dimanche 24 février 2008

'Casse toi, sale con !" Les français parlent aux français ou Sarkozy et ses mots doux

La vidéo fait un tabac: une scène filmée au Salon de l'agriculture samedi 23 février par LeParisien.fr montre Nicolas Sarkozy envoyant un "Casse-toi casse-toi pauvre con, va" à un visiteur qui repousse sa poignée de main d'un "Ah non touche moi pas, tu me salis".

Lorsqu'on enlève le vernis présidentiel, qui n'a pas encore pris sur Nicolas Sarkozy, on se rend compte qu'il est simplement vulgaire. Voilà donc notre président rassembleur qui parle à un Français. C'est plus fort que lui l'insulte, il a beau chasser son naturel, celui-ci revient au galop pour mieux s'imposer dans des situations comme cellles-là. Il y'a bien du poutine en lui, c'est consubstantiel à sa personne. D'ailleurs Dailymotion s'en est rendu compte, ils viennent de censurer 4 fois la même vidéo. Il semble que Dailymotion chasse aussi la vulgarité cette semaine. Cette version va l'être sans doute rapidement, si elle est censurée, des blogueurs patients la rediffusent en continu là. Vous pouvez également la voir sur le site du Parisen.

PARIS (AFP) — La visite de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture samedi matin a été marquée par un échange d'invectives entre un visiteur et le président, séquence filmée qui a été diffusée dans la soirée sur le site Le Parisien.fr.
A 12h00 dimanche, cette séquence de 45 secondes avait été visionnée près de 330.000 fois, selon le compteur du site du quotidien.
Cette vidéo montre le chef de l'Etat, très entouré, souriant prenant un bain de foule et serrant des mains quand un visiteur d'un certain âge et portant des lunettes lui lance: "Ah non, touche-moi pas."
"Casse-toi, alors", réponds M. Sarkozy.
"Tu me salis", enchaîne le badaud.
"Casse-toi alors, pauvre con", réplique le président.
Interrogé samedi soir sur l'incident, l'Elysée s'est refusé à tout commentaire.

Le 6 novembre dernier, une autre algarade avait aussi suscité la polémique: elle avait opposé le président à un marin-pêcheur du Guilvinec, dit Juju, Julien Guillamet, 21 ans qui, perché sur une terrasse de la criée de ce port breton, l'avait invectivé. Nicolas Sarkozy lui avait demandé de descendre s'expliquer. «Si je descends, je te mets un coup de boule», avait répliqué le jeune homme, sautant une barrière avant d'être arrêté par les services de sécurité.






Sarkozy s'énerve au Guilvinec
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Sarkozy au salon de l'agriculture : "Casse-toi alors pauvre con "
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Le Pecheur : En Bretagne , il pleut que sur les cons, Sarkozy : il doit pleuvoir souvent alors !!
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ESTOCADE • Sarkozy, ce grand malade

Pour le directeur adjoint d’El País, le président français “se vautre dans l’exhibitionnisme” et “rabaisse la République au niveau de Monaco”.

Une charge violente contre un Sarkozy atteint d"une“incurable hypertrophie de l’ego
Les Français ont un problème. Ils croyaient avoir un superprésident, un hyper­dirigeant capable de les sortir de la dépression et de la décadence, et voilà qu’ils ont écopé d’un président comme ils en ont déjà connu beaucoup d’autres : à savoir malade, limité, qu’il faut dorloter et protéger tout en s’organisant pour que la France tourne et que le gouvernement et les institutions fassent leur devoir. La situation n’a rien d’inédit : Pompidou et Mitterrand étaient déjà des présidents malades et diminués. Le premier est même mort avant la fin de son mandat. Quant à Chirac, il fut un obstacle paralysant pendant une bonne partie de sa présidence. La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable.
Plus on s’approche du 9 mars, date du premier tour des élections municipales, plus la nervosité des candidats du parti présidentiel augmente et plus on redoute les interventions de Sarkozy, susceptibles de faire perdre des voix à l’UMP. Le parti du chef de l’Etat est divisé à cause de tensions qu’il a lui-même créées. Le traitement qu’il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d’un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais. Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s’explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s’explique uniquement par son comportement public.

Un triomphe de sultan, seigneur en son sérail

Le trône qu’occupe Nicolas Sarkozy a été imaginé par de Gaulle pour lui permettre d’être le troisième larron d’un monde bipolaire. Le président français voulait être un fier contrepoids occidental dans l’affrontement entre Washington et Moscou. Or Sarkozy, arrière-petit-fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l’exhibitionnisme.
C’est sur trois points précis qu’est venu se briser le personnage : l’économie, qui n’a pas enregistré la moindre amélioration depuis son arrivée ; son idéologie plus néocons, voire “théocons”, que gaulliste – en témoignent des prises de position sur la laïcité contraires à la culture de la République ; et sa vie privée, étalée dans les médias. En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d’achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges : “Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?” En monarque philosophe, il a manifesté les plus fortes réserves vis-à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture son affinité intellectuelle avec le pape. Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco.
Lluis Bassets - El Pais

