Rubin Steiner , le Dj Français que tout le monde prend pour un allemand à cause de ses titres à la consonance germanique (Wunderbar Drei, Neue Band, ...), a sorti à la fin du mois de Mars 2008 son nouvel opus: "Weird hits, two covers and a love song".
Quel bonheur de parler d'un artiste dont on est fan ! Déjanté de la french touch, Rubin Steiner, de son vrai nom Fred Landier (ancien du groupe Merz) est un amateur de musique de tous types. On ne sait jamais parfaitement où le placer, insaisissable trublion français, formidable machine à inventer des univers soniques et des paysages à danser.
Animateur radio à Tours pendant huit ans, il travaille sur son ordinateur et mélange sample et diverses musiques avec seulement un clavier et une boîte à rythmes.
En 1999, il fonde son propre label UnHiverSale, sous lequel il sort son premier album "Lo Fi Nu Jazz" dont le volume 2 sortira l’année suivante. En 2001, il fondel e Rubin Steiner Quartet, avec Sylvestre Perrusson (basse, contrebasse), Benoît Louette (trombone, flûte traversière) et François Pirault, qui mixe en direct des vidéos. Son nouvel album "Weird hits, two covers & a love song" comporte moins de machines et se tourne plus vers des guitares, krautrock, synthés vintage et disco-punk.
Rubin Steiner sort donc un cinquième album, enregistré comme toujours à la maison et avec ses compères du Neue Band. "Weird hits, two covers & a love song" met du rock dans votre oreille en laissant de côté l'aspect électronique que l'on retrouvait dans les précédents albums. Rubin Steiner a branché à fond les guitares et le synthé vintage pour nous donner envie de danser... Et c'est plutôt bien réussi!La pochette de "Weird hits, two covers & a love song" est on ne peut plus explicite. Elle justifie ce qui a fait la marque indélébile de ce trublion: Deux doigts de pop avec le signe de l'enfer, le coktail molotov de styles musicaux avec un sens aiguisé de l'équarrissage sonore voilà qui devrait signifier quelque chose pour le quidam actuel.
D'un fantasme pressenti sur l'album "Drum Major !" sorti en 2005, Rubin Steiner a (enfin) enregistré un disque rock, écho à ses premières amours musicales et rappel évidement de l'énergie dévastatrice des centaines de concerts donnés ces trois dernières années avec son Neue Band.
Rubin Steiner tourne donc la page de l'electro-jazz-hip-hop qui l'avait fait connaître et nous fait écouter sur disque en 2008 ce qu'il nous montrait depuis plus de 5 ans sur scène et lors de ses Dj sets explosifs : un véritable punk du dance-floor ! Il y a une richesse et une certaine mélancolie (rare jusque ici) comme dans les derniers morceaux (on fini en apesanteur) comme pour briser un peu plus cette légende de fureteur foutraque, de rigolo de la rime urbaine. L'agencement des morceaux joue un rôle très important, et une écoute totale, en long, en large et en travers est recommandé car au delà des moments de pure euphorie et de tensions, on s'enfonce lentement vers une nouvelle écoute, plus planante de l'album. Au passage, Rubin Steiner reprend les chansons A Hit (Smog) et Warm Leatherette (The Normal).
Pour la mise en avant des 6000 exemplaires, Rubin peut compter sur des partenariats avec Les Inrockuptibles et éventuellement la Fnac qui ont placé le single Another Record Story sur leur compilation respective, Objectif 2008 vol.2 et Indédetendances. Il s’appuie également sur de l’achat d’espaces presse dans Les Inrockuptibles ou d’autres medias ciblés, et une campagne de street marketing.
Après un envoi massif du CD à toute la presse, interviews et chroniques seront publiées dans Rock & Folk, Rock You, Tsugi, Technikart, ou Magic. En radio, le single est entré en playlist sur France Inter, Radio Nova, Férarock ou encore Iastar.
Tracklisting de Weird Hits, Two Covers & A Love Song
1. Friend's Noise
2. Another Record Story
3. Take Your Time
4. Kiss Richards
5. Hope to See You at Total Heaven
6. Can You feat. Mme Douze
7. A Hit
8. For Sloy
9. Warm Leatherette
10. 1974
11. A Baby
Deux titres extraits de l'album sont en écoute sur son myspace afin de nous faire patienter. Et comme il n'y a pas encore de videoclip pour cet album voici une ancienne video qui donne bien la mesure du loustic. (Parallelement, il a réalisé un podcast que vous pouvez télécharger ici pour le magazine Les Inrockuptibles.)
Mais ce n'est pas tout, ruru revient aussi avec le Neue Band pour une petite tournée qui s'annonce très sympathique :
Paris (Espace Barbara) : 1er et 2 avril
Bolbec (Festival Manyfest) : 5 avril
Bourges (Printemps de Bourges) : 18 avril
La Roche/Yon (Fuzz’yon) : 30 avril
Bordeaux (RockSchool Barbey) : 2 mai
Montpellier (Antirouille) : 6 mai
Marseille (Cabaret Aléatoire) : 7 mai
Tours (Festival Aucard de Tours) : 24 mai
Vendresse (Festival de la Cassine) : 30 mai
Ste Marie Aux Mines (Festival C’est dans la vallée) : 31 mai
Octon (Festival Printemps de Bouse) : 6 juin
Marne La Vallée (Ferme Du Buisson) : 13 juin
La Rochelle (Francofolies de La Rochelle) : 14 juillet
Album : Rubin Steiner - "Weird hits, two covers & a love song" (label Platinum
Une chronique de cet excellent album ici aussi :
http://www.desoreillesdansbabylone.com/2008/04/rubin-steiner-weirds-hits-two-covers.html
http://www.myspace.com/rubinsteiner
rubinsteiner.blogspot.com/ (son blog)
rubinsteiner.free.fr/
mercredi 2 avril 2008
Rubin Steiner sort son 5eme album "Weird hits, two covers & a love song" : du punk pour dancefloor !
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jeanphilippe56
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4/02/2008 03:22:00 AM
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mardi 1 avril 2008
Jori Hulkkonen : « Errare Machinale Est », nouvel album
Certains mâchent danois, d'autres surfent suédois... En France, on groove finnois. Jori Hulkkonen, aussi connu sous le nom de Zyntherius, est un auteur-compositeur finlandais de techno, house et autres musiques electroniques. Jori Hulkkonen est né et a grandi dans une petite ville de 20 000 habitants, Kemi, au nord de la Finlande. Depuis le début des années 80, ses influences musicales se situent du côté des musiques électroniques, dans un style assez éclectique. A la fin des années 80, la passion de Jori pour la musique electronique se trouve renforcée lorsqu'il en découvre la partie la plus abstraite et la plus minimale : la techno de Detroit et la House Music de Chicago.
Alors que les premières influences incluent une pop music plus traditionnelle, de Depeche Mode aux Pet Shop Boys, en passant par John Foxx ou The Smiths, cette nouvelle vague de musique électronique, destinée aux clubs, le pousse à expérimenter une musique faite de textures et de structures différentes, mais toujours dans un esprit relié à la musique electro pop et new wave du début 80.
Après avoir sorti son premier disque sur son propre label, Lumi Records en 1993, et sorti quelques maxis sur ACV ou Hybrid, Jori signe son 1er contrat pour un album avec le label français F Communications en 1996, et sort « Seelkäsaari Tracks », résultat très influencé par Chicago et Detroit.
D'autres albums suivront sur F Com : 'The Spirits Inside Me' (1998), 'When No One is Watching We are Invisible' (2000) et 'Different' (2002). Pas mal de maxis et de singles s'ajoutent au travail très prolifique que Jori effectue pour le label français. Il sort également une douzaine de maxis et deux albums sur d'autres labels et sous différents pseudonymes, le plus notable étant « Sunglasses at Night » sous le nom de Zyntherius, enregistré avec le DJ canadien Tiga. Si sa priorité est accordée à son travail de producteur, Jori est également un excellent DJ. Cette activité l'a emmené au bout du monde de Tokyo à San Paolo, de Sydney à San Francisco, à Dubai ou Singapour, en passant par Moscou ou Montréal. Il a également joué dans les meilleurs clubs et Festivals d'Europe. Actuellement, il a deux résidences : au Club Indigo d'Istanbul et au Club Rosegarden à Helsinki.
