Non, il ne s'agit pas de Charly Oleg, ni de Jean françois Porry (mais si, le mec qui faisait la musique de TOUTES les productions musicales AB comme les Musclés par exemples. On peut dire qu'il a rendu riches les Bontempi... ou qu'il a coulé leur réputation c'est selon...)... Non, il s'agit de bien mieux que cela: E-pak-sa!
Le gars qui chante faux s’appelle E-Pak-Sa et c’est déjà une legende sur le net. Il a même un fan club au Japon. Son style à lui c’est le “pon-chak”, un mélange de chanson pop traditionnelle et de vieil orgue bontempi pourri à la Oleg.
C'est un monument. C'est l'artiste du futur. La rumeur veut que sa technique de chant traditionnelle coréenne lui permette de chanter pendant des jours voire des semaines sans arrêt. Après le chauffeur de taxi de Bucarest, voici l'entertainer d'autobus de touristes coréens. Grand moment lyrique !
E Pak Sa - YMCA cover
jeudi 24 janvier 2008
Du lourd, du tres tres lourd ! YMCA revu par E Pack Sa....une star coreenne est nee !
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jeanphilippe56
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1/24/2008 05:49:00 AM
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samedi 19 janvier 2008
Rooney, le retour de la cote ouest
Vous avez sans doute remarqué que mes chroniques de sorties CD sont absolument partial et deliberement le fruit de coup de mes coups de coeur musicaux du moment (j'en ai un par jour !! vous n'avez pas fini..). Je ne sais pas si le boss supportera ça longtemps, meme si dieu sait combien on taffe comme a la mine, ici...
Le probleme c'est que je n'ai aucun a priori de style musicaux et, de la variéte la plus crasse a l'impro jazz la plus pointue, toutes les musiques sont susceptibles de me faire fremir soit l'esprit, soit les doigts de pied... Ca m'a valut, dans un lointain passé, de ne jamais trouver de musiciens assez "ouverts" pour tenter une aventure de groupe.
Ceci dit, (oui, pardonnez moi, c'est parti d'un jet, il fallait que j'exteriorise...), je vais rapidement vous parler d'un groupe californien de jeunes mecs qui etaient encore a la fac il y a peu. Il s'agit de Rooney.
Bon, Il ne faut pas refflechir, prendre ce rock ensoleillé et dynamisant comme il vient, c'est a dire en "consommateur". Cet album est le parfait contraire de celui de Daniel Darc precedemment chroniqué. C'est la joie de vivre de 5 petits Beach Boys, un peu versaillais qui s'exprime.
Ces jeunes membres de Rooney, sont alors encore à la fac et décident de troquer les bouquins pour des instruments de musique. Dans le line-up, on retrouve Ned Brower (batterie/choeurs), Taylor Locke (guitare/choeurs), Louis Stevens (claviers), Matthew Winter (basse) et Robert Schwartzman (chant/guitare). Ils choisissent leur nom de groupe en l’honneur du héro de "La Folle journée de Ferris Bueller", un film des années 1980. Après s’être construit un noyau de fans fidèle à Los Angeles et aux alentours, les cinq garçons de Rooney comment à recevoir des propositions des maisons de disques. En 2002, ils signent avec le label geffen. Après un premier album en 2003, écoulé à 500 000 exemplaires qui reçoit un très bon accueil de la presse internationale qui va jusqu’à les comparer aux Beatles (The New York Times) et des tournées mondiales avec Weezer et The Strokes, le groupe sort ce nouvel album intitulé "Calling The World", un opus qui mélange une pop acoustique et un rock électrique nerveux, jubilatoire, à mi-chemin entre un Rock Alternatif dépouillé et un Indie Rock mélodieux, parfait pour aller surfer, sa planche sous le bras, sans oublier ces relans 70's très caractéristiques du groupe. Pour l’anecdote, le chanteur, guitariste, auteur et compositeur du groupe, Robert Schwartzman, n’est autre que le cousin de Sofia Coppola. Robert a d’ailleurs joué dans Virgin Suicides. Leur musique rappelle le mouvement musical du milieu des années 80, le British Invasion rock ainsi que la musique pop de la même époque et a été comparé aux groupes The Beatles, The Cars and Blur, pas rien. Le site officiel de Rooney indique que le groupe "a réussi à capturer des éléments du passé des quatre dernière décennies et les rend modernes aujourd'hui" , mouais, le marketing ça en fait dire des choses..