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Jean-François Kahn souvent précurseur a lancé le débat d'une façon particulièrement crue: Nicolas Sarkozy est fou. Courrier international vient de relayer un article de Lluis Bassets paru jeudi dans El pais en Espagne qui titrait : Sarkozy ce grand malade. Le Journal s'est vu refusé la publicité de sa une à la régie publicitaire de la RATP, Rue89 nous révèle que le groupe Lagardère vient de demander à ses kiosquiers de cacher la Une de Courrier international. Il n'y aura donc pas de métro, ni de bus pour Courrier international et une présence invisible en Kiosque pour cette couverture : Il n'y a pas de quoi à fouetter un chat, mais il y'a là tout de même une évolution sociétale. En effet il est de notoriété publique que Jacques Chirac était atteint de maladie bipolaire mais cela n'a jamais été utilisé par ses adversaires, ni mis sciemment sur la place publique (tout comme l'affaire de Mazarine pour son illustre prédécésseur). Cela relevait auparavant de la sphère privée, mais depuis la dérive récente du pouvoir pipolisé, ce sujet vient maintenant davantage au devant de la scène. C'est une des contreparties de la pipolisation. Cela traduit également un plus grand intérêt des Français pour les maladies psychiatriques qui ne sont plus simplifiées à leur plus petit dénominateur commun : La Folie. Et cela est en soit une bonne chose. La véritable folie dans cette affaire est la craintes de la régie publicitaire de la RATP et du groupe Lagardère face au délirium trémens potentiel du président. Cela fait beaucoup rire car là se situe la limite entre la communication qui a tant utilisée la pipolisation, et la perte de la maitrise de cet objet de communication de président pipolisé. Cet avatar pipolisé vit donc sa propre vie médiatique à l'insu du plein grés du Président. Heureusement les gardes-chiourmes indutriels veillent au grain.

jeudi 21 février 2008

Cloclo - Chantons dans la baignoire les reprises delirantes de Kenzo Saeki (compil Made in Japan)


Cloclo, revival made Japan: Lundi au soleil par Kenzo Saeki
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Kenzo Saeki "L’homme a la tête de sushi", est un drôle d’énergumène et l'un un des chouchous de la nouvelle pop japonaise qui a choisi comme croisade de démolir les ancêtres de la pop frenchy des sixties avec une prédilection pour les morceaux de Gainsbourg, Nino Ferrer, Dutronc et tout recemment Claude François. Veste en cuir jaune collant à la peau, bonnet noir avec un sushi géant en peluche accroché, ombrelle rougeoyante ou casquette soviétique ou faux sabre, ce gay jap ne craint ni le kitsch ni le mauvais goût. Il le revendiquerait même.

Né à Chiba au Japon ce jeune chanteur-producteur-compositeur commence sa carrière à la fin des années 80 au sein du groupe « Halmens » et contribue à deux albums aujourd’hui cultes ! L’année suivante, il compose pour Maki Nomya (des légendaires Pizzicato Five, soit le plus grand groupe japonais souvent comparé à Telephone dans un autre style musical). Kenzo composera ainsi pas moins de 600 chansons pour les plus grands artistes du Japon !

En 1986, Kenzo Saeki devient le chanteur d’un groupe (Perl Bros) avec lequel il signera 8 albums, tous disques d’or !

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Dans le même temps, il est l’instigateur de nombreux festivals et surtout le principal organisateur d’évènements autour d’artistes français comme Serge Gainsbourg… et continue de produire de nombreux artistes (en 1999, il enregistre et produit près de 100 groupes sur 7 jours – parmi lesquels Todd Rungren – dans une sorte de marathon musical jamais égalé à ce jour !).

Toujours à l’avant-garde musical, liant sa passion pour la chanson française et un sens inné des arrangements, Kenzo réuni finalement ses nouvelles versions de superbes titres de Nino Ferrer, Serge Gainsbourg au sein d’un album étonnant (dont quelques extraits comme « le poinçonneur des lilas » figurent déjà sur des compilations lounge très hip comme « Villa Mogador »,etc.) garni de douze titres concoctés dans les plus grands studios de Tokyo (albums "Camembert & Sushi" - Virgin - 2005 - une compil’ de reprises de chansons françaises par des groupes japonais et "l'homme a la tete de sushi" - IDL - 2003 )


La jeune scène française n’est pas la seule à rendre hommage à Claude François pour le trentième anniversaire de sa disparition : au pays du soleil levant, douze artistes venus de Tokyo et Osaka, et issus de la nouvelle scène nippone, ont travaillé pendant un an pour célébrer son répertoire… dans la langue des Manga !

Douze de ses titres les plus connus, parmi lesquels « Chanson populaire », « Le Lundi au soleil », « My Way » ou « Le Chanteur Malheureux » sont réunis dans un « best of » peu commun qui sortira fin mars 2008 en France et au Japon.


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Tracklisting...