Jori Hulkkonen with John Foxx - Never Been Here Before
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Le 10 mars 2008, Jori Hulkkonen, le maître électro scandinave, a sorti, sur F Communications, son nouvel et sixième album, nommé « Errare Machinale Est ». avec le nouveau single, premier issu de « Errare Machinale Est » intitulé « Never Been Here Before » avec John Foxx.
« Errare Machinale Est » donne suite a « Dualizm » sorti en avril 2005, cinquième album de Jori Hulkkonen sur F Communications. « Dualizm » avait présenté des tracks mélodieux, atmosphériques, mélancoliques, surtout au début du disque, ce côté « son venu du froid », déjà présent dans ses précédentes compositions; et un côté plus pop années 80, acidulé comme pouvait l'être le titre « Sunglasses At Night ». Cette « dualité » représente bien les influences de Jori Hulkkonen. Au niveau de la participation, on y avait retrouvé Nick Triani, Jerry Valuri, proches de Jori Hulkkonen, John Foxx, fondateur et premier chanteur de Ultravox, José Gonzalès, chanteur suédois très connu dans son pays (révélation de l'année avec son dernier album « Veneer ») et Tiga, qu'on ne présente plus.
"Errare Machinale Est" change quelque peu la donne. Fashion mais réellement inspiré, et c’est toute la dualité du finlandais, ce cru est bon. La lente progression du premier extrait “Never Been Here Before” est réussie, mais John Foxx n’est pas fort en forme. C’est tout le contraire pour le titre éponyme de l’album, où après quelques expérimentations, la jolie voix de Justine Electra trouve la douceur hivernale si propre à Hulkkonen. Une danse pop qui venait du froid, délicatement house et sensible, dans une langue incompréhensible qui fait rêver. Sur des nappes progressives digitalisées, l’expérimentateur Jimi Tenor se joint aussi à l’album en poussant sa voix dans des hauteurs qui lui sont inédites. “Synthetic Ballad”: un refrain un peu suave, peut-être trop, mais pas refoulant. The Descent of Man, elle, est une surprise pop, une rencontre de Roÿksopp et The Notwist, un thème sombre et psychédélique, et pourtant un enjouement réjouissant, comme une belle chanson peut procurer du bonheur simple. L'ambiguïté subtile de sa musique, les jeux de miroirs house et electro nous téléportent constamment d'un dancefloor à un autre, avec un sentiment d'ivresse et de douce euphorie. Des titres à consommer à la verticale bien sûr, mais dont l'appréciation à l'horizontale permettent de pénétrer un monde fait d'hommages discrets et de tiedeurs sensuelles et feutrées.
Album : Jori Hulkkonen: Errare Machinale Est ( Label F Communications/Pias )
Liens
http://www.blogger.com/www.jorihulkkonen.com
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jeanphilippe56
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4/01/2008 02:38:00 AM
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samedi 29 mars 2008
Jamie Lidell : nouvel album "Jim", du groove chez Warp
Le nouvel album de Jamie Lidell tombe a pic pour faire suite a l'article sur les nouvelles diva de la soul d'aujourd'hui. Jamie Lidell est un homme-orchestre à lui tout seul. Après avoir été la moitié du groupe électro-funk Super_Collider, il surprend tout le monde avec un deuxième album solo semblant tout droit sorti des studios Motown ou Atlantic. Il y fait une démonstration de talent digne de l’âge d’or de la musique noire, bifurquant sans vergogne de la soul au funk en passant par l’afro-jazz ou le disco. Pour la peine, il gagne des comparaisons inévitables avec des artistes comme Otis Redding, Marvin Gaye, Prince ou encore le grand Sly Stone. Deux ans après son dernier album "Multiply", le pilier du label Warp, sort son nouvel album, "Jim"
Avec "Jim", qu’on dirait tout droit sorti des studios Motown, Jamie Lidell s'est attaqué à un monument du groove : la soul des années 1960 et 1970. Ceux qui connaissent le live explosif de Lidell (au micro et aux machines, il fabrique toutes ses boucles en direct) seront au premier abord déconcertés par le classicisme de cet album. Piégé par une créativité débordante mais brouillonne, il a sollicité les services des Canadiens Mocky et Gonzales pour la canaliser. Le résultat, soyeux mais sans chichi, ressemble à un écrin pour sa voix de crooner.
Ce Britannique volubile s'est longtemps chauffé sur scène, pour parvenir à ce rôle de beat box humaine qui a depuis fait de lui un ami de Gonzales autant qu'un performer attachant. En live, sa posture a quelque chose de vertigineux, toujours à mi-chemin entre samplers et micro filtrant des vocalises dignes de Prince, Otis Redding ou encore Mike Patton à leurs heures les plus folles.
Son avant dernier album "Multiply" s'avèrait bien plus qu'un simple témoignage discographique des capacités clownesques et pulmonaires avec lesquelles Jamie divertit le public. "Multiply" possèdait un son chaud, palpable et tenu, qui démontrait que ce ne sont pas seulement les particularités vocales de James Brown et Stevie Wonder qui inspirent Jamie Lidell, mais également la manière dont leurs meilleurs disques furent produits. Moins ostensible et traditionnel que Jamiroquai, plus inventif dans ses pirouettes que Mike Skinner de The Streets, Jamie développe un style personnel et assuré qui portait "Multiply" au-delà du gadget, vers une sorte de classicisme r'n'b reformulé.
"Jim" dépasse largement le pastiche et l'hommage aux monstres afro-américains par sa personnalité, son style, et surtout un groove affolant, celui d'un Anglais blanc au chant assuré, sensible et nuancé. Au-delà donc de toutes préoccupations de crédibilité, ce disque, en multipliant les astuces de production et les bonnes idées discrètes au service des chansons apporte, en plus d'un franc bonheur quotidien, une contradiction aux préjugés sur la génération électronique dont peut souffrir Warp : non, chez Warp, on ne se réfugie pas systématiquement derrière les derniers plugins tapageurs. Ici, la substance des morceaux n'est pas éclipsée par des artefacts technologiques, mais bel et bien mise en valeur par une production rafraîchissante. Aucun rapport n'existe entre Muddlin Gear, son premier album, Multiply et Jim. Ce qui est plus étonnant encore, c’est que J.Lidell sorte ce disque sur Warp qui n’avait pas pour habitude de lorgner vers ce genre-là.
Jamie Lidell - LIttle Bit of Feel Good
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Le nouveau disque soul du très élégant Jamie Lidell sortira le 29 avril sur Warp. Il sera précédé du single Little Bit Of Feel Good le 14 avril et d'une tournée française qui le verra passer par Bordeaux le 15 (à la Rock School Barbey), Paris le 16 (Nouveau Casino), Lyon le 17 (La Peniche Marquise), Nantes le 18 (Olympic) et Lille le 19 (Maison Folie Moulin).
Album : Jamie Lidell - "Jim" ( Warp records)
http://www.myspace.com/jamielidell
http://www.jamielidell.com/
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jeanphilippe56
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3/29/2008 03:50:00 AM
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mercredi 26 mars 2008
R'N'B : Grace au succés d'Amy Whinehouse, retour aux sources soul avec Duffy & Adele
(Amy Winehouse s'est mise à nue dans le cadre de la semaine de lutte contre le cancer du sein et parue dans le magazine anglais Easy Living.)