Leur second album, donc, "Calling The World", sorti le 2 janvier 2008 est actuellement disponible. La formation veut tenter de faire aussi bien que son premier essai, avec ses 400 000 exemplaires vendus. Leur son pop/rock est ensoleillé, résolument jovial, et les textes rédigés par le chanteur Robert Schwartzman ont tout pour emporter l'adhésion des plus jeunes.....(hum... et pas qu'eux...ça devrait tourner sur mes platines quelque temps) A ecouter avec les Kooks, Ocean Colour Scene, Weezer et Maroon 5.. (j'aime beaucoup les jeunes.. mais n'en deduisez rien..)
Bref, depuis le premier album, Rooney a grandi et c'est tant mieux. Il affiné ses textes pour leur donner une autre envergure et poli sa musique pour la faire briller. En ingurgitant et tentant de faire sien une bonne partie des quarante dernières années de l'Histoire de la musique et de ses diverses influences, il lui redonne ses lettres de noblesse et surtout, la rend attirante et accessible à chacun, ce qui est déjà bien salutaire et mérite le respect. En tout cas moi, je ne tiens plus en place (ça ne durera pas.. vu l'age..) le single (video ci dessous) est irresistible. Essayez le le matin au reveil, c'est facile, ça "mange pas de pain", comme on dit chez nous...et vous verrez la peche d'enfer que ça vous procurera, personne ne vous arretera ! Rooney est promis a un beau succes et en route pour la gloire, comme dirait Bertrand (Cantat).
Rooney - When Did Your Heart Go Missing
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Album : Rooney - Calling the World (polydor)
acheter le cd :
http://rooney.artistes.universalmusic.fr/
http://www.rooney-band.com/
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jeanphilippe56
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1/19/2008 11:44:00 AM
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jeudi 17 janvier 2008
Beni Snassen, "Spleen et Idéal", Abd Al Malik en bande organisée
Le 21 janvier prochain verra arriver dans les bacs le premier album du collectif Beni Snassen signé chez Gilbraltar le label du slammeur/rappeur Abd Al Malik.
Spleen et Idéal est le titre du premier album de Béni Snassen, un collectif hip hop français formé en 2007. Il s'agit du premier projet à sortir sous la bannière du nouveau label Gibraltar, porté par Abd Al Malik puis nourri par la présence de Bi'lin, Wallen, les NAP, Hamcho, Mattéo Falkone et un invité spécial, Ali (Ali est celui qui etait avec Booba dans lunatic..) Béni Snassen, un nom prédestiné pour rendre à la culture rap ses lettres de noblesse.En empruntant leur nom à une confédération tribale légendaire de l’Oriental marocain, ils visent à promouvoir des valeurs chevaleresques telles que le respect, l’honneur et la bravoure, en prônant un hip-hop altruiste et volontairement idéaliste.
Spleen et Idéal a été mixé et arrangé par Renaud Létang, connu pour ses collaborations avec des artistes tels que Feist ou Katerine. A priori, rien ne poussait des artistes aux univers ausi différents qu'Ali, Abd Al Malik ou Wallen à se rencontrer. Pourtant, ils ont en commun une certaine vision, avec d'autres, du rap et du monde. Restait alors à retranscrire tout cela en musique. Si on comprend mieux les raisons de ce regroupement, la question se pose quant à l'organisation du travail. Comment en effet concilier le rap hardcore d'Ali le rnb de Wallen ou la nouvelle voie ouverte par Malik ? Comment des artistes à l'univers si différent se sont-ils réunis ? " A la base", synthétise Wallen, " chacun aime le travail de l'autre. Mais c'est surtout une histoire de relations humaines. Nous nous aprécions en tant que personne. Et puis, nous avons les mêmes critères d'exigence artistique, les mêmes principes d'écriture, le même sens des responsabilités,la même curiosité envers l'autre". ?
