dimanche 23 mars 2008

Les Coming-next (jingles avant la pub) du Grand Journal de Canal Plus

Le Grand Journal de Canal+ produit de courts jingles précédant les coupures publicitaires où l'on peut voir les chroniqueurs danser les uns après les autres. Ces jingles sont appelés ])mmunément les Coming-Next du Grand Journal. Leur particularité étant que la musique (des nouveautés) habillant ceux-ci change régulièrement (toutes les semaines depuis la saison 2006/07) et est l'occasion de découvrir des singles pop récents ou pas encore sortis, qui rencontrent un grand succès auprès de la communauté internet. Le probleme est que, que ce soit sur le site de Canal Plus- Le Grand Journal ou sur le generique de fin de l'emission quotidienne, ne sont mentionnés les titres diffusés. Je reprend donc le topic cree par shadow's lisa et thiste sur MusiqueDePub.com. Chaque semaine, je mettrais a jour ces Coming Next (sauf imprevu ou titre non trouvé..). J'espere que les nombreuses personnes qui cherchent inlassablement sur les forums trouveront là, les reponses a leurs questions. (je remercie shadow's lisa et thiste sur http://www.blogger.com/www.MusiqueDePub.com pour leurs precieuses informations et leur travail colossal ! pour visualiser leur topic, c'est ici : http://www.musiquedepub.com/topic-unique-musiques-du-grand-journal-canal--vt4563.html )




== Saison 2012 / 2011 ==








Générique : reprise de "Superstition" de Stevie Wonder







Accueil des invités Petit Journal : "Roman" de Housse de Racket
La Météo de Solweig : "Don't Stop (Color On the Walls)" de Foster The People ou "Colors The Walls (Don' Stop)", on trouve les deux











NOVEMBRE:
"Headlines" de Drake (du 28/11 au 02/12)
"Electric Chapel (Two Door Cinema Club remix)" de Lady Gaga (du 21/11 au 25/11)
"Lose Yourself" de Surkin [Feat. Ann Saunderson] (du 14/11 au 18/11)
"Shake It Out" de Florence & The Machine (du 07/11 au 10/11)

"Supalove" de DSL (du 31/10 au 04/11)

OCTOBRE:
"We Are Young" de Juveniles (du 22/10 au 26/10 [Best Of])
"Blue Jeans" de Lana Del Rey (du 17/10 au 21/10)
"Always On The Run" de Yuksek (du 10/10 au 14/10)
"Car Song" de Spank Rock [Feat. Santigold] (du 03/10 au 07/10)


SEPTEMBRE:
"Lucky Day" de Nicola Roberts (du 26/09 au 30/09)
"Sail Away" de The Rapture (du 19/08 au 23/09)
"Audio, Video, Disco" de Justice (du 12/09 au 19/09)
"Call It What You Want" de Foster The People (du 05/09 au 09/09)

AOÛT:
"Dedication to my Ex (Miss That)" de Lloyd [Feat. André 3000 & Lil Wayne] (du 29/08 au 02/09)


== Saison 2011/2010 ==

Générique : reprise de "Superstition" de Stevie Wonder par Two Door Cinema Club, remixé par BeatauCueऑकुएइल
des invités : "It's Working" de MGMT / "Tenderoni" de Kele / "The Ghost Inside" de Broken Bells / "Mama Used To Say" de Jupiterळंत
éo de Charlotte Lebon : "Anatomy Domine" de Sourya / "On The Desert Road" de Juan Montego & The Kingston Orchestraळेएतित
Journal (moments 'Love') : "Love Theme from Blade Runner" de Vangelisळेएति
t Journal : "What you know (Nighty Max remix)" de Two Door Cinema Club


JUIN:

"Shuffle" de Bombay Bicycle Club (du 27/06 au 01/07)
"On a Train" de Yuksek (du 20/06 au 24/06)
"Love in Motion" de SebastiAn [Feat. Mayer Hawthorne] (du 13/06 au 17/06)
"Lady Luck" de Jamie Woon (du 06/06 au 10/06)
"Abducted" de Cults (du 30/05 au 03/06)


MAI:

"Live Those Days Tonight" de Friendly Fires (du 24/05 au 27/05)
"Make Some Noise" des Beastie Boys (23/05 [Best Of])
"Fantasy" de Breakbot feat. Ruckazoid (du 12/05 au 14/05 [Festival de Cannes])
"Judas" de Lady Gaga (11/05 [Festival de Cannes])
"Make Some Noise" des Beastie Boys (du 02/05 au 10/05)


AVRIL:

"Belong" de The Pains Of Being Pure At Heart (du 26/04 au 29/04)
* "Why Even Try" de Theophilus London [Feat. Sara Quin] (du 18/04 au 22/04)
"Fly Solo" de Wiz Khalifa (du 11/04 au 15/04 [Best Of])
"Rearrange" de Miles Kane (du 04/04 au 08/04)

MARS:
"Foster The People" de Houdini (du 28/03 au 01/04)
""Post Break-Up Sex" de The Vaccines (du 21/03 au 25/03)
"The Look" de Metronomy (du 14/03 au 18/03)
" I'll Take Care of You" de Gil Scott-Heron & Jamie XX (du 07/03 au 10/03)
"Under Cover of Darkness" de The Strokes (du 28/02 au 04/03)

FEVRIER: "Still Sound" de Toro Y Moi (du 21/02 au 25/02)
"Take Me Over" de Cut Copy (du 14/02 au 18/02 [Best Of])
"My House" de Hercule & Loves Affair (du 07/02 au 11/02)
"New York City Moves To The Sound of L.A." de Funeral Party (du 31/01 au 04/02)

JANVIER:
"Kaputt" de Destroyer (du 24/01 au 28/01)
"Bermuda" de Kisses (du 17/01 au 21/01)
"The Bomb" de Pigeon John (du 10/01 au 14/01)
"Golden Train" de Penguin Prison (du 03/01 au 07/01)

DECEMBRE:
"Kush" de Dr. Dre [Feat. Snoop Dogg & Akon] (du 13/12 au 17/12)
"Moon Crooner" de Egyptian Hip Hop (du 06/12 au 10/12)

NOVEMBRE:
"Bright Lights Bigger City" de Cee-Lo Green (du 26/10 au 03/12)
"All of the Lights" de Kanye West [Feat. Rihanna] (du 22/10 au 26/10)
"Scott Mescudi Vs. The World" de Kid Cudi [Feat. Cee-Lo Green] (du 15/10 au 19/11)
"Acid Reign" de Violens (du 08/11 au 12/11)
"Barbra Streisand" de Duck Sauce (du 02/11 au 05/11 [Best Of])



















OCTOBRE:





















"Synchronize" de Discodeine [Feat. Jarvis Cocker] (du 25/10 au 29/10)





















"Tokyo (Vampires & Wolves)" de The Wombats (du 18/10 au 22/10)





















"Perfect Stranger" de Magnetic Man [Feat। Katy B] (du 11/10 au 15/11)





















"Can't Shake This Feeling" de Grum (du 04/10 au 08/10)









































SEPTEMBRE 2010:





















"Groove Me" de Maximum Balloon [Feat. Theophilus London] (du 27/09 au 01/10)





















"Somebody to Love Me" de Mark Ronson (du 20/09 au 24/09)





















"Fuck You" de Cee-Lo Green (de 13/09 au 17/09"





















"Baby I'm Yours" de Breakbot [Feat. Irfane] (du 30/08 au 03/09)





























































== Saison 2010/2009 Générique : remix de "Superstition" de Stevie Wonder par Justice Accueil des invités : "Crying Lightning" des Arctic Monkeys / "Pop Culture" de Creature La Météo de Pauline Lefèvre : "Blister in the Sun" de Nouvelle Vagueळ Petite Semaine : "Boulbi" de Boobaळे Petit Journal : "Beagle" de Chateau Marmont Petit Journal Actu : " "Vanished" de Crystal Castles Petit Journal People : "Underground" de Das Pop / "Cuddle Fuddle" de Passion Pit

Générique : reprise de "Superstition" de Stevie Wonder par Two Door Cinema Club, remixé par BeatauCueऑकुएइल des invités : "It's Working" de MGMT / "Tenderoni" de KeleLa Météo de Charlotte Lebon : "Anatomy Domine" de SouryaLe Petit Journal (moments 'Love') : "Love Theme from Blade Runner" de Vangelis SEPTEMBRE 2010: "The Suburbs" de Arcade Fire (du 06/09 au 10/09)"Baby I'm Yours" de Breakbot [Feat. Irfane] (du 30/08 au 03/09) JUIN: "Airplanes" de B।o.B. [Feat. Hayley Williams] (du 28/06 au 30/06) "I Don't Believe" de Rox (du 21/06 au 26/०६ "Bang Bang Bang" de Mark Ronson [Feat Q-Tip & MNDR] (du 14/06 au 19/06) "Hot-n-Fun" de N.E.R.D [Feat. Nelly Furtado] (du 07/06 au 11/06) "Fire With Fire" des Scissor Sisters (du 31/05 au 04/06) MAI : "Tenderoni" de Kele Okereke (du 25/05 au 28/05) "She Said" de Plan B (du 12/05 au 23/05 [Festival de Cannes]) "Flesh Stone" de Kelis (du 03/05 au 07/05) AVRIL : "Swim" de Surfer Blood (du 19/04 au 23/04 [Best Of]) "Bully" de Fortune (du 12/04 au 16/०४ "Drunk Girls" de LCD Soundsystem (du 06/04 au 09/04) MARS: "The High Road" de Broken Bells (du 29/03 au 02/04) "Plastic Beach" de Gorillaz (du 22/03 au 26/03) "Flash Delirium" de MGMT (du 15/03 au 19/03) "Hollywood" de Marina & the Diamonds (du 08/03 au 12/03) "Chaos" de New Young Pony Club (du 01/03 au 05/03 [Best Of]) FEVRIER: "I Think I Like U2" de Jamaïca (aka Poney Poney) (du 22/02 au 26/02) "Ambling Alp" de Yeasayer (du 15/02 au 19/02) "Undercover Martyn" de Two Door Cinema Club (du 08/02 au 12/02) "Girl I Love You" de Massive Attack (du 01/02 au 05/02) JANVIER 2010:



















"Cousins" de Vampire Weekend (du 25/01 au 29/01)





















"Let's Go Surfing" de The Drums (du 18/01 au 22/01)





















""MCs Can Kiss" de Uffie (du 11/01 au 15/01)





















"Take It In" de Hot Chip (du 04/01 au 08/01)





















SAISON 2009 / 2010









































DECEMBRE 2009 :





















"Hope you're Happy" de Blakroc (du 14/12 au 18/12)





















"11th dimension" de Julian Casablancas (du 07/12 au 11/12)





















"Telephone" de Lady GaGa [Feat. Beyoncé] (du 30/11 au 04/12)

































































































































