A l'origine Le rhythm and blues (ou R&B, parfois aussi abrégé R'n'B) est un genre musical combinant des influences de gospel et de blues. Le terme fut introduit en 1949 par Jerry Wexler, alors journaliste au magazine professionnel Billboard, qui devint un peu plus tard l'un des producteurs les plus réputé de son époque au sein de la firme Atlantic Records. Ce terme, qui se prête davantage au marketing musical, remplace peu à peu l'expression race music (« musique raciale »), trop péjorative. À ses débuts, le rhythm and blues désigne, comme son nom l'indique, une forme de blues rythmée, jouée exclusivement par des musiciens Noirs. Né au sortir de la Seconde Guerre mondiale, ce style est fortement influencé par les orchestres de jazz noirs de l'ère du swing, le rythme boogie-woogie, les structures harmoniques du blues, et surtout le gospel. Il se distingue du blues par ses thèmes plus gais, un tempo plus rapide, et l'accent mis sur la batterie et les cuivres. Le saxophone est alors l'instrument roi de ce genre musical, qui est aussi marqué par les chanteurs à la voix puissante. Le terme de rhythm and blues passe de mode dans les années 1960 parmi son public original afro-américain, pour être remplacé par la soul music, la Motown et James Brown; mais le genre sera une des influences majeures de nombreux jeunes musiciens britanniques qui formeront les groupes qui renouvèleront le rock, des Rolling Stones aux Who.
Toujours utilisé aux États-Unis depuis, et synonyme de black music (qu'elle soit soul, funk, disco ou urban au cours des années 1970 et 1980), le terme R&B (ou R'n'B) est réapparu en France au milieu des années 1990, cette fois désignant la nouvelle musique populaire noire américaine fortement influencé par le hip-hop, d'un côté, et le funk et la soul, de l'autre. Cette nouvelle musique R'n'B/hip-hop n'a parfois qu'un rapport très lointain avec le rhythm & blues original, mis à part pour certains artistes une même manière de chanter issue du gospel.
Amy Winehouse
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Amy Winehouse : Depuis l’été 2007, elle défraye la chronique people. Il faut dire que la chanteuse britannique Amy Winehouse ne passe pas inaperçue : des épaules couvertes de tatouages, des yeux de chatte égyptienne surmontés d’une chevelure noire extravagante, curieux mélange de Morticia Adams et de Marge Simpson. Ajoutez à cela un fort penchant pour la cocaïne, l’héroïne et la kétamine et des concerts massacrés quand elle ne les annule pas tout simplement - et vous aurez tout pour faire la une des magazines people. Mais ses frasques ne parviennent pas à cacher le principal : du haut de ses vingt-quatre ans, Amy Winehouse est la nouvelle diva de la soul. Avec sa voix suave et ses rythmes balancés, elle suit sans complexe les pas des grandes chanteuses noires, Sarah Vaughan et autres Aretha Franklin, revendiquant pleinement l’héritage jazz et blues des années soixante et soixante-dix. En février dernier, elle a été consacrée « meilleure chanteuse de l’année » lors des Brit Awards.
La voix d'Amy Winehouse ressuscite l'âme du rhythm and blues et rappelle les années Motown, les voix soul des girls group des années 60, ce n'est pas un hasard car elle vénere ce style de musique, certains évoquent Motown, mais son côté trash rappelle davantage les artistes déjantés du label concurrent Stax. Elle s’inspire pour le composer des « girl groups » des années soixante - soixante-dix, la grande époques de Motown avec des groupes comme les SUPREME ou les SHANGRI-LA'S (son groupe préferé).
C'est un poids plume, une brindille de 1,57 mètre, mais sa voix est puissante à défoncer les cieux. Amy Winehouse hante des chansons dérangées d'idées noires qu'elle interprète les mains pleines de coupures et de démons. Ses mots portent la marque des cœurs brisés - dépressions sentimentales, comas mélancoliques, romantisme noir... Elle termine toujours les dernières mesures de son tube Rehab - ou comment la fin d'une histoire d'amour l'a précipitée à 20 ans dans l'alcool - les larmes aux yeux. Car l'amour qu'elle chante est une croix. Sa voix de black mama voltige dans les graves et remonte le temps: on retrouve avec elle la suprême élégance des divas de la soul. La même émotion authentique. Sur ses deux albums, Frank (2003) et Back to Black (2007), Amy remercie Count Basie, les Beastie Boys, Ray Charles, Nat King Cole, Michael Jackson, Sarah Vaughan, Dinah Washington, The Specials... Toutes ses idoles écoutées petite sur la chaîne stéréo de sa famille (juive d'origine russe) lui ont inspiré un cocktail de jazz et de hip-hop, une modernité rétro qui colle à l'époque. Amy Winehouse a grandi à Southgate, au nord de Londres. Amy entretient la flamme de la Motown, des Shangri-Las ou des Ronettes, ces groupes de girls (teenagers) des sixties que l'on joue toujours sur les juke-box des salles de billard qu'elle fréquente, à Camden.
http://www.myspace.com/amywinehouse
Adele
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Adele : avec l'incroyable succès mondial de son album "Back to Black", Amy Winehouse a inspiré les maisons de disques à signer à la pelle des prétendantes à son trône. La première s'appelle Adele, et la seconde se prénomme Duffy. Elle a 19 ans, des yeux de chat, les rondeurs quasi-typiques des filles anglaises, et une apparente gentillesse qui vous donne envie de prendre le thé en sa compagnie.
Elle n’a physiquement rien à voir avec sa compatriote Amy Winehouse, mais, comme elle un an après, Adele est devenue LA soul sister britannique, avec 19, un premier album éclectique et mélancolique. Ce disque commence, simplement, avec un titre dense et épuré, Daydreamer, joué à la guitare. On le devine assez vite : tout repose sur la voix d’Adele. Quand Amy, la diva poudrée, convoquait un groupe au son Motown, avec force cuivres et groove implacable, Adele, elle, privilégie le dépouillement, et chante, avec une voix aux accents typiquement anglais, sa vie de jeune Londonienne fraîchement entrée dans l'âge adulte.
Adele se rapprocherait donc plus de Lily Allen ou Kate Nash, dans sa façon de chanter sa vie, son amour pour sa ville, Londres (Hometown Glory, à chialer, pourvu qu'on soit déjà un peu triste…), ses amours (Crazy For You).
Malgré tout, une partie des titres de ce premier album manquent d’inspiration, s’égarant dans des sphères un peu trop variet’ (Attention à ne pas trop chanter comme Lisa Stansfield… !). On regrette ainsi qu’il n’y ait pas plus de chansons du gabarit de Daydreamer ou First Love, où Adele réussit, avec une simple guitare et le vécu d’une jeune femme de son âge, à émouvoir et charmer.
Pour (peut-être) aider 19 à se faire une place dans les charts, quelques titres plus groovy viennent s'ajouter au reste. Ainsi, Melt My Heart To Stone et Right As Rain renvoient directement vers Amy Winehouse, le côté trash en moins et My Same nous fait penser au My Baby Just Cares For Me de Nina Simone. Une autre chanson, Cold Shoulder, flirte avec l'electro. il y a chez elle un côté brut, vintage, rustique, que la production lisse de l’album – et c’est le principal reproche qu’on lui fera – a un tantinet trop astiqué.
Album : Adele "19" ( XL Recordings/Beggars Group/Naïve/2008)
Duffy
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Duffy : Ma preference parmi les pretendantes au trone du Rhytm'n'blues revival, c'est elle. Duffy a pour l’instant une bonne longueur d’avance : son single Mercy est déjà n°1 des ventes, et ce, sans que le disque soit physiquement sorti. Influencée par Doris Duke, Bettye Swann, Scott Walker et Richard Hawley, Duffy a commencé à écrire des chansons dès l'âge de dix ans. Ses compositions portent toutes les traces des musiques soul dans lesquelles elle a baigné pendant son enfance et des sonorités beaucoup plus modernes. Son premier album, Rockferry, est attendu en France au mois d'avril.
On voit déjà les gros titres des tabloïds opposant la blonde et sage Duffy à la brune et tumultueuse Amy, délaissant le point de vue musical à une confrontation aussi hypothétique qu’inutile. Car au jeu des pronostics, gageons qu’à l’écoute de ce premier single, on est en droit d’attendre beaucoup de la jeune anglaise : le timbre de voix est certes le même, mais, à une différence, sa suavité est moins technique que celle d’Amy Winehouse, plus corporelle, moins travaillée. Allons donc ! La comparaison est beaucoup trop facile. Il est impossible d’ailleurs d’imaginer une seule seconde que les gens d’Universal dans leurs quêtes effrénées de qualité musicale aient cédé un seul instant à une telle facilité. Pour commencer, la musique n’est pas la même. Amy fait de la soul plus directe, plus moite. Ce disque, Rockferry, lorgne plus du côté de la Northern Soul et des chanteuses blanches enregistrant à Memphis sous la houlette d’un producteur mégalo. On a quelque chose de beaucoup plus consensuel, beaucoup plus pop, en fait. Bon, allez, promis, la comparaison avec Miss Winehouse s’arrêtera là.