Le premier single, "Spleen et Idéal", est déjà disponible. Les références culturelles affleurent au-delà du titre. Dans "Gibraltar", Abd Al Malik citait Derrida. Ici, c'est l'auteur de "1984" qui est mis en lumière pour dénoncer les barrières dressées par la société et qui s'opposent à l'individu, en particulier dans les cités sensibles : "je regarde à travers la plaine mon HLM. Notre monde n'est-il pas celui de George Orwell ?".
Abd Al Malik a été un vrai coup de coeur pour moi... Son parcours me fascine, sa culture, sa vision de la vie, de la religion, de la politique, du rapport entre les hommes, son héritage de Brel, sa vision de "ces gens là", de l'immigration etc... C'est pas moi, c'est les autres.... Et puis j'avoue qu'il fait, à mes yeux, partis des quelques vrais artistes, de ceux qui apportent une réelle évolution à l'art, par son mélange des genres, entre rap, chanson, hip hop, électro, jazz... Son ouverture permet aussi au rap de se donner une nouvelle image, plus humaniste, loin des grosses chaînes en or et des textes d'une pauvreté affigeante. Alors qu’il prépare la sortie de l’album de Beni Snassen, le 21 janvier, Abd Al Malik élargit encore son horizon artistique. Il collaborera bientôt avec Moby. Le rappeur français a été invité sur le nouvel album du new-yorkais, sur lequel il a écrit un titre, dont il fera les couplets et Moby, le refrain. Ce morceau ne sera disponible que sur la version française de l’album.
Béni Snassen c'est la réconciliation de la forme et du fond, chaque plume et chaque flow, aussi différent qu'ils puissent être les uns des autres, lorsqu'ils se mettent au service de l'un ça n'est jamais au détriment de l'autre. Le collectif desire avant tout retrouver la vocation premiere du hip hop, celle d'etre le porte voix des quartier, celle de faire remonter ce que ressentent les gens des banlieues, sans le bling bling ambiant. A signaler que les revenus de ce disques, en collaboration avec la Fnac, seront reversés a des associations qui luttent contre l'illetrisme, en france. Serais-ce le premier album Hip Hop humaniste?
Beni Snassen Spleen et Idéal (clip officiel)
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Album : Béni Snassen, “Spleen et Idéal” (Gibraltar , Licence exclusive EMI music France)
www.benisnassen.com
http://www.myspace.com/benisnassen
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jeanphilippe56
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1/17/2008 12:11:00 PM
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Syd Matters et les fantomes du jour ou la vie melancolique d'une generation
Syd Matters est un groupe emmené par le musicien français Jonathan Morali. Il est révélé, a 22 ans, par sa victoire aux premier concours CQFD organisé par Les Inrockuptibles.
Son premier album, A Whisper and a Sigh, enregistré durant l'été 2002, sort en 2003. Il a ensuite formé un groupe constitué de quatre musiciens. En avril 2005 sort leur album Someday We Will Foresee Obstacles. Mélange de folk et de pop mélancolique, leur musique marie des mélodies lentes avec des instruments acoustiques sans toutefois renier des racines électroniques. Leur troisième album, intitulé Ghost Days, est sorti hier,14 janvier 2008. Il est plus folk et dépouillé que les précédents.
Il est de ces artistes qui subliment la musique ! Un son qui éveille les fantasmes et l’imagination. Un songwriting toujours élégant, une voix astrale, Jonathan Morali signe son retour d’une plume habile et avisée avec Ghost Days. La magie artisanale de Syd Matters opère pour la troisième fois. Un concept album entre deux mondes. Ghost Days nous plonge - engourdis - dans des abysses colorés où rêves et réalité s’entremêlent au gré des chansons qui défilent les unes après les autres dans une logique impeccable. Cet enchanteur sous intraveineuse pink-floydienne et Nick Drakienne ne cesse de surprendre, avec dans son chapeau, une nouvelle pièce maîtresse de pop cosmique. Avec Ghost Days, on continue de penser que Syd Matters est un grand songwriter et qu’il faudra bien reconnaître un jour son talent à sa juste valeur… Disons le autrement. Syd Matters appartient en effet à cette middle-class européenne en descente. D'où sa mélancolie.
