y verra simplement un goût exacerbé pour une pop classieuse, à la fois profondément romantique et littéraire. "In Our Bedroom After the War", le titre du 4ème - et sans aucun doute meilleur - album de Stars, est mystérieux, imposant, et multi facettes. A la fois ambiguë, intime, troublant et paisible.
Voici un récapitulatif des sorties d'albums en 2008 à l'étranger (anglophone). Je réaliserai la même chose pour les albums français dès que possible.
JANVIER
1 janvier
Radiohead - In Rainbows (ATO)
8 janvier
Girl Talk - TBA (Illegal Art) Marah - Angels Of Destruction! (Yep Roc) Kate Nash - Made Of Bricks (Fiction) The Shondes - The Red Sea (self-released) Sia - some people have real problems (Astralwerks) Wisely - Wisely (Oglio)
15 janvier
Black Mountain - Into The Future (Jagjaguwar) Matt Costa - Unfamiliar Faces Mike Ladd - Nostalgialator (Def Jux) Magnetic Fields - Distortion (Nonesuch) Rings - Black Habit (Paw Tracks) Slim Cessna's Auto Club - Cipher Ringo Starr - Liverpool 8 (EMI) Van Hunt - Popular (Capitol) White, Blue, Yellow And Clouds - Introducing (I and Ear) Zillionaire - The Street Lights Have Been Turned Down (New Granada) Date de sorties des albums de 2008
22 janvier
Steve Aoki - Pillowface And His Airplane Chronicles (Thrive) Aster - Some Things Seldom Heard Of Baby Dee - Safe Inside The Day (Drag City) Blood On The Wall - Liferz (The Social Registry) Bodies Of Water - Ears Will Pop Eyes Will Bling (Secretly Canadian) Cat Power - Jukebox (Matador) Drive-By Truckers - Brighter Than Creation's Dark (New West) Evangelicals - The Evening Descends (Dead Oceans) Fleshtones - Take A Good Look (Yep Roc) Ghislain Porter - No Ground Under (Ninja Tune) Hello, Blue Roses - The Portrait Is Finished And I Have Failed To Capture Your Beauty... (Locust Music) Hey Willpower - P.D.A. (Tomlab) Instruments Of Science And Technology - Music From The Films of R. Swift (Secretly Canadian) The Jet Age - What Did You Do During The War, Daddy? King Of Prussia - Save The Scene (Kindercore) Love Is All - Mixed Up (Phonica) Mahjongg - Kontpab (K) Eric Matthews - The Imagination Stage (Empyrean) MGMT - Oracular Spectacular (Columbia) Jack Peñate - Matinee (XL) Robert Pollard - Superman Was A Rocker (Happy Jack Rock) Rafter - Sex Death Cassette (Asthmatic Kitty) Savious - Into Abaddon (Kemado) Steve Smith - This Town (G.A.S. Records) Times New Viking - Rip It Off (Matador) Whigs - Mission Control (ATO) Whitsundays - The Whitsundays (Friendly Fire)
29 janvier
Bum Kon - Drunken Sex Sucks (Smooch) Dirty On Purpose - Like Bees EP (North Street) Ex - Building A Broken Moustrap (Touch & Go) Future Of The Left - Curses (too pure) The Helio Sequence - Keep Your Eyes Ahead (Sub Pop) Ida - Lovers Prayers (Polyvinyl) Joe Jackson - Rain (Rykodisc) Jeffrey Lewis - 12 Crass Songs (Rough Trade) Louis XIV - Slick Dogs And Ponies (Atlantic) The Mars Volta - The Bedlam In Goliath Murder Mystery - are you ready for the heartache cause here it comes Thao Nguyen - We Brave Bee Stings And All (Kill Rock Stars) Radar Bros. - Auditorium (Merge) Sons And Daughters - This Gift (Domino) Two Ton Sloth - Two Ton Sloth (Token Recluse) Quinn Walker - Lion Land / Laughter's An Asshole (Voodoo-EROS) Xiu Xiu - Women As Lovers (Kill Rock Stars) Vampire Weekend - Vampire Weekend (XL) Chris Walla - Field Manual (Barsuk)
FEVRIER
5 février
