Cloclo, revival made Japan: Lundi au soleil par Kenzo Saeki ___________________________
Kenzo Saeki "L’homme a la tête de sushi", est un drôle d’énergumène et l'un un des chouchous de la nouvelle pop japonaise qui a choisi comme croisade de démolir les ancêtres de la pop frenchy des sixties avec une prédilection pour les morceaux de Gainsbourg, Nino Ferrer, Dutronc et tout recemment Claude François. Veste en cuir jaune collant à la peau, bonnet noir avec un sushi géant en peluche accroché, ombrelle rougeoyante ou casquette soviétique ou faux sabre, ce gay jap ne craint ni le kitsch ni le mauvais goût. Il le revendiquerait même.
Né à Chiba au Japon ce jeune chanteur-producteur-compositeur commence sa carrière à la fin des années 80 au sein du groupe « Halmens » et contribue à deux albums aujourd’hui cultes ! L’année suivante, il compose pour Maki Nomya (des légendaires Pizzicato Five, soit le plus grand groupe japonais souvent comparé à Telephone dans un autre style musical). Kenzo composera ainsi pas moins de 600 chansons pour les plus grands artistes du Japon !
En 1986, Kenzo Saeki devient le chanteur d’un groupe (Perl Bros) avec lequel il signera 8 albums, tous disques d’or !
Dans le même temps, il est l’instigateur de nombreux festivals et surtout le principal organisateur d’évènements autour d’artistes français comme Serge Gainsbourg… et continue de produire de nombreux artistes (en 1999, il enregistre et produit près de 100 groupes sur 7 jours – parmi lesquels Todd Rungren – dans une sorte de marathon musical jamais égalé à ce jour !).
Toujours à l’avant-garde musical, liant sa passion pour la chanson française et un sens inné des arrangements, Kenzo réuni finalement ses nouvelles versions de superbes titres de Nino Ferrer, Serge Gainsbourg au sein d’un album étonnant (dont quelques extraits comme « le poinçonneur des lilas » figurent déjà sur des compilations lounge très hip comme « Villa Mogador »,etc.) garni de douze titres concoctés dans les plus grands studios de Tokyo (albums "Camembert & Sushi" - Virgin - 2005 - une compil’ de reprises de chansons françaises par des groupes japonais et "l'homme a la tete de sushi" - IDL - 2003 )
La jeune scène française n’est pas la seule à rendre hommage à Claude François pour le trentième anniversaire de sa disparition : au pays du soleil levant, douze artistes venus de Tokyo et Osaka, et issus de la nouvelle scène nippone, ont travaillé pendant un an pour célébrer son répertoire… dans la langue des Manga !
Douze de ses titres les plus connus, parmi lesquels « Chanson populaire », « Le Lundi au soleil », « My Way » ou « Le Chanteur Malheureux » sont réunis dans un « best of » peu commun qui sortira fin mars 2008 en France et au Japon.
Tracklisting...
CHANSON POPULAIRE performed by TOAST GIRLS CETTE ANNEE LA performed by ANOTOKI - YMCK LE LUNDI AU SOLEIL performed by KENZO SAEKI COMME D'HABITUDE performed by PECOMBO JE VAIS A RIO performed by CHELUCY IL FAIT BEAU, IL FAIT BON performed by BUDO - GRAPE LE CHANTEUR MALHEUREUX performed by TETSURO KASHIBUCHI Y'A LE PRINTEMPS QUI CHANTE performed by ASAHI GENIUS MY WAY performed by FANTASYS CORE MAIS QUAND LE MATIN performed by LES CAPPUCCINO MAGNOLIAS FOR EVER performed by KENZO SAEKI & CLUB JE T'AIME ALEXANDRIE ALEXANDRA performed by ELEKTEL FEATURING KIYONORI MATSUO
"Made in Japan" Sortie française & japonaise: fin mars 2008 Sawasdee / FGL music
Bon les gars, voila une chanson avec un potentiel de tube comme il n'y en a pas eu depuis une eternité ! Depuis, on va dire depuis, "if you leave me now" de Chicago, "sympathy" de Rare Bird, et puis allons y "everybody's got to learn sometime de Korgis " !!
Ben's Brother - Let Me Out
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Les chansons de Ben’s Brother sont une véritable révélation. La plupart de celles qui figurent dans l’album ‘Beta Male Fairytales’ sonnent comme des standards intemporels qui n’attendaient qu’à être révélés par un interprète. Elles ont pourtant toutes été écrites par Jamie Hartman. Timbre vocal unique, mélopées intemporelles, Jamie Hartman détient tous les atouts d’une vedette. Pourtant ce pianiste précoce a longtemps vécu dans l’ombre, enfermé dans le syndrome du cadet qui jalouse son frère aîné, Ben. A la tête d’un quintet londonien logiquement baptisé Ben’s Brother, Jamie développe ses thèmes de "Beta Male" ou les malheurs sentimentaux d’un garçon marqué par le stoïcisme. Un premier album, emporté par les tubes "Let Me Out" et "Carry On", offre un éventail assez riche des capacités mélodiques du groupe. On y retrouve les échos seventies des premiers pas de David Bowiepériode Ziggy et Hunky Dory, le piano d’ Elton John (avant les implants), l’harmonica de Bob Dylan et les inflexions de Sam Cooke. Vous l'aurez compris, les racines de Ben's Brother sont solides.