Il y a quelque chose de presque palpable chez Duffy que l’on ne retrouve pas forcément chez la première. Ce phrasé soul est assez unique en son genre et peu d’artistes ont la capacité d’en faire quelque chose d’intéressant qui ne vire pas à la soupe commerciale. Duffy peut connaître un véritable succès critique et commercial, tout dépend des choix qu’elle fera et des producteurs dont elle s’entourera. Elle s’est plutôt bien entourée puisque c’est l’ex-Suede Bernard Butler qui la produit, la voix est mise en valeur juste ce qu’il faut et au niveau des arrangements il renoue avec ses plaisirs soul-pop. Enregistré directement sur bande, l’album possède un charisme qui lui est propre. Parmi ses points forts, on remarque, avec son air de défi, l’entraînant « Mercy », hanté par le fantôme de Motown, “Warwick Avenue”, accrocheur à faire peur et “Serious” avec son refrain tranchant comme un rasoir. “Il y a une partie de moi qui essaye d’assurer une cohésion d’ensemble, mais il y a une autre partie de moi qui veut juste crier, s’épuiser sur scène et dire ‘Je suis là !’”
Album : Duffy "Rockferry" ( label A&M Distributeur : Universal Music )
Site officiel : http://www.blogger.com/www.iamduffy.com
Amy Winehouse - "Rehab" Live on David Letterman
Adele - Chasing Pavements [Live]
Duffy - Warwick Avenue live from Later... With Jools Holland
Publié par
jeanphilippe56
à
3/26/2008 05:46:00 AM
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dimanche 23 mars 2008
Les Coming-next (jingles avant la pub) du Grand Journal de Canal Plus
Le Grand Journal de Canal+ produit de courts jingles précédant les coupures publicitaires où l'on peut voir les chroniqueurs danser les uns après les autres. Ces jingles sont appelés ])mmunément les Coming-Next du Grand Journal. Leur particularité étant que la musique (des nouveautés) habillant ceux-ci change régulièrement (toutes les semaines depuis la saison 2006/07) et est l'occasion de découvrir des singles pop récents ou pas encore sortis, qui rencontrent un grand succès auprès de la communauté internet. Le probleme est que, que ce soit sur le site de Canal Plus- Le Grand Journal ou sur le generique de fin de l'emission quotidienne, ne sont mentionnés les titres diffusés. Je reprend donc le topic cree par shadow's lisa et thiste sur MusiqueDePub.com. Chaque semaine, je mettrais a jour ces Coming Next (sauf imprevu ou titre non trouvé..). J'espere que les nombreuses personnes qui cherchent inlassablement sur les forums trouveront là, les reponses a leurs questions. (je remercie shadow's lisa et thiste sur http://www.blogger.com/www.MusiqueDePub.com pour leurs precieuses informations et leur travail colossal ! pour visualiser leur topic, c'est ici : http://www.musiquedepub.com/topic-unique-musiques-du-grand-journal-canal--vt4563.html )
La Météo de Solweig : "Don't Stop (Color On the Walls)" de Foster The People ou "Colors The Walls (Don' Stop)", on trouve les deux
"Shady Love" de Scissor Sisters vs Krystal Pepsy (du 03/01 au 06/01)
DECEMBRE:
"All I Want For Christmas (SuperFestive!)" de Mariah Carey [Feat. Justin Bieber] (du 12/12 au 16/12)
"Lonely Boy" de The Black Keys (du 05/12 au 09/12)
NOVEMBRE:
"Headlines" de Drake (du 28/11 au 02/12)
"Electric Chapel (Two Door Cinema Club remix)" de Lady Gaga (du 21/11 au 25/11)
"Lose Yourself" de Surkin [Feat. Ann Saunderson] (du 14/11 au 18/11)
"Shake It Out" de Florence & The Machine (du 07/11 au 10/11)
"Supalove" de DSL (du 31/10 au 04/11)
OCTOBRE:
"We Are Young" de Juveniles (du 22/10 au 26/10 [Best Of])
"Blue Jeans" de Lana Del Rey (du 17/10 au 21/10)
"Always On The Run" de Yuksek (du 10/10 au 14/10)
"Car Song" de Spank Rock [Feat. Santigold] (du 03/10 au 07/10)
SEPTEMBRE:
"Lucky Day" de Nicola Roberts (du 26/09 au 30/09)
"Sail Away" de The Rapture (du 19/08 au 23/09)
"Audio, Video, Disco" de Justice (du 12/09 au 19/09)
"Call It What You Want" de Foster The People (du 05/09 au 09/09)
AOÛT:
"Dedication to my Ex (Miss That)" de Lloyd [Feat. André 3000 & Lil Wayne] (du 29/08 au 02/09)
== Saison 2011/2010 ==
Générique : reprise de "Superstition" de Stevie Wonder par Two Door Cinema Club, remixé par BeatauCueऑकुएइल
des invités : "It's Working" de MGMT / "Tenderoni" de Kele / "The Ghost Inside" de Broken Bells / "Mama Used To Say" de Jupiterळंत
éo de Charlotte Lebon : "Anatomy Domine" de Sourya / "On The Desert Road" de Juan Montego & The Kingston Orchestraळेएतित
Journal (moments 'Love') : "Love Theme from Blade Runner" de Vangelisळेएति
t Journal : "What you know (Nighty Max remix)" de Two Door Cinema Club
JUIN:
"Shuffle" de Bombay Bicycle Club (du 27/06 au 01/07)
"On a Train" de Yuksek (du 20/06 au 24/06)
"Love in Motion" de SebastiAn [Feat. Mayer Hawthorne] (du 13/06 au 17/06)
"Lady Luck" de Jamie Woon (du 06/06 au 10/06)
"Abducted" de Cults (du 30/05 au 03/06)
MAI:
"Live Those Days Tonight" de Friendly Fires (du 24/05 au 27/05)
"Make Some Noise" des Beastie Boys (23/05 [Best Of])
"Fantasy" de Breakbot feat. Ruckazoid (du 12/05 au 14/05 [Festival de Cannes])
"Judas" de Lady Gaga (11/05 [Festival de Cannes])
"Make Some Noise" des Beastie Boys (du 02/05 au 10/05)
AVRIL:
"Belong" de The Pains Of Being Pure At Heart (du 26/04 au 29/04)
* "Why Even Try" de Theophilus London [Feat. Sara Quin] (du 18/04 au 22/04)
"Fly Solo" de Wiz Khalifa (du 11/04 au 15/04 [Best Of])
"Rearrange" de Miles Kane (du 04/04 au 08/04)
MARS:
"Foster The People" de Houdini (du 28/03 au 01/04)
""Post Break-Up Sex" de The Vaccines (du 21/03 au 25/03)
"The Look" de Metronomy (du 14/03 au 18/03)
" I'll Take Care of You" de Gil Scott-Heron & Jamie XX (du 07/03 au 10/03)
"Under Cover of Darkness" de The Strokes (du 28/02 au 04/03)
FEVRIER: "Still Sound" de Toro Y Moi (du 21/02 au 25/02)
"Take Me Over" de Cut Copy (du 14/02 au 18/02 [Best Of])
"My House" de Hercule & Loves Affair (du 07/02 au 11/02)
"New York City Moves To The Sound of L.A." de Funeral Party (du 31/01 au 04/02)