CHANSON POPULAIRE performed by TOAST GIRLS
CETTE ANNEE LA performed by ANOTOKI - YMCK
LE LUNDI AU SOLEIL performed by KENZO SAEKI
COMME D'HABITUDE performed by PECOMBO
JE VAIS A RIO performed by CHELUCY
IL FAIT BEAU, IL FAIT BON performed by BUDO - GRAPE
LE CHANTEUR MALHEUREUX performed by TETSURO KASHIBUCHI
Y'A LE PRINTEMPS QUI CHANTE performed by ASAHI GENIUS
MY WAY performed by FANTASYS CORE
MAIS QUAND LE MATIN performed by LES CAPPUCCINO
MAGNOLIAS FOR EVER performed by KENZO SAEKI & CLUB JE T'AIME
ALEXANDRIE ALEXANDRA performed by ELEKTEL FEATURING KIYONORI MATSUO

"Made in Japan"
Sortie française & japonaise: fin mars 2008
Sawasdee / FGL music

Ben's Brother : Beta Male Fairytales

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Bon les gars, voila une chanson avec un potentiel de tube comme il n'y en a pas eu depuis une eternité ! Depuis, on va dire depuis, "if you leave me now" de Chicago, "sympathy" de Rare Bird, et puis allons y "everybody's got to learn sometime de Korgis " !!



Ben's Brother - Let Me Out

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Les chansons de Ben’s Brother sont une véritable révélation. La plupart de celles qui figurent dans l’album ‘Beta Male Fairytales’ sonnent comme des standards intemporels qui n’attendaient qu’à être révélés par un interprète. Elles ont pourtant toutes été écrites par Jamie Hartman.
Timbre vocal unique, mélopées intemporelles, Jamie Hartman détient tous les atouts d’une vedette. Pourtant ce pianiste précoce a longtemps vécu dans l’ombre, enfermé dans le syndrome du cadet qui jalouse son frère aîné, Ben. A la tête d’un quintet londonien logiquement baptisé Ben’s Brother, Jamie développe ses thèmes de "Beta Male" ou les malheurs sentimentaux d’un garçon marqué par le stoïcisme. Un premier album, emporté par les tubes "Let Me Out" et "Carry On", offre un éventail assez riche des capacités mélodiques du groupe. On y retrouve les échos seventies des premiers pas de David Bowiepériode Ziggy et Hunky Dory, le piano d’ Elton John (avant les implants), l’harmonica de Bob Dylan et les inflexions de Sam Cooke. Vous l'aurez compris, les racines de Ben's Brother sont solides.



album : Ben’s Brother - Beta Male Fairytales Label : Virgin Music / Editeur : EMI Music / Sorti le : 25/02/08

http://www.bensbrother.com/

mardi 19 février 2008

22 Pistepirkko : nouvel album enfin, "(Well You Know) Stuff Is Like We Yeah!"

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22 Pistepirkko n'est pas très connu en France. En Finlande, 22 Pistepirkko est LE groupe pour initiés branchés. Depuis plus d'un quart de siècle, ce trio, composé des frères Asko et PK Keränen et de leur ami et batteur Espe Haverinen, livre au public une vision très finnoise de la musique pop. 22 Pistepirkko s’est formé en 1980 à Utajärvi, petit village du nord de la Finlande. Une jeunesse commune vécue dans un contexte aussi cafardeux, ça créé forcément des liens et une vraie communauté d’esprit. Né sur les vestiges des « Matti Mätä & SS », groupe de punk rock, ils posent dès leur formation quelques postulats simples, consistant – entre autres – à : faire les choses à leur façon, avoir une carrière internationale, rester ouvert aux nouveautés, composer et écrire des chansons fortes, drôles, tristes, joyeuses, bizarres… et les jouer devant des gens. Avec plus d’une quinzaine d’albums à leur actif, la longévité exemplaire du trio P-K (guitare, voix), Espe (batterie, tablas, maracas, chœurs, voire même machine à café !) et Asko (basse, claviers…) est notamment à mettre sur le compte de leur volonté de fer.