NOVEMBRE:





















"Dominos" de The Big Pink (du 23/11 au 27/11)





















"Never Get Enough" de Das Pop (du 16/11 au 20/11)





















"Mama Do (uh oh, uh oh)" de Pixie Lott (du 09/11 au 13/11 [Best Of])





















"Laura" de Girls (du 03/11 au 06/11)









































"Bodies" de Robbie Williams (du 02/11 au 06/11)





































































































































































































































































OCTOBRE:





























































"Out Of the Blue" de Julian Casablancas (du 26/10 au 30/10)





















"Treat Me Like Your Mother" de The Dead Weather (du 19/10 au 23/10)





















"Dance 4 Me" de Prince (du 12/10 au 16/10)





















"Dressed to Digress" de Boy Crisis (du 05/10 au 09/10)









































SEPTEMBRE:









































"Cruel Intentions" de Simian Mobile Disco (du 28/09 au 02/10)









































"Death of Auto-Tune" de Jay-Z (du 21/09 au 25/09)





















"Rain" de Mika (du 14/09 au 18/09)





















"Heavy Cross" de Gossip (du 07/09 au 11/09)





















"Stars Come Out" de Calvin Harris (du 31/08 au 04/09)





















Une BO officielle est sortie : "La Grande B.O du Grand Journal de Canal +" JUIN 2009: "Make Her Say" de Kid Cudi [Feat. Kanye West & Common] (du 15/06 au 18/06) "New in Town" de Little Boots (du 08/06 au 12/06) "Bulletproof" de La Roux (du 02/06 au 05/06) "We Made You" de Eminem (01/06) MAI 2009: "Anything & Everywhere" de Chateau Marmont (du 26/05 au 29/05) "Get it Right" de Y.A.S. (du 13/05 au 25/05 [Festival de Cannes])(Générique de fin Grand Journal à Cannes : "Les Etoiles" de Melody Gardot) "Goth in the Disco" de Just Jack (du 04/05 au 12/05) AVRIL 2009 : "Love Sex Magic" de Ciara [Feat. Justin Timberlake] (du 20/04 au 24/04) "Gifted" de N.A.S.A. [Feat. Kanye West, Santogold & Lykke Li] (du 13/04 au 17/04 [Best Of]) "3 little words" de Frankmusic (du 06/04 au 17/04) "Hey You" de Pony Pony Run Run (du 30/03 au 03/04) MARS 2009 "Zero" de Yeah Yeah Yeahs (du 23/03 au 27/03) "Shine All Day" de Grandmaster Flash [Feat. Q-Tip, Jumz & Kel Spence] (du 16/03 au 20/03) "To Lose My Life" de White Lies (du 09/03 au 13/03)



















"Gifted" de N.A.S.A. [Feat. Kanye West, Santogold & Lykke Li] (du 02/03 au 06/03)









































FEVRIER 2009: "get on your boots" de U2 (du 23/02 au 27/02° "All You Need is Me" de Morrissey (du 16/02 au 20/02) "Walking On A Dream" de Empire of the Sun (du 09/02 au 13/02) "Wake Up" de Sliimy (du 02/02 au 06/02) JANVIER 2009: "Tonight" de Yuksek (du 26/01 au 30/01) "Quicksand" de La Roux (du 19/01 au 23/01) "Day 'N' Night" de Kid Cudi [Crookers Remix] (du 12/01 au 16/01) "Like a Hobo" de Charlie Winston (du 05/01 au 09/01) DECEMBRE 2008: "Make My Day" de Common (du 22/12 au 02/01 [Best Of]) "Universal Mind Control" de Common (du 15/12 au 19/12) "Ulysses" de Franz Ferdinand (du 08/12 au 12/12) "Move"de Q-TIP (du 01/12 au 05/12) novembre 2008 "Paranoid" de Kanye West (du 24/11 au 28/11) "Hear it in the Cans" de We Have Band (du 17/11 au 21/11) ??? (du 10/11 au 14/11) "Paris is Burning" de Ladyhawke (du 10/11 au 14/11) "Paris is Burning" de Ladyhawke (du 03/11 au 07/11) OCTOBRE: "Nonpareil of Favor" de Of Montreal (du 27/10 au 31/10) "Paris is Burning" de Ladyhawke (du 20/10 au 24/10) "Womanizer" de Britney Spears (du 13/10 au 17/10) "Rich Girls" de The Virgins (du 06/10 au 10/10) "Stand On The Word" de Keedz [Mima Remix] (du 29/09 au 03/10) SEPTEMBRE: "Into The Galaxy" de Midnight Juggernauts [Chateau Marmont Remix] (du 22/09 au 26/09) "Heartbeat" de Late Of The Pier (du 15/09 au 19/09) "Dance Wiv Me" de Dizzee Rascal [Feat. Calvin Harris] (du 08/09 au 12/09) "21st Century Life" de Sam Sparro (du 01/09 au 05/09) AOUT: "Shake It" de Metro Station (du 25/08 au 29/08 [Best Of]) JUIN: "You Know What" de N*E*R*D (du 23/06 au 27/06) "Sea of Sine Waves" de Kelley Polar (du 09/06 au 13/06) "Crimewave" de Crystal Castles [vs Health] (du 02/06 au 06/06) MAI



















"I Like To Fuck" de Young Hot Rod [Feat. Tila Tequila & B.Dozier] (du 27/05 au 30/05)









































"Say Goodbye To Love" de Kenna (du 12/05 au 23/05 [Festival de Cannes]) (Générique de fin Grand Journal à Cannes : "My Mistakes Were Made For You" de The Last Shadow Puppets)





















"L.E.S Artistes" par Santogold (du 05/05 au 09/05)

AVRIL "Wearing My Rolex" de Wiley (du 28/04 au 02/05) "Great DJ" de The Ting Tings (du 21/04 au 25//04) "Working Together" de Gonzales (du 14/04 au 18/04) "A Punk" de Vampire Weekend" (du 07/04 au 11/04) "The Age of the Understatement" de The Last Shadow Puppets (du 31/03 au 04/04) MARS: "Blind" de Hercules and Love Affair [feat. Antony Hegarty] (du 24/03 au 28/03) "4 Minutes to Save the World" de Madonna [Feat. Justin Timberlake] (du 17/03 au 21/03) "Qu'est-ce Qu'on Attend" de NTM (le 13/03 pour célébrer la reformation de NTM) "Mercy" de Duffy (du 10/03 au 14/03) "Always Where I Need To Be" de The Kooks (du 03/03 au 07/03 [Best Of]) FEVRIER: "18-30" de Reverend And The Makers [Elektrons Data Transfer Remix] (du 25/02 au 29/02) "Divine" de Sébastien Tellier (du 18/02 au 22/02) "Acceptable In The 80's" de Calvin Harris (du 11/02 au 15/02) "Ready for the Floor" de Hot Chip (du 04/02 au 08/02) JANVIER: "Cheap and Cheerful" de The Kills (du 28/01 au 01/02) "Merrymaking at my Place" de Calvin Harris (du 21/01 au 25/01) "Cassius" de Foals (du 14/01 au 18/01) "Divine" de Sébastien Tellier (du 07/01 au 11/01) 2007 : DECEMBRE 2007: "Don't Shoot Me Santa" de The Killers (du 25/12/07 au 04/01/08 ) "Fiesta" de Ween (du 17/12/07 au 21/12/07) "Bonafied Lovin'" de Chromeo (du 10/12/07 au 14/12/07) "As Above, So Below" des Klaxons [Justice Remix] (du 03/12/07 au 07/12/07) NOVEMBRE: "The One" de Kylie Minogue (du 26/11/07 au 30/11/07) "Hot Stuff (Let's Dance)" de Craig David (du 19/11/07 au 23/11/07) "Let Me Know" de Róisín Murphy (du 12/11/07 au 16/11/07) "Freakshow" de Britney Spears (du 05/11/07 au 09/11/07) OCTOBRE: "Valerie" de Mark Ronson [Feat. Amy Winehouse] (du 29/10/07 au 02/11/07) "2 Hearts" de Kylie Minogue (du 22/10/07 au 26/10/07) "Hey Mr. DJ" de Tiny Masters Of Today [CSS Remix] (du 15/10/07 au 19/10/07) "Crocodile" de Underworld (du 08/10/07 au 12/10/07) "He Said He Loves Me" de Reverend And The Makers (du 01/10/07 au 05/10/07) SEPTEMBRE: "Grip Like A Vice" de The Go! Team (du 24/09/07 au 28/09/07) "Delivery" des Babyshambles (du 17/09/07 au 21/09/07) "Suburban Knights" de Hard-Fi (du 10/09/07 au 14/09/07) "Fancy Footwork" de Chromeo (du 03/09/07 au 07/09/07) == Saison 2007/2006 == Générique : réorchestration de "Superstition" de Stevie Wonder Accueil des invités : "Mighty 'O'" des Outkast La Météo de Louise Bourgoin : "Young Folks" de Peter, Bjorn and John La Météo de Cannes : "Rehab" d'Amy Winehouse La Petite Semaine du Grand Journal : "Boulbi" de Booba Le Petit Journal Actu : "Chelsea Digger" de The Fratellis Le Petit Journal People : "Forever" de Vhs or Beta JUIN 2007: "The Queen And I" de Gym Class Heroes (du 18/06/07 au 22/06/07) "DVNO" de JUSTICE (du 11/06/07 au 15/06/07) "Office Boy" de Bonde Do Role (du 04/06/07 au 08/06/07) "I Get Around" de Dragonette [Midnight Juggernaut Mix] (du 29/05/07 au 01/06/07) MAI: "D.A.N.C.E" de JUSTICE (du 16/05/07 au 25/05/07 [Festival de Cannes]) (Générique de fin Grand Journal à Cannes : "Cannes" de Barbara Carlotti) "Fluorescent Adolescent" des Arctic Monkeys (du 07/05/07 au 11/05/07) "Release" de Timbaland [Feat. Justin Timberlake] (du 30/04/07 au 04/05/07) AVRIL: "The Magic Position" de Patrick Wolf (du 23/04/07 au 27/04/07) "Stop Me" de Mark Ronson [Feat. Daniel Merriweather] (du 16/04/07 au 20/04/07) "The Way I Are" de Timbaland [Feat. Keri Hilson & D.O.E.] (du 02/04/07 au 13/04/07) MARS: "Heart of Hearts" des !!! (Chk Chk Chk) (du 26/03/07 au 30/03/07) "Brianstorm" des Arctic Monkeys (du 19/03/07 au 23/03/07) "North American Scum" de LCD Soundsystem (du 12/03/07 au 16/03/07) "She's Good For Business" de MSTRKRFT (du 05/03/07 au 09/03/07) FEVRIER: "North American Scum" de LCD Soundsystem (du 26/02/07 au 02/03/07) "The Creeps" de Camille Jones [Fedde Le Grand Mix] (du 19/02/07 au 23/02/07) "Grace Kelly" de Mika (du 12/02/07 au 16/02/07) "Perfect Exceeder" de Mason vs Princess Superstar (du 05/02/07 au 09/02/07) JANVIER: "Hip Hop is Dead" de Nas (du 29/01/07 au 02/02/07) "Brain Leech" de Alex Gopher (du 22/01/07 au 26/01/07) "Relax Take it Easy" de Mika (du 08/01/07 au 19/01/07) DECEMBRE 2006: "Deux Par Deux Rassemblés" de Pierre Lapointe (du 18/12/06 au 22/12/06) "Starz in Their Eyes" de Just Jack (du 11/12/06 au 15/12/06) "We're From Barcelona" de I'm From Barcelona (du 04/12/06 au 08/12/06) NOVEMBRE: "Uh Uh Uh" de Hey Willpower (du 27/11/06 au 01/12/06) "Monster" de The Automatic (20/11/06 au 24/11/06) "Writer's Block" de Just Jack (du 13/11/06 au 17/11/06) "My Love" de Justin Timberlake (du 06/11/06 au 10/11/06) OCTOBRE: "America" de Razorlight (du 30/10/06 au 03/11/06) "Cellphone's Dead" de Beck (du 23/10/06 au 27/10/06) "Let's Make Love And Listen To Death From Above" de CSS (du 16/10/06 au 20/10/06) "Atlantis To Interzone" des Klaxons (du 09/10/06 au 13/10/06) "London Bridge" de Fergie (du 02/10/06 au 06/10/06) SEPTEMBRE: "Fa Fa Fa" de Datarock (du 25/09/06 au 29/09/06) "I Don't Feel Like Dancin'" des Scissor Sisters (du 18/09/06 au 22/09/06) "Get Myself Into It" de The Rapture (du 11/09/06 au 15/09/06) "Sexy Back" de Justin Timberlake (du 04/09/06 au 08/09/06) == Saison 2006/2005 == Générique : réorchestration de "Superstition" de Stevie Wonder Arrivée des chroniqueurs : "Party Time" de Missy Elliott JUIN 2006: "Can I Have It Like That ?" de Pharrell Williams [Feat. Gwen Stefani] (du 30/05/06 au 13/06/06) "Boy From School" de Hot Chip (du 16/06/06 au 27/06/06) MAI: "Crazy" de Gnarls Barkley (du 17/05/06 au 28/05/06 [Festival de Cannes]) (Générique de fin Grand Journal à Cannes : "Cannes" de Barbara Carlotti) "SOS (Rescue Me)" de Rihanna (du 15/05/06 au 16/05/06 [Best Ofs]) "Steady, As She Goes" de The Raconteurs (du 08/05/06 au 12/05/06) AVRIL: "SOS (Rescue Me)" de Rihanna (du 01/05/06 au 05/05/06) "You Have Killed Me" de Morrissey (du 17/04/06 au 28/04/06) "When You Wasn't Famous" de The Streets (du 10/04/06 au 14/04/06) "Touch The Sky" de Kanye West [Feat. Lupe Fiasco] (du 27/03/06 au 07/04/06) MARS: "Eddie's Gun" des Kooks (du 13/03/06 au 24/03/06) "Alala" de CSS (du 27/02/06 au 10/03/06) FEVRIER: "You Gonna Want Me" de Tiga (du 13/02/06 au 24/02/06) ??? (du 30/01/06 au 10/02/06) JANVIER: "Pump It" des Black Eyed Peas (du 16/01/06 au 27/01/06) DECEMBRE 2005: "Dance Dance" des Fall Out Boy (du 05/12/05 au 16/12/05) NOVEMBRE: "Push" de Madonna (du 21/11/05 au 02/12/05) "Gold Digger" de Kanye West [Feat. Jamie Foxx] (du 07/11/06 au 18/11/06) OCTOBRE: "Hung Up" de Madonna (du 24/10/05 au 04/11/05) "Tripping" de Robbie Williams (du 10/10/05 au 21/10/05) SEPTEMBRE: "My Humps" des Black Eyed Peas (du 26/09/05 au 07/10/05) "Do You Want To" de Franz Ferdinand (du 12/09/05 au 23/09/05) "Dirty Harry" de Gorillaz (du 29/08/05 au 09/09/05) == Saison 2005/2004 == Générique : réorchestration de "Superstition" de Stevie Wonder JUIN 2005: "Feels Just Like It Should" de Jamiroquai "Don't Phunk With My Heart" des Black Eyed Peas MAI: "Feel Good Inc." des Gorillaz ??? AVRIL: ??? ??? MARS: "Get Right" de Jennifer Lopez "Everyday I Love You Less And Less" des Kaiser Chiefs FEVRIER: "Robot Rock" de Daft Punk "Signs" de Snoop Dogg [Feat. Justin Timberlake] JANVIER: "What You Waiting For ?" de Gwen Stefani "Drop It Like It's Hot" de Snoop Dogg [Feat. Pharrell]