JANVIER:
"Kaputt" de Destroyer (du 24/01 au 28/01)
"Bermuda" de Kisses (du 17/01 au 21/01)
"The Bomb" de Pigeon John (du 10/01 au 14/01)
"Golden Train" de Penguin Prison (du 03/01 au 07/01)
DECEMBRE:
"Kush" de Dr. Dre [Feat. Snoop Dogg & Akon] (du 13/12 au 17/12)
"Moon Crooner" de Egyptian Hip Hop (du 06/12 au 10/12)
NOVEMBRE:
"Bright Lights Bigger City" de Cee-Lo Green (du 26/10 au 03/12)
"All of the Lights" de Kanye West [Feat. Rihanna] (du 22/10 au 26/10)
"Scott Mescudi Vs. The World" de Kid Cudi [Feat. Cee-Lo Green] (du 15/10 au 19/11)
"Acid Reign" de Violens (du 08/11 au 12/11)
"Barbra Streisand" de Duck Sauce (du 02/11 au 05/11 [Best Of])
"Synchronize" de Discodeine [Feat. Jarvis Cocker] (du 25/10 au 29/10)
"Tokyo (Vampires & Wolves)" de The Wombats (du 18/10 au 22/10)
"Perfect Stranger" de Magnetic Man [Feat। Katy B] (du 11/10 au 15/11)
"Can't Shake This Feeling" de Grum (du 04/10 au 08/10)
SEPTEMBRE 2010:
"Groove Me" de Maximum Balloon [Feat. Theophilus London] (du 27/09 au 01/10)
"Somebody to Love Me" de Mark Ronson (du 20/09 au 24/09)
"Fuck You" de Cee-Lo Green (de 13/09 au 17/09"
"Baby I'm Yours" de Breakbot [Feat. Irfane] (du 30/08 au 03/09)
== Saison 2010/2009 Générique : remix de "Superstition" de Stevie Wonder par Justice Accueil des invités : "Crying Lightning" des Arctic Monkeys / "Pop Culture" de Creature La Météo de Pauline Lefèvre : "Blister in the Sun" de Nouvelle Vagueळ Petite Semaine : "Boulbi" de Boobaळे Petit Journal : "Beagle" de Chateau Marmont Petit Journal Actu : " "Vanished" de Crystal Castles Petit Journal People : "Underground" de Das Pop / "Cuddle Fuddle" de Passion Pit
Générique : reprise de "Superstition" de Stevie Wonder par Two Door Cinema Club, remixé par BeatauCueऑकुएइल des invités : "It's Working" de MGMT / "Tenderoni" de KeleLa Météo de Charlotte Lebon : "Anatomy Domine" de SouryaLe Petit Journal (moments 'Love') : "Love Theme from Blade Runner" de Vangelis SEPTEMBRE 2010: "The Suburbs" de Arcade Fire (du 06/09 au 10/09)"Baby I'm Yours" de Breakbot [Feat. Irfane] (du 30/08 au 03/09) JUIN: "Airplanes" de B।o.B. [Feat. Hayley Williams] (du 28/06 au 30/06) "I Don't Believe" de Rox (du 21/06 au 26/०६ "Bang Bang Bang" de Mark Ronson [Feat Q-Tip & MNDR] (du 14/06 au 19/06) "Hot-n-Fun" de N.E.R.D [Feat. Nelly Furtado] (du 07/06 au 11/06) "Fire With Fire" des Scissor Sisters (du 31/05 au 04/06) MAI : "Tenderoni" de Kele Okereke (du 25/05 au 28/05) "She Said" de Plan B (du 12/05 au 23/05 [Festival de Cannes]) "Flesh Stone" de Kelis (du 03/05 au 07/05) AVRIL : "Swim" de Surfer Blood (du 19/04 au 23/04 [Best Of]) "Bully" de Fortune (du 12/04 au 16/०४ "Drunk Girls" de LCD Soundsystem (du 06/04 au 09/04) MARS: "The High Road" de Broken Bells (du 29/03 au 02/04) "Plastic Beach" de Gorillaz (du 22/03 au 26/03) "Flash Delirium" de MGMT (du 15/03 au 19/03) "Hollywood" de Marina & the Diamonds (du 08/03 au 12/03) "Chaos" de New Young Pony Club (du 01/03 au 05/03 [Best Of]) FEVRIER: "I Think I Like U2" de Jamaïca (aka Poney Poney) (du 22/02 au 26/02) "Ambling Alp" de Yeasayer (du 15/02 au 19/02) "Undercover Martyn" de Two Door Cinema Club (du 08/02 au 12/02) "Girl I Love You" de Massive Attack (du 01/02 au 05/02) JANVIER 2010:"Cousins" de Vampire Weekend (du 25/01 au 29/01)
"Let's Go Surfing" de The Drums (du 18/01 au 22/01)
""MCs Can Kiss" de Uffie (du 11/01 au 15/01)
"Take It In" de Hot Chip (du 04/01 au 08/01)
SAISON 2009 / 2010
DECEMBRE 2009 :
"Hope you're Happy" de Blakroc (du 14/12 au 18/12)
"11th dimension" de Julian Casablancas (du 07/12 au 11/12)
"Telephone" de Lady GaGa [Feat. Beyoncé] (du 30/11 au 04/12)
NOVEMBRE:
"Dominos" de The Big Pink (du 23/11 au 27/11)
"Never Get Enough" de Das Pop (du 16/11 au 20/11)
"Mama Do (uh oh, uh oh)" de Pixie Lott (du 09/11 au 13/11 [Best Of])
"Laura" de Girls (du 03/11 au 06/11)
"Bodies" de Robbie Williams (du 02/11 au 06/11)
OCTOBRE:
"Out Of the Blue" de Julian Casablancas (du 26/10 au 30/10)
"Treat Me Like Your Mother" de The Dead Weather (du 19/10 au 23/10)
"Dance 4 Me" de Prince (du 12/10 au 16/10)
"Dressed to Digress" de Boy Crisis (du 05/10 au 09/10)
SEPTEMBRE:
"Cruel Intentions" de Simian Mobile Disco (du 28/09 au 02/10)
"Death of Auto-Tune" de Jay-Z (du 21/09 au 25/09)
"Rain" de Mika (du 14/09 au 18/09)
"Heavy Cross" de Gossip (du 07/09 au 11/09)
"Stars Come Out" de Calvin Harris (du 31/08 au 04/09)
Une BO officielle est sortie : "La Grande B.O du Grand Journal de Canal +" JUIN 2009: "Make Her Say" de Kid Cudi [Feat. Kanye West & Common] (du 15/06 au 18/06) "New in Town" de Little Boots (du 08/06 au 12/06) "Bulletproof" de La Roux (du 02/06 au 05/06) "We Made You" de Eminem (01/06) MAI 2009: "Anything & Everywhere" de Chateau Marmont (du 26/05 au 29/05) "Get it Right" de Y.A.S. (du 13/05 au 25/05 [Festival de Cannes])(Générique de fin Grand Journal à Cannes : "Les Etoiles" de Melody Gardot) "Goth in the Disco" de Just Jack (du 04/05 au 12/05) AVRIL 2009 : "Love Sex Magic" de Ciara [Feat. Justin Timberlake] (du 20/04 au 24/04) "Gifted" de N.A.S.A. [Feat. Kanye West, Santogold & Lykke Li] (du 13/04 au 17/04 [Best Of]) "3 little words" de Frankmusic (du 06/04 au 17/04) "Hey You" de Pony Pony Run Run (du 30/03 au 03/04) MARS 2009 "Zero" de Yeah Yeah Yeahs (du 23/03 au 27/03) "Shine All Day" de Grandmaster Flash [Feat. Q-Tip, Jumz & Kel Spence] (du 16/03 au 20/03) "To Lose My Life" de White Lies (du 09/03 au 13/03)
"Gifted" de N.A.S.A. [Feat. Kanye West, Santogold & Lykke Li] (du 02/03 au 06/03)