Il avait réalisé la bande originale du film "La Question Humaine", cette fois-ci les fantasmes et les écrans de cinéma ont disparu, laissant le jeune homme en prise directe avec sa vérité. Le propos de « Ghost Days »? «J'ai écrit cet album en exil, seul dans mon appart, totalement déphasé par rapport au monde extérieur. Et je me demandais : quand il ne se passe rien, qu'est-ce qu'il se passe ? Je voulais parler du quotidien, celui de notre génération issue d'une classe moyenne sans histoire.» Car voilà : «Le cliché c'est : pour avoir quelque chose à dire, il faut vivre des choses. Oui, mais quand il ne se passe rien dans la vie, ça vaut aussi le coup d'en parler.»
Syd Matters propose un opus qui semble plus destiné à un public international. Les influences de Radiohead ne font aussi aucun doute. Le très aérien "I'll Jackson") ressemble fort en tous cas à un clin d'oeil au groupe mythique. La voix indolente et embrasée rappelle parfois celle de Thom Yorke. Un peu aussi dans l’esprit vocal de Rufus Wainwright ! Il est vrai qu’on retrouve ce même ton folk traînant et souple, ce timbre fluet et discret, ainsi que ce phrasé de voix lymphatique qui ont faits entre autre le succès de cet artiste canadien. Néanmoins, que ce soit Everything else avec ses chœurs de vierges, I was asleep un peu underground, I’ll Jackson légèrement expérimental à la Floyd, My love’s on the pier assez flottant, Cloudflakes telle une comptine avec son chant enfantin, Louise très simpliste, Anything now ! (le seul morceau enlevé et vraiment énergique), Me and my horses aussi virevoltant qu’ondulant avec ses cordes et ses « claps in your hands », ou encore Nobody told me plutôt lourd, on peut dire que l’ensemble est d’une tristesse évidente, d’une lenteur ambiante sans équivoque mais d’une délicatesse maîtrisée et d’une unité esthétique flagrante quasi hypnotique, le tout dans une texture musicale évaporée qui reste à peu près semblable d’un titre à l’autre. Quoi qu’il en soit, Syd Matters a été encensée et adulée, notamment à la Route du Rock à Saint-Malo et au festival Inrocks, comme l’une des grandes révélations du moment. Alors, fort de cette critique élogieuse pour le moins consacrée et d’autant plus si le public l’a porté aux nues, on ne peut que s’incliner devant tant d’éloges et de louanges sans aucun doute bien mérités. Bref, il se dégage de cet album mélodique, une atmosphère aussi légère et magique que triste et mélancolique qui plaira sans aucun doute à tous ceux qui, comme moi, apprécient les ambiances musicales chères à Robert Wyatt, Nick Drake, Thom Yorke, Grandaddy et Radiohe
syd Matters live Everything Else
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Album : Syd Matters - Ghost Days (Because Music - janvier 2008)
Liens : http://www.sydmatters.com.
http://www.myspace.com/sydmatters
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jeanphilippe56
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1/17/2008 08:16:00 AM
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Daniel Darc, un fracassé de la vie
Rescapé de la vie, de la drogue, de l'autodestruction, l'ex-Taxi Girl nous offre ses «Amours suprêmes». Un nouvel album où se mêlent l'amour et la mort, beau, noir et fort.
Je m'amuse, depuis toujours a compiler des "playlists" de toute sorte. Il y en a une qui s'appelle "la playlist a se flinguer" qui regroupe pele mele ce qui s'est fait de plus dark(?), de plus deprimant, les chansons d'amour françaises les plus dechirantes et a chialer, les songs suicidaires des plus tristes de nos chanteurs, une selection des plaintes morbides en chansons.