dimanche 9 mars 2008

Chrome Hoof - Quand Tex Avery fait du funk et du metal !

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Opéra hardrock ? Performance artistico-médiévale ? Terrorisme musical ? Machine à faire entrer en transe ? Difficile de définir le projet défendu par les frérots Leo et Milo et leur bande, qui nous en mettent plein les tympans et les mirettes. En découvrant les influences de Chrome Hoof, à savoir Slayer et Black Sabbath, on s'attend à des riffs chauffés à blanc, un batteur martelant violemment ses fûts et un chanteur chevelu et barbu hurlant comme un enragé. Au lieu de ça, on se retrouve face à une dizaine de guignols habillés en peignoirs façon aluminium. Les Londoniens ne sont pas sur la Lune, ils sont sur une autre planète pas encore découverte mais on n’a rien vu de tels depuis les plus beaux délires visuels de Funkadelic ou Parliament, tout droit sortie d’une série de science-fiction des années 70.
C'est le projet disco funk metal de Leo Smee, le bassiste du groupe doom Cathedral (si, si, vous lisez bien !). Originalement bâti autour d'un duo avec son frère Milo, Chrome Hoof, s'est finalement transformé en orchestre pour moines futuristes allumés et funky. Le binôme s’est fixé pour mission de s'affranchir des dogmes metal, de brouiller les pistes entre des genres musicaux a priori disparates. Une sorte de cirque Barnum au carrefour improbable entre Sunn O))) et Parliament, Magma et ESG, Black Sabbath et Tex Avery, Hawkwind et Daft Punk.

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Une bande de joyeux jobards accoutrés de toges à paillettes parmi lesquels on trouve la siphonné Lola Olafisoye des excellents Spektrum. Pas moins d'une vingtaine de musiciens donc, trompettes, saxophones, tubas, percussions diverses et bien sûr basse, guitare, batterie, mais aussi synthétiseurs et effets électroniques analogiques pour un Pre-Emptive False Rapture complètement halluciné tentant follement l'hybridation du jazz mutant et futuriste de Sun Ra avec les B.O. bizarres des Italiens de Goblin, le punk funk d'ESG, le P-funk de Parliament Funkadelic et le hard rock mystique de Black Sabbath. D'un humour constant, leur musique résulte de cette approche limitrophe, quasi-schizophrénique dans sa démultiplication bluffante des styles, tout en ruptures de tons abrupts, en excitants méandres progressifs et en choeurs baroques, jamais avare de sections rythmiques complexes, de louvoiements alien-jazz à la Sun Ra et de scintillements electrofunk. On croit entendre une symphonie martienne savamment démantibulée ? Fausse piste, l'orchestration est brisée la seconde d'après par une tornade doom-metal, qui raccroche aussi subitement le wagon disco avec une aisance et une jubilation tellement palpable qu'elle ne s'enferre jamais dans le ridicule ni le kitsch ampoulé auxquels elle pourrait s'exposer, ce qui est en soit un miracle. N'est pas l'orchestre du Splendid qui veut.
“Pre-Emptive False Rapture” est une sorte d’odyssée (de l'espace) pleine de bravoure, de moments d’héroïsme, de musiques venues d’une autre époque, d’un autre monde qu’on imagine pas très beau à voir, mais sûrement intéressant à visiter. Les fans de Mike Patton devraient trouver ici leur bonheur tant le brassage est innovant. Dès les premières notes lancées, la machine est en route, et tout ce que Chrome Hoof nous fait traverser ne semble avoir de lien avec ce qui vient de se passer, ni avec ce qui va se passer. Les ambiances psychédéliques et très brumeuses donnent le ton à des tirades de schizophrénie furieuse, des gouffres effrayants, des évolutions aux rythmiques funky obsédantes ou encore des passages rock très entraînants et légers. La musique de Chrome Hoof ondule bêtement (au bon sens du terme), de références en références, d’instruments en instruments (synthé, cuivres, guitare, basse, et bien d’autres) générant un vortex dont la compréhension même n’a plus forcément grand sens au final. Tour à tour grand huit et train fantôme, vaudeville et film d'horreur, rugissements doom et vélocité disco-funk .

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Impossible de savoir ce qu’il va se passer de chanson en chanson, ou même de riff en riff, sur cet album. On commence en grandes pompes avec une introduction inquiétante ("Nordic Curse") pour enchaîner sur du funk délirant digne de Parliament ou des tous premiers Red Hot Chili Peppers ("Tonyte"). La voix n’arrive qu’après de longs instants (très dansants, cela dit), alors qu’on se demandait presque si l’album n’allait pas être entièrement instrumental.
L’album de cette troupe de musiciens, chanteurs et danseurs costumés fait s’alterner des morceaux speedés et rythmés (le tonic “Tonyte”), invite des cuivres hystériques (“Circus 9000”), nous plonge dans de sanglantes épopées (“Moss Covered Obelisk”). Chrome Hoof, c'est comme un hommage à l'ambiance des années 70, entre Funkadelic et Iron Maiden. Autant métal que funk, pas plus électro que mathrock, les morceaux sont construits sur des structures rythmiques déroutantes et ne seraient pas dépareillés dans The Rocky Horror Picture Show. On enchaîne avec des gros riffs lourds à la Black Sabbath agrémentés de synthés ou orgues, voire de cuivres bien gras, mêlés à des ambiances planantes ou déprimantes. Inutile sans doute de décrire l’album pas à pas, tant la description in extenso noircirait des pages illisibles.
Plébiscité aussi bien par les kids enamourés de Justice et Klaxons (avec qui ils ont dernièrement partagé l'affiche) que par les mélomanes assoiffés de musiques aventureuses et les metalleux purs et durs. Il faut dire que visuellement, l'orchestre mastodonte met le paquet. Spectacle à part entière, qualifié d' « electro doom space ritual », Chrome Hoof est attifé sur scène de toges à paillettes et de masques médiévaux futuristes, entourés d'une armada de danseurs, d'une chanteuse glam (Lola Olafisoye, intermittente du groupe Spektrum) et d'une garnison de mages-musiciens, cuivres et cordes tendus, prêts à en découdre avec leurs amplis. Cerise sur le gâteau, une immense créature démoniaque surgirait parfois dans la salle... On n'avait pas vu un tel déchaînement visuel et sonore depuis les bacchanales industrielles de Crash Worship ou les shows graveleux des Butthole Surfers. A interpréter ses cabrioles musicales spectaculaires, Chrome Hoof fait l’effet de n’appartenir à rien, ni au passé, ni au présent, encore moins au futur, ni à une scène particulière. Encore une fois, peu importe de toute manière, Chrome Hoof intéressera qui voudra bien s’y intéresser, a priori des gens plutôt ouverts à toutes les musiques expérimentales, des curieux naïfs, et autres allumés de la consommation musicale. "pre emptive false rapture" est un disque impossible à noter, encore que son résultat défile sans accrocs et soit interprété sans failles, pour la simple et bonne raison qu’il s’inscrit dans tout et rien à la fois, que tout référentiel qui pourrait le régir est aussitôt brouillé après réflexion, et si vous êtes curieux donc, n’hésitez pas.