FEVRIER 2009: "get on your boots" de U2 (du 23/02 au 27/02° "All You Need is Me" de Morrissey (du 16/02 au 20/02) "Walking On A Dream" de Empire of the Sun (du 09/02 au 13/02) "Wake Up" de Sliimy (du 02/02 au 06/02) JANVIER 2009: "Tonight" de Yuksek (du 26/01 au 30/01) "Quicksand" de La Roux (du 19/01 au 23/01) "Day 'N' Night" de Kid Cudi [Crookers Remix] (du 12/01 au 16/01) "Like a Hobo" de Charlie Winston (du 05/01 au 09/01) DECEMBRE 2008: "Make My Day" de Common (du 22/12 au 02/01 [Best Of]) "Universal Mind Control" de Common (du 15/12 au 19/12) "Ulysses" de Franz Ferdinand (du 08/12 au 12/12) "Move"de Q-TIP (du 01/12 au 05/12) novembre 2008 "Paranoid" de Kanye West (du 24/11 au 28/11) "Hear it in the Cans" de We Have Band (du 17/11 au 21/11) ??? (du 10/11 au 14/11) "Paris is Burning" de Ladyhawke (du 10/11 au 14/11) "Paris is Burning" de Ladyhawke (du 03/11 au 07/11) OCTOBRE: "Nonpareil of Favor" de Of Montreal (du 27/10 au 31/10) "Paris is Burning" de Ladyhawke (du 20/10 au 24/10) "Womanizer" de Britney Spears (du 13/10 au 17/10) "Rich Girls" de The Virgins (du 06/10 au 10/10) "Stand On The Word" de Keedz [Mima Remix] (du 29/09 au 03/10) SEPTEMBRE: "Into The Galaxy" de Midnight Juggernauts [Chateau Marmont Remix] (du 22/09 au 26/09) "Heartbeat" de Late Of The Pier (du 15/09 au 19/09) "Dance Wiv Me" de Dizzee Rascal [Feat. Calvin Harris] (du 08/09 au 12/09) "21st Century Life" de Sam Sparro (du 01/09 au 05/09) AOUT: "Shake It" de Metro Station (du 25/08 au 29/08 [Best Of]) JUIN: "You Know What" de N*E*R*D (du 23/06 au 27/06) "Sea of Sine Waves" de Kelley Polar (du 09/06 au 13/06) "Crimewave" de Crystal Castles [vs Health] (du 02/06 au 06/06) MAI
"I Like To Fuck" de Young Hot Rod [Feat. Tila Tequila & B.Dozier] (du 27/05 au 30/05)
"Say Goodbye To Love" de Kenna (du 12/05 au 23/05 [Festival de Cannes]) (Générique de fin Grand Journal à Cannes : "My Mistakes Were Made For You" de The Last Shadow Puppets)
"L.E.S Artistes" par Santogold (du 05/05 au 09/05)
AVRIL "Wearing My Rolex" de Wiley (du 28/04 au 02/05) "Great DJ" de The Ting Tings (du 21/04 au 25//04) "Working Together" de Gonzales (du 14/04 au 18/04) "A Punk" de Vampire Weekend" (du 07/04 au 11/04) "The Age of the Understatement" de The Last Shadow Puppets (du 31/03 au 04/04) MARS: "Blind" de Hercules and Love Affair [feat. Antony Hegarty] (du 24/03 au 28/03) "4 Minutes to Save the World" de Madonna [Feat. Justin Timberlake] (du 17/03 au 21/03) "Qu'est-ce Qu'on Attend" de NTM (le 13/03 pour célébrer la reformation de NTM) "Mercy" de Duffy (du 10/03 au 14/03) "Always Where I Need To Be" de The Kooks (du 03/03 au 07/03 [Best Of]) FEVRIER: "18-30" de Reverend And The Makers [Elektrons Data Transfer Remix] (du 25/02 au 29/02) "Divine" de Sébastien Tellier (du 18/02 au 22/02) "Acceptable In The 80's" de Calvin Harris (du 11/02 au 15/02) "Ready for the Floor" de Hot Chip (du 04/02 au 08/02) JANVIER: "Cheap and Cheerful" de The Kills (du 28/01 au 01/02) "Merrymaking at my Place" de Calvin Harris (du 21/01 au 25/01) "Cassius" de Foals (du 14/01 au 18/01) "Divine" de Sébastien Tellier (du 07/01 au 11/01) 2007 : DECEMBRE 2007: "Don't Shoot Me Santa" de The Killers (du 25/12/07 au 04/01/08 ) "Fiesta" de Ween (du 17/12/07 au 21/12/07) "Bonafied Lovin'" de Chromeo (du 10/12/07 au 14/12/07) "As Above, So Below" des Klaxons [Justice Remix] (du 03/12/07 au 07/12/07) NOVEMBRE: "The One" de Kylie Minogue (du 26/11/07 au 30/11/07) "Hot Stuff (Let's Dance)" de Craig David (du 19/11/07 au 23/11/07) "Let Me Know" de Róisín Murphy (du 12/11/07 au 16/11/07) "Freakshow" de Britney Spears (du 05/11/07 au 09/11/07) OCTOBRE: "Valerie" de Mark Ronson [Feat. Amy Winehouse] (du 29/10/07 au 02/11/07) "2 Hearts" de Kylie Minogue (du 22/10/07 au 26/10/07) "Hey Mr. DJ" de Tiny Masters Of Today [CSS Remix] (du 15/10/07 au 19/10/07) "Crocodile" de Underworld (du 08/10/07 au 12/10/07) "He Said He Loves Me" de Reverend And The Makers (du 01/10/07 au 05/10/07) SEPTEMBRE: "Grip Like A Vice" de The Go! Team (du 24/09/07 au 28/09/07) "Delivery" des Babyshambles (du 17/09/07 au 21/09/07) "Suburban Knights" de Hard-Fi (du 10/09/07 au 14/09/07) "Fancy Footwork" de Chromeo (du 03/09/07 au 07/09/07) == Saison 2007/2006 == Générique : réorchestration de "Superstition" de Stevie Wonder Accueil des invités : "Mighty 'O'" des Outkast La Météo de Louise Bourgoin : "Young Folks" de Peter, Bjorn and John La Météo de Cannes : "Rehab" d'Amy Winehouse La Petite Semaine du Grand Journal : "Boulbi" de Booba Le Petit Journal Actu : "Chelsea Digger" de The Fratellis Le Petit Journal People : "Forever" de Vhs or Beta JUIN 2007: "The Queen And I" de Gym Class Heroes (du 18/06/07 au 22/06/07) "DVNO" de JUSTICE (du 11/06/07 au 15/06/07) "Office Boy" de Bonde Do Role (du 04/06/07 au 08/06/07) "I Get Around" de Dragonette [Midnight Juggernaut Mix] (du 29/05/07 au 01/06/07) MAI: "D.A.N.C.E" de JUSTICE (du 16/05/07 au 25/05/07 [Festival de Cannes]) (Générique de fin Grand Journal à Cannes : "Cannes" de Barbara Carlotti) "Fluorescent Adolescent" des Arctic Monkeys (du 07/05/07 au 11/05/07) "Release" de Timbaland [Feat. Justin Timberlake] (du 30/04/07 au 04/05/07) AVRIL: "The Magic Position" de Patrick Wolf (du 23/04/07 au 27/04/07) "Stop Me" de Mark Ronson [Feat. Daniel Merriweather] (du 16/04/07 au 20/04/07) "The Way I Are" de Timbaland [Feat. Keri Hilson & D.O.E.] (du 02/04/07 au 13/04/07) MARS: "Heart of Hearts" des !!! (Chk Chk Chk) (du 26/03/07 au 30/03/07) "Brianstorm" des Arctic Monkeys (du 19/03/07 au 23/03/07) "North American Scum" de LCD Soundsystem (du 12/03/07 au 16/03/07) "She's Good For Business" de MSTRKRFT (du 05/03/07 au 09/03/07) FEVRIER: "North American Scum" de LCD Soundsystem (du 26/02/07 au 02/03/07) "The Creeps" de Camille Jones [Fedde Le Grand Mix] (du 19/02/07 au 23/02/07) "Grace Kelly" de Mika (du 12/02/07 au 16/02/07) "Perfect Exceeder" de Mason vs Princess Superstar (du 05/02/07 au 09/02/07) JANVIER: "Hip Hop is Dead" de Nas (du 29/01/07 au 02/02/07) "Brain Leech" de Alex Gopher (du 22/01/07 au 26/01/07) "Relax Take it Easy" de Mika (du 08/01/07 au 19/01/07) DECEMBRE 2006: "Deux Par Deux Rassemblés" de Pierre Lapointe (du 18/12/06 au 22/12/06) "Starz in Their Eyes" de Just Jack (du 11/12/06 au 15/12/06) "We're From Barcelona" de I'm From