22 Pistepirkko - The Others
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Au mépris des modes et tendances, 22 Pistepirkko brasse avec créativité une mixture musicale tout simplement géniale, faite d’un mélange de rock, de blues, d’électro, de folk et de pop. Avec tout ça, ils trouvent le moyen de rester modestes. Et ils ont une façon charmante de rouler les « r ».
Les trois rockeurs ne se contentent pas de jouer ensemble, ils bricolent également leurs textes et leurs musiques en étroite collaboration. 25 ans, c’est long et au fil du temps, le risque de tourner en rond et de s’enliser dans une certaine inertie musicale est bien réel. Pourtant, 22 Pistepirkko surprend à chaque album. Leur dernière production, par exemple, est très rock, alors que leur CD précédent faisait la part belle à la synthie-pop. Nos coccinelles nordiques nous livrent un album (sans prétention toujours) plutôt réussi. Leur musique semble difficilement descriptible pour ne rien changer.
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http://stream.arte-tv.com/ramgen/permanent/c2/tracks/20051117/live.rm
sur ARTE TV
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. Ce matin encore, je me suis levé avec la gueule de bois et j'ai pris une nouvelle fois la résolution d’abandonner cette vie dissolue de fan de pop-rock et de célibataire invaincu et d’endosser, une fois pour toute, les habits de l’adulte responsable que je suis censé être même si je ne sais pas ce que cela veut dire et surtout où ça me mènerait. Bercé par ces considérations existentialistes de haute volée, je ne me rendis pas compte immédiatement que j'avais mis sur la platine le dernier album des 22-Pistepirkko et me replonger dans un de ces concerts qui ont fait les délices de mes découvertes musicales adolescentes, celles de mes 20 ans, quand la musique était pour moi vitale et pas seulement tres importante comme c’est le cas aujourd’hui - et je peux vous assurer que la nuance est de taille (c'est triste à dire mais j’étais du genre à enregistrer sur cassette toutes les fameuses Black Sessions et les ré-enregistrer par dessus le marché pour ne pas entendre la voix de Lenoir, un travail titanesque et parfaitement inutile, vous en conviendrez).
Je me disais, en ecoutant cette nouveauté, réalisé en compagnie du producteur américain Kramer (Galaxie 500, Daniel Johnston, Urge Overkill, Ween, Butthole Surfers), qu’il est très agréable de constater qu‘à 20 piges, bon sang on avait déjà des goût très assurés et je me demandais surtout comment j’allais vous inciter, fidèles lecteurs, à aller voir ce groupe fabuleux sur scène et découvrir derechef leurs disques trop souvent injustement ignorés. Comment expliquer que les « 22 coccinelles » n’aient pas rencontré un public grandissant au fil de leur longue carrière ? Alors bien sûr ce n‘est pas un groupe anglo-saxon et donc ils n’ont pas pu, par définition, devenir la nouvelle sensation outre-Manche à la mode. Ce groupe n’a pas eu non plus la bonne idée de ressembler au énième groupe français, à faire du sous-Noir Désir, pour la simple et bonne raison qu’ils sont « bêtement » finlandais. Par conséquent, la rencontre avec le grand public ne s’est jamais produite, même si un noyau dur de fans acharnés suivent avec une attention toute particulière le groupe depuis leur troisième album, le bien nommé "Bare Bone Nest" sorti en 1989, album culte, indispensable et inclassable, une espèce de blues-rock complètement barré qui prendrait ses racines dans le Bayou et la Voodoo Music de la Nouvelle-Orléans pour mieux s’élever dans des cieux musicaux totalement originaux et qui échappe à toute tentative d’étiquetage ou classement connus. Pour résumer, les 22-Pistepirkko, ça serait un peu le Blues rachitique de Leadbelly ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Leadbelly) joué par des extraterrestres nordiques.


concert des 22 pistepirkko en Mars 2007 a Helsinki
realisé par Léo fourastié et Pier Tanguy
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Ces mecs convoquent, sur scène et sur disque, les fantômes du Gun Club période Miami, l’univers poisseux des Rolling Stones époque Exile on Main Sreet, par moment les Stooges ou les Who et surtout les Small Faces (pour les synthés vintage et les instrumentaux endiablés) mais aussi Neil Young (pour la voix enfantine du chanteur P-K) sans que ces références ultimes ne viennent les écraser, bien au contraire. Alors, oui le groupe a un peu vieilli et ne nous délivre plus les shows apocalyptiques de la grande époque de Big Lupu, leur chef d’œuvre de 1993, mais la passion et l’envie d’en découdre sont toujours intactes. Et puis, il faut reconnaître que chanter à tue-tête les tubes comme Frankestein ou Save my soul et retrouver pour l’occasion ses guiboles de vingt ans a quelque chose de rafraîchissant (a ce sujet moi qui deteste les concerts pour cause de promiscuité non désirée, la seule fois ou j'ai dansé dans un concert, c'etait pour 22 Pistepirkko....et c'est assez recent.....). Ils font, pour moi, partie des 4/5 groupes de rock dont je me lasserais jamais ! S’ils passent près de chez vous, ne manquez surtout pas le swamp-rock azimuté des 22-Pistepirkko, vous passeriez à côté d’un groupe inestimable.


Album / 22 Pistepirkko - (Well You Know) Stuff Is Like We Yeah! ( Bone Voyage Recording Company / distribution inconnue)