Voici quelques extraits de concerts glanés sur youtube, helas il n'existe pas encore de clip officiel, juste pour l'ambiance....





Chrome Hoof At ATP 2008 3 video
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Album - Chrome Hoof - "Pre-emptive false rapture"

http://www.blogger.com/www.myspace.com/chromehoof
http://www.chromehoof.com/


Petit etat des lieux du Metal d'aujourd'hui.....

Dernièrement, ce milieu pourtant connu pour son conservatisme se laisse aller à quelques expériences. Les Norvégiens de Next Life associent sonorité de jeux vidéos et Death Metal. Les Américains de Sunn O))) font du metal au valium. Et le death metal électro de KILLL, un autre groupe norvégien, a des accents de free jazz.

Les membres de KILLL ne s’arrêtent pas à l’univers metal. Are, par exemple, est artiste plasticien. Erlend, le guitariste, a joué avec JR Ewing, un groupe pop. Matrin, le batteur, joue avec Jaga, un groupe de jazz. D’ailleurs, les instruments de Are ne sont pas tous spécifiquement metal. Certains sont utilisés par les DJs de musique trance. KILLL ne sort jamais d’albums. Pour les écouter, il faut aller au concert. Leur spectacle, à base de lumière stroboscopique, vaut d’ailleurs le déplacement. Le stroboscope est la marque de fabrique des concerts de KILLL. La lumière et la musique fonctionnent de manière interdépendante. Par exemple, quand le son est plus noisy, les couleurs deviennent plus vives. L’idée du groupe, c’est de créer son propre habillage acoustique et visuel, pour se démarquer des gesticulations sataniques des autres groupes de metal.

Les uns se shootent au speed, les autres marchent au valium. Le rock metal au ralenti de Sunn O))), un groupe californien, a un effet apaisant sur le rythme cardiaque. Ils font incontestablement partie de l’avant-garde du metal expérimental, et pas uniquement aux USA. Sur scène, Greg Anderson et Stephen O’Malley, les deux maîtres de cérémonie, portent des soutanes de moines. Et même lors des interviews, ils préférent ne pas être reconnus. D’une part parce qu’ils sont timides, d’autre part parce que le mystère fait partie de leur image de marque. Ils conçoivent leur musique comme un massage de la tête aux pieds.
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Un effet que Sunn O))) obtient en connectant des amplis en cascade et grâce à des fréquences basses et des techniques de distorsion. Le résultat s’appelle « Drone Metal » : un son profond qui se modifie progressivement. Le nom du groupe, Sunn O))), vient d’un modèle d’amplificateur des années 80. En live, Sunn O))) joue de préférence avec des amis musiciens. Par souci de cohérence visuelle, tout le monde est en soutane. C’est leur uniforme. L’attention du public doit se concentrer sur la musique.

Les uns s’amusent avec les ondes sonores, les autres préfèrent jouer à la playstation. Le duo Next Life se compose de Hai Nguyen, un fou d’informatique, et son copain Trond. Ils assemblent les sons d’anciens jeux vidéo avec du metal. Le résultat s’appelle du gameboy-deathmetal. Les concerts de Next Life sont un hommage inconditionnel et extatique au metal. Physiquement, c’est épuisant, et leurs spectacles ne durent jamais plus qu’un quart d’heure. Next Life utilise de préférence les bruitages des jeux vidéos d’avant 1995. L’éventail de sonorités est assez réduit et, surtout, les sons n’ont pas la netteté des jeux vidéo d’aujourd’hui.
Rassurez-vous, le fan de metal « old school » n’est pas mort. Mais le milieu s’ouvre enfin à d’autres sons. Et l’essentiel, c’est qu’on soit d’accord sur les fondamentaux. Que ce soit au ralenti ou en accéléré, avec la crinière ou la barbichette, les metallers ont tous un cœur de metal qui bat très fort.

Albums :

Electric Violence (2006) de Next Life
chez Cock Rock Disco.

Altar (2006) de Sunn O)))
chez Southern Lord



http://www.killl.org/
http://www.sunnborisaltar.com/
http://www.electricdungeon.org/

samedi 8 mars 2008

LO COR DE LA PLANA, MUSIQUE OCCITANE UNIVERSELLE

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Le New York Times le disait il y a quelques semaine :
« Ce fut le groupe le plus frappant du festival (GlobalFeast 2008). Avec seulement des voix et des percussions, ils font des choses remarquables. Ils chantent de riches harmonies chorales et des contrepoints qui ricochent joyeusement. Il y a des notes en bourdon et des dissonances proches de la musique d’Europe orientale, de longs solos vocaux qui rappellent la musique arabe ou le chant grégorien. Leurs voix se renvoient la balle d’une façon percussive qui évoque la musique africaine. Bref, toutes les connexions d’une fête méditerranéenne. Leur musique est à la fois robuste et complexe. C’est un produit local fin prêt pour l’exportation. »
Lo Còr de la Plana (prononcez « Lou couar dé la plane » et traduisez « Le cœur de la Plaine ») est un chœur d’hommes du quartier de la Plaine à Marseille (eh oui, peuchère!). Fondé en 2001 à l’initiative de Manu Théron, le groupe dépoussière le répertoire occitan de Provence, réveille et réinvente les chants sacrés comme les chants à danser les plus débridés.
Interprétées à l’unisson ou en polyphonie, accompagnées de bendirs, de battements de pieds et de mains, les joutes vocales du Còr de la Plana sont emplies de fougue et de sincérité. hurlés, susurrés, les chants du Còr sont à l'image de leur quartier : violents mais sans cruauté, doux mais sans mièvrerie, blindés mais sans sûretés inutiles. On finit étourdi par tant de maîtrise vocale, d’énergie et de sens du rythme.
Les cinq membres du Còr ont travaillé jusqu'ici sur le répertoire religieux populaire du Damase Arbaud et des Noëls de Notre-Dame des Doms, et sur de nombreux chants à danser (rigaudons, bourrées, rondeaux), en intégrant aux compositions et arrangements nombre d'éléments présents dans la culture marseillaise d'aujourd'hui (raggamufin, techno-groove...). Ce chant peut apparaître âpre et rugueux à la première écoute, puis on entre dans la danse, et on finit étourdi devant tant d'énergie maîtrisée, de puissance, de sens du rythme et par cette beauté aride. La dissonance trouve sa conclusion dans une harmonie remarquable. Leur expression est entièrement physique. Jouant des mains et des pieds, ponctuant le texte d'onomatopées, semblant s'arrêter et guetter le premier applaudissement pour mieux repartir.
Lo Còr a cette volonté nouvelle et définitive d’en finir avec le chant " traditionnel ", d’en découdre avec la musique vocale et la polyphonie, quitte à réveiller ceux qui rêvaient de voir mourir ces dernières dans leurs chapelles...De fait, nos chanteurs sont partout : dans les églises, les usines, les bars, les festivals ou les théâtres, n’hésitant pas à mêler au paganisme déroutant du vieux fonds occitan les préoccupations des musiciens marseillais d’aujourd’hui. Ils ne renient alors aucune influence, de Bartok au Massilia Sound System, aucune provenance, d’Oran au Rove proche, n’ayant pour unique prétention que de faire détonner, résonner et déraisonner dans leur musique tout ce que leur ville et le monde alentour leur donne à entendre. Une sirène de police, un nouveau-né, les restes d’un paradis ou d’un fantasme de paradis, une fête trop arrosée, des moutons, des loups, bref, la fureur paisible et enivrante du quotidien...

* Manu THERON: Seconde, bendir (ancien de Gacha Empega)
* Sebastien SPESSA: Basse (ex Na Zdorovie)
* Denis SAMPIERI: Seconde basse bourdon ryrhmique, bendir
* Rodin KAUFMANN: Seconde bourdon rythmique
* Benjamin NOVARINO-GIANA: Seconde tierce (ex Nux vomica)

Deux CD : "Es lo titre" (Nord Sud NSCD1121) et le tout récent "Tant deman" (Buda musique 3017530).
« Es lo titre » (2003) est composé de 17 chants religieux provençaux et méditerranéens. Ce choix est moins l’expression d’une piété aveugle qu’un désir de renouer avec une ferveur populaire. Le groupe dynamite la tradition en réinventant leurs mélodies, en les ornant d’orchestrations minimales où des rythmes orientaux se juxtaposent à des enluminures électroniques. Bien écouter aussi les inter-plages hilarantes.
“Tant deman” (2007) est plus dansant, plus rythmé, avec davantage de percussions. A part trois chants (“La Vielha”, “Fanfarneta” et “Feniant et gromand”), nous n'avons plus affaire à des chants traditionnels mais à des créations du groupe, qui ne s'inscrit pas dans une identité stricte, basée sur les codes habituels de la musique dite “occitane”, mais regarde vers tout le bassin méditerranéen.


LO COR DE LA PLANA tour du bourreau pau
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« "Si en Afrique quand un vieux meurt, c’est une bibliothèque qui brûle, c’est la même chose en Europe". » (Lo corde la plana)

Extrait d'une interview tres interessante du groupe:

Vous pensez faire une musique de survie, au niveau de la langue par exemple, ou absolument pas ?
Absolument pas. Notre musique n’est pas un acte de résistance ou de combat, c’est un acte de création. Et c’est sur la création qu’on fait reposer ce disque, ce répertoire et notre engagement. C’est pas un acte qui se pose pour ou contre, c’est une musique d’abord dans la recherche et l’invention d’elle-même.