album : Ben’s Brother - Beta Male Fairytales Label : Virgin Music / Editeur : EMI Music / Sorti le : 25/02/08
22 Pistepirkko n'est pas très connu en France. En Finlande, 22 Pistepirkko est LE groupe pour initiés branchés. Depuis plus d'un quart de siècle, ce trio, composé des frères Asko et PK Keränen et de leur ami et batteur Espe Haverinen, livre au public une vision très finnoise de la musique pop. 22 Pistepirkko s’est formé en 1980 à Utajärvi, petit village du nord de la Finlande. Une jeunesse commune vécue dans un contexte aussi cafardeux, ça créé forcément des liens et une vraie communauté d’esprit. Né sur les vestiges des « Matti Mätä & SS », groupe de punk rock, ils posent dès leur formation quelques postulats simples, consistant – entre autres – à : faire les choses à leur façon, avoir une carrière internationale, rester ouvert aux nouveautés, composer et écrire des chansons fortes, drôles, tristes, joyeuses, bizarres… et les jouer devant des gens. Avec plus d’une quinzaine d’albums à leur actif, la longévité exemplaire du trio P-K (guitare, voix), Espe (batterie, tablas, maracas, chœurs, voire même machine à café !) et Asko (basse, claviers…) est notamment à mettre sur le compte de leur volonté de fer.
22 Pistepirkko - The Others ___________________________
Au mépris des modes et tendances, 22 Pistepirkko brasse avec créativité une mixture musicale tout simplement géniale, faite d’un mélange de rock, de blues, d’électro, de folk et de pop. Avec tout ça, ils trouvent le moyen de rester modestes. Et ils ont une façon charmante de rouler les « r ». Les trois rockeurs ne se contentent pas de jouer ensemble, ils bricolent également leurs textes et leurs musiques en étroite collaboration. 25 ans, c’est long et au fil du temps, le risque de tourner en rond et de s’enliser dans une certaine inertie musicale est bien réel. Pourtant, 22 Pistepirkko surprend à chaque album. Leur dernière production, par exemple, est très rock, alors que leur CD précédent faisait la part belle à la synthie-pop. Nos coccinelles nordiques nous livrent un album (sans prétention toujours) plutôt réussi. Leur musique semble difficilement descriptible pour ne rien changer.
. Ce matin encore, je me suis levé avec la gueule de bois et j'ai pris une nouvelle fois la résolution d’abandonner cette vie dissolue de fan de pop-rock et de célibataire invaincu et d’endosser, une fois pour toute, les habits de l’adulte responsable que je suis censé être même si je ne sais pas ce que cela veut dire et surtout où ça me mènerait. Bercé par ces considérations existentialistes de haute volée, je ne me rendis pas compte immédiatement que j'avais mis sur la platine le dernier album des 22-Pistepirkko et me replonger dans un de ces concerts qui ont fait les délices de mes découvertes musicales adolescentes, celles de mes 20 ans, quand la musique était pour moi vitale et pas seulement tres importante comme c’est le cas aujourd’hui - et je peux vous assurer que la nuance est de taille (c'est triste à dire mais j’étais du genre à enregistrer sur cassette toutes les fameuses Black Sessions et les ré-enregistrer par dessus le marché pour ne pas entendre la voix de Lenoir, un travail titanesque et parfaitement inutile, vous en conviendrez). Je me disais, en ecoutant cette nouveauté, réalisé en compagnie du producteur américain Kramer (Galaxie 500, Daniel Johnston, Urge Overkill, Ween, Butthole Surfers), qu’il est très agréable de constater qu‘à 20 piges, bon sang on avait déjà des goût très assurés et je me demandais surtout comment j’allais vous inciter, fidèles lecteurs, à aller voir ce groupe fabuleux sur scène et découvrir derechef leurs disques trop souvent injustement ignorés. Comment expliquer que les « 22 coccinelles » n’aient pas rencontré un public grandissant au fil de leur longue carrière ? Alors bien sûr ce n‘est pas un groupe anglo-saxon et donc ils n’ont pas pu, par définition, devenir la nouvelle sensation outre-Manche à la mode. Ce groupe n’a pas eu non plus la bonne idée de ressembler au énième groupe français, à faire du sous-Noir Désir, pour la simple et bonne raison qu’ils sont « bêtement » finlandais. Par conséquent, la rencontre avec le grand public ne s’est jamais produite, même si un noyau dur de fans acharnés suivent avec une attention toute particulière le groupe depuis leur troisième album, le bien nommé "Bare Bone Nest" sorti en 1989, album culte, indispensable et inclassable, une espèce de blues-rock complètement barré qui prendrait ses racines dans le Bayou et la Voodoo Music de la Nouvelle-Orléans pour mieux s’élever dans des cieux musicaux totalement originaux et qui échappe à toute tentative d’étiquetage ou classement connus. Pour résumer, les 22-Pistepirkko, ça serait un peu le Blues rachitique de Leadbelly ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Leadbelly) joué par des extraterrestres nordiques.
concert des 22 pistepirkko en Mars 2007 a Helsinki realisé par Léo fourastié et Pier Tanguy ______________________________
Ces mecs convoquent, sur scène et sur disque, les fantômes du Gun Club période Miami, l’univers poisseux des Rolling Stones époque Exile on Main Sreet, par moment les Stooges ou les Who et surtout les Small Faces (pour les synthés vintage et les instrumentaux endiablés) mais aussi Neil Young (pour la voix enfantine du chanteur P-K) sans que ces références ultimes ne viennent les écraser, bien au contraire. Alors, oui le groupe a un peu vieilli et ne nous délivre plus les shows apocalyptiques de la grande époque de Big Lupu, leur chef d’œuvre de 1993, mais la passion et l’envie d’en découdre sont toujours intactes. Et puis, il faut reconnaître que chanter à tue-tête les tubes comme Frankestein ou Save my soul et retrouver pour l’occasion ses guiboles de vingt ans a quelque chose de rafraîchissant (a ce sujet moi qui deteste les concerts pour cause de promiscuité non désirée, la seule fois ou j'ai dansé dans un concert, c'etait pour 22 Pistepirkko....et c'est assez recent.....). Ils font, pour moi, partie des 4/5 groupes de rock dont je me lasserais jamais ! S’ils passent près de chez vous, ne manquez surtout pas le swamp-rock azimuté des 22-Pistepirkko, vous passeriez à côté d’un groupe inestimable.