Basia Bulat - Oh, My Darling (Rough Trade) Bob Mould - District Line (Anti) Charlottefield - What Are Friends For (FatCat) Jason Collett - Here's To Being Here (Arts & Crafts) Sheryl Crow - Detours (A&M) Dead Meadow - Old Growth (Matador) Devestations - Yes, U (Beggars Banquet) Die! Die! Die! - Promises, Promises (SAF) Foxy Brown - Brooklyn's Don Diva (Koch) Hot Chip - Made In The Dark (DFA/Astralwerks) Jack Johnson - Sleep Through The Static (Brushfire/Universal) Lenny Kravitz - It Is Time For A Love Revolution (Virgin/Capitol) Lightspeed Champion - Falling Off The Lavender Bridge (Domino) Shelby Lynne - Just A Little Lovin' (Lost Highway) Nada Surf - Lucky (Barsuk) Psychic TV - Heaven Is Invisible (Sweet Nothing/Cargo) Screaming Trees - Clairvoyance (Hall Of Records) Kelley Stoltz - Circular Sounds (Sub Pop) Yip Yip - Kinds Of The Same Kingdom (SAF)
12 février
British Sea Power - Do You Like Rock Music? (Rough Trade/World's Fair) Cassie - Connecticut Fever (Bad Boy) Danava - Unonou (Kemado) Estelle - Shine (Atlantic/Homeschool) Michael Jackson - Thriller - 25th Anniversary Edition (Epic) Lil Wayne - Tha Carter III (Cash Money/Universal/Young Money) Silje Nes - Ames Room (FatCat) Sonic Sum - Films (Def Jux) Steinski - TBD (Illegal Art)
19 février
American Music Club - The Golden Age (Merge) Atlast Sound - Let The Blind Lead Those Who Can See But Cannot Feel (Kranky) The Big Sleep - Sleep Forever (Frenchkiss) Bon Iver - For Emma, Forever Ago (Jagjaguwar) Camphor - TBA (Friendly Fire) Crushed Stars - Gossamer Days Cryptacize - Dig That Treasure (Asthmatic Kitty) Crystal Castles - Crystal Castles (Last Gang) Flying - Faces Of The Night (Menlo Park) Grand Archives - The Grand Archives (Sub Pop) Great Northern - Sleepy EP (Eenie Meenie) Headlights - Some Racing, Some Stopping (Polyvinyl) Monade - Monstre Cosmic (too pure) Morcheeba - Dive Deep (Ultra) Mountain Goats - Heretic Pride (4AD) No Kids - Come Into My House (tomlab) Panther - 14kt God (Kill Rock Stars) The Raveonettes - Lust Lust Lust (Vice) Seven Mary Three - day&nightdriving (Icon) Steve Reid Ensemble - Daxaar (Domino) Throw Me The Statue - Moonbeams (Secretly Canadian)
26 février
Beach House - Devotion (Carpark) Born Ruffians - Red, Yellow And Blue (Warp) Del The Funky Homosapien - Eleventh Hour (Def Jux) Goldfrapp - Seventh Tree (Mute) Janet Jackson - Discipline (Island/Def Jam) La Scala - The Harlequin EP (Highwheel Records) Our Brother The Native - Make Amends, For We Are Merely Vessels (FatCat)
Aussi en Février
Los Campesinos! - Hold On Now Youngster... (Arts & Crafts) Nas - Nigger (Def Jam/Columbia/The Jones Experience) Mike Doughty - Golden Delicious The Heavenly States - Delayer (The Rebel Group) Two Dark Birds - Two Dark Birds (Vfib Recordings) Pas/Cal - TBA (Le Grande Magistery) Rocket From The Crypt - R.I.P. CD/DVD (Vagrant) Sian Alice Group - 59.59 (The Social Registry)
Mars
4 mars
A Weather - Cove (Saddle Creek) Autechre - Quaristice (Warp) Bing Ji Ling - June Degrees In December The Black Crowes - Warpaint (Silver Arrow) Cadence Weapon - Afterparty Babies (Anti-) The Gutter Twins - Saturnalia (Sub Pop) Ladyhawk - Shots (Jagjaguwar) The Oaks - TBD (self-released) The Ruby Suns - Se Lion (Sub Pop) These United States - A Picture Of The Three Of us At The Gate To The Garden Of Eden (self-released) What Made Milwaukee Famous - What Doesn't Kill Us (Barsuk) Jim White - Transnormal Skiperoo (Luka Bop) White Hinterland - Phylactery Factory (Dead Oceans)
11 mars