http://www.myspace.com/22pistepirkko
http://www.22-pistepirkko.net/

vendredi 15 février 2008

Les Don Quichotte font leur cinema avec l'aide de Mathieu Kasovitz

A partir d'aujourd'hui, 15 fevrier, jusqu'au 17 février, Mathieu Kassovitz disposera de la page d’accueil de Dailymotion pour y proposer sa sélection de vidéos créatives. À cette occasion, il reviendra tout particulièrement sur l’action de l’association des enfants de Don Quichotte aux bords du canal St Martin, en présentant en exclusivité sur Dailymotion, le documentaire réalisé par Augustin et Jean-Baptiste Legrand. Engagé, impertinent, drôle,… Kassovitz comme vous ne l’avez jamais vu !
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"Les démunis, ce ne sont pas des salauds de clochard avinés et sans morale. Si on pense ça, ça ne sert à rien de se battre, autant les mettre dans des camps et attendre qu'ils meurent. Les démunis, ce n'est pas non plus ces clochards romantiques des années cinquante qui vivent sous les ponts. Les démunis, ça peut être nous! Il suffit d'un déboire familial, d'un accident de travail ou d'un surendettement pour se retrouver à la rue. Moi, je veux vivre bien. Si je subissais ce que les démunis endurent, j'irais braquer une banque, je prendrais les armes, je ferais un attentat social, tellement c'est insupportable, par exemple, de ne pas pouvoir nourrir ses enfant. Je ne suis pas un bon samaritain. J'adorerais rouler en Ferrari et partir en vacances, le plus souvent possible. Je ne veux pas aider, je suis obligé d'aider. Je ne suis pas un gauchiste. Je paie beaucoup d'impôts. Je ne veux pas qu'on me les réduise. Je veux qu'ils soient bien utilisés, qu'ils servent à aider les démunis, pas à construire des sous-marins! Qui va nous attaquer? On n'a pas besoin d'une armée, on a besoin d'un pays stable et sain ou les démunis seraient une force et pas un poids. Liberté, égalité, fraternité, c'est les fondements de notre société. Si on veut représenter quelque chose dans le monde, le pays des droits de l'homme, on n'a pas le droit de laisser mourir adultes et enfants dans nos rues.
La première chose, quand on croise un SDF, c'est le regarder ou lui serrer la main. C'est le début pour résoudre les choses, comme l'ont fait Gandhi, l'Abbé Pierre ou Mère Teresa. Il faut humaniser les démunis. Il faut que les citoyens français voient les SDF et transmettent ce message aux politiques. Les politiques, eux, n'ont pas accès à cela, ils ne savent pas, ils n'ont pas ce contact avec la réalité. Il faut que nous, les citoyens, ont leur dise la détresse des démunis pour les faire réagir, les obliger à changer les choses. C'est à ça que sert la démocratie, c'est le peuple souverain." Mathieu Kassovitz



Augustin Legrand (Les Enfants de don Quichotte) et le cinéaste Mathieu Kassovitz ont présenté aujourd'hui un film qui est diffusé en page d'accueil sur Dailymotion.
Le film est intitulé "Poudre aux Yeux". Il accompagne un appel à la mobilisation, le 21 février prochain, place de la République à Paris, à partir de 18 heures.
Le film présenté ce matin au cinéma "Les Cinéastes" retrace l'histoire du campement du Canal Saint-Martin.
Le film n'a pas été réalisé par Mathieu Kasovitz.
Mais, comme il est ce week-end l'invité spécial du site de partage Dailymotion, et par solidarité avec l'action menée par les enfants de don Quichotte, il a décidé d'offrir un emplacement à ce court-métrage d'une cinquante de minutes.

http://www.lesenfantsdedonquichotte.com/v4/index.html
http://www.mathieukassovitz.com/blog/

Dès vendredi, retrouvez Mathieu Kassovitz et les Enfants de Don Quichotte sur DailyMotion où plusieurs vidéos seront disponibles, notamment le film "Poudre aux yeux - Les enfants de Don Quichotte" de Ronan Dénécé, Augustin et Jean-Baptiste Legrand.

mercredi 13 février 2008

Henri Salvador est mort : Bon Voyage au crooner reac-rigolo

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Henri Salvador - Bon Voyage


Décès d'Henri Salvador

Henri Salvador, je dois dire, m'a souvent heurté par ses propos dans les interviews. Il y avait chez lui quelque chose du style "apres moi la fin du monde..." Parfois de l'intolerance et des declarations a la limite des idées d'un vieux monsieur de droite extreme. Mais ce n'etait pas son rire forçé qui effaçait tout, c'etait sa voix si unique, sa voix de seul crooner français pouvant rivaliser avec les maitres americains du genre, si touchante, si craquante... Et puis ses "vrais" penchants musicaux, musique bresilienne, jazz... qui ont fait de lui pendant longtemps, un chanteur français a part, complet, doté d'une belle culture musicale et ouvert a de nouvelles experiences. Ne le considérons pas comme un grand, il ne tirait pas dans la meme catégorie que Brel, Brassens, Ferré... Souvent démago, ce fut un salthimbanque amuseur qui brillait par sa décontraction, ce qui n'est déja pas si mal en cette période de show biz "rolex" ultra conventionnelle. Finalement j'oublierai, pour ma part, ses propos de vieil égoïste réactionnaire concernant les préoccupations des intermittents du spectacle.