Album / 22 Pistepirkko - (Well You Know) Stuff Is Like We Yeah! ( Bone Voyage Recording Company / distribution inconnue)
A partir d'aujourd'hui, 15 fevrier, jusqu'au 17 février, Mathieu Kassovitz disposera de la page d’accueil de Dailymotion pour y proposer sa sélection de vidéos créatives. À cette occasion, il reviendra tout particulièrement sur l’action de l’association des enfants de Don Quichotte aux bords du canal St Martin, en présentant en exclusivité sur Dailymotion, le documentaire réalisé par Augustin et Jean-Baptiste Legrand. Engagé, impertinent, drôle,… Kassovitz comme vous ne l’avez jamais vu ! "Les démunis, ce ne sont pas des salauds de clochard avinés et sans morale. Si on pense ça, ça ne sert à rien de se battre, autant les mettre dans des camps et attendre qu'ils meurent. Les démunis, ce n'est pas non plus ces clochards romantiques des années cinquante qui vivent sous les ponts. Les démunis, ça peut être nous! Il suffit d'un déboire familial, d'un accident de travail ou d'un surendettement pour se retrouver à la rue. Moi, je veux vivre bien. Si je subissais ce que les démunis endurent, j'irais braquer une banque, je prendrais les armes, je ferais un attentat social, tellement c'est insupportable, par exemple, de ne pas pouvoir nourrir ses enfant. Je ne suis pas un bon samaritain. J'adorerais rouler en Ferrari et partir en vacances, le plus souvent possible. Je ne veux pas aider, je suis obligé d'aider. Je ne suis pas un gauchiste. Je paie beaucoup d'impôts. Je ne veux pas qu'on me les réduise. Je veux qu'ils soient bien utilisés, qu'ils servent à aider les démunis, pas à construire des sous-marins! Qui va nous attaquer? On n'a pas besoin d'une armée, on a besoin d'un pays stable et sain ou les démunis seraient une force et pas un poids. Liberté, égalité, fraternité, c'est les fondements de notre société. Si on veut représenter quelque chose dans le monde, le pays des droits de l'homme, on n'a pas le droit de laisser mourir adultes et enfants dans nos rues. La première chose, quand on croise un SDF, c'est le regarder ou lui serrer la main. C'est le début pour résoudre les choses, comme l'ont fait Gandhi, l'Abbé Pierre ou Mère Teresa. Il faut humaniser les démunis. Il faut que les citoyens français voient les SDF et transmettent ce message aux politiques. Les politiques, eux, n'ont pas accès à cela, ils ne savent pas, ils n'ont pas ce contact avec la réalité. Il faut que nous, les citoyens, ont leur dise la détresse des démunis pour les faire réagir, les obliger à changer les choses. C'est à ça que sert la démocratie, c'est le peuple souverain." Mathieu Kassovitz
Augustin Legrand (Les Enfants de don Quichotte) et le cinéaste Mathieu Kassovitz ont présenté aujourd'hui un film qui est diffusé en page d'accueil sur Dailymotion. Le film est intitulé "Poudre aux Yeux". Il accompagne un appel à la mobilisation, le 21 février prochain, place de la République à Paris, à partir de 18 heures. Le film présenté ce matin au cinéma "Les Cinéastes" retrace l'histoire du campement du Canal Saint-Martin. Le film n'a pas été réalisé par Mathieu Kasovitz. Mais, comme il est ce week-end l'invité spécial du site de partage Dailymotion, et par solidarité avec l'action menée par les enfants de don Quichotte, il a décidé d'offrir un emplacement à ce court-métrage d'une cinquante de minutes.
Dès vendredi, retrouvez Mathieu Kassovitz et les Enfants de Don Quichotte sur DailyMotion où plusieurs vidéos seront disponibles, notamment le film "Poudre aux yeux - Les enfants de Don Quichotte" de Ronan Dénécé, Augustin et Jean-Baptiste Legrand.
Henri Salvador, je dois dire, m'a souvent heurté par ses propos dans les interviews. Il y avait chez lui quelque chose du style "apres moi la fin du monde..." Parfois de l'intolerance et des declarations a la limite des idées d'un vieux monsieur de droite extreme. Mais ce n'etait pas son rire forçé qui effaçait tout, c'etait sa voix si unique, sa voix de seul crooner français pouvant rivaliser avec les maitres americains du genre, si touchante, si craquante... Et puis ses "vrais" penchants musicaux, musique bresilienne, jazz... qui ont fait de lui pendant longtemps, un chanteur français a part, complet, doté d'une belle culture musicale et ouvert a de nouvelles experiences. Ne le considérons pas comme un grand, il ne tirait pas dans la meme catégorie que Brel, Brassens, Ferré... Souvent démago, ce fut un salthimbanque amuseur qui brillait par sa décontraction, ce qui n'est déja pas si mal en cette période de show biz "rolex" ultra conventionnelle. Finalement j'oublierai, pour ma part, ses propos de vieil égoïste réactionnaire concernant les préoccupations des intermittents du spectacle.
meeting de campagne de Sarkozy ______________________________ Son récent ralliement à Nicolas Sarkozy pointait déjà dans plusieurs de ses chansons. « faut rigoler, faut rigoler » suggérait l’intéressé dès 1960, sur des paroles de Boris Vian. Coïncidence savoureuse, deux ans plus tôt, les mêmes subodoraient le sarko-footing (Moi, j’préfère la marche à pied) et dédiaient une ode à la future ex-Présidente de la République, Cécilia (« Cécilia t’es la plus belle / Viens danser la mazurka »), la symbolique Marianne figurant sur le même 25cm. Ainsi, il faut bien le déplorer, qu’un sarko-couac (Je peux pas travailler) préfigurant Le travail c’est la santé de 1965 : « Le travail c’est la santé / Rien faire c’est la conserver / Les prisonniers du boulot / N’font pas de vieux os ». Heureusement, l’année précédente, le futé M. Henri avait brossé un sarko-portrait visionnaire plus que jamais d’actualité, d’infirmières bulgares en pêcheurs bretons et autre Pape de saison : Zorro est arrivé. Au sujet des élections, il avait dès 1954 concocté la Chanson douce tripartite Bayrou, Royal, Sarkozy sous le titre original un poil partisan : Le loup, la biche et le chevalier. Et le finaud avait même prévu en 1956 un titre pour Ségolène Royal à destination de François Bayrou : Quand je monte chez toi.