The B-52's - Funplex (Astralwerks) Bryan Adams - 11 (Universal) Destroyer - Trouble In Dreams (Merge) Dragged by Horses - TBA (Highwheel) Excepter - Debt Dept. (Paw Tracks) Kaki King - Dreaming Of Revenge (Sony) The Kills - Midnight Boom (Domino) Lach - The Calm Before (Fortified) Panic! At The Disco - You Don't Have To Worry... (Fueled By Ramen/Decaydance) Presidents Of The United States Of America - These Are The Good Times People WHY? - Alopecia (Anticon) Science For Girls - Science For Girls (self-released) Silver Mt. Zion - TBA (Constellation) Ashlee Simpson - Bittersweet World (Geffen) These New Puritans - Beat Pyramid (Domino) Imaad Wasif with Two Part Best - Strange Hexes (self-released)
18 mars
Be Your Own Pet - Get Awkward (Ecstatic Peace/Universal) Sera Cahoone - Only As The Day Is Long (Sub Pop) DeVotchKa - TBA (Anti-) Daniel Lanois - Here Is What Is (Red Floor)
25 mars
Counting Crows - Saturday Nights, Sunday Mornings (Geffen) Aussi en Mars 50 Cent - Before I Self Destruct (Aftermath) Elbow - The Seldom Seen Kid (Fiction) Stephen Malkmus & The Jicks - Real Emotional Trash (Matador) Moby - Last Night (Mute) Ours - Dancing For The Death Of An Imaginary Enemy (American) Dirtbombs - TBA (In The Red) Speedo - TBA (Swami/Vagrant) 13 Ghosts - TBA (Skybucket) Free Kitten (Kim Gordon side project) - TBA (Ecstatic Peace) The Teenagers - (XL) Helvetia - The Acrobats (The Static Cult Label) The LK - Vs. The Snow (The Kora) Filter - Anthems For The Damned (Warner Bros.)
AVRIL
1 avril
Frightened Rabbit - Midnight Organ Fight (FatCat) Icy Demons - Miami Ice (Obey Your Brain) Pomengranates - Everything Is Alive (Lujo) Sun Kil Moon - April (Caldo Verde) Supergrass - Diamond Hoo Ha Men Sword - Gods Of The Earth (Kemado)
8 avril
Animal Collective - Water Curses EP (Domino) Billy Bragg - Mr. Love & Justice (Anti-) The Breeders - Mountain Battles (4AD) Nick Cave and the Bad Seeds - Dig, Lazarus, Dig!!! (Anti-) Colin Meloy - Skulls, Ship, Sheep (Kill Rock Stars) Man Man - Rabbit Hats (Anti-) New Bloods - The Secret Life (Kill Rock Stars)
29 avril
The Roots - Rising Down (Def Jam) Aussi en avril Aloha - TBA (Polyvinyl) Constantines - TBA (Arts & Crafts) Doctors And Dealers - Confessions Of A Drunken Mind The Kooks - Konk (Virgin) The Lemonheads - TBA (Vagrant) M83 - Saturdays = Youth (Mute) Alanis Morissette - Flavors Of Entanglement (Maverick) Jim Noir - TBA (Barsuk) Portishead - TBA Silver Jews - Lookout Mountain, Lookout Sea (Drag City) Someone Still Loves You Boris Yeltsin - Pershing (Polyvinyl)
MAI
Death Cab For Cutie - TBA (Atlantic) Ladytron - TBA (Nettwerk) The M's - TBA (Polyvinyl) Shearwater - Rook (Matador)
JUIN
Dr. Dre - Detox (Aftermath/Interscope) The Fray - TBA (Epic) Joan of Arc - TBA (Polyvinyl) Margot & The Nuclear So And So's - Animal (Epic)
SEPTEMBRE
Ace Of Base - TBA 31Knots - TBA (Polyvinyl)
OCTOBRE
of Montreal - Skeletal Lamping (Polyvinyl) Ils ont confirmé leur album pour 2008. Leurs dates sont encore à définir Alice In Chains Alkaline Trio Apes & Androids - Blood Moon Apollo Sunshine - Mysteries Of The Old Soul Awesome Color Laura Barrett Davd Bazan Beyoncé Blackout Beach Boris - Smile Bosque Brown Brendan Canning Coldplay The Cure Dan Deacon Def Leppard - Songs From The Sparkle Lounge Early Day Miners Elk City Explorers Club Eve - Here I Am Faunts Fergie Final Fantasy Flight Of The Conchords Foals Franz Ferdinand Get Cape. Wear Cape. Fly. - Searching For The Hows And Whys Gnarls Barkley Green Day Helmet Impossible Shapes The Instruments - Dark Smaland Islands Dominique Leone - Dominique Leone Love As Laughter Lucky Dragons Madonna Mariah Carey Mates Of State Matisyahu John Mellencamp - The Company We Keep Menomena Metallica Modest Mouse (b-sides collection) My Bloody Valentine My Chemical Romance My Morning Jacket Oasis The Offspring Amanda Palmer - Who Killed Amanda Palmer? Pattern Is Movement - All Together PWRFL Power The Raconteurs R.E.M. Langhorne Slim The Streets Richard Swift t.A.T.U. - Waste Management Vetiver Water Fai Weezer Windsor For The Derby Wolf Parade Stevie Wonder - The Gospel Inspired By Lula