Comment faites vous justement pour vous appuyer sur les emprunts qui sont faits, comment réussissez vous à tout mêler, à tout concilier, sans trahir quoi que ce soit ?
Je pense qu’il faut laisser aux influences le temps de mûrir dans une personne, le temps qu’elles resurgissent sans aucune traçabilité ou visibilité sur ce qui s’est passé auparavant. On joue du bendir, parce que c’est un instrument qu’on s’est complètement approprié, petit à petit, en dépassant complètement les rythmes de base du bendir maghrébin. Mais cela c’est fait après trois ou quatre années de fréquentation et de familiarité avec cet instrument. Elles n’auraient jamais pu surgir en deux mois. Je pense que c’est vraiment important : on accepte cette temporalité qui est autre. Ce n’est pas la temporalité des musiques savantes, ou la temporalité des musiques de commercialisation de masse. Nous avons un autre système de pensée musicale et de pensée de la musique, on est dans quelque chose qui prend en compte le temps de l’humain, et qui essaye de prendre en compte les occasions qui laissent à la musique une place.


Vous vous sentez proches d’un monsieur comme Erik Marchand, qui travaille au collectage, à la diffusion des musiques populaires bretonnes, par exemple ?
Ce qui nous rassemble est aussi ce qui nous divise. Le collectage est une activité extrêmement pratiquée par les artistes, en Bretagne, effectivement, mais aussi dans toutes les régions de France, en Poitou-Charentes, dans toutes les régions occitanes Limousin, Auvergne, Aquitaine, Languedoc Roussillon, Rhône Alpes, PACA…Le collectage est devenu depuis les années 60 la seconde occupation des musiciens qui s’intéressent aux musiques d’expression locale. On rejoint à ce titre Erik Marchand, de la même façon qu’on rejoint Jean Baudouin en Aquitaine, Pierre Boissières dans le Gers, Patrick Mazelier en Rhône Alpes, Laurent Haudemar en Languedoc Roussillon, Olivier Durif en Limousin. C’est très important car ce n’a pas été fait avant. La Phonothèque Nationale, dans les années 30, avec le Musée de l’homme ont envoyé des missions en France et dans les colonies pour enregistrer à la volée des paysans, des travailleurs, des colonisés, etc. Pas forcément dans le but de constituer une étude de ces musiques, plutôt dans la volonté de l’époque qui était de représenter de façon un peu ludique et totalement méprisante le tableau d’une puissance coloniale. Nous étions classés dans ce registre-là puisque à la Phonothèque Nationale ces enregistrements étaient conservés tous ensemble : colonies et provinces. Après , dans les années 60/ 70 il y a eu toute une phase de reprise en main. Les Corses ont menacé de mettre une bombe au Musée des Arts et Traditions Populaires. Le lendemain ils récupéraient l’ensemble de ce qui avait été enregistré par la Phonothèque Nationale à l’université de Corte. Nous on n’est pas allé aussi loin, je le regrette et nos enregistrements sont très peu nombreux et très mal conservés au musée des ATP. Finalement, ce sont des gens de la société civile, et pas les gens qui étaient payés pour cela, qui ont fait réellement ce travail de fourmi. Village après village, canton après canton. Moi maintenant mon envie serait de regrouper tout ce travail en un fonds disponible sur internet.

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Au sein de la Cie du lamparo, on peut aller écouter le collectage sur place ou pas ?
Pour l’instant non, on attend que les fichiers aient été traités de façon cohérente. Le public qui vient nous voir est principalement intéressé par le chant, ce qui restreint un peu le public, mais la constitution du fichier donnera lieu à la création d’un centre de ressources, prévu l’an prochain. Jusqu’à présent les documents collectés sont uniquement accessibles aux chercheurs ou aux étudiants. Or, sur du patrimoine immatériel, tu peux avoir la fille du gars qui a entendu dire qu’on a enregistré son grand père qui a envie de venir écouter. Mais cela peut être un chanteur aussi. L’accès à ces choses-là est trop souvent restreint. Je pense qu’il faut diffuser le savoir sans avoir peur, sinon cela crée de la frustration et de l’ignorance. Il faut inclure les savoirs populaires dans le savoir, les cultures populaires dans la culture. Voilà.

Et aujourd’hui vous pensez qu’au niveau des autorités administratives, une écoute est possible pour ce projet ?
Non absolument pas. Auprès des institutions locales, il y a une certaine écoute. Ce sont des gens d’ici, ils réalisent qu’ils ne peuvent pas enterrer tout ça d’un coup de pioche, ils donnent donc des aides et sont présents à divers titres, mais sans politique affirmée par rapport à ces expressions culturelles. Curieusement c’est l’Europe, qui est le plus sensible à ce genre de dossiers, et qui soutient les gens qui font ce travail. Au niveau national, les institutions sont complètement hermétiques, et sont encore dans des postures des années 40. Pour eux la culture occitane, c’est du régionalisme, c’est à dire un espèce de nationalisme à l’échelle d’une région. Or, ce n'est pas du régionalisme au sens où ils l’entendent, eux. Ils traitent d’une chose vivante comme si elle était morte, et c’est là qu’ils se trompent.

Mais là, il y a quand même une bataille, non ?
Non, c’est plutôt…une scène de ménage. C’est un interlocuteur avec lequel on est marié de force depuis maintenant plus de 200 ans. Oui, on a cassé la vaisselle, oui, on a renversé les placards, de part et d’autre le divorce n’est pas souhaitable, mais maintenant, il s’agit de pas donner n’importe quoi aux enfants. Il s’agit pas ne pas tout dilapider maintenant et que les enfants n’aient plus rien.

Propos recueillis par Eglantine Chabasseur le 29/05/2007 pour Musiqualité (www.musiqualite.net/)

http://www.myspace.com/locordelaplana

vendredi 7 mars 2008

The teenagers... french goules d'amour

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Oubliez BB Brune et autres Naast, la vague "Teenager Rock", les jeunes français savent faire autre chose que du rock debile pour branleurs hemiplegiques, mi humains, mi ados. Voici Les Teenagers, trois frenchies au sommet de la branchaga internationale, ou au moins franco-anglaise, ce qui est un début.

Il est loin le temps ou les Teenagers (deux francais, un anglais) n'etaient qu'une blague sur Myspace et "Homecoming" un tube potache qui n'aurait pu etre qu'un buzz ephemere pour kids et geeks (plus de deux millions de visite sur leur myspace). Avec leur premier album, "reality check", la réalité depasse la fiction. Ces trois là sont dans leur epoque (jeans slim et tee shirt XXL) et viennent d'ecrire la bande son de toute adolescence passée devant les clips de MTV. Qui a entendu parler de ce trio français en France ? Et pourtant ces trois zigotos qui chantent avec l’accent de Maurice Chevalier ont été signé sur les prestigieux labels Merock (qui a lancé les Klaxons) et XL Recordings (White Stripes, etc), un an après avoir créé un fausse page Myspace en 2005. Ils ont déjà à leur actif un single intitulé Homecoming sorti en vinyl "7" chez MEROK RECORDS ainsi qu'en 12" chez Kitsuné. La vidéo d' Homecoming est dirigée par la réalisatrice Kinga Burza. Le groupe a également remixé plusieurs artistes (City de Lo-Fi-Fnk, Mer Du Japon du groupe français Air, Fallen Snow d'Au Revoir Simone, The Bomb de New Young Pony Club et The Illness de GoodBooks)



Homecoming
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Alors que leur titre Homecoming vient d'être élu 4ème meilleur single de l'année 2007 par le magazine NME, et après avoir joué dans plusieurs festivals européens (Faraday festival de Barcelone en juin 2007, le festival Cabaret Remixe de Paris en juillet 2007, ainsi que Reading et the Underage Festival de Londres en août 2007), le groupe s'est produit à La Boule Noire lors du 20e Festival des Inrockuptibles. Le groupe se produira à Paris le 20 mars prochain dans le cadre de l'Inrocks Indie Club.
The Teenagers s'apprête à sortir leur tout premier album intitulé Reality Check, enregistré par Gordon Raphael (producteur émérite de Is This It? et Room On Fire de The Strokes) et Lexx (connu pour son travail avec Björk). Il est produit par Gordon Raphael (tiens, tiens !!!) qui avait déjà collaboré avec les… Strokes !!! En Grande-Bretagne, The Guardian les a comparé sans que ce soit forcément un compliment : “Au Velvet Underground faisant la B.O. d’un film porno avec Vanessa Paradis en guest-star”

The Teenagers est donc en bonne posture pour conquérir les disquaires d'Angleterre, voire même d'outre atlantique. C'est dans la même direction que Phoenix, et tout comme ces derniers, ils sont de purs produits français à la sauce anglaise.
C'est un mélange plutôt bien proportionné entre de l'électro, de la pop et du rock. C'est un bon album rock indie, qui énerve à quelques moments à cause de cette façon particulière de chanter.



Starlett Johansson
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Love No
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The Guardian, comme la majorité de la presse anglo-saxonne, specialisée ou non, les encense. Un buzz digne des dernieres sensations anglaises. Du jamais vu pour un groupe de froggies!
"au debut on nous comparait a Gainsbourg, a cause de l'accent français et des paroles salaces, les termes "dirty" et "pervers" reviennent tres souvent. On en joue, c'est plutot marrant" racontent en toute simplicité Quentin, Michael et Dorian, 25 ans chacun. Ils auraient pourtant de quoi pavaner. Rares sont les formations a guitare made in France bien accueillies de l'autre coté de la Manche. Les Teenagers ont fait un sort au complexe français. Avec en plus un truc qui plait aux brittons, "l'arrogance a la française".

Peu importe le lieu de résidence du groupe, Paris ou Londres, sa vraie maison, c’est le dance-floor. Salace et funky, l’univers des Teenagers – dévoilé sur leur premier album Reality Check – fait se croiser les guitares obliques de Sonic Youth et les liesses mélancoliques de New Order.
Pour l'instant l'album est disponible uniquement au USA, et devrait voir le jour le 17 Mars et le 18 respectivement au Royaume-Unis et en France.

album : the teenagers - "reality check" -

http://www.theteenagers.net/
http://theteenagers.blogspot.com/
http://www.myspace.com/theteenagers

La St Patrick c'est lundi 17 mars !

Ah j’irais bien roucouler, un trèfle à quatre feuilles à la main, avec quelques amis roux, sirotant un bon vieux whisky – au moins douze ans d’âge -, préparant une bombe artisanale, du côté de Dublin ou de Belfast. Je sais pas trop pourquoi, comme ça. J'ai une envie de pubs, de paysages embrumés, rares et magnifiques, de U2 et de Sinead O’Connor, de George Best et de Seamus Heaney… Pourtant je n'en suis pas privé, puisque j'habite, non seulement dans le morbihan mais en plus en face d'un pub a concerts, ou bien souvent je remercie n'importe quel saint qui se trouve là sur le moment, de ne pas avoir a prendre ma voiture pour rentrer...Ah mais je reconnais cette sensation, ce frisson irlandais : c’est l’appel de la St Patrick ! À moi le celte, les druides et ce bon vieux Patoche. La saint Patrick c'est la fête nationale des irlandais. Elle a lieu le 17 mars. Chaque année, la St Patrick est dignement fêtée dans le monde entier. Vous voulez de la bière, du vert, du trèfle, de la musique celte, et rêvez de la chaleur nocturne d’un pub irlandais ? Ca tombe bien, c’est lundi prochain !
La Saint-Patrick est devenue l'occasion de grandes retrouvailles animées et gaies, célébrées un peu partout en France par les communautés celtiques. Cependant, les inconditionnels de musique celte et les amateurs de bière et de whiskey, trouvent, eux-aussi, dans cette célébration, une excellente raison de sortir dans les pubs et de se réchauffer dans ce froid hivernal.