Pour les amours de notre bon Président chez Mickey, c’était Minnie petite souris (1963), voire Cherche la rose (1980) alliant le débauchage d’une star « de gauche » à celui de pontes du PS. Enfin, à propos de l’accord nucléaire sonnant et trébuchant avec le colonel Kadhafi visant à dessaler de l’eau de mer, un titre de 2000 s’impose : Faire des ronds dans l’eau. Espérons que cette retraite à 90 ans ne donnera pas des idées à ceux qui ne rêvent que d’en repousser l’âge limite pour tous.
BIOGRAPHIE __________
Les deux frères SALVADOR Henri et André dans les années 30
Henri Gabriel Salvador, né à Cayenne, en Guyane française le 18 juillet 1917 est décédé ce 13 février 2008 d'une rupture d'anévrisme.
Henri Salvador fut un personnage marquant de la musique française et mondiale :
* ses chansons populaires restent fredonnées par des générations de Français (Syracuse ; Le loup, la biche et le chevalier (Une chanson douce), etc.), * il est le premier chanteur de rock'n roll français (1956), * il serait à la source de la bossa nova brésilienne (1957), * il fait partie, avec Sacha Distel, des deux seuls chanteurs de variété français à figurer dans le Dictionnaire du Jazz.
Biographie : De Popeye au Jardin d'hiver, en passant par un peu de travail puisque c'est la santé.
C'est à l'âge de 12 ans qu'il débarque du paquebot Pérou dans le port du Havre le 16 août 1929 en compagnie de toute sa famille. Son père, Clovis, et sa mère, Antonine Paterne, fille d'une indienne caraïbe, sont tous deux natifs de Guadeloupe. Son père de Morne-à-l'Eau et sa mère de Port-Louis. Il a une sœur Alice et un frère, André, avec lequel il chantait en duo au début de sa carrière, et avec qui il fit les beaux jours du Jimmy's à Paris et à Biarritz. Son frère André Salvador fut Grand prix du Disque 1947 avec Hey-ba-ba-re-bop avec l'orchestre d'André Ekyan. En 1936, il devient le guitariste du violoniste de jazz américain, Eddy South. A 20 ans, Henri Salvador est soldat Il rencontre Django Reinhardt, avant d'être mobilisé de 1937 à 1941, année où il retrouve le grand guitariste manouche en zone libre. Il est engagé par Ray Ventura, qui l'emmène en Amérique du Sud d'où ils ne reviendront qu'en 1945. De décembre 1941 à décembre 1945, il fait donc partie de l'orchestre de Ray Ventura lors de son séjour en Amérique du Sud — Brésil, Argentine, Colombie, Uruguay, etc. Parmi ses inspirateurs marginaux figure un clown, "Rhum", pour qui faire rire était "la plus noble des missions". Salvador appliquera spontanément sa leçon fin 1941, à Rio de Janeiro, en se livrant à une imitation du personnage de Popeye qui vaudra un triomphe au lieu d'un four à l'orchestre Ventura. En octobre 1956, il part aux Etats-Unis où le célèbre animateur de télévision, Ed Sullivan, l'engage deux semaines dans son show. Son tempérament d'homme de scène, de véritable "showman" tel que les Américains le conçoivent, séduit les critiques de New York qui le surnomment "Fire Ball".
Par la suite, devenu chanteur, il fit toujours en sorte de combiner sur ses albums chansons très fantaisistes et chansons douces, bien que le grand public se montre plus enthousiaste sur les premières, où il régnait sans partage, tandis que la concurrence était sévère dans le domaine des secondes (André Claveau, Georges Ulmer, etc.). Sous le pseudonyme d'Henry Cording, il chante, en 1956, des morceaux de rock'n'roll en français écrits par Boris Vian et composés par Michel Legrand et par lui-même (Rock hoquet). Parallèlement il enregistre un 45-tours à la guitare jazz intitulé Salvador plays the blues. Là où d'autres artistes de variétés ont été bousculés par l'avènement du rock, Salvador a contourné l'écueil en se prêtant dès 1956, avec Boris Vian et le compositeur Michel Legrand, à une parodie du genre - qu'il n'appréciait guère - sous son pseudonyme d'Henry Cording. En sont nés Va t'faire cuire un oeuf, man, Rock and roll mops et Rock-Hoquet, que le chanteur classait parmi ses canulars - sans ignorer qu'ils avaient aussi contribué à sa popularité. En contrepartie, il s'offrait à peu près au même moment le plaisir d'un disque de guitare jazz...