Barcelona (du 04/12/06 au 08/12/06) NOVEMBRE: "Uh Uh Uh" de Hey Willpower (du 27/11/06 au 01/12/06) "Monster" de The Automatic (20/11/06 au 24/11/06) "Writer's Block" de Just Jack (du 13/11/06 au 17/11/06) "My Love" de Justin Timberlake (du 06/11/06 au 10/11/06) OCTOBRE: "America" de Razorlight (du 30/10/06 au 03/11/06) "Cellphone's Dead" de Beck (du 23/10/06 au 27/10/06) "Let's Make Love And Listen To Death From Above" de CSS (du 16/10/06 au 20/10/06) "Atlantis To Interzone" des Klaxons (du 09/10/06 au 13/10/06) "London Bridge" de Fergie (du 02/10/06 au 06/10/06) SEPTEMBRE: "Fa Fa Fa" de Datarock (du 25/09/06 au 29/09/06) "I Don't Feel Like Dancin'" des Scissor Sisters (du 18/09/06 au 22/09/06) "Get Myself Into It" de The Rapture (du 11/09/06 au 15/09/06) "Sexy Back" de Justin Timberlake (du 04/09/06 au 08/09/06) == Saison 2006/2005 == Générique : réorchestration de "Superstition" de Stevie Wonder Arrivée des chroniqueurs : "Party Time" de Missy Elliott JUIN 2006: "Can I Have It Like That ?" de Pharrell Williams [Feat. Gwen Stefani] (du 30/05/06 au 13/06/06) "Boy From School" de Hot Chip (du 16/06/06 au 27/06/06) MAI: "Crazy" de Gnarls Barkley (du 17/05/06 au 28/05/06 [Festival de Cannes]) (Générique de fin Grand Journal à Cannes : "Cannes" de Barbara Carlotti) "SOS (Rescue Me)" de Rihanna (du 15/05/06 au 16/05/06 [Best Ofs]) "Steady, As She Goes" de The Raconteurs (du 08/05/06 au 12/05/06) AVRIL: "SOS (Rescue Me)" de Rihanna (du 01/05/06 au 05/05/06) "You Have Killed Me" de Morrissey (du 17/04/06 au 28/04/06) "When You Wasn't Famous" de The Streets (du 10/04/06 au 14/04/06) "Touch The Sky" de Kanye West [Feat. Lupe Fiasco] (du 27/03/06 au 07/04/06) MARS: "Eddie's Gun" des Kooks (du 13/03/06 au 24/03/06) "Alala" de CSS (du 27/02/06 au 10/03/06) FEVRIER: "You Gonna Want Me" de Tiga (du 13/02/06 au 24/02/06) ??? (du 30/01/06 au 10/02/06) JANVIER: "Pump It" des Black Eyed Peas (du 16/01/06 au 27/01/06) DECEMBRE 2005: "Dance Dance" des Fall Out Boy (du 05/12/05 au 16/12/05) NOVEMBRE: "Push" de Madonna (du 21/11/05 au 02/12/05) "Gold Digger" de Kanye West [Feat. Jamie Foxx] (du 07/11/06 au 18/11/06) OCTOBRE: "Hung Up" de Madonna (du 24/10/05 au 04/11/05) "Tripping" de Robbie Williams (du 10/10/05 au 21/10/05) SEPTEMBRE: "My Humps" des Black Eyed Peas (du 26/09/05 au 07/10/05) "Do You Want To" de Franz Ferdinand (du 12/09/05 au 23/09/05) "Dirty Harry" de Gorillaz (du 29/08/05 au 09/09/05) == Saison 2005/2004 == Générique : réorchestration de "Superstition" de Stevie Wonder JUIN 2005: "Feels Just Like It Should" de Jamiroquai "Don't Phunk With My Heart" des Black Eyed Peas MAI: "Feel Good Inc." des Gorillaz ??? AVRIL: ??? ??? MARS: "Get Right" de Jennifer Lopez "Everyday I Love You Less And Less" des Kaiser Chiefs FEVRIER: "Robot Rock" de Daft Punk "Signs" de Snoop Dogg [Feat. Justin Timberlake] JANVIER: "What You Waiting For ?" de Gwen Stefani "Drop It Like It's Hot" de Snoop Dogg [Feat. Pharrell]
Publié par
jeanphilippe56
à
3/23/2008 03:26:00 AM
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dimanche 9 mars 2008
Chrome Hoof - Quand Tex Avery fait du funk et du metal !
Opéra hardrock ? Performance artistico-médiévale ? Terrorisme musical ? Machine à faire entrer en transe ? Difficile de définir le projet défendu par les frérots Leo et Milo et leur bande, qui nous en mettent plein les tympans et les mirettes. En découvrant les influences de Chrome Hoof, à savoir Slayer et Black Sabbath, on s'attend à des riffs chauffés à blanc, un batteur martelant violemment ses fûts et un chanteur chevelu et barbu hurlant comme un enragé. Au lieu de ça, on se retrouve face à une dizaine de guignols habillés en peignoirs façon aluminium. Les Londoniens ne sont pas sur la Lune, ils sont sur une autre planète pas encore découverte mais on n’a rien vu de tels depuis les plus beaux délires visuels de Funkadelic ou Parliament, tout droit sortie d’une série de science-fiction des années 70.
C'est le projet disco funk metal de Leo Smee, le bassiste du groupe doom Cathedral (si, si, vous lisez bien !). Originalement bâti autour d'un duo avec son frère Milo, Chrome Hoof, s'est finalement transformé en orchestre pour moines futuristes allumés et funky. Le binôme s’est fixé pour mission de s'affranchir des dogmes metal, de brouiller les pistes entre des genres musicaux a priori disparates. Une sorte de cirque Barnum au carrefour improbable entre Sunn O))) et Parliament, Magma et ESG, Black Sabbath et Tex Avery, Hawkwind et Daft Punk.
Une bande de joyeux jobards accoutrés de toges à paillettes parmi lesquels on trouve la siphonné Lola Olafisoye des excellents Spektrum. Pas moins d'une vingtaine de musiciens donc, trompettes, saxophones, tubas, percussions diverses et bien sûr basse, guitare, batterie, mais aussi synthétiseurs et effets électroniques analogiques pour un Pre-Emptive False Rapture complètement halluciné tentant follement l'hybridation du jazz mutant et futuriste de Sun Ra avec les B.O. bizarres des Italiens de Goblin, le punk funk d'ESG, le P-funk de Parliament Funkadelic et le hard rock mystique de Black Sabbath. D'un humour constant, leur musique résulte de cette approche limitrophe, quasi-schizophrénique dans sa démultiplication bluffante des styles, tout en ruptures de tons abrupts, en excitants méandres progressifs et en choeurs baroques, jamais avare de sections rythmiques complexes, de louvoiements alien-jazz à la Sun Ra et de scintillements electrofunk. On croit entendre une symphonie martienne savamment démantibulée ? Fausse piste, l'orchestration est brisée la seconde d'après par une tornade doom-metal, qui raccroche aussi subitement le wagon disco avec une aisance et une jubilation tellement palpable qu'elle ne s'enferre jamais dans le ridicule ni le kitsch ampoulé auxquels elle pourrait s'exposer, ce qui est en soit un miracle. N'est pas l'orchestre du Splendid qui veut.