Carlos Nunez
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groupe JOB - Ma-Tvideo France2
groupe JOB - Ma-Tvideo France2




Groupe JOB


Patriiick !!!

Non, Patrick n’est pas le saint patron de la bière ! Si on boit ce jour-là, c’est en l’honneur de l’incroyable destin de celui qui a christianisé et ainsi « sauvé » l’Irlande. Saint Patrick a en effet accompli des miracles, terrassé des démons, ouvert les portes du purgatoire et… chassé les serpents d’Irlande. Un coup bien réussi, puisqu’il n’y en a plus un seul aujourd’hui ! Son histoire mouvementée remonte au Ve siècle. Kidnappé à seize ans par des pirates, vendu comme esclave en Irlande, il s’échappe et se forme dans les monastères de Gaule, avant de convertir le peuple irlandais, en réponse à un appel divin. Jamais canonisé par Rome, Patrick doit son statut de saint à une volonté populaire que personne n’a envie de contester… (mais j'y pense...notre president n'aurait t il pas aussi des origines celtes ?)

En Irlande, le Saint Patrick's day fut longtemps une simple commémoration religieuse. L’origine de la fête païenne nous vient, en fait, des États-Unis où vit une grande communauté irlandaise. En 1737, afin de réaffirmer son identité, la communauté de Boston inaugura le 17 mars (jour probable de la mort du saint), une tradition qui allait se mondialiser : la fête de la Saint-Patrick. Depuis, au-delà des considérations mystico-religieuses, la Saint-Patrick est surtout l'occasion de faire la fête et une bonne excuse pour abuser de la Guinness, au nom de la tradition !



Passe-moi le celte !

En France, La St Patrick de Paris a été inventée par le Festival Interceltique de Lorient en 1993 avec la complicité d'un brasseur. À cette époque, la presse nationale boudait le travail de réappropriation culturelle qui se déroulait en Bretagne. Deux ans plus tard, toute la France fêtait la St Patrick et les pubs irlandais partaient à l'assaut de l'hexagone.
Lundi 17 mars, ça va trinquer dur dans les pubs ! Comme les Irlandais, les Français ne manqueront pas de fêter dignement la Saint-Patrick. Sur un air des Chieftains, les Guinness et autres bières vont couler à flots et le whisky réchauffer les gosiers. Avant de vous retrouver à baragouiner en anglais quelques palabres de fin de soirée.

Retour en Irlande, car si les États-Unis ont détourné Halloween, la Saint-Patrick reste une fête typiquement « irish ». Dans l’île, c’est un jour férié, tout est donc fermé excepté les églises… et les pubs ! A l'occasion de la saint Patrick, les Irlandais se rendent à l'église, mangent du corned-beef (beuf en boîte de conserve) avec du chou.
Les "Leprechauns" sont un autre symbole de la saint Patrick : ce nom est tiré de l'ancien nom irlandais "lechorpan" qui signifie "petit homme" (ils mesuraient 1 pied, soit environ 33 centimètres). C'est une race mythique d'elfes facétieux qui possédait de nombreuses richesses. La barbe et les cheveux roux ou blancs, ils avaient les yeux verts et les oreilles pointues Souvent vêtus de vert, coiffés d'un chapeau haut de forme ou d'un tricorne, portant des chaussures à boucle qu'ils confectionnaient généralement eux-même grâce à leur talent de cordonniers, ils étaient plutôt avares, fumaient la pipe et avaient un certain penchant pour l'alcool (whisky, bière...). Celui qui parvenait à capturer un Leprechaun pouvait le forcer à révéler la cachette de son trésor (selon la légende ils avaient l'aptitude d'accorder 3 voeux aux mortels réussissant à en attraper un)... mais il devait faire attention à ne pas le perdre de vue, car les Leprechauns sont des êtres très rusés et malicieux prêts à tous pour échapper à leur captivité !




St Patrick

St Patrick.. clip réalisé par "l'homme au chapeau" http://www.myspace.com/r1lhommeauchapeau

A l'occasion de ces festivités, je vous livre quelques liens d 'ambianceurs" de pubs (et de salles) du pays de Lorient......

Mériadec Gouriou
http://www.myspace.com/mriadecgouriou

Ewen
http://www.myspace.com/ewenbigband

Petite Musique
http://www.myspace.com/petitemusique

jeudi 28 février 2008

Ma playlist "World Music"de Mars a ecouter sur le site d'Arnaud, la Plebe (http://www.plebe-web.com/)

Petit tour du monde des musiques folks en cette fin (peut etre...) d'hiver pour en oublier ses frimas et se rechauffer le coeur.


Ramiro Musotto (Argentine) : Ce musicien argentin quitte sa terre natale a 18 ans. Déjà batteur, il veut approfondir l'art de la (des) percussion(s). Direction le centre du monde ,le Brésil, précisément à Salvador de Bahia.
Ramiro Musotto s'impose dès lors comme un session man recherché en la matière. Ses collaborations sont multiples comme en témoignent des artistes comme Caetano Veloso, Joao Bosco ou Fernanda Abreu...
En extrait de Civilizaçao & Barbarye, son dernier album : Gwyra mi contient un sample d'un discours du sous commandant Marcos accompagné par un chœur d'enfants indiens Gwaranies.
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href="http://www.myspace.com/ramiromusotto">http://www.myspace.com/ramiromusotto

http://www.myspace.com/ramiromusotto


Hadouk Trio (France) : Baldamore est le nom du dernier enregistrement "live" du Hadouk Trio. On ne sait pas très bien "classer" la musique (est-ce vraiment nécessaire ?) du Hadouk trio.
Tout d'abord Hadouk Trio, c'est Didier Malherbe, Loy Ehrlich et Steve Shehan. Ces chercheurs de sons nous bonifient les oreilles, ils jouent de la kora, de la flûte, du guembri, du djembé, des cloches, de la calebasse, doudouk, clarinette ... et j'en oublie. C'est assez difficile de parler de ce groupe, je peux juste dire que leur musique est jouée avec finesse, qu'elle sent le voyage, le partage, le sable chaud (du désert). Ecouter voilà la meilleure manière de vous faire une idée !!! Sur ce live, ils ont invité la grande chanteuse et sénatrice mauritanienne Malouma.
Ils sont en tournée dans toute la France en ce début d'année 2008 : calendrier de tournée. Dans certaines régions, ils sont encore programmés dans de petites salles, cela va peut-être changer grâce à leur Victoire de la Musique en jazz.
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http://www.myspace.com/hadouktrio



Boban Markovic Orkestar (Serbie) : Pourquoi les fanfares avancent-elles en jouant ? Pour s’éloigner du bruit !!!

Boban est le petit-fils du légendaire Pavle Marković, trompettiste favori du roi de Serbie en son temps. Connue et reconnue dans les films d'Emir Kusturica (Arizona Dream et Underground), la fanfare du serbe Boban Markovic, forte de 11 musiciens et d’un style détonnant qui mélange jazz et folklore Balkan, s'impose depuis une dizaine d'années comme l'une des meilleures fanfares d'Europe centrale. Proche des rythmes de la samba, avec toute la profondeur des cuivres rom, le résultat est une musique qui bouleverse l'âme et électrise le corps. Extrait de son dernier album "go Marko go!" voici un morceau ou l’énergie joyeuse fait place à la mélancolie.
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http://www.myspace.com/bobanimarko


Nusrat Fateh Ali Khan (Pakistan) : avec un total de 125 albums, Nusrat fut certainement le meilleur interprète contemporain du qawwali, ce chant religieux émanant de la croyance et de l’ardeur amoureuse des soufis. Le qawwali est un genre musical particulier à l'Inde et au Pakistan. Nusrat Fateh Ali Khan a dépassé les limites du langage et de la religion et a popularisé cette musique inspirée.
Ce pakistanais mystique, completement "habité", dont les rythmes alimentent aujourd’hui jusqu’aux raves techno, n'entreprend sa carrière musicale qu'à 30 ans, après avoir reçu ce qu'il croit être l'appel d'Allah. Quels mots peut-on trouver pour évoquer ce territoire immense, religieux et surhumain où il emmène sa voix epoustouflante, une voix franche, éraillée, authentique, mais qu'un engagement spirituel halluciné et viscéral pousse à la plus incroyable virtuosité. Les concerts de Nusrat sont bouleversants, forcément visité par le ciel, la grâce et la mystique... car Nusrat ne chante pas, il s'éléve. La stupéfiante virtuosité rythmique de son phrasé, qui se jette comme à corps perdu dans des tourbillons de notes et d'attaques epileptiques, de rafales chantées, dont la complexité et la vélocité n'ont rien à envier aux soli instrumentaux les plus démontratifs. De la gravité de velour de son timbre texturé aux envolés aigues les plus extatiques, Nusrat chante la complainte, la joie et la douleur, la vie, du marmonnement tribal et monastique à la transe éfrénée, Nusrat danse avec sa voix.

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Ryuichi Sakamoto (Japon) : Fondateur du groupe de pop électronique Yellow Magic Orchestra, ce compositeur est un des précurseurs de la world music. Il a embrassé toutes les cultures et toutes les musiques dans un syncrétisme qui l'a vu mêler jazz, rock, musique traditionnelle du Japon et d'Afrique, musique contemporaine, bossa-nova, etc.
Sakamoto a collaboré avec David Sylvian sur plusieurs singles, et participé à la plupart des albums de Sylvian. Il a également travaillé avec Fennesz, Towa Tei (du groupe Deee-Lite), Thomas Dolby, Arto Lindsay, Bill Laswell, Nam June Paik, Youssou N'Dour, Roddy Frame (de Aztec Camera), Iggy Pop, Cesária Évora et Caetano Veloso. Il est surtout connu en occident pour ses musiques de films tels Furyo, little buddha, Le Dernier Empereur. Il a collaboré avec de nombreux musiciens occidentaux, comme Amon Tobin. On lui doit également le thème d'ouverture des jeux olympiques de Barcelone en 1992 et il a joué dans le film Furyo (dont il a composé la musique) de Nagisa Ōshima (1983), avec le chanteur de rock britannique David Bowie, ainsi que dans Le Dernier Empereur.
Ryuichi Sakamoto est sans conteste le musicien japonais le plus connu au monde, mais c'est aussi une des figures marquantes de toute la musique contemporaine.