C'est là que débute la carrière personnelle de celui qui était le guitariste - excellent - et le comique de la troupe. En 1957, il a notamment composé "Dans mon île", qui aurait inspiré Carlos Antonio Jobim pour créer la bossa nova. Jobim "a dit: 'mais c'est ça, voilà ce qui faut faire: il faut ralentir la samba, faire de belles mélodies et de beaux accords'", racontait Salvador, "j'en revenais pas". Autre agent de sa popularité, sa femme Jacqueline (Garabedian), solide imprésario avec qui il deviendra notamment le premier artiste de variétés français "autoproduit". Sa carrière prend un tournant déterminant dans les années 1960, en grande partie grâce aux émissions de variétés de Maritie et Gilbert Carpentier, dans lequelles il interprète des chansons humoristiques qui le consacreront comme chanteur populaire : Faut rigoler, Zorro est arrivé, Juanita Banana, Le travail c'est la santé, etc. Il obtient même, en première partie de soirée, sa propre émission intitulée « Salves d'Or », qui connaîtra plusieurs éditions. En 1961, il obtient un très fort succès lors d'un passage de 12 semaines à la télévision italienne. Il décide alors de ne se consacrer qu'à la télé. Mais dès 1962, Henri et Jacqueline fondent leur propre maison d'édition musicale. Leur premier succès est "Le Lion est mort ce soir" En 1971, les studios Walt Disney se joignent à Henri Salvador pour lancer la chanson "Les Aristochats", chanson inspirée du dessin animé sorti en 1968. Salvador, qui a enregistré ce titre seul dans un studio improvisé chez lui, obtient pour cette performance, le prix de l'Académie Charles Cros. En 1975, il participe au conte musical Émilie Jolie, écrit par Philippe Chatel, dans lequel il incarne le conteur et interprète trois chansons, dont l'une avec Françoise Hardy et Émilie Chatel. Après la mort de son épouse Jacqueline survenue en 1976, Henri Salvador se remarie en mai 1986 avec Sabine Elysabeth Marie-Chantal. En décembre 1987, La SACEM (Société des Auteurs-Compositeurs) lui décerne le grand prix de l'humour. Un an plus tard, en octobre, le Président François Mitterrand le nomme Chevalier de la Légion d'honneur. L'année 1988, se clôt pour Henri Salvador par un nouveau show télévisé sur TF1 et dans lequel sont invités de grandes stars internationales telles Al Jarreau ou Tom Jones.
Henri Salvador - Petit Lapin ____________________________
Mais le chanteur, joueur de pétanque de haut niveau, est alors considéré comme super-ringard. En 1992, Henri Salvador revient à sa première passion, le jazz, et donne des récitals dans les clubs de jazz parisiens. C'est à New York que Henri Salvador enregistre en 1994 un nouvel album, "Monsieur Henri", qui sort sur le label Tristar de Sony Music. Entouré d'excellents musiciens américains, Salvador renoue sur ce disque avec ses racines, le blues. Les textes sont signés de noms tels que Boris Bergman, Jean-Claude Vannier, Gérard Presgurvic mais aussi des amis disparus tels Bernard Dimay ou Boris Vian. Il reprend même le célébrissime "Layla" d'Eric Clapton. Tantôt poète tantôt humoriste au rire bien connu, Henri Salvador a toute sa vie pris le parti d'allier swing et bonne humeur. Lors de la cérémonie des Victoires de la Musique 1996, à 79 ans, il donne une nouvelle fois la preuve de son professionnalisme et de son enthousiasme en réalisant un mémorable duo avec le chanteur américain, Ray Charles.
Après quelques années de silence, de pétanque et de farniente, Henri Salvador revient au fronton de l'actualité en 2000 avec un album qui remporte un énorme succès, fort mérité. Entouré d'une équipe toute nouvelle et très jeune, il enregistre "Chambre avec vue", treize titres au charme brésilien. Grâce à son directeur artistique, Marc Domenico, Henri découvre les musiques et les textes d'auteurs tels Keren Ann, Art Mengo,Thomas Dutronc et surtout Benjamin Biolay. La collaboration entre les deux hommes s'envenime quelques temps plus tard. C'est ainsi que le 17 octobre, sort l'album qui en quelques semaines récolte un disque d'or. Le succès critique est général et tout le monde reconnaît la beauté des chansons, des textes et de l'interprétation.
Henri Salvador - C'est Pas La Joie __________________________________
Agé de 89 ans, le fringuant Monsieur Salvador décide d'arrêter la scène. C'est le sens du titre qu'il donne au nouvel album qui sort en octobre 2006. "Révérence", enregistré en partie à Rio de Janeiro, sous la houlette du grand arrangeur Jaques Morelenbaum est un disque au sonorités bossa nova. "Cherche la rose" est un duo avec le chanteur brésilien Caetano Veloso. On retrouve aussi Gilberto Gil sur "Tu sais je vais t'aimer", une reprise de "Eu sei que eu vou te amar" un morceau de Tom Jobim adapté en français par Georges Moustaki. Le crooner français rend hommage sur cet album à l'écrivain Françoise Sagan ("Mourir à Honfleur") en même temps qu'à Ray Charles avec "Alleluia ! je l'ai dans la peau", une reprise en français d'un titre du musicien américain. Entre triste nostalgie et rythm'n'blues clinquant, Henri Salvador fait avec "Révérence" le grand écart artistique, exercice qu'il connaît parfaitement.
Il fut parolier pour de nombreux artistes, notamment pour Régine, Sheila. Il a fait connaître au grand public Art Mengo et Keren Ann. Le dernier album en date remonte à fin octobre 2006 intitulé 'Révérence.
Le photographe Jean-Marie Périer a révélé qu'il était le fils d'Henri Salvador.
Henri Salvador s'est également prêté au doublage de films d'animation, en prêtant sa voix en 1990 au crabe Sébastien dans La Petite Sirène, des Studios Disney. En 2006, à l'occasion de la sortie dvd du film, il réenregistra également les dialogues de sa suite, La Petite Sirène 2 : Retour à l'océan, dialogues confiés à un autre comédien sur la version originale de 2000.
Henri Salvador mit fin à sa carrière active lors d'un dernier spectacle donné au Palais des congrès de Paris le 21 décembre 2007. Il décéda peu de temps après, le 13 février 2008.