Rumeurs d'albums en 2008
AC/DC The Avalanches Blind Melon Blur Built To Spill Isobel Campbell Cloud Cult The Dandy Warhols Dirty Pretty Things Pete Doherty solo LP Doves Eminem ¡Forward, Russia! Handsome Furs Islands Scarlett Johansson - Scarlett Sings Tom Waits No Doubt Spiritualized Wolf Parade The Verve
Ces quatre musiciens néo-zélandais déjantés sont à l’origine d’un jazz décomplexé, libéré de toutes convenances. Aronas est emmené par un jeune prodige de 24 ans : Aron Ottignon. Déclaré comme le nouveau « magicien du jazz » par le Sunday Telegraph, Aron Ottignon crée un véritable séisme dans l’industrie musicale. Loin de se contenter d’une seule muse, il puise l’inspiration dans des eaux musicales relativement peu explorées. Ce sont celles de la musique de percussions du Sud Pacifique dans lesquelles Aron Ottignon a grandi. La même odyssée musicale a amené le pianiste à enregistrer avec son propre trio de jazz à l’âge de 14 ans et à être reconnu comme meilleur jeune musicien de jazz d’Australie en 2003. Il ne fait aucun doute qu’Aron Ottignon est le fils prodigue du jazz australien. Le groupe désormais installé à Londres, a sorti son premier album, Culture Tunnels, en mai 2007. Dans ce disque se retrouvent associés Grooves, ballades cinématiques, boucles dansantes, percussives et autres improvisations magistrales. Aronas révolutionne le jazz en liftant complètement le genre. Entouré de ses compatriote le bassiste David Symes, le batteur Ewan Mannell et le percussionniste Josh Green, il dépoussière le jazz avec ses compositions basées sur des solides accroches mélodiques et construites comme de véritables morceaux pop. Ils forment à eux quatre un groupe jazz hors norme, défini comme du "punk jazz" par certains, leur production nous émerveille tant les riffs de basse explosent, suivi d'un groove hypnotisant teinté de soul et de funk et d'un piano conduit par Aron joué à la perfection et avec une maitrise incroyable. Il y va même du clin d'oeil limite irrévérencieux mais qu'on lui pardonnera avec ce Happy song sorte de titre mutant entre Tainted love de Softcell et Hit the road Jack de Ray Charles. Sans parler des attaques rythmiques étourdissantes tout au long du disque ni de la production irréprochable. Tout simplement brillant ! Le piano -qu’il soit jazz ou classique- est un vieux monsieur qu’il ne faut pas trop bousculer, et chaque nouvel artiste qui prétend créer quelque chose au clavier en apportant sa touche personnelle semble toujours un tant soit peu le maltraiter. Pourtant, tout le monde n’a pas l’envie (la témérité ?) de rentrer dans le lard des conventions : pour un Bugge Wesseltoft qui ose le mariage avec la house, un Brad Mehldau tatoué qui entrechoque Lizst et Radiohead, un Francesco Tristano qui joue comme on danse en rave, il existe de nombreux artisans du clavier plus dans la norme (et fort excellents au demeurant : qu’on cite Franck Avitabile ou Anat Fort par exemple). Aron Ottignon n’est clairement pas de ceux là. A la tête d’un quatuor power-jazz, il délivre une bonne dose d’énergie. La marque de fabrique d’Aronas, c’est de glisser la délicatesse du piano sous d’épaisses couches de rythmes (parfois inspirés de rythmes tribaux maoris) et d’effets ("Happy song" semble avoir été enregistrée sur cassette et diffusée dans un vieux magnéto déglingué). Car le bassiste, David