En ce debut d'année, la palme revient a la chanson "L.U.V", sur l'album de Daniel Darc "Amours Supremes", qui vient de sortir. Elle est en duo avec un autre grand déchiré de la chanson, Alain Bashung, et croyez moi, ne l'ecoutez pas au lever sans quoi votre journée est morte (si en plus vous aimez Daho et que vous y ajoutez "la vie continuera" sur l'album qu'il vient de paraitre)....Je ne donne pas cher de votre etat psychologique a suivre... Enfin, bon, il y a pire, quand meme... l'inexorable baisse dans les sondages de notre bouffon de president qui ne voit toujours pas venir le tragique de son role...
Daniel Darc (né Daniel Rozoum le 20 mai 1959 à Paris) fut le chanteur du groupe Taxi Girl de 1978 à 1986, et mène depuis une carrière solo. Il apparaît dans quelques films dans son propre rôle : Les Enfants de la Blank ou Le Garcon Sauvage de Marc Dufaud. Sur son premier album solo (Sous influence divine), sorti en 1987, il est épaulé par Jacno (ex-Stinky Toys, ex-Elli et Jacno) qui avait accepté de travailler avec lui sur la base d'un single mais réalisera l'album entier. Sur ce disque qui sonne beaucoup comme du Jacno, côté musical, Daniel Darc conserve l'écriture simple et immédiate qui est sa marque de fabrique depuis l'époque Taxi Girl. Au milieu de cet album assez policé, on relève la présence d'un titre très rock'n'roll (Le Seul garçon sur terre) et d'une cover de Comment te dire adieu, titre écrit par Gainsbourg et popularisé par Francoise Hardy.
En 1988, après sa rencontre avec Bill Pritchard , ils enregistrent en 7 jours l'album concept "Parce Que" traitant de l'ambivalence humaine. Sur cet album, on retrouve une reprise d'Aznavour (donnant son titre à l'album) et une adaptation du Velvet Underground (Stephany says). Tiré volontairement à 3 000 exemplaires, cet album rare et précieux, salué par la critique, scellera des liens indéfectibles entre les deux artistes qui vivront même un temps ensemble à Paris.
Toujours en 1988, Daniel Darc enregistre La Ville, très beau single produit par Etienne Daho. Il se débat alors avec ses addictions. Daniel Darc, quasi quinqua, écorché vif (autrefois capable de se tailler les veines sur scène), résume à lui seul la quintessence du mouvement punk français.Ce mouvement mort au combat au début des années 1980, supplanté par l’électronique new wave bon marché – dans lequel son groupe Taxi Girl s’était perdu - et par le raz-de-marée alternatif.
Les textes de ses chansons portent la marque de son style d'où la poesie n'est jamais absente. Voulant rompre avec près de vingt années d'excès divers, il s'est ensuite converti au protestantisme. L'année 2003marque sa renaissance auprès du grand public. Il sort une compilation, puis, l'année suivant, un nouvel album, Crève-cœur, conçu en tandem avec Frederic Lo. Crève-coeur a été une résurrection. Disparu des radars, plombé par des tentatives solos ignorées, pas aidé par son goût du chaos et cette idée qu'il vaut mieux être beautiful loser que petit gagnant, Darc semblait bien perdu. En 2004, son nouvel album arrive enfin au bon moment, quand les années 1980 redeviennent la référence musicale. Darc en avait été un acteur majeur, avec Taxi Girl.
Darc participe ensuite à diverses productions avec Cali, Buzy, Tchéky Karyo, Elisa Tovati, Thierry Amiel ou Alizée. Début 2007, il participe à la tournée Les Aventuriers d'un autre Monde avec Jean-Louis Aubert, Alain Bashung, Cali, Richard Kolinka et Raphael.
Le 14 janvier 2008 est sorti l'album successeur de Crêve-cœur, conçu à nouveau avec Frédéric Lo. Le titre leader annonçé est Amours suprêmes, en référence à A Love Supreme, un album de John Coltrane dont Daniel Darc a fait l'un de ses disques de chevet (moi aussi) . Rescapé d'années d'errance et de déviance, Daniel Darc a choisi la chanson au titre rédempteur, J'irai Au Paradis comme premier single.