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meeting de campagne de Sarkozy
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Son récent ralliement à Nicolas Sarkozy pointait déjà dans plusieurs de ses chansons. « faut rigoler, faut rigoler » suggérait l’intéressé dès 1960, sur des paroles de Boris Vian. Coïncidence savoureuse, deux ans plus tôt, les mêmes subodoraient le sarko-footing (Moi, j’préfère la marche à pied) et dédiaient une ode à la future ex-Présidente de la République, Cécilia (« Cécilia t’es la plus belle / Viens danser la mazurka »), la symbolique Marianne figurant sur le même 25cm. Ainsi, il faut bien le déplorer, qu’un sarko-couac (Je peux pas travailler) préfigurant Le travail c’est la santé de 1965 : « Le travail c’est la santé / Rien faire c’est la conserver / Les prisonniers du boulot / N’font pas de vieux os ». Heureusement, l’année précédente, le futé M. Henri avait brossé un sarko-portrait visionnaire plus que jamais d’actualité, d’infirmières bulgares en pêcheurs bretons et autre Pape de saison : Zorro est arrivé. Au sujet des élections, il avait dès 1954 concocté la Chanson douce tripartite Bayrou, Royal, Sarkozy sous le titre original un poil partisan : Le loup, la biche et le chevalier. Et le finaud avait même prévu en 1956 un titre pour Ségolène Royal à destination de François Bayrou : Quand je monte chez toi.

Pour les amours de notre bon Président chez Mickey, c’était Minnie petite souris (1963), voire Cherche la rose (1980) alliant le débauchage d’une star « de gauche » à celui de pontes du PS. Enfin, à propos de l’accord nucléaire sonnant et trébuchant avec le colonel Kadhafi visant à dessaler de l’eau de mer, un titre de 2000 s’impose : Faire des ronds dans l’eau.
Espérons que cette retraite à 90 ans ne donnera pas des idées à ceux qui ne rêvent que d’en repousser l’âge limite pour tous.

BIOGRAPHIE
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Les deux frères SALVADOR Henri et André dans les années 30

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Henri Gabriel Salvador, né à Cayenne, en Guyane française le 18 juillet 1917 est décédé ce 13 février 2008 d'une rupture d'anévrisme.

Henri Salvador fut un personnage marquant de la musique française et mondiale :

* ses chansons populaires restent fredonnées par des générations de Français (Syracuse ; Le loup, la biche et le chevalier (Une chanson douce), etc.),
* il est le premier chanteur de rock'n roll français (1956),
* il serait à la source de la bossa nova brésilienne (1957),
* il fait partie, avec Sacha Distel, des deux seuls chanteurs de variété français à figurer dans le Dictionnaire du Jazz.


Discographie :

http://pagesperso-orange.fr/joo/discographie/albums.htm


Biographie : De Popeye au Jardin d'hiver, en passant par un peu de travail puisque c'est la santé.


C'est à l'âge de 12 ans qu'il débarque du paquebot Pérou dans le port du Havre le 16 août 1929 en compagnie de toute sa famille. Son père, Clovis, et sa mère, Antonine Paterne, fille d'une indienne caraïbe, sont tous deux natifs de Guadeloupe. Son père de Morne-à-l'Eau et sa mère de Port-Louis. Il a une sœur Alice et un frère, André, avec lequel il chantait en duo au début de sa carrière, et avec qui il fit les beaux jours du Jimmy's à Paris et à Biarritz. Son frère André Salvador fut Grand prix du Disque 1947 avec Hey-ba-ba-re-bop avec l'orchestre d'André Ekyan. En 1936, il devient le guitariste du violoniste de jazz américain, Eddy South. A 20 ans, Henri Salvador est soldat
Il rencontre Django Reinhardt, avant d'être mobilisé de 1937 à 1941, année où il retrouve le grand guitariste manouche en zone libre. Il est engagé par Ray Ventura, qui l'emmène en Amérique du Sud d'où ils ne reviendront qu'en 1945.
De décembre 1941 à décembre 1945, il fait donc partie de l'orchestre de Ray Ventura lors de son séjour en Amérique du Sud — Brésil, Argentine, Colombie, Uruguay, etc. Parmi ses inspirateurs marginaux figure un clown, "Rhum", pour qui faire rire était "la plus noble des missions". Salvador appliquera spontanément sa leçon fin 1941, à Rio de Janeiro, en se livrant à une imitation du personnage de Popeye qui vaudra un triomphe au lieu d'un four à l'orchestre Ventura. En octobre 1956, il part aux Etats-Unis où le célèbre animateur de télévision, Ed Sullivan, l'engage deux semaines dans son show. Son tempérament d'homme de scène, de véritable "showman" tel que les Américains le conçoivent, séduit les critiques de New York qui le surnomment "Fire Ball".

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Par la suite, devenu chanteur, il fit toujours en sorte de combiner sur ses albums chansons très fantaisistes et chansons douces, bien que le grand public se montre plus enthousiaste sur les premières, où il régnait sans partage, tandis que la concurrence était sévère dans le domaine des secondes (André Claveau, Georges Ulmer, etc.).
Sous le pseudonyme d'Henry Cording, il chante, en 1956, des morceaux de rock'n'roll en français écrits par Boris Vian et composés par Michel Legrand et par lui-même (Rock hoquet). Parallèlement il enregistre un 45-tours à la guitare jazz intitulé Salvador plays the blues. Là où d'autres artistes de variétés ont été bousculés par l'avènement du rock, Salvador a contourné l'écueil en se prêtant dès 1956, avec Boris Vian et le compositeur Michel Legrand, à une parodie du genre - qu'il n'appréciait guère - sous son pseudonyme d'Henry Cording.
En sont nés Va t'faire cuire un oeuf, man, Rock and roll mops et Rock-Hoquet, que le chanteur classait parmi ses canulars - sans ignorer qu'ils avaient aussi contribué à sa popularité. En contrepartie, il s'offrait à peu près au même moment le plaisir d'un disque de guitare jazz...