Avec Gilberto Gil ______________
Extrait d'une interview donnée en mars 2003:
H.S. Michel Legrand, je n’aimais pas tellement… Il n’écoutait pas le chanteur, il donnait l’impression de vouloir vous écraser avec la puissance de ses cuivres… Cela dit, c’est un grand compositeur et un merveilleux arrangeur ! Au cours de votre longue carrière vous allez rencontré beaucoup de grands jazzmen américains, lequels vous a le plus marqué ? H.S. Je crois bien que c’est Count Basie, c’est le swing incarné ! Mais j’en admire beaucoup d’autres : Errol Garner, Charlie Parker, Lester Young, Quincy Jones, Ray Charles, Miles Davis. Et Coltrane ? H.S.J’aime pas Coltrane. Vos chanteurs de jazz préférés ? H.S. Pour moi les deux plus grands sont Frank Sinatra et Nat King Cole. Il m’a beaucoup influencé. Et Diana Krall ? H.S. C’est froid, ça ne swingue pas ! Dans les années 55 vous avez introduit le rock & roll en France avec votre grand ami Boris Vian. H.S. C’est sur les conseils de Michel Legrand qui revenait des Etats-Unis, que nous nous sommes lancés dans cette aventure musicale qui marchait très fort aux USA… En réalité je déteste le rock ! C’est de la m… ! C’est du mauvais jazz ! Votre avis sur le rap et la techno ? H.S. Tu te les mets dans la poche et tu te barres avec ! Avez-vous une définition du jazz ? H.S. Je ne suis pas compétent pour répondre à cette question. Mais j’aimerais dissiper un malentendu. On essaie de nos faire croire que la langue française est inadaptée aux rythmes des musiques actuelles — contrairement à la langue américaine. C’est faux ! la langue française peut swinguer ! La meilleure preuve, les "double six" des années 60, la meilleure formation vocale de jazz français. Moi, quand je chante j’essaie de jouer comme le saxophoniste Lester Young, je caresse l’oreille, j’essaye de placer les accents aux meilleurs endroits, mettre en valeur les syllabes… Bref de swinguer il y a trop de chanteurs qui hurlent aujourd’hui. Beugler n’est pas chanter !
le Live de Kanye West et Daft Punk Stronger aux Grammy Awards 2008 ____________________________________________________________________
Beyonce et Tina Turner _______________________
Amy Winehouse - Medley ____________________
Album de l’année : Back To Black, d’Amy Winehouse Chanson de l’année : Rehab d’Amy Winehouse Révélation de l’année : Amy Winehouse Meilleure interprétation féminine pop : Amy Winehouse Meilleure interprétation masculine pop : Justin Timberlake Meilleur album pop : Back To Black d’Amy Winehouse Meilleur album rock : Icky Thump des White Stripes Meilleure chanson rock : Radio Nowhere de Bruce Springsteen Meilleur album Dance/Electronique :We Are The Night, The Chemical Brothers Meilleur interprète féminie R&B : Alicia Keys Meilleur interprète masculin R&B : Prince Meilleur album R&B : Funk This de Chaka Khan Meilleur album, meilleur interprète rap : Graduation de Kanye West Meilleur album jazz : River: The Joni Letters de Herbie Hancock Meilleur album hard-rock : The Pretender, des Foo Fighters
Formé de Julia Chirka, Justin Kellam et Nick Krgovich de "P: ano"(Vancouver), ils viennent de toucher une bourse de l'etat canadien et ont crée le groupe "No Kids". L'album "come into my house" vient tout juste de sortir et c'est une belle reussite. Ils possedent, en effet, la rare capacité de marier avec genie une ecriture d'inspiration indie et pop. On trouve dans cet album des ballades touchantes de grace et de volupté, de bien delicates incursions dans la soul, un peu de miel r'n'b, des clins d'oeil a la musique americaine des années 50, des fanfares romantiques, et surtout une richesse de textures et d'instruments inedits. Encore une belle trouvaille du label Tomlab (http://www.tomlab.de/) David Byrne est un grand fan des "No Kids" et a cinq de leurs chansons en streaming sur son site Internet, voyez l'esprit...
No Kids - The Beaches All Closed ________________________________ http://tomlabel.com/
ROY PACI
Roy Paci, excellent trompettiste italien de Manu Chao, sort ici avec son groupe Aretuska, basé en sicile, un 4ème album mélangeant habillement ska, reggae, samba… avec une section cuivre enthousiasmante, faisant sonner les notes sud-américaines avec énergie. Il est impliqué dans de très nombreux projets musicaux et collabore avec des artistes et des groupes aussi divers que Evan Parker, Barre Philips, Eric Mingus, Africa Unite, Matharu des Fundamental, Trilok Gurtu, Flying Luttembachers, Macaco, Subsonica, New York Ska Jazz Ensemble, Ivano Fossati, 99 Posse …
Le piano -qu’il soit jazz ou classique- est un vieux monsieur qu’il ne faut pas trop bousculer, et chaque nouvel artiste qui prétend créer quelque chose au clavier en apportant sa touche personnelle semble toujours un tant soit peu le maltraiter. Pourtant, tout le monde n’a pas l’envie (la témérité ?) de rentrer dans le lard des conventions : pour un Bugge Wesseltoft qui ose le mariage avec la house, un Brad Mehldau tatoué qui entrechoque Lizst et Radiohead, un Francesco Tristano qui joue comme on danse en rave, il existe de nombreux artisans du clavier plus dans la norme.