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http://oswaldism.de/disc/sakamoto/index.php


Chiemi Eri & the Tokyo Cuban Boys (Japon) : L'engouement des japonais pour les raretés de jazz et de rétro-pop occidentales ne date pas des années 90. Et de leur côté du pacifique, ils ont bien sûr tout un lot de kitscheries folk-pop, dont Chiemi Eri est sans conteste une des égéries. Cette chanteuse des années 50, qui fut également une actrice populaire, s'adjoint ici les services d'un combo local à tonalité cubaine (percussions et cuivres). Si bien que le chant de Chiemi Eri, modulé dans un style japonais classique, et posé sur des arrangements et une instrumentation jazz lounge ou mambo crée une hybridation inouïe et, ma fois, plutôt gironde pour des oreilles curieuses. On retiendra Otemo-yan, où la belle adopte un jeu de modulations interrogatives typique du folklore musical japonais.
http://japanaddict.forumcrea.com/viewtopic.php?pid=49




Toco (Bresil/Italie) : Né à São Paulo à la fin des années soixante dix, Tomaz Di Cunto, alias "Toco", s’installe à Milan en 2000, la tête pleine des voix d'Elis Regina, Chico Buarque, Caetano Veloso... Le jeune chanteur compositeur interprète rencontre le producteur italien Stefano Tirone alias S-Tone Inc. Cet artiste phare de la scène electro tropicale du nord de l’Italie produit son premier album "Instalaçao do Samba". Il sort son deuxième opus, "Outro Lugar", en 2007. Prenez une bonne dose de samba et de bossa jazz et une mesure de guitare brésilienne, mélangez le tout à une voix délicate, saupoudrez de sons électroniques, et vous obtiendrez un album qui vous réchauffera le corps et l'esprit, à l'instar d'un bon café(zinho).
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Plaisantes ballades, bien que très convenues, parfaite pour les après-midi d'été, où la musique berce la sieste d'après manger... Bon guitariste et respectable chanteur, Toco se pique d'ailleurs d'une reprise de Pierre Vassiliu (si si !) "Qui c'est celui-là ?", laquelle fait doucement sourire avec l'accent brasileiro du toqué et les paroles d'un désuèt très 60's de ce tube incoutournable. Toco, qui a signé la plupart des textes et compositions de cette douzaine de bossas et de sambas faites de petites frénésies irrésistibles, marquées de doux contre-temps, de sonorités légèrement électro, à l'exemple de la chanson éponyme de l'album ou de Zum zum en duo avec la délicate carioca Rosalia Da Souza. C'est dans le difficile exercice vocal de la bossa que Toco étale toutes les subtilités de sa voix, comme dans Simples ou Contradiçao, duo voluptueux avec Coralie Clément et tube potentiel. Toco nous confirme son savoir-faire et ravira les adeptes de la "samba tranquille".

Toco "outro lugar (Bonsaï Music/EMI). 2007

Zakir Hussain (Inde) : Zakir Hussain est un percussionniste hors du commun. Prodigieux de finesse et de virtuosité, d’énergie et d’invention sur les peaux de son tabla, Zakir Hussain fait sa première tournée à dix-huit ans, auprès de Ravi Shankar, remplaçant son père, (Alla Rakha, tablaïste, disparu le 7 février 2000), souffrant. Il y rencontre The Grateful Dead, alors les papes de la musique psychédélique. En 1974, il se joint au guitariste américain John McLaughlin pour former Shakti, inventant ce que l’on désignera plus tard comme étant du jazz fusion. “Nous ne pensions même pas à ce que ça pourrait devenir, se souvient Zakir Hussain. On jouait et on s’amusait vraiment. Et c’est seulement maintenant que nous nous rendons compte que nous avons été les pionniers d’un courant qui est devenu très important. Shakti a été l’un des premiers groupes dans lequel se sont unies différentes musiques du monde, ce que beaucoup de gens font aujourd’hui.”
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Hussein a travaillé avec de nombreuses stars de la musique occidentale dont George Harrison, Van Morrison et Pharao Saunders. Il a aussi joué pour des bandes originales de films dont celle du célèbre “Apocalypse Now!”. En 1987, parait “Making Music”, son premier album solo. Installé depuis lors à San Anselmo, il ne cesse de parcourir le monde dans tous les sens, le public restant bouche bée devant les frappes hallucinantes de ce démiurge chevauchant l’espace. Sa générosité, son respect des artistes, son intelligence et son étonnant sens de la scène font partie de son génie.
http://www.momentrecords.com/


Fanfara Tirana (Albanie) : Tirés du répertoire traditionnel d'Albanie et d'autres pays de la péninsule balkanique, arrangés par Roland Shaqia, La FANFARA TIRANA nous convie à un mariage traditionnel albanais dans son dernier album, sorti il a quelques jours. Roland, qui officie aux saxophones baryton, aux claviers et au tapan (grosse caisse), est entouré d'une dizaine de musiciens au tambour et aux cuivres: saxophones alto et ténor, clarinettes, trompettes, tuba et pas moins de trois flugelhorn baryton. Il s'agit véritablement d'une "explosion de cuivres"!
Plus on avance dans le disque plus on se plait à découvrir des soli accrocheurs et imaginatifs, des trouvailles orchestrales qui stimulent l’attention et aiguisent notre goût pour les différents thèmes proposés. Le répertoire albanais se prête parfaitement à cette formule orchestrale et à ses procédés. Émotion, plaisir de la découverte : de titre en titre, l’orchestre s’amuse à nous surprendre sans jamais tomber dans une quelconque prétention.
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http://www.piranha.de/records/


Orchestre andalou d'Israël (Israel) : Cet orchestre fut formé, il y a une dizaine d'années, à la demande de la communauté marocaine d'Israël. A l'époque l'orchestre été seulement composé de quelques musiciens qui se produisaient uniquement lors de fêtes familiales, de circoncisions et de mariages. Vu le succès de l'Orchestre la demande devant grande auprès des communautés locales.
Aujourd'hui l'Orchestre Andalou d'Israël est le seul représentant de la musique andalouse au niveau national et représente culturellement la communauté marocaine au pays.
Le répertoire andalou de l'Orchestre est essentiellement marocain et de piyoutim. Deux solistes hors-pairs seront présents ; Emil Zrihen, hazan très demandé en Israël et dans le monde et le jeune et très prometteur Lior Elmalihach.
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L'originalité de l'orchestre est également la participation de musiciens occidentaux (surtout russes) jouant avec partition du violon, du violoncelle, de la contrebasse, de la flûte, de la clarinette et du basson et de musiciens orientaux de tradition orale qui jouent aussi du 'oud' et de la darbouka.L'Orchestre andalou d'Ashdod ajoute une saveur ethnique à la musique du sud d'Israël. La musique andalouse, qui puise ses origines dans l'Espagne musulmane des Xe et XIe siècles, arriva en Afrique du Nord après l'expulsion des Juifs d'Espagne en 1492. Sur le modèle de la musique lyrique arabe, chant et musique s'interpénètrent, musiciens et chanteurs sont exercés à la tradition orale. Cette musique, véhiculée en Israël dans les années 50-60 par les immigrants d'Afrique du Nord, fut négligée par souci délibéré d'insertion dans la culture ambiante. Elle ne connut un réveil que dans les années 70-80.
http://www.magda.co.il/


Ray Lema (Congo) : Formé à l'occidentale (séminaire, musique classique, piano), Ray Lema est un des musiciens africains les plus curieux (dans tous les sens du terme). Toujours en quête de nouveautés, de découvertes, d'inspirations, il n'a de cesse à sillonner la planète et d'enrichir son travail qui est certainement aujourd'hui une des plus belles synthèses entre musiques africaines et sons du monde entier.
Raymond Lema A'nsi Nzinga naît dans un train le 30 mars 1946 au Zaïre (aujourd'hui République Démocratique du Congo). Voulant rejoindre le village proche de Kary (aujourd'hui Lufu Toto), sa mère, qui vit à Lukala, accouche dans la gare. Mais pour un fils de chef de gare, ce n'est guère original…En 1957, à 11 ans, il entre au petit séminaire de Mikondo à Kinshasa avec la ferme intention de devenir prêtre. Mais très vite, lors des cours de musique, il dévoile un don certain pour le piano. Ses capacités à déchiffrer les partitions sont remarquables, et il n'a aucun mal à assimiler des morceaux complexes. L'enfant découvre la musique à travers une culture et une tradition occidentales fort éloignées de ses racines. Mozart, Bach, ou le chant grégorien deviennent son quotidien.
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Faisait le mur pour découvrir la rumba, toute fraîche importée de Cuba. Et puis le funk, la soul, ce qui torpillait les nocturnes de Kinshasa. Ray Lema, en exil parisien depuis que la ville semble une capitale africaine, a mêlé l'ensemble des rythmes qui l'ont traversé. Pianiste, chanteur, arrangeur, génie des voix mises en pile, il a enregistré depuis avec des orchestres symphoniques, des opéras noirs, de menues mélodies brillantes qui ont fait de lui un chef de cœur. Ray Lema bouleverse par son intelligence musicale.
"Mon travail n’est pas si énorme. Je suis croyant mais je n’ai pas de religion. Toute ma religiosité, je la mets dans la musique. Dieu est le grand compositeur. Et quand je pense à Dieu, je pense “amour”. Ou que j’aille, dans chaque domaine musical où je me plonge, j’y vais avec un regard amoureux. Ça me fait penser à cette phrase d’un compositeur russe : “La musique est comme une montagne. Plus vous montez, plus vous avez une vision claire sur ce qui vous reste à faire.”
A l’instar de Manu Dibango, Ray Lema est devenu, au fil de ces deux dernières décennies, une figure du paysage musical français. Un monstre sacré, atypique, homme de toutes les expériences, explorateur génial de la diversité, il multiplie tout au long de sa carrière les collaborations : avec des musiciens français (Higelin, Charlélie Couture, ou Bashung). Il compose aussi pour Nougaro et pour des groupes « étrangers », bulgares, marocains, suédois, brésiliens. Navigant du jazz au funk sans négliger bien sûr les rythmes traditionnels africains, Lema, ce touche à-tout surdoué, travaille encore pour le cinéma et le théâtre. Ce musicien-là appartient à la famille des insatiables, des inclassables, qui surprennent toujours.
http://www.myspace.com/raylema