Twist SNCF (1962)

C'est là que débute la carrière personnelle de celui qui était le guitariste - excellent - et le comique de la troupe. En 1957, il a notamment composé "Dans mon île", qui aurait inspiré Carlos Antonio Jobim pour créer la bossa nova. Jobim "a dit: 'mais c'est ça, voilà ce qui faut faire: il faut ralentir la samba, faire de belles mélodies et de beaux accords'", racontait Salvador, "j'en revenais pas".
Autre agent de sa popularité, sa femme Jacqueline (Garabedian), solide imprésario avec qui il deviendra notamment le premier artiste de variétés français "autoproduit".
Sa carrière prend un tournant déterminant dans les années 1960, en grande partie grâce aux émissions de variétés de Maritie et Gilbert Carpentier, dans lequelles il interprète des chansons humoristiques qui le consacreront comme chanteur populaire : Faut rigoler, Zorro est arrivé, Juanita Banana, Le travail c'est la santé, etc. Il obtient même, en première partie de soirée, sa propre émission intitulée « Salves d'Or », qui connaîtra plusieurs éditions. En 1961, il obtient un très fort succès lors d'un passage de 12 semaines à la télévision italienne. Il décide alors de ne se consacrer qu'à la télé. Mais dès 1962, Henri et Jacqueline fondent leur propre maison d'édition musicale. Leur premier succès est "Le Lion est mort ce soir"
En 1971, les studios Walt Disney se joignent à Henri Salvador pour lancer la chanson "Les Aristochats", chanson inspirée du dessin animé sorti en 1968. Salvador, qui a enregistré ce titre seul dans un studio improvisé chez lui, obtient pour cette performance, le prix de l'Académie Charles Cros.
En 1975, il participe au conte musical Émilie Jolie, écrit par Philippe Chatel, dans lequel il incarne le conteur et interprète trois chansons, dont l'une avec Françoise Hardy et Émilie Chatel. Après la mort de son épouse Jacqueline survenue en 1976, Henri Salvador se remarie en mai 1986 avec Sabine Elysabeth Marie-Chantal. En décembre 1987, La SACEM (Société des Auteurs-Compositeurs) lui décerne le grand prix de l'humour. Un an plus tard, en octobre, le Président François Mitterrand le nomme Chevalier de la Légion d'honneur. L'année 1988, se clôt pour Henri Salvador par un nouveau show télévisé sur TF1 et dans lequel sont invités de grandes stars internationales telles Al Jarreau ou Tom Jones.


Henri Salvador - Petit Lapin
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Mais le chanteur, joueur de pétanque de haut niveau, est alors considéré comme super-ringard. En 1992, Henri Salvador revient à sa première passion, le jazz, et donne des récitals dans les clubs de jazz parisiens. C'est à New York que Henri Salvador enregistre en 1994 un nouvel album, "Monsieur Henri", qui sort sur le label Tristar de Sony Music. Entouré d'excellents musiciens américains, Salvador renoue sur ce disque avec ses racines, le blues. Les textes sont signés de noms tels que Boris Bergman, Jean-Claude Vannier, Gérard Presgurvic mais aussi des amis disparus tels Bernard Dimay ou Boris Vian. Il reprend même le célébrissime "Layla" d'Eric Clapton.
Tantôt poète tantôt humoriste au rire bien connu, Henri Salvador a toute sa vie pris le parti d'allier swing et bonne humeur. Lors de la cérémonie des Victoires de la Musique 1996, à 79 ans, il donne une nouvelle fois la preuve de son professionnalisme et de son enthousiasme en réalisant un mémorable duo avec le chanteur américain, Ray Charles.

Après quelques années de silence, de pétanque et de farniente, Henri Salvador revient au fronton de l'actualité en 2000 avec un album qui remporte un énorme succès, fort mérité. Entouré d'une équipe toute nouvelle et très jeune, il enregistre "Chambre avec vue", treize titres au charme brésilien. Grâce à son directeur artistique, Marc Domenico, Henri découvre les musiques et les textes d'auteurs tels Keren Ann, Art Mengo,Thomas Dutronc et surtout Benjamin Biolay. La collaboration entre les deux hommes s'envenime quelques temps plus tard. C'est ainsi que le 17 octobre, sort l'album qui en quelques semaines récolte un disque d'or. Le succès critique est général et tout le monde reconnaît la beauté des chansons, des textes et de l'interprétation.