Ces quatre musiciens néo-zélandais déjantés sont à l’origine d’un jazz décomplexé, libéré de toutes convenances. Aronas est emmené par un jeune prodige de 24 ans : Aron Ottignon. Déclaré comme le nouveau « magicien du jazz » par le Sunday Telegraph, Aron Ottignon crée un véritable séisme dans l’industrie musicale. Loin de se contenter d’une seule muse, il puise l’inspiration dans des eaux musicales relativement peu explorées. Ce sont celles de la musique de percussions du Sud Pacifique dans lesquelles Aron Ottignon a grandi. La même odyssée musicale a amené le pianiste à enregistrer avec son propre trio de jazz à l’âge de 14 ans et à être reconnu comme meilleur jeune musicien de jazz d’Australie en 2003. Il ne fait aucun doute qu’Aron Ottignon est le fils prodigue du jazz australien.
Initialement prévu le 25 février, c’est finalement le 24 mars que sortira Funplex, le septième et nouvel album studio des B-52’s. Good stuff, leur dernier album en date, était paru en 1992, il y a seize ans déjà. Les come-backs ont décidemment la cote en ce moment. Cette fois, c’est le groupe américain à qui l’on doit le célèbre titre « Love Shack » qui revient sur le devant de la scène. 16 ans après « Good stuff », les membres de B52’s s’apprêtent à sortir « Funplex. Entretemps, il s’est passé bien des choses : ils ont changé de management, de maison de disques, d’avocat, de tourneur… La crise ? « Ça remue les choses. Les dinosaures s’éteignent », tranche Kate, la chanteuse. Elle se réjouit de la fin de « la terrible domination des playlists des radios sur la musique. Maintenant, les jeunes peuvent tout explorer, tout découvrir, tout explorer en pianotant sur internet – tout ce que l’on a fait se trouve sur youtube. » La preuve....
Ils n’ont pas eu de folk dans leur biberons et leurs groupes préférés sont plutot les Pixies, the Replacements ou encore Fleetwood Mac. Pourtant, à l’écoute du premier album de The Cave Singers, on jurerait le contraire ! Avec, en plus, pour la chanson ci-dessous, un petit quelque chose qui rappelle le grand Van Morrisson de l'epoque "Astral Week". Cependant, quand on sait que les membres du groupe ne sont autres que Pete Quirk, échappé de Hint Hint, Derek Fudesco, bassiste de Pretty Girls Make Graves et Marty Lund de Cobra High, on peut comprendre. Sincère et fragile, le trio de Seattle joue de ses émotions pour mieux nous les faire partager : nostalgique sur « Helen », mélancolique sur « Oh Christine », le groupe sait aussi nous redonner le sourire au rythme d’un air de country sur « Dancing On Our Graves ». Guitares douces et harmonica enivrant. On ne sait pas s'ils ont vraiment commencé dans une cave mais ils meritent, en tout cas d'en sortir. (Matador / Beggars / Naïve)
The Cave Singers - Cold Eye ___________________________
Ils s’appellent Evangelicals viennent de l’Oklahoma – et leurs hosties sont plutot au LSD. De Mercury Rev aux Earlies, ils sont ainsi des milliers de jeunes musiciens américains à la pupille dilatée, observant émerveillés une mouche tsé-tsé ronfler sur leurs santiags, se cramant les rouflaquettes sous un soleil trop coloré. On sent qu’ils ont écouté avec la même passion défoncée Grateful Dead et Brian Wilson, Sly Stone et Pink Floyd. Comme un album des FIERY FURNACES, l'écoute n'en est pas toujours aisée, c'est chargé, agité comme une bande de hippies en plein trip. Si vous cherchez de l'easy-listening, ou une musique douce pour accompagner le repas, vous risquez d'être déçus : EVANGELICALS risqueraient de redonner vie aux animaux morts présents dans votre assiette. Ce deuxième album des Evangelicals s'inscrit dans la grande tradition des albums contemporains de pop psychédélique. Difficilement cataloguable, 'The evening descends' plaît par sa complexité et ses chansons à tiroirs multiples. Leur musique ne cède sur rien, ni sur la mélodie, ni sur la saturation, ni sur la folie, et emporte tout dans son emballement. Et la voix de Josh Jones, tour à tour suave et intense, grésillant dans les aigus ou berçant notre âme d'enfant dans le velours ("Snowflakes"), est à elle seule une vraie tuerie, comme disent les jeunes Neuilléens (Neuilly).. EVANGELICALS, c'est tout un monde, un paysage sonore outré, un imaginaire versé dans le fantastique, les références religieuses... un joli fourbi. Bien le genre de bordel, où, nous, nous nous sentons à l'aise.
Je ne sais pas si cela provient du fait que je suis celibataire depuis un moment ou si mon diabete en reclame mais j'avais envie de sucreries. Voici donc quelques Chamalows pas trop mievre mais quand meme.....
DANIEL LANOIS : chocolat 90% de cacao
L’artiste et producteur Daniel Lanois, connu pour ses collaborations avec, entre autres, Bob Dylan, U2, Brian Eno, Peter Gabriel et Emmylou Harris, fera paraître son prochain album exclusivement sur internet dans un premier temps, puis dans le réseau de disquaires traditionnels quelques mois plus tard, a l'instar de Radiohead et de beaucoup d'autres. L’album Here Is What Is contient aussi des commentaires de Brian Eno, son ami et collaborateur de U2. Lanois est un «solitaire», «Here Is What Is», qui comprend dix-huit pistes tirées du documentaire du même nom porte sur la carrière du musicien de 56 ans. L'album CD ainsi que le film en DVD sortiront trois mois plus tard, soit le 18 mars 2008. Tout en terminant Here Is What Is, Lanois a écrit des chansons pour le prochain album de U2 avec Eno et le groupe en France et au Maroc, les deux réalisateurs ont travaillé séparément avec U2 pendant des années et il s’agit de la première fois qu’ils collaborent ensemble avec le groupe. «C’est un peu comme pendant Achtung Baby, où tout le monde avait envie de faire quelque chose de rafraîchissant, confie Lanois en parlant du matériel conçu jusqu’à maintenant. Ils ont tout et ont tout fait. Ils ne doivent jamais surestimer leur capacité à être originaux et à inventer du nouveau matériel, des trucs jamais entendus auparavant. «Je n’arrive pas avec le parfum du mois ou ma baguette magique, ajoute-t-il. Je n’ai pas un petit nom. Mais mes yeux percent leur cœur et je les invite à venir voir d’où je viens.»