“Pre-Emptive False Rapture” est une sorte d’odyssée (de l'espace) pleine de bravoure, de moments d’héroïsme, de musiques venues d’une autre époque, d’un autre monde qu’on imagine pas très beau à voir, mais sûrement intéressant à visiter. Les fans de Mike Patton devraient trouver ici leur bonheur tant le brassage est innovant. Dès les premières notes lancées, la machine est en route, et tout ce que Chrome Hoof nous fait traverser ne semble avoir de lien avec ce qui vient de se passer, ni avec ce qui va se passer. Les ambiances psychédéliques et très brumeuses donnent le ton à des tirades de schizophrénie furieuse, des gouffres effrayants, des évolutions aux rythmiques funky obsédantes ou encore des passages rock très entraînants et légers. La musique de Chrome Hoof ondule bêtement (au bon sens du terme), de références en références, d’instruments en instruments (synthé, cuivres, guitare, basse, et bien d’autres) générant un vortex dont la compréhension même n’a plus forcément grand sens au final. Tour à tour grand huit et train fantôme, vaudeville et film d'horreur, rugissements doom et vélocité disco-funk .
Impossible de savoir ce qu’il va se passer de chanson en chanson, ou même de riff en riff, sur cet album. On commence en grandes pompes avec une introduction inquiétante ("Nordic Curse") pour enchaîner sur du funk délirant digne de Parliament ou des tous premiers Red Hot Chili Peppers ("Tonyte"). La voix n’arrive qu’après de longs instants (très dansants, cela dit), alors qu’on se demandait presque si l’album n’allait pas être entièrement instrumental.
L’album de cette troupe de musiciens, chanteurs et danseurs costumés fait s’alterner des morceaux speedés et rythmés (le tonic “Tonyte”), invite des cuivres hystériques (“Circus 9000”), nous plonge dans de sanglantes épopées (“Moss Covered Obelisk”). Chrome Hoof, c'est comme un hommage à l'ambiance des années 70, entre Funkadelic et Iron Maiden. Autant métal que funk, pas plus électro que mathrock, les morceaux sont construits sur des structures rythmiques déroutantes et ne seraient pas dépareillés dans The Rocky Horror Picture Show. On enchaîne avec des gros riffs lourds à la Black Sabbath agrémentés de synthés ou orgues, voire de cuivres bien gras, mêlés à des ambiances planantes ou déprimantes. Inutile sans doute de décrire l’album pas à pas, tant la description in extenso noircirait des pages illisibles.
Plébiscité aussi bien par les kids enamourés de Justice et Klaxons (avec qui ils ont dernièrement partagé l'affiche) que par les mélomanes assoiffés de musiques aventureuses et les metalleux purs et durs. Il faut dire que visuellement, l'orchestre mastodonte met le paquet. Spectacle à part entière, qualifié d' « electro doom space ritual », Chrome Hoof est attifé sur scène de toges à paillettes et de masques médiévaux futuristes, entourés d'une armada de danseurs, d'une chanteuse glam (Lola Olafisoye, intermittente du groupe Spektrum) et d'une garnison de mages-musiciens, cuivres et cordes tendus, prêts à en découdre avec leurs amplis. Cerise sur le gâteau, une immense créature démoniaque surgirait parfois dans la salle... On n'avait pas vu un tel déchaînement visuel et sonore depuis les bacchanales industrielles de Crash Worship ou les shows graveleux des Butthole Surfers. A interpréter ses cabrioles musicales spectaculaires, Chrome Hoof fait l’effet de n’appartenir à rien, ni au passé, ni au présent, encore moins au futur, ni à une scène particulière. Encore une fois, peu importe de toute manière, Chrome Hoof intéressera qui voudra bien s’y intéresser, a priori des gens plutôt ouverts à toutes les musiques expérimentales, des curieux naïfs, et autres allumés de la consommation musicale. "pre emptive false rapture" est un disque impossible à noter, encore que son résultat défile sans accrocs et soit interprété sans failles, pour la simple et bonne raison qu’il s’inscrit dans tout et rien à la fois, que tout référentiel qui pourrait le régir est aussitôt brouillé après réflexion, et si vous êtes curieux donc, n’hésitez pas.
Voici quelques extraits de concerts glanés sur youtube, helas il n'existe pas encore de clip officiel, juste pour l'ambiance....
Chrome Hoof At ATP 2008 3 video
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Album - Chrome Hoof - "Pre-emptive false rapture"
http://www.blogger.com/www.myspace.com/chromehoof
http://www.chromehoof.com/
Petit etat des lieux du Metal d'aujourd'hui.....
Dernièrement, ce milieu pourtant connu pour son conservatisme se laisse aller à quelques expériences. Les Norvégiens de Next Life associent sonorité de jeux vidéos et Death Metal. Les Américains de Sunn O))) font du metal au valium. Et le death metal électro de KILLL, un autre groupe norvégien, a des accents de free jazz.
Les membres de KILLL ne s’arrêtent pas à l’univers metal. Are, par exemple, est artiste plasticien. Erlend, le guitariste, a joué avec JR Ewing, un groupe pop. Matrin, le batteur, joue avec Jaga, un groupe de jazz. D’ailleurs, les instruments de Are ne sont pas tous spécifiquement metal. Certains sont utilisés par les DJs de musique trance. KILLL ne sort jamais d’albums. Pour les écouter, il faut aller au concert. Leur spectacle, à base de lumière stroboscopique, vaut d’ailleurs le déplacement. Le stroboscope est la marque de fabrique des concerts de KILLL. La lumière et la musique fonctionnent de manière interdépendante. Par exemple, quand le son est plus noisy, les couleurs deviennent plus vives. L’idée du groupe, c’est de créer son propre habillage acoustique et visuel, pour se démarquer des gesticulations sataniques des autres groupes de metal.
Les uns se shootent au speed, les autres marchent au valium. Le rock metal au ralenti de Sunn O))), un groupe californien, a un effet apaisant sur le rythme cardiaque. Ils font incontestablement partie de l’avant-garde du metal expérimental, et pas uniquement aux USA. Sur scène, Greg Anderson et Stephen O’Malley, les deux maîtres de cérémonie, portent des soutanes de moines. Et même lors des interviews, ils préférent ne pas être reconnus. D’une part parce qu’ils sont timides, d’autre part parce que le mystère fait partie de leur image de marque. Ils conçoivent leur musique comme un massage de la tête aux pieds.
Un effet que Sunn O))) obtient en connectant des amplis en cascade et grâce à des fréquences basses et des techniques de distorsion. Le résultat s’appelle « Drone Metal » : un son profond qui se modifie progressivement. Le nom du groupe, Sunn O))), vient d’un modèle d’amplificateur des années 80. En live, Sunn O))) joue de préférence avec des amis musiciens. Par souci de cohérence visuelle, tout le monde est en soutane. C’est leur uniforme. L’attention du public doit se concentrer sur la musique.
Les uns s’amusent avec les ondes sonores, les autres préfèrent jouer à la playstation. Le duo Next Life se compose de Hai Nguyen, un fou d’informatique, et son copain Trond. Ils assemblent les sons d’anciens jeux vidéo avec du metal. Le résultat s’appelle du gameboy-deathmetal. Les concerts de Next Life sont un hommage inconditionnel et extatique au metal. Physiquement, c’est épuisant, et leurs spectacles ne durent jamais plus qu’un quart d’heure. Next Life utilise de préférence les bruitages des jeux vidéos d’avant 1995. L’éventail de sonorités est assez réduit et, surtout, les sons n’ont pas la netteté des jeux vidéo d’aujourd’hui.
Rassurez-vous, le fan de metal « old school » n’est pas mort. Mais le milieu s’ouvre enfin à d’autres sons. Et l’essentiel, c’est qu’on soit d’accord sur les fondamentaux. Que ce soit au ralenti ou en accéléré, avec la crinière ou la barbichette, les metallers ont tous un cœur de metal qui bat très fort.
Albums :
Electric Violence (2006) de Next Life
chez Cock Rock Disco.
Altar (2006) de Sunn O)))
chez Southern Lord
http://www.killl.org/
http://www.sunnborisaltar.com/
http://www.electricdungeon.org/
Publié par
jeanphilippe56
à
3/09/2008 05:51:00 PM
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Libellés : black sabbath, chrome hoof, clinton, costumes, cuivres, delirant, disco, doom cathedral, funk, funkadelic, funky, glam, hard rock, metal, mike patton, paillettes, parliament, scenique, sun ra
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