Darc incarne ses textes, on ne pourra jamais lui reprocher le contraire : masochiste et égotiste, fragile et exalté, préférant toujours la faillite fracassante à la banalité, sûr de la présence de Dieu mais torturé par l'absence de sens de la vie. Dans le très beau, dépouillé et acoustique Ça ne sert à rien, il invite le grand Robert Wyatt pour quelques hauts choeurs. Plus active, la collaboration de Bashung pour le duo en anglais L.U.V dans lequel les deux hommes déclinent quelques expressions mythiques du rock : « Dead Elvis, Bad Boy, Raw Power ». Pas prévenu, à la première écoute, on prendrait la voix de Bashung pour celle d'Iggy Pop quand il se décide à crooner. On préférera encore le très judéo-chrétien et presque solennel Les remords, ou le faussement allègre J'irai au paradis. Bien que Darc y incarne à fond son personnage : « Quand je mourrai, j'irai au paradis, c'est en enfer que j'ai passé ma vie », l'étrange légèreté du morceau apporte le trouble et l'ambiguïté qu'on attend du monsieur. Sur un tempo bossa-jazzy "Ça ne sert rien", le duo Darc/Lo joue les équilibristes en intégrant les soupirs répétés d’un St-Pierre mystérieux : Robert Wyatt "qui me fait penser à sa façon de chanter sur sa chanson Seasong, il effectue des soupirs saccadés et répétés…" avant de dévier vers un chant de sirène homérique.
Daniel Darc, homme de gauche révolté, dit aimer pêle-mêle aussi bien Bukowski, Burroughs, Dylan que les auteurs de droite tels Nimier, Céline, Morand ou Blondin, preuve que le talent des autres est indépendant de la politique. Cependant, cet enfant d’un couple juif et catholique, converti au protestantisme, se dit aujourd’hui vigilant face aux extrémismes. L’histoire de sa grand-mère déportée et tuée par les nazis le hantera à jamais… "ça me rappelle que je fais partie d'une minorité. Je repense souvent à ce que chantait Joe Strummer dans Guns of Brixton : 'que feras-tu la prochaine fois quand ils sonneront à ta porte, auras-tu les mains sur la tête ou le doigt sur la gâchette ?', j’ai envie de dire que je prendrais... Mais n’est-il pas temps de faire le bien."
Difficile, pour ne pas dire impossible, de faire mieux que Crève cœur. On peut dire qu’il n’y a ici que dix morceaux… Toujours aussi torturé et seul face à la mort, Daniel n’en est pas moins amoureux de la vie et des mots. On retrouve l’un et l’autre dans ce disque fulgurant, réalisé et composé, comme le précédent, par Frédéric Lo. Robert Wyatt et Bashung sont les guests d’enfer (sans parler de la petite Morgane de Cocoon, déjà révélée par Murat) d’un disque prenant, à la fois tendre et désespéré. Mais avec cette petite lueur d’espoir qui est comme un fil rattaché à la survie.
Extraits des textes:
« Dans un an et un jour mon amour
Si personne ne t'a réclamé
Je viendrais te chercher
Oui, te chercher"
« Un pied sur le trottoir
Et l’autre qui brise une vitre
Ca forme un angle bizarre
Je trouve ça plutôt chic »
(class, non?)
Daniel Darc feat Alain Bashung "LUV"
____________________________
Album: Daniel Darc "AmoursSupremes" (Mercury/Universal)
Liens: www.danieldarc.com/
www.myspace.com/danieldarc
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jeanphilippe56
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1/17/2008 03:00:00 AM
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samedi 12 janvier 2008
These New Puritans, le dark disco brutal
Allez, encore des gosses ! Ceux là, ils ont 19 ans, sont 4 et anglais. Apres avoir signé la musique du defilé Dior 2007, ils sortent un premier album pour le moins intriguant, tordu et un peu zarbi. Ce groupe développe d'étranges timbres, de terrifiantes constructions.