Au départ projet de Mark Eitzel, American Music Club prend forme en 1983 à San Francisco, avec Dan Pearson à la basse, Vudi à la guitare, Brad Johnson aux synthés, et Matt Norelli derrière les fûts. De leur histoire mouvementée (fréquents changements de line-up, problèmes d'alcool, ...), on retiendra surtout une discographie étoffée au fil des ans, et un goût prononcé pour le mélange des genres, du folk-rock à l'indie pop. Ils sortent leur 9eme album, "Golden Age", qui n'offrira peut-être pas la fièvre d'antan mais son lot de ballades pop absolument délicates. Du bel ouvrage ! "All my love" donne le ton, des arpèges de guitare acoustique qui glissent tout seul, une batterie juste effleurée et la voix de Mark Eitzel divine. Le décor est planté et à une ou deux exceptions près, il le restera jusqu'à la fin. Les compositions prennent un aspect apaisé reflétant l'amérique 70's où le folk et la pop étaient rois, avec comme leaders les Fleetwood Mac et les CSNY.
Le roi du Rap bling bling, fait dans la parodie kitch de la scène sou/funk des années 70/80. "Sensual Seduction", nous montre le côté tendre de Snoop Dogg. Premier extrait tiré du 9e album de Calvin Broadus alias Snoop Dogg, Ego Trippin', prévu pour Mars 2008 chez DoggyStyle/Geffen. Ce titre est un hommage à la musique funk du début des années 80, faisant un clin d'oeil à Prince, Rick James, Roger & Zapp... Snoop y rappe et chante dessus, au travers de la "talk box" machine, ceci rendant hommage à Roger Troutman (disparu en 1999). Malgré des titres différents, "Sensual Seduction" et "Sexual Eruption" sont un seul et même titre, avec des paroles plus ou moins explicites. Le second a été censuré. Cela faisait deux ans que les fans de Snoop Dogg attendaient cet album, depuis Tha Blue Carpet Treatment. Teddy Riley, Rick Rock et Pharell Williams ont notamment participé à Ego Trippin'. Snoop ouvrira cette année une animalerie et lancera une chaîne d'épicerie qui portera le nom de Snoopermarkets.. Le rappeur prévient cependant que la consommation d'herbes de provence n'est pas dangeureuse pour la santé.. Ne vous trompez donc pas de produits dans les rayons de ses futurs magasins..
Formé par Torquil Campbell acteur / musicien et Chris Seligman à New York, en compagnie de leur ami Evan Cranley et de la chanteuse Amy Millan, par ailleurs membres de Broken social scene, La formation américano-canadienne n’a pas eu, dans nos contrées, le succès –au moins d’estime -qu’il mérite. Paru quelques temps après les tonitruants Arcade Fire, leur musique partageant avec AF les demi-tours et cassures rythmiques au sein d’un même titre; à trop vite été catalogué: second couteau. Ils reviennent avec un album de compositions originales, sans doute un peu où on ne les attendait pas. Délaissant le rock ferme, Stars a décidé de tester sa formule sur la pop. Bien sûr, nous n’irons pas aussi loin que certains de leurs détracteurs qui osent comparer Stars aux très mièvres The Cardigans sur le simple fait que la formation de Toronto dégage, par moment, un côté un rien trop fleur bleue. Même si la critique n’est pas totalement infondée, on y verra simplement un goût exacerbé pour une pop classieuse, à la fois profondément romantique et littéraire. "In Our Bedroom After the War", le titre du 4ème - et sans aucun doute meilleur - album de Stars, est mystérieux, imposant, et multi facettes. A la fois ambiguë, intime, troublant et paisible.
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Je suis Jean Philippe. Oui, c'est moi qui écris, là, ici, partout, j'adore ça. J'aime bien écrire. Parce qu'écrire, c'est chanter, que chanter, c'est courir et que courir, c'est aimer. Oui, je suis connu, c'est vrai. J'ai des admirateurs, des fans même. Certaines de mes groupies me font parfois un peu chier tellement elles me collent. D'autres ne m'aiment pas, mais ceux-là sont dépourvus de bon goût, les pauvres. Je ne suis qu'amour.
Ce blog n'a aucun but mercantile et est simplement destiné à partager une passion pour la musique. C'est un coeur avec des sons autour, selon la celebre expression de la plus agée de nos actrice-animaliere-glamour-retraitée-facho.De ce blog sont honnies les poses rock pueriles (genre : "Radiohead c'est pas ma tasse de biere"), les expressions emphatiques qui puent des pieds ("Motorhead ca depote a mort"), les comparaisons pourries ("un riff atomique", "un jeu de guitare venu des trefonds de l'enfer") et l'aggressivite gratuite ("U2 c'est nul a chier"), meme si c'est vrai.
Foufou Net se veut une alternative au zapping culturel rencontré dans les organes de presse dite "specialisée". Vous ne trouverez pas ici de critiques expediées en un paragraphe par manque de place. Analysons les choses en profondeur et discutons...Ce site milite pour le retour du vinyl, de la pipe, du picon-biere, des espadrilles, des rouflaquettes, du zan, du Tapis Touffe, de Brock & Schnock, des artistes laids mais talentueux, de Captain Beefheart et pour l'introduction de Foufou Net au Rock'n'roll Hall Of Fame.