Henri Salvador - C'est Pas La Joie
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Agé de 89 ans, le fringuant Monsieur Salvador décide d'arrêter la scène. C'est le sens du titre qu'il donne au nouvel album qui sort en octobre 2006. "Révérence", enregistré en partie à Rio de Janeiro, sous la houlette du grand arrangeur Jaques Morelenbaum est un disque au sonorités bossa nova. "Cherche la rose" est un duo avec le chanteur brésilien Caetano Veloso. On retrouve aussi Gilberto Gil sur "Tu sais je vais t'aimer", une reprise de "Eu sei que eu vou te amar" un morceau de Tom Jobim adapté en français par Georges Moustaki. Le crooner français rend hommage sur cet album à l'écrivain Françoise Sagan ("Mourir à Honfleur") en même temps qu'à Ray Charles avec "Alleluia ! je l'ai dans la peau", une reprise en français d'un titre du musicien américain. Entre triste nostalgie et rythm'n'blues clinquant, Henri Salvador fait avec "Révérence" le grand écart artistique, exercice qu'il connaît parfaitement.
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Il fut parolier pour de nombreux artistes, notamment pour Régine, Sheila. Il a fait connaître au grand public Art Mengo et Keren Ann. Le dernier album en date remonte à fin octobre 2006 intitulé 'Révérence.

Le photographe Jean-Marie Périer a révélé qu'il était le fils d'Henri Salvador.

Henri Salvador s'est également prêté au doublage de films d'animation, en prêtant sa voix en 1990 au crabe Sébastien dans La Petite Sirène, des Studios Disney. En 2006, à l'occasion de la sortie dvd du film, il réenregistra également les dialogues de sa suite, La Petite Sirène 2 : Retour à l'océan, dialogues confiés à un autre comédien sur la version originale de 2000.

Henri Salvador mit fin à sa carrière active lors d'un dernier spectacle donné au Palais des congrès de Paris le 21 décembre 2007. Il décéda peu de temps après, le 13 février 2008.

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Avec Gilberto Gil
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Extrait d'une interview donnée en mars 2003:





H.S. Michel Legrand, je n’aimais pas tellement… Il n’écoutait pas le chanteur, il donnait l’impression de vouloir vous écraser avec la puissance de ses cuivres… Cela dit, c’est un grand compositeur et un merveilleux arrangeur !
Au cours de votre longue carrière vous allez rencontré beaucoup de grands jazzmen américains, lequels vous a le plus marqué ?
H.S. Je crois bien que c’est Count Basie, c’est le swing incarné ! Mais j’en admire beaucoup d’autres : Errol Garner, Charlie Parker, Lester Young, Quincy Jones, Ray Charles, Miles Davis.
Et Coltrane ?
H.S.J’aime pas Coltrane.
Vos chanteurs de jazz préférés ?
H.S. Pour moi les deux plus grands sont Frank Sinatra et Nat King Cole. Il m’a beaucoup influencé.
Et Diana Krall ?
H.S. C’est froid, ça ne swingue pas !
Dans les années 55 vous avez introduit le rock & roll en France avec votre grand ami Boris Vian.
H.S. C’est sur les conseils de Michel Legrand qui revenait des Etats-Unis, que nous nous sommes lancés dans cette aventure musicale qui marchait très fort aux USA… En réalité je déteste le rock ! C’est de la m… ! C’est du mauvais jazz !
Votre avis sur le rap et la techno ?
H.S. Tu te les mets dans la poche et tu te barres avec !
Avez-vous une définition du jazz ?
H.S. Je ne suis pas compétent pour répondre à cette question. Mais j’aimerais dissiper un malentendu. On essaie de nos faire croire que la langue française est inadaptée aux rythmes des musiques actuelles — contrairement à la langue américaine. C’est faux ! la langue française peut swinguer ! La meilleure preuve, les "double six" des années 60, la meilleure formation vocale de jazz français. Moi, quand je chante j’essaie de jouer comme le saxophoniste Lester Young, je caresse l’oreille, j’essaye de placer les accents aux meilleurs endroits, mettre en valeur les syllabes… Bref de swinguer il y a trop de chanteurs qui hurlent aujourd’hui. Beugler n’est pas chanter !

lundi 11 février 2008

Grammy Awards 2008 : Les Victoires de la Musique du monde...florilege bling bling et video


le Live de Kanye West et Daft Punk Stronger aux Grammy Awards 2008
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Beyonce et Tina Turner
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Amy Winehouse - Medley
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Album de l’année : Back To Black, d’Amy Winehouse
Chanson de l’année : Rehab d’Amy Winehouse
Révélation de l’année : Amy Winehouse
Meilleure interprétation féminine pop : Amy Winehouse
Meilleure interprétation masculine pop : Justin Timberlake
Meilleur album pop : Back To Black d’Amy Winehouse
Meilleur album rock : Icky Thump des White Stripes
Meilleure chanson rock : Radio Nowhere de Bruce Springsteen
Meilleur album Dance/Electronique :We Are The Night, The Chemical Brothers
Meilleur interprète féminie R&B : Alicia Keys
Meilleur interprète masculin R&B : Prince
Meilleur album R&B : Funk This de Chaka Khan
Meilleur album, meilleur interprète rap : Graduation de Kanye West
Meilleur album jazz : River: The Joni Letters de Herbie Hancock
Meilleur album hard-rock : The Pretender, des Foo Fighters