Misia (Portugal) : Depuis la disparition d'Amalia Rodriguez, Mísia est sans conteste la plus grande interprète de fado. Sa voix exceptionnelle, sa démarche exigeante, ont fait de cette artiste la référence absolue du fado contemporain. Elle en est la meilleure interprète : les nuances vocales, la gestuelle minimaliste sont au service de l'émotion et de la beauté des textes, la chanteuse s'effaçant derrière son répertoire. L’univers du fado s’est trouvé une nouvelle jeunesse sous les traits de l’audacieuse et poétique Mísia.
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Si Misia rend honneur au Fado, c’est pour mieux revisiter ce blues du Portugal. Son dernier album Drama Box offre en supplément quelques pincées de Tangos et de Boléros…Alors du Fado bien sûr, mais émancipé des clichés du genre. Les chansons de Misia révèlent une femme déterminée mais espiègle, fidèle mais libre, sensible et téméraire. Un univers ultra féminin.
http://www.misia-online.com/official/fr/first.html


Trio Joubran (Palestine) : A la manière de MERCANE DEDE et le son des dervichs de Turquie, Samir, Wissam et Adnan JOUBRAN, font transparaître l'âme d'une Galilée meurtrie au travers de cet instrument intemporel, le OUD. Au son mélancolique, clair et puissant de l'instrument à cordes, se mèle la saveur parfumée des percussions de Yousef Hbeisch. Un album poétique et enigmatique, qui fait chavirer l'esprit dans le rêve. Invitation au voyage.
Originaire de Nazareth, en Galilée, Samir Joubran, virtuose du oud déjà consacré dans le monde arabe, accède aujourd’hui à une reconnaissance internationale. L’aventure des Joubran commence avec Samir qui a sillonné les scènes du Moyen-Orient et de l’Europe. Rejoint par Wissam, il fonde le duo Joubran, puis par Adnan en 2004, la paire devient désormais …LE PREMIER ET LE SEUL TRIO DE OUDS AU MONDE…
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«Parce que la Palestine n'est pas un pays normal, je ne suis pas un musicien normal», estime Samir Joubran, l'aîné des trois frères. À Ramallah, on peut aussi rêver de devenir musicien. Virtuose, même. Malgré la zone trouble, malgré l'espoir bafoué, l'ouverture obstruée, le repli identitaire, la colère, la tristesse, la violence, le désespoir, l'exil pour certains. «Nous somme très proches de notre folklore, répond Samir. Au plan du langage instrumental, la musique turque nous a marqués car la Palestine a été longtemps été sous domination ottomane.» Ces racines, tient-il à préciser, n'excluent aucunement le désir d'être moderne.
La vie palestinienne, il va sans dire, a aussi modelé l'art des frères Joubran. Nous contribuons ainsi à faire évoluer la cause musicale en Palestine. Au conservatoire de Ramallah, par exemple, 60 étudiants apprennent l'oud. C'est plus qu'au Caire!» Le succès croissant, les frères Joubran ont quitté la Palestine fin 2005. Direction Paris. Sans oublier d’où ils venaient. « Grâce à notre succès, nous aurions pu signer sur des labels. Nous avons préféré créer un label indépendant afin d’aider les artistes palestiniens. Il devrait être répertorié en 2007 en Palestine. » Dans les magasins de disques parisiens, Samir a découvert qu’ils étaient souvent classés dans le bac « Israël » ! « Il est temps que la Palestine soit identifiée pour sa créativité sur la carte sonore... »
C'est du fond de l'âme que nous viennent les émotions qu'engendre l'écoute de ce disque. Le jeu des trois fréres virtuoses du trio Joubran est juste, subtil,sincère, profond . La sonorité du oud est envoûtante. La richesse musicale palestinienne s'exprime pleinement au travers de ce trio .
Le Trio Joubran - Mâjaz - Randana Harmonia Mundi - 2007
http://www.letriojoubran.com/fr/discography.html
A ecouter aussi Music of the Intifada (Palestine) (http://www.recordland.ch/World_Music_Sc.htm) Un album qui résume les aspirations palestiniennes et qui reflète également les changements sociaux radicaux qui sont provoqués par la lutte quotidienne contre l'occupation Israelienne. Le nom du groupe, «l'Intifada Al Sabaya" ou "Jeune femme du soulèvement", exprime la restriction faite aux femmes dans la vie publique. Le chant est lui-même un défi, comme le traditionnel Mowwal qui est, pour la première fois, chanté par une femme. Il existe peu d'informations sur cet enregistrement si ce n'est qu'il date de 1989 et a été enregistré a Berlin.



Bollywood (Inde, pour le fun) : Dire que la musique tient une place importante dans les productions de Bollywood est un sérieux euphémisme. Intégrées à part entière dans la conduite du récit aussi bien que dans la campagne de promotion du film (les albums des bandes-originales sortent souvent avant le long-métrage lui-même, et chaque film a son ou ses singles dont les plus chanceux deviennent des tubes nationaux). Les amateurs de kitch indien trouveront dans cette musique un florilège de bluettes plus ou moins dansantes, émaillant de leurs violons, clochettes et tablas rebondissant les films made in Bombay. Il y a amplement de quoi fondre sous la suave caresse sucrée des deux plus belles voix du genre, celles des sœurs Asha Bhonsle et Lata Mangeshkar, par exemple. C'est toujours de la World Music. Dépaysement assuré !
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Mariana Ramos (Cap Vert): Née à Dakar, la chanteuse arrive en France à l’âge de 7 ans. Influencée aussi bien par Michel Jonasz que Youssou N’Dour, elle n’en reste pas moins la fille de Toy Ramos, guitariste du groupe phare capverdien des années 60, Voz de Cabo Verde. Après deux essais, Mornador, littéralement "le faiseur de morna", est l’album de l’identité réconciliée. Elle explore ici tous les rythmes capverdiens (morna, coladera, funana) avant d’y poser sa touche jazz, blues et même de chanson avec "Crepuscular Solidão" en duo avec Teofi lo Chantre. Elle convoque l’accordéoniste malgache Régis Gizavo le temps d’un collé-serré et son père, lui, compose trois titres. Décomplexée, Mariana Ramos chante son Cap-Vert vu d’ici.
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http://www.mariana-ramos.com/

A ecouter aussi le dernier album de Tcheka, du Cap Vert aussi. Le Cap-Vert se cubanise depuis Cesaria Evora. Lura, Mayra Andrade, Gabriela Mendes, Mariana Ramos, Sara Tavares, Teofilo Chantre, Bau, installés au Cap-Vert, à Lisbonne ou à Paris, sont les fleurons musicaux d’une jeune nation d’à peine deux millions de personnes réparties entre le pays et sa diaspora. Guitariste et chanteur, Manuel Lopes Andrade, dit Tcheka, 34 ans, a montré sa virtuosité dès son coup d’essai 2003, Argui ! («Debout !») Tcheka en fait une musique universaliste, cadence voluptueuse parfois grave, parfois taquine, toujours sensuelle.
Tcheka Lonji (Lusafrica) 2007
http://www.myspace.com/tchekacaboverde



Toumani Diabate (Mali) : Vingt ans après son premier album solo, le maestro de la kora, la harpe-luth des griots d'Afrique de l'Ouest, caste des musiciens, chanteurs et passeurs de mémoire à laquelle il appartient, sort à nouveau un éblouissant exercice de musique en solitaire. Du groupe de nuevo flamenco Ketama, à Séville, en 1987, pour l'album Songhaï, disque incontournable des musiques du monde, à Björk, Ali Farka Touré, Dalmon Albarn, Taj Mahal ou Tiken Jah Fakoly, Diabaté a mené la kora dans de multiples univers. Après avoir enregistré son album précédent, Boulevard de l'Indépendance, avec un big band, le Symmetric Orchestra, réunissant musiciens et chanteurs de différents pays d'Afrique de l'Ouest, il se retrouve seul face à son instrument. "La kora, beaucoup savent à peu près à quoi elle ressemble aujourd'hui, mais on ignore sa dimension spirituelle". D'où son désir aujourd'hui de refaire un disque solo, à l'instar de son premier enregistrement, Kaira, en 1987. Juste le son pur et nu de la kora. Son chant sert de générique au journal télévisé, à la télévision nationale du Mali. Il est également joué dans les navettes spatiales, comme le lui a confirmé Cheik Modibo Diarra, un astrophysicien d'origine malienne travaillant à la NASA.
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Au-delà du propos spirituel et de la générosité partageuse qui ont guidé sa démarche, Toumani Diabaté admet aussi qu'il y a du plaisir égoïste dans ce nouveau disque en solitaire."Jouer seul, c'est avoir plus de liberté pour improviser. Quand des musiciens sont avec moi, je ne peux pas aller n'importe où, sinon ils vont se perdre. Je n'ai plus la possibilité de jouer complètement d'instinct. Ce que doit permettre une musique comme la nôtre, car elle n'est pas écrite." Jouer seul, c'est aussi le moyen d'exprimer quelque chose d'intime, des sensations fondamentales qui viennent du plus profond de soi.
Toumani Diabaté The Mandé Variations (World Circuit – Harmonia Mundi). Sortie le 21 février.

http://www.toumani-diabate.com//


Julien Jacob (Benin) : À chaque album, Julien Jacob dévoile un nouveau morceau de la carte d'un pays qu'il dessine avec une poignée de complices. Si ses contours épousent parfois ceux de l'Afrique et ses reliefs rappellent ceux d'une côte celte, cette terre se nourrit surtout de la sève des rêves. La langue imaginaire qu'il emploie pour chanter et sa musique résolument libre planent au dessus des genres. Sa voix doucement grave louvoie entre des arpèges de guitares mélancoliques et des rythmes parfois légers, parfois tribaux. Des mélodies le plus souvent intimistes servies par des arrangements audacieux mais toujours élégants renforcent un sentiment d’étrangeté.
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En 1995, c’est en Bretagne qu’il trouve sa terre d’adoption. Et là, tout s’accélère !(hihi) Il prend alors la route pour quatre années riches en expériences scéniques à travers le monde : les festivals Womad USA, Australie, Singapour, Nouvelle-Zélande, Angleterre, Espagne, Canaries, Sicile mais aussi Le Paléo festival de Nyon, les Francofolies de Montréal…Il fait aussi des premières parties prestigieuses (Suzanne Véga, Césaria Evora…). Julien Jacob vient d’enregistrer son troisième album ‘BARHAM‘. Songwriter aux mots uniques, il nous convie à visiter, de sa voix grave, douce et puissante, l’intimité de son univers. Sons roots, sobriété des arrangements, très acoustique, avec uniquement guitare, voix, percussions, cet album, confirme l’identité artistique très personnelle de Julien.
Qualifiée de folk-song, sa musique, aux accents afro, pop, orientaux reste néanmoins inclassable. Sa langue imaginaire nous conte les beautés mais aussi les maux de ce monde notamment à travers le titre ‘Barham’ dédié à ses lointains ancêtres esclaves.
Avec Barham, dans le droit fil de son prédécesseur, Cotonou, Julien Jacob poursuit une œuvre unique et éminemment attachante.
Julien Jacob Barham (Volvox Music/Sounds) 2008
http://www.julienjacob.com/