Symes, est aussi un producteur, qui contribue grandement à façonner ce son si étrange, à la fois classique et moderne, comme si Chopin avait découvert l’électricité, et les substances chimiques qui vous font voir la vie en couleur. Ce disque est en effet un chasse-spleen garanti sur facture : ici on a remplacé les soli à vous déchirer le cœur par une pâte sonore épaisse et consistante, de celles qui vous donnent envie de taper du pied. Si vous pensez que le djaaaaaz est ennuyeux, ou qu’il se doit d’être bien poli avec la raie sur le côté, testez la force de vos certitudes avec Aronas. Frais et revigorant, du jazz comme on en entend peu.
Qui est Aronas ____________
Aronas - aronas ____________
Un album sublime, à vous procurer d'urgence ! Aronas - Culture Tunnels (dispo chez AMAZONFPRIVATE "TYPE=PICT;ALT=" )
Leur album "New grids" est sorti le 14 janvier. Ils ont entre 14 et 25 ans, viennent d'Annecy et, après seulement 1 an d'existence, peuvent se vanter d'avoir déjà travaillé avec Architecture in Helsinki, Herman Düne ou encore Adam Green !
A la première écoute de Coming Soon on n’aurait pas vraiment juré que ses membres étaient si jeunes, ni que ce folk-là était produit sur d’autres montagnes que les Appalaches. On n’aurait pas dit non plus que leur chanteur au pseudo de milliardaire aviateur et au timbre de jeune Johnny Cash, le chapeauté Howard Hugues, n’était pas un vrai cow-boy. Mais depuis Herman Düne, Syd Matters, les French Cowboy ou Red, on s’est habitué à ce que la musique américaine délocalise sur nos terres, pour un résultat qui n’a rien à envier aux musiciens d’outre-atlantique. Cinq garçons, deux filles, une ribambelle de possibilités pour Coming Soon dans un univers foisonnant entre pop lo-fi, country folk rustique et rock new yorkais branché... Tous très jeunes, multi instrumentistes pour la plupart et débordant d'idées de chansons ou d'arrangements, les sept membres du groupe français Coming Soon viennent de faire paraître un premier album enthousiasmant. Le genre de disque frais, versatile et accrocheur qui ne décolle pas de la platine dès qu'on a goûté à ses multiples trésors. Sur New Grids comme lors des rejouissantes prestations sceniques du rafraichissant combo, les instruments tournent, quasiment tous les musiciens poussent la chansonnette, et avec le même bonheur, ce qui est rare… L’on se retrouve donc avec une combo virevoltant dans un style country folk rock : les guitares sont pleines de cactus, les voix sont torturées, les rythmiques sont imparables et les atmosphères évoquent les déserts américains où soufflent un vent mauvais… Dans un style que l’on pourrait facilement rapprocher d’Herman Dune, Coming Soon risque fort de casser la baraque avec son premier album. Le Velvet Underground, Nick Cave, les Moldy Peaches, Johnny Cash, Leonard Cohen et The Kinks servent de points de départs (pour une partie vocale, une mélodie, un son, une atmosphère... ), avant d'être absorbés et digérés par le flot créatif inextinguible des six futures stars. Coming Soon excelle aussi bien dans la pop song légérement rock (le tube Big Boy et son gimmick de guitare entêtant, l'imparablement remuant Jack Nicholson Style ou le charmant Broken heart), la ballade countrysante – et envoûtante – à plusieurs voix (New territories), le rock sec, ténébreux et distordu (Howard mood, See the future, Home from the blues) ou la folk song saisissante (Wolves in the city)... Cultivés, doués, au service des chansons plutôt que des problèmes d'égo et bien dans l'air du temps « folk pop », les sept Coming Soon