Lancé par le même label indépendant qui avait découvert Bloc Party, Art Brut, les Klaxons ou les Long Blondes, les anglais de These New Puritans ont rejoint depuis Domino Records, terre d’accueil des Franz Ferdinand, Arctic Monkeys et autres The Kills… rien que ça !
Cette formation n'est pas comme les autres. Cultivée, espiègle, elle avait toutes les cartes en main pour affoler les compteurs. Et bien ils ont franchi le pas en signant une des meilleures compositions de ces dernières années. "Elvis" n'est pas un tube en puissance, c'est un tube tout court, convoquant les ombres de The Fall et de Joy Division pour mieux s'en moquer.
These New Puritans sortiront leur 1er album « Beat Pyramid » le 28 janvier.
These New Puritans - Elvis
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album : These New Puritans - Beat Pyramid (Label : DOMINO RECORDS/ Pias)
www.myspace.com/thesenewpuritans
http://www.thesenewpuritans.com/
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jeanphilippe56
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1/12/2008 12:24:00 PM
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JAKOBINARINA: les ados d'Islande
Decidement l'Islande et ses 300 000 habitants n'en finit pas de nous surprendre de ses geysers musicaux depuis pas mal de temps maintenant. L’abondance d’une telle énergie, pas que géothermique, est siderante. L'index des groupes islandais en activité (site officiel et gouvernemental islandais http://www.musik.is/rope.html) est impressionnant, comment un si petit pays avec si peu d'habitants peut avoir autant de groupes? C'est magique... Il y eu les Sugarcubes puis Bjork et depuis les bonnes surprises se sont multipliées, des hypnotiques Sigur Rós à l’electro enfantine de Múm, en passant par l’envoûtante Emilíana Torrini ou le polymorphe Bardi Johannsson.
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Voilà aujourd'hui un groupe islandais qui n'essaie pas de faire de la buée avec sa bouche dans un bain de vapeur. . Des profondeurs de Hafnarfjordur vous provient le son de la jeune Islande: déferlante de guitares pop-punk sous une dense couche de chant crié. Désormais âgés de 15 à 19 ans, ils ont joué des centaines de shows à Reykjavik, culminant lors d'une performance à Grand Rokk pendant le festival international Airwaves qui les a sacré héros locaux tout en attirant l'attention du magazine américain Rolling Stone.Une grande surprise pour le groupe qui écrivait encore des morceauxdéconneurs pour faire passer les longues nuits d'hiver. Rough Trade sortitleur premier EP "His Lyrics Are Disastrous" à l’été 2006 enregistré avec Ken Thomas, producteur de Sigur Ros.De là, découlèrent des dates en Angleterre et une tournée avec Love IsAll et Brian Johnstown Massacre. De gros noms affichent leur soutien auxjeunes Islandais, dont les alliés dance inattendus Klaxons et Simian MobileDisco.Après un autre show triomphal à Airwaves, sur la scène principale , le groupe fut goulûment cueilli par Regal/Parlophone début 2007 et enregistra son premier album, "The First Crusade", avec le producteur Stan Kybert et l'ingé son Mike Crossey (Arctic Monkeys).
Jeunes cousins de Art Brut et des défunts Incompétents, ces gamins des glaces font crisser leurs guitares et leurs mots. "His Lyrics Are Disastrous" ressemble à une course poursuite où, au coude à coude, guitare et piano se disputeraient l'arrivée. Quant à "Nice Guys Don't Play Good Music", le morceau confirme qu'il s'agit là d'un groupe de bien mauvais garçons. En France, les Naast et consorts font bien pale figure...
L'album est un monument d'efficacité et merite franchement le detour, rien qu'avec les titres assez tordants de ses morceaux, Jakobinarina mériterait une place parmi les meilleurs de cette année... jugez plutot "j'ai rencard avec ma tele" ou encore "crache moi dans l'oeil"....ha les gosses !
Jakobínarína - Jesus (teaser video)
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album: "The First Crusade" (Regal/ 12 Tonar/ Differ-Ant) 2007
www.myspace.com/jakobinarina
http://www.jakobinarina.com/
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jeanphilippe56
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1/12/2008 07:10:00 AM
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