ont toutes les cartes en main pour arriver premiers dans le panthéon personnel de nombreux auditeurs. Les lignes de basse martiales de Billy Jet Pilot, les riffs de guitares d'Alex Banjo, la voix de Ben Lupus (New Territories) ou celle d'Howard Hughes qui rappellera bien sûr celle de Cohen (Memento Mori, Howard's Mood), les choeurs angéliques de Carolina, de Mary Salomé et la batterie rêche de Leo Bear Creek (il chante aussi, sur le mini-hit Big Boy)... certes les recettes connues et les clins d'oeils sont nombreux, mais bon, que voulez-vous, tout a déjà été fait, et on n'en voudra pas au sept de Coming Soon de vouloir s'amuser un peu... Tous ont au moins un projet personnel en cours (Ben Lupus, Carolina Van Pelt, Matching Cubes pour Léo et Alex...), figurent en compagnie de Kimya Dawson sur la B.O. du film Juno sous le nom Antsy Pants, et fricotent également avec Stanley Brinks (aka André Herman Düne). Les fans de folk songs "à l'Américaine" faites avec trois bouts de ficelle vont être ravis.
«Leur amérique est plus belle que beaucoup de France» JD Beauvalet - Les Inrockuptibles «Il va falloir compter avec» Franck Vergeade - Magic «Aussi improbable que attachant» Rock’n Folk
C'est peut-être ça, la colo idéale. Au lieu de faire et défaire des noeuds de marin autour d'un feu de camp, il est bien plus intéressant de se retrouver à sept, chanter à tue-tête, jouer de la guitare et du ukulele avec un plus grand pour faire un peu le chef. "Big Boy Teaser", c'est le premier extrait de New Grids, l'album de Coming Soon.
Les MP3 présents sur ce blog le sont temporairement dans le but d'inciter les gens à acheter les disques dont nous parlons.Si vous ne voulez pas qu'un de vos titres soit mis en ligne et diffusé, contactez nous et nous le retirerons le plus rapidement possible.
The MP3 posted on this blog are there temporarely in the way to incite people to buy the music we talk about. If you don't want one of your tracks put up online and shared, contact us and we'll delete it the most quickly as possible.
Je suis Jean Philippe. Oui, c'est moi qui écris, là, ici, partout, j'adore ça. J'aime bien écrire. Parce qu'écrire, c'est chanter, que chanter, c'est courir et que courir, c'est aimer. Oui, je suis connu, c'est vrai. J'ai des admirateurs, des fans même. Certaines de mes groupies me font parfois un peu chier tellement elles me collent. D'autres ne m'aiment pas, mais ceux-là sont dépourvus de bon goût, les pauvres. Je ne suis qu'amour.
Ce blog n'a aucun but mercantile et est simplement destiné à partager une passion pour la musique. C'est un coeur avec des sons autour, selon la celebre expression de la plus agée de nos actrice-animaliere-glamour-retraitée-facho.De ce blog sont honnies les poses rock pueriles (genre : "Radiohead c'est pas ma tasse de biere"), les expressions emphatiques qui puent des pieds ("Motorhead ca depote a mort"), les comparaisons pourries ("un riff atomique", "un jeu de guitare venu des trefonds de l'enfer") et l'aggressivite gratuite ("U2 c'est nul a chier"), meme si c'est vrai.
Foufou Net se veut une alternative au zapping culturel rencontré dans les organes de presse dite "specialisée". Vous ne trouverez pas ici de critiques expediées en un paragraphe par manque de place. Analysons les choses en profondeur et discutons...Ce site milite pour le retour du vinyl, de la pipe, du picon-biere, des espadrilles, des rouflaquettes, du zan, du Tapis Touffe, de Brock & Schnock, des artistes laids mais talentueux, de Captain Beefheart et pour l'introduction de Foufou Net au Rock'n'roll Hall Of Fame.